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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 09:03
des violences injustifiables, gratuites et racistes de la part de représentants de la puissance publique et un ministre en dessous de tout...

des violences injustifiables, gratuites et racistes de la part de représentants de la puissance publique et un ministre en dessous de tout...

La police républicaine est une police respectant les principes et la loi républicaine: le racisme n'y a pas plus sa place que la violence. C’est parce qu’elle est républicaine que son action doit être publique.

Samedi dernier, un producteur de musique a été frappé 5 minutes dans les locaux de son entreprise aux cris de “sale nègre”. Les trois fonctionnaires ont menti sur les circonstances de l’agression, ignorant qu’une caméra de vidéosurveillance les avait filmés. Sans ces images, la victime serait, malgré les témoignages d’employés et de voisins, mise en examen.

Ces images impardonnables illustrent à la fois une culture de l’impunité éloignant certains policiers de la loi et de la République, et l’impérieuse nécessité pour la République de maintenir le regard public sur celle-ci, au lieu, comme voté par 348 députés de LREM au RN, d’éteindre les lumières.

La GRS a rappelé son attachement à une police républicaine. Elle a rappelé la nécessité de doter la police des moyens humains, des formations, et des contrôles nécessaires. Elle appelle à un changement de doctrine, refusant la militarisation à l’américaine initiée par la droite il y a 15 ans.

Cela passe par dénoncer la responsabilité de la hiérarchie, ici le préfet de police, et de la tête politique inspirant la culture actuelle, malsaine parce que si peu républicaine, de la police.

Lorsque le préfet dit à la télévision qu’il existe dans la société deux camps, n’inspire-t-il pas là une culture de guerre civile, où les policiers regardent les citoyens comme de possibles ennemis?

Lorsque le ministre “s’étouffe” au mot violence policière, ne crée-t-il pas une culture de l’impunité mettant la police au-dessus des lois, c’est à dire le contraire même de la République ?

La police républicaine doit former ses fonctionnaires, les contrôler, les accompagner, et garantir leur conformité aux principes républicains.

Nous condamnons les inspirateurs de ces violences insupportables, et nous les nommons : messieurs Lallement et Darmanin.

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 20:00
Deux soldats ou miliciens azéris filmés par leurs comparses hilares en train de détruire plusieurs tombes arméniennes dans les territoires occupés par l'Azerbaïdjan dans le Haut-Karabagh

Deux soldats ou miliciens azéris filmés par leurs comparses hilares en train de détruire plusieurs tombes arméniennes dans les territoires occupés par l'Azerbaïdjan dans le Haut-Karabagh

Un cessez-le feu a été imposé dans la région du Haut-Karabakh qui entérine les conquêtes militaires de l’Azerbaïdjan.

Après les tensions post-soviétiques qui avaient abouti à une guerre ouverte dans les années 1990, le Haut-Karabakh, enclave d’Arméniens au sein de l’Azerbaïdjan, avait acquis une indépendance de fait. Pour protéger cette indépendance, l’Arménie occupe militairement non seulement cette région, mais aussi la zone frontalière afin de garantir un corridor de sécurité.

En 2016, l’Azerbaïdjan avait mené une offensive militaire, brisant l’accord de paix en place depuis 20 ans. Si le conflit avait été de courte durée, il marquait le début d’une opération de reconquête par l’Azerbaïdjan, galvanisé par l’expansionnisme de son allié turc, des territoires protégés par l’Arménie.

Cette fois-ci, les pertes territoriales sont importantes pour le Haut-Karabakh. Non seulement l’Azerbaïdjan reprend le contrôle du corridor de sécurité et isole le Haut-Karabakh de l’Arménie, retrouvant ainsi le contrôle d’une partie de sa frontière sud avec l’Arménie, mais il occupe désormais une partie du Haut-Karabakh lui-même, à savoir la ville de Chouchi.

Cet accord de paix va permettre à la Russie, restée nominalement neutre dans ce conflit, d’accroître son influence. L’accord de paix prévoit de maintenir un corridor de 5 km de large entre l’Arménie et le Haut-Karabakh, qui sera sous contrôle russe, alors que précédemment il s’agissait de tout l’espace entre Arménie et Haut-Karabakh qui était sous contrôle arménien. Par ailleurs, afin de désenclaver le Nakhitchevan, coincé entre Arménie et Turquie mais coupé de l’Azerbaïdjan, un corridor de 5 km va être mis en place dans le territoire arménien, aussi sous contrôle russe. La Russie semble avoir voulu donner une leçon au gouvernement arménien qui est le fruit d’une « révolution orange » anti Russie. Si elle a réussi cela, elle n’en sort pas totalement gagnante pour autant. En effet, elle a entériné l’avancée azérie et donc néo-ottomane, ce qui est un signe de faiblesse. Par ailleurs, être responsable d’une sorte de couloir de Dantzig met la Russie dans une situation de cible facile pour les activistes azéris remontés qui, à chaque fois qu’ils porteront atteinte à l’accord-en fait mettront la Russie devant le choix d’agir ou de laisser faire. Et chaque laisser-faire sera un signe de faiblesse. La Russie est donc gagnante dans son rapport au gouvernement arménien actuel mais pas sur le plan géopolitique à court-moyen terme.

