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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

30 novembre 2021 2 30 /11 /novembre /2021 18:45

Je publie ci-dessous un texte rédigé à six mains pour la Gauche Républicaine et Socialiste avec les contributions déterminantes de Gurvan Judas et Bastien Faudot. Après la déclaration de candidature d'Eric Zemmour qui était attendue, nous ne voulions pas publier une réaction pavlovienne qu'on lit trop souvent à gauche dès que ce très mauvais essayiste produit un propos. Nous avons voulu creuser sa posture, son message et préciser de quoi Zemmour "est le nom".

Ce candidat est notre ennemi. Il est l'ennemi de la France, il est l'ennemi de la République.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la Gauche Républicaine et Socialiste

Eric Zemmour qui fantasme sur le "pays des chevaliers et gentes dames" (sic)

Eric Zemmour qui fantasme sur le "pays des chevaliers et gentes dames" (sic)

Ici l’ombre ! Le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour est donc candidat à l’élection présidentielle.
Singeant l’Appel du 18 Juin, après avoir voulu réhabiliter Philippe Pétain, il a choisi de se déclarer le jour où une véritable résistante entre au Panthéon, date anniversaire de la naturalisation de Joséphine Baker. L’artiste engagée est le vibrant symbole de tout ce que le nouveau candidat méprise. Le contraste entre l’optimisme de l’artiste et le déclinisme du mauvais essayiste ne peut que le jeter dans une ombre aussi crépusculaire que le clip vidéo qu’il a diffusé aujourd’hui. Eric Zemmour ne convaincra que le milieu de la petite bourgeoisie réac qui se réveille la nuit en sueur en imaginant se faire “grand-remplacer” et qui lui est déjà acquise.

Les travaux de Johann Chapoutot sur l’effondrement des grands récits nous renseignent en partie sur le “phénomène” Zemmour : Le monde est complexe, très complexe, il est devenu indéchiffrable, tant tout est entremêlé (effet de la mondialisation néo-libérale des 40 derniers années) mais en réalité, le monde a toujours été complexe, l’histoire est une science complexe et vouloir lui donner un sens a toujours été un réflexe humain pour la rendre intelligible… La difficulté, c’est que bien que nous construisions sans cesse des « fictions nécessaires », il n’existe pas de sens à l’histoire.

Les grands récits permettaient de donner un sens à l’histoire, de l’expliquer, l’homme a besoin de sens, il a besoin de croire, pas de savoir. Le socialisme, le communisme, le christianisme ou le républicanisme en France donnaient une vision, un sens clair, simple, lisible, compréhensible. Aujourd’hui tout cela a été balayé. Nous avons besoin de ces récits structurant pour décrypter et comprendre notre monde contemporain. C’est un besoin (Harari, vivement critiquable l’explique néanmoins très bien).

Zemmour arrive, se fout de la vérité, comme le dit si bien Marcel Gauchet il est dans la transgression, la vérité n’a pas d’importance et ça plaît. Qu’importe alors que le caractère plus qu’approximatif et très souvent mensonger de ses affirmations en matière d’histoire ait été largement démontré à plusieurs reprises.

Il répond à l’attente d’un public, il lui propose un récit, une vision du monde et de l’histoire logique, simpliste, caricaturale même et fausse, mais il permet pour beaucoup de s’y retrouver, de donner un sens, une grille de lecture et d’analyse, il répond à ce besoin.
Il s’engouffre dans la brèche laissée par la fin des grands récits. Pour y imposer le sien, celui d’une France fantasmée, chrétienne et blanche, en déclin, au bord de la mort, à sauver. Il offre une nouvelle vie, un nouvel écho, un nouveau porte voix à un camp politique qui n’avait plus connu une telle audience depuis la collaboration. Car c’est exactement ce que porte Eric Zemmour jusqu’à la fin de son discours de candidature où il n’ose pas regarder la France dans les yeux.

« Vive la République, et SURTOUT, vive la France », a-t-il dit… L’adverbe dit tout : il résume l’homme d’extrême-droite dans toute sa (dé)mesure. Cette phrase explique que sa réhabilitation de Pétain n’est pas un accident ou un « dérapage ». Le fond de la pensée zemmouriste tient dans ce surplomb du pays, d’une France éternelle venant exciter sa nostalgie, par-dessus l’idéal républicain et notre démocratie. Ce « surtout » signifie par dessus tout, et en toutes circonstances. La France avant la République quoi qu’il arrive et, en fin de compte, de préférence sans la République. Les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain qu’il tenait tant à réhabiliter ne disaient rien d’autre : dans l’imaginaire du zemmourisme, Pétain sauve la France de la République. Et finalement quand il vante le « pays des chevaliers et des gentes dames », on pourrait rire de l’absurdité de la déclaration mais on se dira avec prudence qu’il préfère donc la France monarchique, qu’il préfère Louis XVI quand il fuit « pour sauver la France » avant d’être découvert à Varennes, qu’il le préfère aux armées républicaines de Valmy, aux poitrines que les citoyens français opposèrent aux armées princières coalisées d’Europe. S’il prétend donc « sauver » la France, souvenons nous des modèles qu’il se donne pour le « sauvetage ».

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29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 12:12

Voici le courrier électronique que nous avons adressé ce jour à l'ensemble des élus du conseil municipal.

Nous avons reçu mercredi 24 novembre à 19h33 la convocation du conseil municipal... Nous imaginons que les conseillères et conseillers municipaux membres de la majorité municipale en étaient avertis à l'avance, mais nombre d'entre nous ont découvert le jeudi matin la date et la convocation du conseil municipal. "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains" a souhaité faire inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal une proposition de vœu (que vous trouverez en pièce jointe au format PDF) ; cette proposition a été adressée jeudi 25 novembre 2021 à 17h42 à Madame la Maire... mais le vendredi 26 novembre à 15h05, après relance, nous avons été informés par l'administration que cette proposition ne serait pas inscrite à l'ordre du jour, la Maire considérant qu'elle n'aurait pas été envoyée conformément au règlement intérieur.