Le grand gagnant de cet accord de paix est le pôle turco-azerbaïdjanais. L’expansionnisme turc avait déjà touché la Mer Egée, la Lybie et le Kurdistan syrien. Il a désormais atteint l’Arménie et le Haut-Karabakh. Si la volonté de l’Azerbaïdjan de mettre fin à l’occupation de terres qui n’étaient pas peuplées par des Arméniens avant le conflit des années 1990 et de garantir un accès à la région isolée du Nakhitchevan peut paraître légitime, il ne faut pas se leurrer quant à la guerre culturelle qui est menée.

La Turquie a envoyé combattre des djihadistes qui étaient leurs alliés dans les conflits syrien et libyen. Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité dont ont été victimes les chrétiens de Syrie et d’Irak, et la destruction par les djihadistes du patrimoine culturel des chrétiens d’Orient, ont effrayé les Arméniens chrétiens, qui ont fui les zones occupées par les forces azerbaïdjanaises et djihadistes. La ville de Chouchi est emblématique de cette opération de nettoyage culturel, car victime en 1920 d’un pogrom anti-arménien qui avait fait plusieurs milliers de morts. Son occupation a déjà occasionné des destructions culturelles majeures : sa cathédrale a été sciemment bombardée, et des opérations de profanation et de destruction culturelle sont en cours.

Il est plus que probable que ce cessez-le-feu ne durera pas. La volonté de l’Azerbaïdjan et de la Turquie ne se limite pas à la reconquête des territoires azéris. C’est désormais le Haut-Karabakh lui-même qui est menacé de nettoyage ethnique et culturel. L’ultra violence contre les Arméniens est monnaie courante dans les deux pays, et ne se limite pas à des postures rhétoriques.

Si la Russie garantit l’intégrité territoriale du territoire arménien, sa position durant le conflit rappelle qu’elle ne protègera par les Arméniens du Haut-Karabakh. La Turquie, elle, sera d’un soutien sans faille à son allié azerbaïdjanais et n’hésitera pas à étendre la sphère du Djihad à cette région, avec les massacres et crimes culturels associés.

Face à cette situation dramatique, la Gauche Républicaine et Socialiste regrette l’abandon géopolitique de l’Arménie et la neutralité de la France dans ce conflit. Nous alertons quant aux volontés expansionnistes d’Ankara, et nous appelons à ce que, dans l’optique plus que probable d’un nouveau conflit, nous défendions sans faille les habitants du Haut-Karabakh menacés de nettoyage ethnique.

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 10:30

Samedi 21 novembre 2020, à la fin du conseil municipal, Nessrine Menhaouara présentait sa demande de protection fonctionnelle en vue d'attaquer en justice pour "diffamation" des conseils municipaux de l'opposition.

Sa majorité municipale et elle-même ont refusé d'informer les élus des faits précis mis en cause et qui figureraient dans les comptes-rendus des conseils municipaux précédents (au demeurant en faisant reproduire dans le compte-rendu d'un conseil municipal des propos qu'elle juge "diffamatoires", Mme Menhaouara se serait donc elle-même rendu coupable de diffusion de "propos diffamatoires", voilà qui est cocasse).

Non seulement cela entache la délibération de nullité juridique, mais par ailleurs il n'existe aucun fait de diffamation dans les dizaines de pages de compte-rendu concernées. Nous alertons donc le préfet du Val-d'Oise sur cette délibération et ce comportement illégal et anti-démocratique.

En réalité, comme nous l'avions vu à l'occasion d'une délibération précédente sur son projet de Charte des réseaux sociaux, Mme Menhaouara ne supporte pas la contradiction, elle ne supporte pas les désaccords, elle ne supporte pas les arguments démontrant qu'elle a tort. Elle ne supporte pas tout simplement d'avoir une opposition, que cette opposition aient des arguments et qu'elle représente deux fois plus de suffrages exprimés que sa majorité municipale.

Que cela engendre chez elle une fragilité politique et personnelle ne saurait justifier ces comportements de sa part. Cela ne justifie pas plus qu'elle cherche ainsi à faire peur à toute personne qui pourrait émettre des critiques publiques contre sa politique. J'ai demandé le retrait de cette délibération ; elle l'a refusée. Nous obtiendrons qu'elle soit cassée.

Avec de tels comportements, nous craignons qu'à travers elle la commune de Bezons soit ridiculisée.

Frédéric Faravel
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 13:15

Samedi 21 novembre 2020, j'ai fait la démonstration au nom du groupe municipal "Vivons Bezons" que la Charte des Réseaux Sociaux proposée au vote du conseil par Mme Menhaouara était illégale en ce qu'elle limitait de manière excessive la liberté d'expression des citoyens.

S'arrogeant un pouvoir arbitraire supérieur aux lois et à la constitution, elle voulait interdire l'expression d'avis politiques. Tant que l'expression des citoyens respecte la loi (pas d'appel à la haine, pas d'insulte, pas d'apologie du terrorisme ou de crime, etc.), elle n'en a tout simplement pas le droit. En aucun cas, ce document n'avait été validé par les élus ou le cabinet de l'ancienne équipe municipale.

Nous avons demandé à Mme Menhaoura de retirer cette délibération, ce qu'elle a fini par faire après avoir longuement résisté contre l'évidence, alors qu'ils s'agissait pourtant de protéger la commune de graves risques juridiques. Nous avons proposé et distribué une Charte alternative qui respecte la loi et les droits des citoyens, nous espérons que la majorité saura en tenir compte.

Enfin nous avons demandé que les personnes bannies de la page Facebook parce qu'elles avaient eu le tort de critiquer la politique de Mme Menhaouara puissent être réintégrées, nous n'avons pas eu de réponse... Or ces actes pris sous sa responsabilité sont illégaux.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 15:50

Les choix décidés par Mme Menhaouara et son équipe mettent en danger les finances communales, le développement économique, l’emploi et l’accès au logement à long terme.

À court terme, c’est une opération de communication qui n’arrêtera aucun des grands urbains dans la commune car ils sont déjà engagés : Mme Menhaouara est une écolo de pacotille. Enfin les recettes fiscales promises ne seront pas au RDV... ⚠️ danger !!! Précisions en détail sous la vidéo.

Samedi 21 novembre, le conseil municipal était appelé à se prononcer sur le relèvement général de la taxe d'aménagement de 3 à 5% sur l'ensemble de la commune : nous avons voté POUR ✅.

⚠️ Plus problématique est la proposition qui a été adoptée par la majorité municipale d'un taux majoré à 15% sur une partie de la commune, augmentation qui pouvait être envisagée mais pas un niveau aussi excessif (x5)... Voici pourquoi :

🚫 L'application d'un taux majoré de 15% va provoquer dans les parties de la communes concernées l'arrêt total des projets : le "robinet" des recettes sera donc fermé et les financements annoncés par la majorité pour les équipements ne seront pas au rendez-vous. Cela risque donc d'être compensé par nos impôts locaux. 💶 

🚫 Les zones d'activité de la commune sont également visées par ce taux majoré : cela met en péril le développement économique et l'emploi (rappelons qu'il s'agit aujourd'hui de 12.000 emplois grâce aux efforts que nous avions déployés), et dans la période de crise économique actuelle la ville de Bezons se tire ainsi une balle dans le pied et augmentera les difficultés de trouver un emploi local pour les Bezonnais. 👷

🚫 Par ailleurs, la plupart des grands projets urbains étant déjà engagés et pour certains presque terminés, le taux de 15% ne s'appliquera qu'à des projets futurs qui alors qu'on peut déjà s'attendre à ce qu'ils soient beaucoup nombreux seront encore freinés. La réalité est que ce taux s'appliquera donc à de petits projets d'immeubles d'habitation : cela aura pour effet de renchérir leur coût, d'accroître la pression et la spéculation foncière, de limiter la capacité des Bezonnais ou de Franciliens qui recherchent un logement à accéder à la propriété (au coût du marché ou dans un cadre social), à limiter la sortie et le turn over des HLM vers le locatif libre ou l'accession à la propriété, donc à limiter l'entrée de nouveaux Bezonnais dans des HLM. La nouvelle équipe municipale accroîtra ainsi les difficultés d'accès au logement des Bezonnais à des prix abordables ! 🏡🏘🏬

➡️ En conclusion : Ce taux majoré de 15% est une mauvaise idée qui aura des effets contre-productifs. Il n'empêchera pas les projets urbains engagés (et dénoncés par Mme Menhaouara) et nous sommes devant un effet d'annonces qui n'aura pas d'effet réel. Il n'apportera pas les recettes promises par la nouvelle majorité municipale, qui a par ailleurs été incapable de les évaluer. Il met en danger le développement économique, l'emploi, les recettes municipales et l'accès au logement...
Tout ceci est très inquiétant !