Voilà qui est regrettable à plus d'un titre :

1️⃣ en adressant la convocation du conseil à la dernière limite et en soirée, il semble que tout ait été fait pour que l'opposition ne puisse pas être en capacité de soumettre un vœu en conseil municipal...

2️⃣ c'est sans doute le plus important, la proposition de vœu visait à inscrire notre commune en soutien à l'initiative citoyenne européenne demandant la levée des brevets sur les vaccins contre le COVID-19... au moment où notre pays affronte la 5e vague, quelques semaines après le reste de l'Europe, voilà un engagement qui aurait eu du sens... En effet, il devient chaque jour plus évident que la politique de don de vaccins des pays riches vers les pays "pauvres" ne suffira pas à permettre une vaccination large et planétaire, sans laquelle nous serons toujours confrontés à de larges foyers de contamination d'où sortiront de nouveaux variants (comme le tout dernier dit "Omicron).

​"Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains" regrette donc vivement cette application plus qu'abrupte et contestable d'un règlement intérieur qui couplé à l'habitude prise d'adresser les convocations pour les conseils municipaux au tout dernier moment prive de fait une partie des élus municipaux de leur capacité à contribuer aux décisions municipales. Il semble que cela soit fortement souhaité par Madame la Maire puisque cela fait système avec le fait de ne jamais réunir les commissions municipales ou la conférence des présidents par exemple. C'est particulièrement dommage et attristant.

Afin que chacun puisse mesurer la portée de ce que notre groupe proposait au conseil municipal, nous vous prions de trouver ci-dessous quelques informations sur la démarche... Vous serez ainsi en capacité de vérifier si cela valait la peine de procéder de la sorte...

Nous vous invitons si ce n'est déjà fait à apporter votre soutien à cette initiative citoyenne européenne en signant en ligne : https://noprofitonpandemic.eu/fr/

Florelle Prio et Frédéric Faravel

Conseillers municipaux de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"

 

proposition de vœu de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains" que la Maire de Bezons a refusé d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal du 30 novembre 2021.

La Maire de Bezons refuse l'inscription d'un vœu sur la levée des brevets sur le vaccins contre le COVID
Quelles sont les demandes de l'ICE ?

1 — La santé pour tous

Nous avons tous droit à la santé. En cas de pandémie, la recherche et les technologies doivent pouvoir être partagées largement, rapidement, à travers le monde. Aucune entreprise privée ne devrait pouvoir décider seule qui a accès aux traitements ou aux vaccins et à quel prix. Les brevets donnent à une seule entreprise le monopole sur des médicaments essentiels. Cela en limite la disponibilité et augmente le coût pour ceux qui en ont besoin.

2 — La transparence maintenant !

Les coûts de production, les financements publics, tout comme l’efficacité et la sécurité des vaccins et des médicaments doivent être publics. Les contrats conclus par les autorités avec les entreprises pharmaceutiques ne peuvent pas rester secrets.

3 — Argent public, contrôle public

La recherche et le développement de vaccins et de traitements a souvent été financé par des fonds publics, l’argent du contribuable. Ce qui a été payé par les citoyens doit appartenir aux citoyens. Nous ne pouvons pas permettre aux grandes multinationales pharmaceutiques de privatiser des technologies de santé.

4 — Pas de profit sur la pandémie

Les grandes multinationales pharmaceutiques ne devraient pas faire de profit sur cette pandémie, au détriment de la santé des gens. Face à une menace collective comme la Covid-19, nous avons besoin de solidarité, pas de profits privés. Des financements publics devraient toujours inclure des garanties sur la disponibilité et le coût des médicaments. Les multinationales pharmaceutiques ne devraient pas être autorisées à piller les systèmes de sécurité sociale.

Qu'est-ce qu'une initiative citoyenne européenne ?

Les citoyens de l’Union européenne ont le droit de s’adresser directement à la Commission européenne via une initiative citoyenne européenne afin de proposer une modification législative concrète. Pour qu’une initiative soit prise en considération par la Commission, l’Initiative doit récolter les signatures d’un million de citoyens à travers l’UE.

Les objectifs spécifiques que nous avons présentés à la Commission européenne sont les suivants :

Vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et notamment ses articles 114, 118 et 168, nous demandons à la Commission de proposer une législation pour :

  • ​veiller à ce que les droits de propriété intellectuelle, brevets compris, n’entravent pas l’accessibilité ou la disponibilité de tout vaccin ou traitement futur contre la COVID-19 ;
  • garantir que la législation de l’UE relative à l’exclusivité des données et à l’exclusivité commerciale ne limite pas l’efficacité immédiate des licences obligatoires délivrées par les États membres ;
  • instaurer des obligations juridiques pour les bénéficiaires de fonds de l’UE en ce qui concerne le partage de connaissances, de propriété intellectuelle et/ou de données sur les technologies de la santé liées à la COVID-19 dans le cadre d’une communauté de brevets ou de technologies ;
  • instaurer des obligations juridiques pour les bénéficiaires de fonds de l’UE en ce qui concerne la transparence relative aux contributions publiques, aux coûts de production ainsi qu’aux clauses garantissant l’accessibilité et le caractère abordable combinées aux licences non exclusives.

Cette ICE a déjà reçu la signature de plusieurs centaines de milliers de citoyens européens, de plusieurs centaines d'organisations (associations, syndicales, politiques, médicales...) de toutes sortes et de collectivités en Europe (dont plusieurs dizaines en France).

La Maire de Bezons refuse l'inscription d'un vœu sur la levée des brevets sur le vaccins contre le COVID
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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 18:06

Les élus de l’opposition de gauche au sein du conseil municipal de Bezons dénoncent la manœuvre indigne à laquelle s’est livrée, au cours des deux derniers conseils municipaux, Mme Menhaouara concernant la société coopérative HLM AB Habitat.

Lors du conseil municipal du 30 septembre, la Maire de Bezons a annoncé aux élus et à l’audience sa démission du conseil d’administration de la coopérative pour être remplacée par son Premier Adjoint, prétextant son besoin de « prendre du recul » face aux difficultés internes d’ABH. Jugez plutôt : « pour pouvoir prendre un peu plus de hauteur sur ce dossier et de distance, j’ai souhaité démissionner de cette fonction » ; « Moi, je ne souhaite pas participer à cette mascarade, (...) c'est la raison pour laquelle ça m’amène à prendre de la hauteur, prendre du recul sur cette position-là… » ; « à titre personnel je ne suis pas candidate à quoi que ce soit, j’ai déjà beaucoup à faire ». Dans la foulée, elle a refusé d’accorder sur deux dossiers la garantie d’emprunt de la Commune à la coopérative, accusant à demi-mots celle-ci d’être au bord de l’implosion financière. Ces Garanties étaient pourtant nécessaires à la poursuite de sa mission de bailleur social.
Moins de deux semaines plus tard, avec le soutien actif de la droite argenteuillaise, connue pour son combat contre le logement social, et en dépit du vote de sa majorité municipale actant sa démission, Madame Menhaouara est cooptée au sein du conseil d’administration de la coopérative, dont elle voulait tant s’éloigner, et s’est fait élire Présidente de la coopérative AB Habitat !

Nous dénonçons cette duplicité et ce manque de respect envers l’ensemble des Bezonnais.es, devant lesquels elle a annoncé le contraire de ce qu’elle avait l’intention de faire. Les élus, particulièrement ceux de sa propre majorité qu’elle ridiculise ainsi aux yeux de tous, ont été également méprisés. Nous espérons que les quelques élus de gauche qui subsistent dans cette majorité ouvriront les yeux sur les pratiques déloyales et les manipulations dont elle use régulièrement. Rien dans cette affaire n’a été conçu pour répondre aux attentes urgentes des locataires et des salariés d’ABH. Nous sommes donc inquiets de voir accéder à la présidence quelqu’un qui use de telles pratiques : cela n’augure rien de bon pour les Argenteuillais.es et les Bezonnais.es. Nous sommes également inquiets après avoir entendu plusieurs adjointes de la Maire affirmer qu’à l’avenir il ne faudrait plus débattre en conseil municipal de ce qu’il se passe au sein d’AB Habitat…

Les conseillers municipaux de gauche de Bezons resteront vigilants aux côtés des salariés et des locataires d’AB-Habitat pour que cet outil essentiel ne soit pas dévoyé par celle qui désormais affiche clairement, et de manière particulièrement manœuvrière, son alliance avec une droite conservatrice. Avec les locataires, leurs associations et amicales, les syndicats de salariés, nous mènerons le combat pour un logement social digne à Bezons et Argenteuil.

élus de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"
Frédéric Faravel, 
Conseiller municipal et communautaire GRS
Florelle Prio, Conseillère municipale PCF
élus du groupe "Avenir de Bezons en commun"
Marjorie Noël, 
Conseillère municipale PCF
Christian Hoerner, Conseiller municipal LFI

Déclaration commune des groupes municipaux « Vivons Bezons » et « Avenir de Bezons en commun » sur les manipulations en cours concernant ABH
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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 15:00

Hier soir se tenait un conseil municipal d’un format particulier : la Maire divers droite de Bezons avait décidé d’en faire une sorte de show pour mettre en scène les modifications du cœur de Ville, projet qu’elle n’a cessé de dénigrer pendant toute la campagne des élections municipales et qu’elle prétend aujourd’hui avoir transformé. En termes de transformation en réalité, il n’y a pas de réelle dédensification promise par Mme Menhaouara mais bien une amputation du parc Bettencourt de 0,7ha comme j’ai pu en faire la démonstration hier soir avant de devoir partir car contraint par d’autres obligations prises depuis de nombreuses semaines (on ne reçoit les convocations du conseil municipal que 5 jours avant) : fabuleuse action que de réduire l’extension d’un jardin public pour une élue qui prétendait faire de l’écologie l’axe majeur de son action.

J’ai regardé ce matin l’enregistrement du conseil municipal de Bezons et notamment les débats sur les garanties d’emprunt que nous souhaitions pour AB-Habitat et pour lesquelles nous avions dénoncé le retrait lors du conseil municipal du 30 septembre. Ces débats ont été consternant : la majorité municipale ayant bien du mal à masquer les contre-vérités sur ce dossier. Notons d’abord comme l’ont fait remarquer plusieurs élus, dont Monsieur Christian Hoerner a qui j’avais donné mon pouvoir (j’estime qu’il est important de rassembler la #gauche à Bezons face aux dangers de la politique de Mme Menhaouara et plus largement face à la politique de M. Macron et à l’extrême droite), que le compte rendu du conseil municipal du 30 septembre ne correspond à la réalité des débats : au-delà des propos injurieux tenus par la maire qui ont disparu, sa déclaration par laquelle elle expliquait vouloir « prendre du recul » vis-à-vis d’ABH ne figure pas non plus dans le compte-rendu. Et pour cause ! Entre-temps,

Mme Menhaouara a manœuvré pour s’imposer comme présidente d’ABH ce qu’elle prétendait refuser le 30 septembre dernier. Il est donc légitime pour les élus, pour les Bezonnais comme pour les salariés et les locataires d’ABH de s’interroger sur le fait de savoir si Mme Menhaouara a sciemment menti en public le 30 septembre devant les élus et publiquement (devant le public de la salle du conseil et devant les spectateurs de la vidéo du conseil sur internet) : que vaudrait dans ces conditions la parole d’une Maire ? La question est grave … à cela la majorité municipale divers droite n’a su répondre que par la menace, par l’annonce de l’interdiction à l’avenir de débattre des discussions au sein et autour d’ABH, alors même qu’elle ne se privait pas (parfois avec de vraies questions) de s’interroger et de dénoncer avec virulence la situation d’ABH le 30 septembre dernier : le double discours de ces gens est impressionnant ! J’espère qu’il y a dans la majorité municipale des élus qui commencent sérieusement à s’interroger sur les méthodes employées qui sont malhonnêtes et anti-démocratiques.