Frédéric Faravel
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Responsable du groupe "Vivons Bezons"

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 17:10

Vers midi le samedi 21 novembre 2020, le conseil municipal devait se prononcer sur les représentants de la commune au sein du conseil d'administration du Théâtre Paul-Eluard.

Nous avons tous été surpris de découvrir qu'alors que le conseil municipal devait désigner 11 représentants en son sein Nessrine Menhaouara refusait toute participation de l'opposition municipale, et proposait pour les autres "collèges" uniquement des soutiens politiques de sa liste. Nous avons demandé que l'opposition puisse participer à hauteur de sa place au sein du conseil municipal et sans oublier que les opposition représentent les deux tiers des suffrages exprimés aux élections municipales : avec la représentation proportionnelle, "Vivons Bezons" aurait pu avoir deux représentants et la liste de M. Roullier un représentant, ils auraient pu contribuer aux échanges au sein du TPE.

Le débat qui a suivi a été consternant, démontrant à quel point Mme Menhaouara méprise l'opposition (et donc les Bezonnais qui ont voté pour elle), agresse les élus et a une vision très autoritariste de la vie communale. Toutes les oppositions sont finalement montées au créneau pour expliquer à quel point ce comportement était intolérable et mettait à mal l'image de la commune de Bezons.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 10:38

Samedi 21 novembre 2020, le conseil municipal de #Bezons examinait la proposition de vœu faite par la majorité municipale actuelle en faveur d'une plus grande ouverture des commerces de proximité malgré le 2e confinement. Malgré ses insuffisance nous l'avons votée. Nos commerçants dès lors qu'ils respectent les règles de sécurité sanitaire connues de toutes et tous aujourd'hui doivent pouvoir ouvrir et la distinction entre commerces essentiels et les autres est absurde. Cependant ce vœu sert avant tout à masquer les insuffisances de l'action municipale dans ce dossier depuis le début de la deuxième vague : elle a refusé de prendre un arrêté municipal pour l'ouverture des commerces afin de participer à l'effort collectif conduit par des centaines de communes de toute couleur politique pour faire pression sur le gouvernement et sortir de la situation ubuesque et contre-productive actuelle.

Nous avons également insisté avec Arnaud Gibert sur la nécessité de faire respecter dans tous les commerces les règles de sécurité sanitaire : il n'est pas possible que certains commerçants fassent des efforts importants et d'autres ne respectent rien, ce n'est pas bon pour la ville, pas bon pour le commerce, pas bon pour les Bezonnais. Dominique Lesparre et moi-même avons pointé que les promesses du gouvernement pour permettre aux bailleurs d'alléger les loyers des commerçants ne sont pas tenues, quoi qu'en dise Mme Menhaouara qui ne connaît visiblement pas le fonctionnement du crédit d'impôt promis par l'Etat. Il ne saurait être question que les locataires de HLM, qui ne sont pas dans une situation sociale facile, portent seuls le poids de la solidarité, si l'Etat ne prend pas sa part.

Enfin rappelons que les améliorations dans l'organisation du marché "Le Temps des Cerises" constatées une semaine après le début du nouveau confinement l'ont été faites sur propositions précises et détaillées du groupe "Vivons Bezons" lors des réunions hebdomadaires du vendredi durant lesquelles le cabinet de la Maire nous informe des mesures municipales pour le nouveau confinement. Nous regrettons que ce matin encore près d'une heure après l'ouverture du marché, il n'y ait aucun encadrement municipal, alors que les élus et services étaient présents dès l'ouverture du marché à 7h30 au printemps dernier.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 18:21

Je publie ici un article rédigé à 4 mains avec Augustin Belloc, jeune camarade valdoisien, pour la Gauche Républicaine et Socialiste, sur les résultats des élections américaines du 3 novembre 2020 qui ont vu la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Frédéric Faravel

la foule démocrate de New York et le dépit de quelques supporters de Donald Trump

la foule démocrate de New York et le dépit de quelques supporters de Donald Trump

Il aura fallu quatre jours pour que le monde connaisse le résultat du vote des électeurs américains du mardi 3 novembre dernier. Ils étaient appelés à se prononcer sur la présidence des États-Unis, les membres de la Chambre des Représentants (chambre basse), les deux tiers du Sénat, et sur toute une série de référendums locaux… La complexité de ce système électoral, l’importance prise cette année par le vote par correspondance à cause de la pandémie (plus de 100 millions d’électeurs), et la tension politique de cette campagne expliquent les délais et le suspense dans la récolte des résultats.