Il est également curieux qu’alors que le Maire dénonçait le 30 septembre sur la situation financière d’ABH pour justifier le refuser de faire voter alors deux des trois garanties d’emprunts de l’ordre du jour (et effectivement une garantie d’emprunt ne sert pas à payer les salaires des agents d’ABH), elle ait depuis découvert que la société coopérative de logement social allait en fait bien mieux que la situation catastrophique qu’elle peignait… la situation d’ABH est difficile : la colère des salariés et des locataires le démontre chaque jour qui passe mais non la société coopérative n’a jamais été au bord de la catastrophe et les éléments pour l’apprécier étaient publics donc Mme Menhaouara le savait parfaitement avant de devenir présidente d’ABH.

Toute cette mise en scène est donc extrêmement inquiétante : Mme Menhaouara a déployé d’énormes talents de manipulatrice pour obtenir ce qu’elle estime être un nouvel élément de pouvoir personnel ; dans cette affaire les intérêts des salariés et des locataires d’ABH ont été totalement absents. Son alliance avec le maire d’Argenteuil, représentant d’une droite qui déteste le logement social et ses habitants, ne peut également que nous inquiéter. Avec les sympathisants de Vivons Bezons, groupe des élus communistes, socialistes et républicains, avec les militants du PCF Bezons section Jacky Leser et de la Gauche Républicaine & Socialiste, en lien avec Les Locataires d’ABH, les amicales CNL et la Cgt Ab-Habitat et tous ceux qui à gauche défendent le logement social nous serons vigilants pour tenter d’empêcher toute dérive et nous continuerons à aborder les dossiers d’ABH en conseil municipal que cela plaise ou non à la majorité municipale divers droite.

Frédéric FARAVEL

Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons, président du groupe « Vivons Bezons, les élus communistes, socialistes et républicains », coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

J’interrogeais le 26 octobre M. Lambert de la SADEV

J’interrogeais le 26 octobre M. Lambert de la SADEV

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 10:36

J'ai rédigé hier pour la Gauche Républicaine et Socialiste cette note concernant le lien démontré entre les réformes des retraites et de l'assurance chômage souhaitée ou imposée par Emmanuel Macron, les recommandations de la Commission Européenne et l'inscription de la France dans le "plan de relance européen". Bonne lecture...

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

Retraites et Assurance-Chômage : des réformes coordonnées entre la Commission européenne et l’Élysée

Depuis quelques jours, des ministres, des sous ministres, la macroniste en chef au parlement européen, la porte-parole en France de la Commission européen et des essayistes macronisés ont décidé de monter au créneau pour dénoncer la liaison faite, faussement selon eux, entre la réforme des retraites et le plan de relance européen. Le lien entre les exigences de la Commission européenne et la réforme des retraites, ou encore celle de l’assurance chômage qui a été imposée après plusieurs reports (et malgré la censure partielle du Conseil d’État) ce 1er octobre, a été depuis longtemps étayé par de nombreux responsables politiques de la gauche française, mais cela n’avait pas donné lieu jusqu’ici à une charge aussi forte et coordonnée de la Macronie

Le débat a resurgi quand Arnaud Montebourg, ancien ministre du redressement productif puis de l’économie de François Hollande, et candidat à l’élection présidentielle, a dénoncé ce lien. Il faut croire que la proximité de l’élection présidentielle et les états de service du candidat ont contraint le camp Macron, allié à la Commission, à réagir avec violence et panique… panique, car les arguments de l’exécutif et de ses soutiens sont faibles.

En effet, tout le monde sait que la réforme des retraites engagées en 2019 par Emmanuel Macron répond, au moins en partie (ne négligeons pas non plus la cécité idéologique de l’impétrant), aux recommandations de la Commission européenne adressée à la France la même année dans le cadre du « semestre européen »1, c’est la recommandation CSR 2019.1.4. Une telle recommandation n’a pas été spécifiquement répétée en 2020 alors que la planète était en pleine crise pandémique, mais la Commission européenne n’a jamais abandonnée son exigence.

Dès l’adoption en février 2021 des règles visant à répartir les fonds du plan de relance européen, intitulé en globish recovery and resilience facility2 (RRF), ce texte fait référence près de 20 fois aux recommandations annuelles adressées à la France. La recommandation la plus importante mise en avant est celle numérotée 1.4 en 2019, que nous avons citée au paragraphe précédent.

Chaque État membre a dû ensuite présenter son propre Plan National de Résilience et de Relance (PNRR) pour démontrer que leurs initiatives et projets répondent bien au RRF de la Commission. Ainsi, dans le PNRR français présenté le 27 avril 2021 (un document de plus de 800 pages), la réforme des retraites est citée une bonne dizaine de fois.

1Le « semestre européen » est la procédure qui conduit chaque les États membres et la Commission européenne a échangé sur les exigences de cette dernière quant à la politique budgétaire des premiers.

2En français, on parle de « plan(s) de relance », en anglais on parle de « plan » mais aussi de facility... il faut se garder des « faux amis » d'une langue à l'autre... mais cela montre quand un état d'esprit est différent et cela décrit qu'une bonne part du plan de relance européen ne sont pas des crédits sonnant et trébuchant mais des « facilités d'emprunt »...

Principaux extraits du plan national de résilience et de relance français soumis à la commission européenne fin avril 2021 qui indique la volonté du gouvernement français d'accéder dans les délais les plus brefs possibles aux demandes de la Commission sur la réforme des retraites...Principaux extraits du plan national de résilience et de relance français soumis à la commission européenne fin avril 2021 qui indique la volonté du gouvernement français d'accéder dans les délais les plus brefs possibles aux demandes de la Commission sur la réforme des retraites...
Principaux extraits du plan national de résilience et de relance français soumis à la commission européenne fin avril 2021 qui indique la volonté du gouvernement français d'accéder dans les délais les plus brefs possibles aux demandes de la Commission sur la réforme des retraites...Principaux extraits du plan national de résilience et de relance français soumis à la commission européenne fin avril 2021 qui indique la volonté du gouvernement français d'accéder dans les délais les plus brefs possibles aux demandes de la Commission sur la réforme des retraites...Principaux extraits du plan national de résilience et de relance français soumis à la commission européenne fin avril 2021 qui indique la volonté du gouvernement français d'accéder dans les délais les plus brefs possibles aux demandes de la Commission sur la réforme des retraites...

Principaux extraits du plan national de résilience et de relance français soumis à la commission européenne fin avril 2021 qui indique la volonté du gouvernement français d'accéder dans les délais les plus brefs possibles aux demandes de la Commission sur la réforme des retraites...

La réforme de l'assurance chômage est citée elle une bonne quarantaine de fois ; le gouvernement s'excuse d’ailleurs de n'avoir pu la mettre en œuvre plus tôt et plus vite à cause de la crise sanitaire…

Principaux extraits du PNRR français évoquant la réforme de l'assurance chômage pour satisfaire les demandes de la Commission européenne...Principaux extraits du PNRR français évoquant la réforme de l'assurance chômage pour satisfaire les demandes de la Commission européenne...Principaux extraits du PNRR français évoquant la réforme de l'assurance chômage pour satisfaire les demandes de la Commission européenne...

Principaux extraits du PNRR français évoquant la réforme de l'assurance chômage pour satisfaire les demandes de la Commission européenne...

Cette insistance à propos de l'assurance chômage démontre que le gouvernement français joue autant que possible au « bon élève » de l’Union européenne, en cohérence avec tout ce qu’Emmanuel Macron a défendu pendant sa campagne électorale : la France sera forte si elle est exemplaire, c’est-à-dire si elle se plie avec enthousiasme à toutes les règles ordolibérales et néolibérales actuelles de l’Union européenne que nous jugeons absurdes et qui nous affaiblissent. Le gouvernement français n’a pas (encore ?) les moyens politiques de mettre en œuvre la réforme des retraites ? Qu’à cela ne tienne ! ils réaffirment avec force leur attention d’aller au bout sur les retraites et montrent leur bonne volonté européenne en mettant en avant qu’ils cognent comme des sourds sur l’assurance chômage. Cette bonne volonté sur l’assurance chômage est là pour rassurer la commission : ce « bon élève » ira au bout sur les retraites.

Voici donc l'analyse du PNRR français par la commission, publiée fin juin 2021: https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/HTML/?uri=CELEX:52021SC0173&from=EN

Il est écrit noir sur blanc : « Le système de retraite reste complexe. Plus de 40 régimes de retraite différents coexistent en France. Ces régimes s'appliquent à différents groupes de travailleurs et de fonctions selon différents ensembles de règles. Le Gouvernement s'est engagé dans une réforme visant à unifier progressivement les règles de ces régimes, en vue de simplifier le fonctionnement du système de retraite notamment pour en améliorer la transparence, l'équité et l'efficacité. La réforme a été suspendue par la crise du COVID-19. […] Le plan français de relance et de résilience est globalement conforme aux enjeux et priorités identifiés dans le dernier projet de recommandation du Conseil sur la politique économique de la zone euro 26 (AER). Le plan contribue à l'EAR 1, en assurant une orientation politique qui soutient la reprise, car il met en œuvre des mesures contribuant à la résilience du système de santé et de sécurité sociale, notamment par le renforcement des secteurs sanitaire et socio-médical (volet 9 R&D, santé, territoires), ainsi que des mesures sociales de soutien à l'emploi (volet 8 Emploi, Jeunesse, Handicap, Formation professionnelle). Les actions axées sur la qualification de la main-d'œuvre (composante 8) contribuent à atténuer l'impact social et du travail de la crise. La qualité de la gestion des finances publiques du pays devrait, entre autres, être renforcée par la numérisation de l'administration publique et les réformes structurelles fiscales (Volet 7 Numérisation de l'État, des territoires, des entreprises et appui au secteur culturel). »

Cependant la Commission semble dire que le gouvernement français ne lui donne pas assez d'assurance sur les retraites – ce qui explique sans doute que le gouvernement français ait démontré une brutalité particulière dans sa façon d’imposer au forceps la réforme de l’assurance chômage (« si si, je vous assure, la France est un « bon élève ») :

« Le système de retraite français (CSR 2019.1.4) est coûteux mais les dépenses ne devraient pas augmenter à long terme en pourcentage du PIB. La réforme envisagée (centrée sur l'unification de plus de 42 régimes) est abordée dans la partie I (principaux objectifs et cohérence) du plan de relance et de résilience, où les autorités françaises expliquent qu'elles envisagent de reprendre les discussions parlementaires suspendues sur la réforme des retraites dans le but de créer un système universel plus équitable. La réforme du système de retraite n'est pas inscrite dans une mesure du plan français et n'est donc pas associée à un livrable (jalon ou cible) au titre de la Facilité pour la Récupération et la Résilience. Compte tenu de son importance capitale pour la mobilité et la productivité de la main-d'œuvre, la réforme des retraites prévue sera étroitement surveillée, y compris ses implications en termes d'équité et de durabilité. »

À la fin, la commission donne cependant un satisfecit à Macron :