C’est aussi une élection hors norme du point de vue américain lui-même, puisque le taux de participation a atteint quelques 66%, 10 points de plus qu’en 2016, niveau jamais atteint depuis 120 ans. Cette participation en forte hausse s’est portée sur chacun des camps en présence. Joe Biden, avec 76,3 millions de voix, engrange plus de suffrages qu’aucun candidat à la présidence des États-Unis avant lui, soit 10 millions de plus qu’Hillary Clinton en 2016 ou Barack Obama en 2012, et 7 millions de plus que celui-ci en 2008.

Mais la surprise vient d’abord de Donald Trump, qui avec plus de 71 millions de suffrages franchit également ce record en gagnant plus de 8 millions de voix supplémentaires par rapport à son score de 2016, progressant dans de nombreux secteurs de l’électorat. Il n’y a pas eu de vague démocrate, le président sortant et les candidats républicains à la Chambre et au Sénat font mieux que résister. Si les Démocrates conservent leur avance en nombre de Représentants, ils voient leur majorité se réduire d’une dizaine de sièges ; les résultats au Sénat sont plus ambivalents, car pour le moment les Démocrates et leurs alliés « indépendants » font jeu égal avec les Républicains avec 48 sièges, la majorité dépendant des résultats pour le moment des deux sièges de la Géorgie, qui se joueront le 5 janvier 2021 dans des seconds tours (La Géorgie et la Louisiane ont choisi le scrutin majoritaire uninominal à deux tours pour le Sénat, contrairement au restes du pays).

Raccommoder une Amérique déchirée

La victoire de Joe Biden ne fait cependant aucun doute, quoi qu’en dise le président sortant et une large partie de ses supporters : on voit difficilement comment défendre l’idée qu’il y aurait eu une fraude massive et concertée en faveur du candidat démocrate quand sur les mêmes bulletins les électeurs américains ont pu choisir de voter pour des Représentants républicains, dont les résultats étaient salués par la Maison Blanche. La Pennsylvanie, le Wisconsin, le Michigan, l’Arizona et peut-être même la Géorgie (où Biden aurait quelques 12.000 voix d’avance, qui font l’objet d’un recomptage) ont basculé vers le candidat démocrate, lui donnant une avance indéniable en termes de délégués (290 à 306, 270 étant nécessaires pour être élu) qui viennent s’ajouter à la majorité populaire.

Dans un pays structurellement marqué par l’importance des communautés, la stratégie d’Hillary Clinton de miser en 2016 sur une coalition d’afro-américains, de latino-américains, de personnes LGBT et de citadins avait relativement échoué : si elle avait recueilli plus de suffrages que son adversaire, sa campagne segmentée et communautaire n’avait pas eu d’échos dans les catégories populaires précarisées de la Rust Belt, ce qui lui avait coûté plusieurs États-clefs et donc leurs délégués. L’ancien ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud, avait expliqué a contrario comment le slogan de Donald Trump, Make America Great Again, portait une dimension universelle à laquelle n’importe quel Américain pouvait se référer. Cette stratégie des libéraux américains, relayée en France par Terra Nova et encore prisée par certains social-démocrates européens et progressistes autoproclamés, visant à remplacer une base électorale populaire défaillante par les milieux urbains éduqués et les minorités, avait plus que démontré ses limites, voire ses effets néfastes. Pour sortir de cette ornière, les Démocrates avaient misé, aux élections de mi-mandat de 2018, sur les banlieues aisées délaissant Donald Trump et le parti républicain. Ils avaient ainsi pu mettre fin à près d’une dizaine d’années de contrôle républicain de la chambre basse, en faisant basculer un certain nombre de circonscriptions-clefs.

Les primaires démocrates de 2020 avaient souligné la profonde division du parti : l’aile gauche en progression et déterminée à reconquérir les classes populaires était portée par les candidatures d’Elizabeth Warren et Bernie Sanders ; l’aile droite misait avant tout sur le rejet de Donald Trump chez les modérés et d’anciens républicains, et était représentée par Pete Buttigieg et l’ancien maire républicain de New York, Michael Bloomberg. Joe Biden, situé à l’aile droite mais dont la popularité chez les afro-américains et dans une partie de la classe ouvrière syndiquée est indéniable, avait finalement remporté ces primaires.