« Dans l'ensemble, le plan constitue un ensemble complet de réformes et d'investissements visant à relever les défis identifiés dans les recommandations par pays, avec quelques lacunes qui sont partiellement comblées par des mesures extérieures à la Facilité. Le plan répond bien aux recommandations et aux enjeux dans les domaines de l'environnement des affaires, de l'emploi, de la santé, des transitions vertes et numériques. Le plan comprend un engagement à renforcer la viabilité des finances publiques lorsque les conditions économiques le permettent et des réformes pour soutenir cet objectif. Cependant, l'engagement de reprendre les discussions sur la réforme du système de retraite ne s'accompagne pas de jalons et d'objectifs pour la mise en œuvre de la réforme. En outre, des mesures supplémentaires peuvent être nécessaires pour relever les défis du marché du travail auxquels sont confrontés les groupes vulnérables autres que les jeunes (CSR 2019.2). […] Compte tenu des réformes et des investissements envisagés par la France, son plan de redressement et de résilience devrait contribuer à relever efficacement l'ensemble ou un sous-ensemble important des défis identifiés dans les recommandations par pays, ou des défis dans d'autres documents pertinents officiellement adoptés par la Commission dans le cadre le semestre européen, et le plan de relance et de résilience représente une réponse adéquate à la situation économique et sociale de la France. »

Au bout de ce processus politico-technocratique, dont l’Union Européenne a le secret, il ne reste plus qu’à faire un dernier tour de bonneteau (ou de Beaune-teau?) : dans son communiqué du mois de juillet 2021, saluant l'accord de la Commission pour le PNRR français, Bruno Le Maire se garde de bien de citer la réforme des retraites puisque formellement elle ne fait pas partie des projets immédiats, le gouvernement ayant expliqué à la commission qu'il n'en avait pas encore les moyens, ce dont la commission se plaint...

En conclusion :

1️⃣ les recommandations de 2019 de la commission qui exigent une réforme des retraites ne sont pas renouvelées d'une année sur l'autre (surtout pas en 2020 avec la crise sanitaire), mais elles restent actives et considérées comme pertinentes et appropriées par la commission Van der Leyen deux ans plus tard puisque citées 20 fois dans le RRF ;

2️⃣ Macron et ses gouvernements appliquent une stratégie cohérente depuis le départ : « La France sera grande si elle est ordo-libéralement exemplaire », c'est-à-dire selon nous si elle abandonne toute prétention à exercer sa souveraineté sur des dossiers comme la reconquête industrielle ;

3️⃣ La commission attend bien de la France encore aujourd'hui une réforme des retraites et regrette que le gouvernement ne puisse pas aller plus vite et surveillera donc ses efforts en ce sens.

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8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 15:43

Retour en image sur le conseil municipal du jeudi 30 septembre 2021.

✅ Nous avons défendu la mise en place rapide d'une charte du télétravail pour le personnel municipal avec le forfait télétravail qui est (enfin !) ouvert aux agents publics depuis le 1er septembre. M. Kevin Cuvillier a refusé de s'engager sur ce dernier point ; c'est pourtant simple : quand on est de gauche, on améliore les conditions de travail et de rémunération des travailleurs. Ben non, à Bezons, ils démontrent tous les jours qu'ils sont divers droite.

❌ Nous avons exprimé notre vive inquiétude sur la situation dans le personnel municipal qui connaît depuis un an des conditions de travail qui se dégradent chaque jour un peu plus. Les départs ne sont pas remplacés : on peut se demander d'ailleurs pourquoi tant d'agents partent quand ce ne sont pas des départs à la retraite ? certains agents n'hésitent plus à parler de "chasse aux sorcières". Il manque aujourd'hui 70 postes dans des domaines variés : santé, culture, enfance, direction générale, voie publique, sport, action sociale, cadre de vie... Les agents en font les frais évidemment car leur travail est plus difficile et usant, mais en plus c'est vous les Bezonnais qui faites désormais face à une dégradation du service public communal. Un constat consternant... Nous serons le 5 octobre à 8h30 devant la mairie pour manifester avec les agents municipaux.

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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 09:43
Retour en vidéo sur le conseil municipal du jeudi 30 septembre.
❌ Nous avons voté contre la construction de 42 logements dans la Rue Victor-Hugo, juste derrière le gymnase et la piscine, un projet dangereux qui posera de graves problèmes de sécurité et de cheminement par rapport aux équipements sportifs et avec des logements qui auront pour vis-à-vis immédiat les murs de ces équipements !?
C'est le résultat des mensonges politiques de Mme Menhaouara et de sa liste pendant la campagne électorale : elle prétendait dédensifier les projets immobiliers, mais en réalité elle redensifie ailleurs pour compenser. Avec l'amputation du Parc Bettencourt et ce type de projet, les Bezonnais sont les dindons de la farce. La Maire applique la maxime de Charles Pasqua : "les promesses électorales n'engagent que ceux qui les croient" !
Frédéric Faravel
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
président du groupe municipal "Vivons Bezons"
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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 15:41

Retour en image sur le conseil municipal de Bezons le jeudi 30 septembre 2021.

✅Nous avons défendu le Logement social, ses locataires et les salariés d'ABH à qui nous avons adressé notre solidarité dans les moments pénibles qu'ils traversent :

❌ défendu contre les arrière-pensées et stratégies politiciennes de différents acteurs au sein du Conseil d'administration qui ne facilitent pas la résolution de la crise que traverse aujourd'hui ABH. A ce titre, la démission de Mme Menhaouara au moment où il faudrait s'investir plus que jamais est tout simplement une désertion pure et simple, qui se mêle à la fois à une logique de chantage et comme d'habitude la diffusion de rumeurs (il y aurait un projet de fusion cachée) ;

❌ défendu contre les méthodes de chantage et d'apprenti sorcier de la Maire qui refuse d'apporter une garantie d'emprunt à ABH dans deux dossiers sur trois, risquant par là-même de mettre l'existence même d'ABH en péril d'ici le 31/12/2021. Elle a dû réexpliquer après avoir décrit des difficultés importantes de la Coopérative d'habitat, pour faire planer la menace que celle-ci serait en faillite, qu'en réalité la structure même d'ABH était saine... la gouvernance actuelle d'ABH crée des dysfonctionnements graves, dont sont victimes locataires et salariés, mais Mme Menhaouara devrait faire attention à ses propos qui risquent de conduire à la mort de la coopérative. Au passage pour exercer un chantage excessif dans son bras de fer politique avec le président d'ABH, ce refus de garantie d'emprunt prive par là-même les Bezonnais en recherche de logements sociaux de 73 appartements sur lesquels ils auraient été prioritaires : vous apprécierez... Nous l'avons exhorté à revenir en arrière ;

❌ défendu contre les attaques de la droite et de Monsieur Marc Roullier dont les solutions (et celles de son camp politique) ont été sous Nicolas Sarkozy et sont aujourd'hui appliquées depuis 4 ans par Emmanuel Macron avec un seul résultat : un effondrement de la construction de logements, un effondrement de la construction de la logements sociaux, un effondrement de la construction de logements en accession sociale à la propriété... en résulte une aggravation de la crise de l'accès au logement digne à un prix abordable, ce qui pénalise d'abord des foyers de salariés qui n'ont rien à se reprocher. Défendu le logement social et les locataires du logement social, contre les amis politiques de M. Roullier qui pratiquent une politique de ségrégation territoriale et sociale dans les communes qu'ils dirigent.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Président du groupe municipal "Vivons Bezons"

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 09:06

Le mardi 5 octobre 2021 dans l'après-midi, alors que depuis des semaines nos plateaux TV donnent la parole sans scrupule à un pseudo journaliste pour qu'il puisse déverser sans difficulté des mensonges négationnistes sur la participation de l'Etat français à la déportation des Juifs (sans distinction de nationalités), la droite sénatoriale faisait voter une résolution faisant un silence total sur ces faits et cette actualité.

Vous me direz, c'est logique au moment où certains membres de LR prétendent faire participer Eric Zemmour au congrès de désignation de leur candidat à l'élection présidentielle. Pire, cette résolution rejetée par tous les bancs de l'Assemblée Nationale, vise pour la droite sénatoriale à imposer une définition de l'antisémitisme qui prétend disqualifier toute critique de la politique actuellement raciste de l'Etat d'Israël : c'était inacceptable.

Tous les groupes de la Haute Assemblée, ce sont précipités sans réflexion ; dans ce concert d'hypocrisies, Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, a heureusement relevé le niveau expliquant les raisons pour lesquelles son groupe refuserait de prendre part au vote d'une résolution aussi hypocrite et mal conçue. Il me paraît nécessaire d'écouter dans la vidéo ci-dessous ce qu'il nous dit. Je retranscrit également le texte de son discours plus bas.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

Proposition de résolution portant lutte contre toute les formes d’antisémitisme

Monsieur le Président,

Monsieur le Ministre,

Mes chers collègues,

La haine du Juif en France, c’est l’histoire longue de deux mille ans de mesures d’éloignement, de législations d’exclusion, d’accusations criminelles, de persécutions, de pogromes et de génocides. Dans sa monumentale Histoire de l’antisémitisme, Léon Poliakov montre que cette haine du Juif trouve son origine dans l’Antiquité puis se renouvèle dans la constitution du corpus théologique et politique du christianisme naissant. Je le cite, « Pour l’économie du christianisme, il fallait dorénavant que les Juifs fussent un peuple criminellement coupable ». L’anti-judaïsme a participé de la formation d’une certaine identité chrétienne de l’Occident.

Ainsi, en 1096, les Croisés massacrent les Juifs de Rouen. La deuxième croisade de 1146 est précédée des mêmes pogromes et l’abbé Pierre de Cluny les justifie ainsi, je le cite : « À quoi bon s’en aller au bout du monde, […] pour combattre les Sarrasins, quand nous laissons demeurer parmi nous d’autres Infidèles qui sont mille fois plus coupables envers le Christ que les mahométans ? ».

Il existe un antijudaïsme d’État aussi ancien dont l’histoire est marquée par les édits d’expulsion des Juifs de Childebert en 533, de Dagobert en 633, de Philippe Auguste en 1182, de Saint Louis en 1254, de Philippe le Bel en 1306 et de Charles VI en 1394. Il faut ajouter à cette terrible série les mesures prises par Napoléon Bonaparte, au moment du Concordat, pour interdire aux Juifs de s’installer en Alsace. Il les justifiait par sa volonté « d’atténuer, sinon de guérir la tendance du peuple Juif à un si grand nombre de pratiques contraires à la civilisation et au bon ordre de la Société ».

Ce qui est désigné dans ce projet de résolution par l’expression « antisémitisme contemporain » s’inscrit fondamentalement dans l’histoire trop longue d’un antijudaïsme millénaire dont son exposé des motifs ne nous dit rien. Ainsi, sans nier l’existence de formes actuelles d’antisémitisme prônant la destruction de l’État d’Israël, comment ne pas reconnaître dans les théories complotistes qui expliquent la covid comme le fruit d’une conspiration juive des résurgences des thèses médiévales qui accusaient les Juifs de l’anéantissement de la chrétienté par l’épidémie. C’est notre première réserve sur ce projet.

Notre deuxième objection porte sur le choix de la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste qui est imprécise et dont l’utilisation politique très partisane a été justement dénoncée par Kenneth Stern, l’un de ses rédacteurs. Cette définition n’était qu’une définition de travail. Depuis lors, un groupe de plus de deux cents spécialistes l’a reprise pour en lever ses ambiguïtés dans un texte publié en 2020 sous le titre de Déclaration de Jérusalem. Elle est plus pertinente parce qu’elle inscrit les antisémitismes d’hier et d’aujourd’hui dans le même processus idéologique d’assimilation des Juifs aux forces du mal. Cette déclaration rappelle avec force que « le combat contre l’antisémitisme ne saurait être dissocié de la lutte globale contre toutes les formes de discrimination raciale, ethnique, culturelle, religieuse et sexuelle ».

Enfin, nous regrettons vivement qu’une résolution citant l’Alliance pour la mémoire de l’Holocauste ne mentionne aucunement la nouvelle irruption dans le débat public de thèses négationnistes et de tentatives de réhabilitation de l’État français du Maréchal Pétain.