La gauche socialiste du parti démocrate, un atout majeur dans la victoire de Joe Biden
La gauche socialiste du parti démocrate, un atout majeur dans la victoire de Joe Biden

Contrairement à Hillary Clinton en 2016, il a pris en compte la force croissante des démocrates-socialistes dans la conception de son programme et dans sa stratégie de communication. S’il a continué de miser sur le basculement des banlieues aisées des États du sud, il a toutefois mené campagne pour reconquérir la Rust Belt avec un programme de sécurité sociale conséquent, même s’il n’est pas encore à la hauteur des espérances de l’aile gauche du parti démocrate.

Pour contrebalancer le risque de basculement de certains États du sud, Donald Trump avait adopté une stratégie originale : conquérir tout ou partie de l’électorat latino. La multiplication de clips de campagne en espagnol dans les dernières semaines avant l’élection ainsi que son raidissement sur la question de l’avortement avaient pour but d’attirer un électorat perçu comme plus religieux que la moyenne. Cette stratégie était osée, car c’est sur la critique radicale de l’immigration mexicaine que Donald Trump avait fondé sa popularité lors des primaires républicaines de 2016. Pendant les élections présidentielles, Hillary Clinton avait obtenu un score très important dans cette partie de la population. En parallèle, Donald Trump a tenté de consolider ses gains dans la classe ouvrière, en martelant que son bilan en termes d’emploi et de politique commerciale était le meilleur depuis Ronald Reagan.

Raccommoder une Amérique déchirée

Ces élections présidentielles et au congrès nous semblent contenir quatre principaux enseignements :

1) La décision démocrate de miser d’abord sur les banlieues aisées était une erreur stratégique que Joe Biden a eu raison de contrebalancer ;
2) La popularité de celui-ci dans les syndicats et son programme reprenant des éléments de la campagne de Bernie Sanders ont permis aux démocrates de reconquérir une partie de la classe ouvrière ;
3) Si Joe Biden a fait quelques progrès dans la Rust Belt, les Républicains et Donald Trump y ont fortement résisté comme le démontrent les résultats à la Chambre des Représentants et la conservation de l’Ohio par le président sortant ;
4) Ce dernier a réussi à attirer de nombreux électeurs latino lui permettant de se maintenir ou de limiter les dégâts dans un certain nombre d’États du sud et du sud-ouest.

Les banlieues aisées n’ont pas basculé comme l’espéraient les Démocrates. Si les banlieues des métropoles de Phoenix et d’Atlanta, en Arizona et en Géorgie, les ont suffisamment favorisés pour retourner ces deux États (ce n’est pas encore confirmé pour la Géorgie) systématiquement républicains depuis 1996, cela n’est pas généralisable à tout le pays. Les résultats à la Chambre des représentants démontrent que les gains démocrates de 2018 n’étaient pas durables, et que si le rejet de Donald Trump a pu faire voter Biden, il n’a pas été suffisant pour conserver ces circonscriptions. Ainsi, les banlieues aisées de Los Angeles, de Miami, de New York (dont la très symbolique circonscription de Staten Island), la circonscription d’Oklahoma City ou encore celle de Charleston sont redevenues républicaines après un bref passage démocrate de deux ans, tandis que l’avenir de celles des banlieues de Salt Lake City est encore incertain. Les élus démocrates de ces circonscriptions, souvent des hommes d’affaire ou des vétérans, situés très à droite du parti démocrate sur les sujets économiques, n’ont pas réussi à se faire réélire.

En revanche, en faisant campagne auprès de la classe ouvrière et en promettant une extension de la sécurité sociale, Biden a pu enrayer le recul des Démocrates auprès des Américains blancs de la classe ouvrière, et a pu refaire basculer les États ouvriers du Michigan, du Wisconsin et de Pennsylvanie. Toutefois, l’Iowa et l’Ohio ont tous les deux voté pour Donald Trump : les Républicains retrouvent au moins une des deux circonscriptions perdues en 2018 dans l’Iowa et parviennent à en conquérir une dans le Minnesota. Les résultats y ont été très serrés, et les démocrates vont devoir démontrer aux électeurs indécis de la classe ouvrière qu’ils peuvent répondre à leur insécurité économique.