Souvenons-nous de la déclaration, au nom de la France, du Président Jacques Chirac, le 16 juillet 1995, lors de la commémoration de la grande rafle des 16 et 17 juillet 1942. Je le cite : « la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français », « La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux ». Je le cite toujours : « Transmettre la mémoire du peuple juif, des souffrances et des camps. […] Reconnaître les fautes du passé, et les fautes commises par l’État. Ne rien occulter des heures sombres de notre Histoire, c’est tout simplement défendre une idée de l’Homme, de sa liberté et de sa dignité. C’est lutter contre les forces obscures, sans cesse à l’œuvre ».

Cette déclaration nous honore, nous oblige et nous engage. Elle impose au Sénat d’éclairer davantage nos concitoyens sur les deux mille ans de cet antijudaïsme qui aboutit à l’inhumanité absolue de la Shoah. Engageons ce travail de fond à partir de la Déclaration de Jérusalem, ensemble dans l’unité.

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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 11:57

J’étais ce matin à la réunion organisée par les PPG Bezons en lutte depuis un an pour sauver le site industriel de l’ex Joint Français et ses 208 emplois. Ils ont gagné jusqu’ici à plusieurs reprises mais Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre de l’industrie, préfère rester inactive.
Les PPG Bezons sont victimes d’une terrible opération de prédation industrielle : rachetés en 2015, leur société veut aujourd’hui planter les salariés qui produisent la richesse, mais n’oubliera pas par contre d’emporter savoir-faire, formules et technologies créés par eux pour délocaliser en Espagne et Angleterre.

Ces salariés courageux ont réuni autour d’eux les travailleurs en lutte dans de nombreuses entreprises affligées de patrons voyous en Île-de-France. Ils ont décidé de se battre et de ne pas rester des victimes. La loi devrait les protéger mais le Gouvernement fait l’autruche.
En effet, depuis 2014, la Loi Florange rend obligatoire de rechercher activement un repreneur pour ces sites industriels. Mais pour y arriver, il faudrait un ministère qui agit et une volonté politique : le gouvernement par son inaction se rend coupable d’abandon de salariés en danger et de destruction d’outil industriel performant.
Militant CGT, quand je suis dans mon rôle de responsable politique, je sais rester à ma place et je ne transforme pas une réunion syndicale en tribune politique ; je laisse parler les camarades syndiqués en lutte. Ils savent le soutien concret que nous leur apportons par ailleurs.

Tout le monde n’a pas la même décence et c’est pire quand les malotrus donnent de fausses informations … comme l’a fait ce matin la maire de Bezons. Faut pas faire semblant d’être de gauche quand on a aucune conviction. Ainsi elle a affirmé être victime des choix de l’agglomération.
L’agglomération de Saint-Germain-Boucles-de-Seine qui a été imposée à la ville de Bezons est terriblement à droite : ça n’empêche pas Mme Menhaouara d’avoir accepté d’en être la 15
e Vice Présidente et d’être solidaire activement de toutes les décisions de la majorité très à droite du conseil communautaire.
Oui solidaire activement : Vice Présidente dans le pôle développement économique de l’agglomération, elle n’a jamais émis aucune position discordante sur les choix de l’agglomération dans ce domaine ni sur aucun autre par ailleurs. Elle a toujours voté TOUTES LES DÉLIBÉRATIONS soumises par la droite.
Elle dit aujourd’hui que Bezons est victime des décisions de l’agglo de baisser les dotations aux communes issues des recettes économiques (qui viennent notamment des nombreuses entreprises de Bezons) : mais elle n’a jamais protesté contre, ni en commission ni en conseil !?!
Quand la majorité très à droite du conseil d’agglomération a proposé la baisse de ces dotations, j’ai voté contre avec mon groupe Alliance citoyenne écologiste et solidaire : Mme Menhaouara A VOTÉ POUR !!! Elle est donc responsable de cette décision qui fait du tort à la commune de Bezons et aux Bezonnais !
On ne saurait trouver aujourd’hui pire malhonnêteté et opportunisme politiques que celui de Mme Menhaouara qui dénonce à Bezons devant les habitants et les salariés en lutte les décisions qu’elle valide au sein de l’agglomération ! Chacun jugera ensuite de la valeur et le fiabilité de son soutien et de sa parole.

Mme Cécile Dumas, toute nouvelle conseillère régionale, a voulu s’imposer dans les prises de parole des syndicalistes. Ce n’était pas le lieu, mais je peux comprendre qu’elle ait été agacé par les fausses informations de Mme Menhaouara. Elle a cependant eu raison de rappeler quelques faits.
Lorsque François Hollande était président (soutenu aveuglément par Mme Menhaouara), le groupe GDR avait déposé une proposition de loi contre les #licenciementsboursiers qui n’a jamais été soutenu par le groupe des Députés Socialistes et apparentés. Certains députés socialistes y étaient favorables : Ces députés s’appelaient les « Frondeurs» on en a beaucoup parlé. Mme Menhaouara soutenait à l’époque ceux qui conspuaient les « frondeurs » : elle n’a découvert un intérêt au Made In France en politique que bien plus tard, lorsqu’elle a cru qu’elle en tirerait profit. Soutien épisodique par ailleurs 😉.

En conclusion, je me permets de solliciter les sénateurs Fabien Gay et Marie-Noëlle Lienemann, qui siègent au nom des Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes au sein de la commission des affaires économiques du Sénat, pour qu’ils redéposent (en plus de leurs actions de soutien habituelles aux salariés en lutte) la proposition de lois contre les licenciements boursiers, ce serait un soutien fort aux PPG Bezons et aux salariés en lutte aujourd’hui.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président du groupe "Vivons Bezons"

Il faut soutenir les PPG Bezons ... pas mentir aux salariés et aux Bezonnais...
Il faut soutenir les PPG Bezons ... pas mentir aux salariés et aux Bezonnais...Il faut soutenir les PPG Bezons ... pas mentir aux salariés et aux Bezonnais...Il faut soutenir les PPG Bezons ... pas mentir aux salariés et aux Bezonnais...
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