supporters latino de Trump lors d'un meeting en 2020

Donald Trump, qui a bénéficié d’un soutien plus large que prévu dans les banlieues huppées, a réussi son pari de miser sur l’électorat latino. La Floride et le Texas ont voté pour lui avec des marges plus élevées que prévu, et Joe Biden recule drastiquement dans les comtés à forte proportion hispanophone. Dans les comtés frontaliers du Mexique au Texas, majoritairement latino, Hillary Clinton avait battu Donald Trump avec environ 75% des suffrages. Joe Biden s’y effondre, et n’obtient qu’à peine plus de 50% des voix. Des circonscriptions à majorité latino du Texas, censées être sûres pour les Démocrates, ont été remportées avec une marge très faible, et ils perdent une circonscription au Nouveau-Mexique et deux en Floride dans des zones fortement hispanophones. Donald Trump a semble-t-il mobilisé un électorat hispanique conservateur qui jusque-là s’abstenait. Il ne faut pas oublier que jusqu’aux polémiques contre l’immigration mexicaine dans les années 2010, l’électorat hispanophone était très partagé. Toute la question est de savoir si les Républicains vont parvenir à fidéliser cet électorat.

Raccommoder une Amérique déchirée

Joe Biden a sans doute remporté l’élection car ses équipes ont compris qu’il fallait nuancer la stratégie communautariste et de séduction des banlieues aisées pour reconquérir une partie de la classe ouvrière. La communautarisation du débat politique n’a pas empêché la volatilité du vote des minorités et les riches américains sont restés fidèles au parti républicain ; les Démocrates vont être contraints de questionner leur ligne stratégique depuis la présidence Clinton jusqu’aux élections de mi-mandat 2018. Il semble clair que le parti démocrate doive chercher à redevenir le parti du peuple (Party of the People) qu’il a été des années 1930 aux années 1970. Il y a encore un long chemin pour y parvenir : les résultats en Floride semblent indiquer qu’un nombre important d’électeurs votant en faveur du salaire minimum à 15$ (scrutin référendaire) ont porté leurs suffrages dans le même temps sur Donald Trump… la crédibilité des Démocrates reste à construire sur ce qui est pourtant l’une des principales revendications de leur aile gauche, inscrite dans le programme de Biden.

Si Donald Trump a été battu, le trumpisme n’est pas mort. Le président sortant a élargi de manière impressionnante sa base électorale. Sa communication outrancière, sa remise en cause de l’État de droit, ses invectives contre les médias, son refus de reconnaître la défaite et ses cris dénonçant une indémontrable fraude massive ont toujours un écho puissant dans la société américaine. Ce comportement hasardeux plonge la démocratie américaine dans une crise politique jamais vue depuis le scandale du Watergate. La transition n’a pas encore pu commencer, elle se fera vraisemblablement dans le conflit et l’amertume : les partisans de Donald Trump resteront persuadés qu’on leur a volé cette élection. Les Démocrates vont devoir gouverner avec une grande partie de la population persuadée que l’élection a été truquée. Donald Trump n’ayant effectué qu’un mandat, il aura droit de se représenter en 2024 et pourrait compter sur ce ressentiment comme moteur politique. S’il n’est pas candidat, nul doute qu’il trouvera des successeurs « dignes de lui ».

Le Squad de la Chambre des Représentants autour d'AOC
Le Squad de la Chambre des Représentants autour d'AOC

Joe Biden a su mener campagne sans jouer au centriste modéré, ce que dément pourtant toute sa vie parlementaire. Toujours placé à la droite du parti démocrate, il était connu pour concevoir ses projets de lois avec les républicains et avait plaidé en 2004 pour que John McCain, sénateur républicain, soit le colistier de John Kerry, le candidat démocrate contre George W. Bush. Si son programme comporte des avancées sociales certaines, le possible maintien des Républicains au Sénat pourrait handicaper sa réalisation, d’autant que les Représentant démocrates n’ont pas grand chose à voir avec le Squad autour d’Alexandria Ocasio Cortez. Enfin les inclinaisons naturelles du futur président ont de quoi inquiéter les démocrates-socialistes, qui vont poursuivre leur combat politique pour un parti démocrate proche du peuple et de ses aspirations.

Raccommoder une Amérique déchirée

Kamala Harris, sénatrice de Californie, va devenir la première femme à atteindre l’exécutif américain. Le symbole qu’elle représente, après deux ans de lutte féministe intense aux États-Unis contre les violences faites aux femmes et pour le droit à l’avortement, est important. Mais il ne faut pas oublier que Kamala Harris a mené comme procureure générale de Californie une politique très décriée, que de graves accusations de dissimulation de preuves ayant conduit au maintien en détention de personnes innocentes ont été portées contre elle, et que ces accusations avaient conduit à son retrait des élections primaires fin 2019. Sous son mandat, le taux de condamnation était passé de quelques 50% à plus des deux tiers, alors que la question afro-américaine, et notamment l’incarcération de masse des afro-américains (phénomène devenu massif sous la présidence Clinton), sera un des sujets majeurs de la présidence Biden. Kamala Harris n’en paraît pas moins dans une position avantageuse pour la présidentielle de 2024, à condition qu’elle soit habile. Dans tous les cas, si le Sénat n’avait pas de majorité son rôle serait décisif.

La défaite de Donald Trump est évidemment en soi un motif de réjouissance, tant il a aggravé les divisions et attisé la haine dans son pays, tout en contournant à bien des égards l’État de droit. Mais cette défaite ne fait pas tout et nous ne pensons pas que les choix stratégiques des États-Unis d’Amérique seront profondément bouleversés. Certaines orientations de Donald Trump, notamment en matière de commerce international, vont vraisemblablement perdurer et devraient d’ailleurs être méditées en Europe. Il faut cependant espérer que le futur président Biden mènera une politique sociale à la hauteur du programme qu’il a annoncé, ce qui pourrait aider à panser les plaies des Américains. Espérons également qu’à l’inverse de Donald Trump et des présidents précédents il sera plus respectueux de ses alliés et de la France en matière diplomatique et militaire, plus respectueux des libertés des citoyens européens qui avaient été massivement espionnés, et que nos relations industrielles cesseront d’être fondées sur la prédation.

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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 15:34
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Toute la gauche se donne rendez-vous les 21 et 22 novembre en live pour les Universités de la Gauche Républicaine ! Inscrivez-vous ici : https://www.facebook.com/events/376202470249607/

 

Les Universités de la Gauche Républicaine - samedi 21 et dimanche 22 novembre 2020

Le programme

SAMEDI

10h à 12h

Qu'en est-il aujourd'hui de la promesse républicaine ?

 

La République est un idéal et une promesse adressée à tous. L’émancipation individuelle et collective est-elle en panne ? La résurgence d’exigences identitaires et le retour en fanfare du cléricalisme sont-ils inévitables ? Que peut offrir la République à ceux que la naissance n’a pas placé du côté de la possession des richesses et des savoirs? La République peut elle être convaincante si dans la réalité, l’égalité, la liberté et la fraternité ne progressent pas et si les politiques menées vont à rebours de ses principes?

SAMEDI

12h30 à 14h

L’hôpital en danger

 

Depuis bientôt un an, nous vivons une crise sanitaire inédite par son étendue et ses conséquences. Nous payons le prix de décennies de coupes budgétaires et de marchandisation de la santé public. Quel regard les soignants ont-ils sur cette crise ? Quelles ont été les succès de la mobilisation pour l’hôpital public débutée avant la crise ? Comment reconstruire une politique de la santé qui protège la population et les soignants ?

SAMEDI

15h à 16h30

Science, expertise et démocratie

 

Que ce soit pour traiter des « fake news », de la crise sanitaire ou de l’économie, les médias font plus que jamais appel à des scientifiques et des experts, parfois autoproclamés. Quelle est la réalité de cette expertise et de son indépendance ? Quelle place la méthode scientifique doit-elle occuper dans le débat public ? Comment en France, restaurer un haut niveau de recherche au service du progrès humain ? Comment diffuser des informations vérifiées sans créer de dogme indiscutable ? Comment concilier rigueur de l’analyse scientifique et pluralité des opinions

SAMEDI

17h à 19h

À la conquête du plein emploi

 

Le chômage de masse s’est établi de manière durable en même temps que la France se désindustrialisait. Comment garantir à chacun le droit de vivre de son travail ? Sommes-nous condamnés à généraliser la précarité et la remise en cause du droit du travail pour que chacun ait un emploi ? Reindustrialisation, emplois répondant aux besoins éducatifs et Sociaux, à la transition écologique , évolutions technologiques et réduction du temps de travail permettent ils de réinventer le plein emploi?

DIMANCHE

10h à 11h30

La fracture territoriale

 

Des bonnets rouges aux gilets jaunes, les luttes sociales récentes ont révélé l’ampleur de la fracture territoriale et la gravité du repli des services publics. Métropoles connectées à la mondialisation contre campagnes abandonnées et villes moyennes délaissées. centres-villes gentrifiés contre banlieue précarisée quel est l’état des lieux de ces inégalités de plus en plus visibles ? Face à l’archipellisation de la société, la décentralisation et la différenciation promues par Jean Castex est-elle la solution ? Comment rendre la République, une indivisible et garante de l’égalité ?

DIMANCHE

12h à 13h30

Atelier « Résilience commune » organisé par le pôle jeunesse

 

DIMANCHE

14h à 16h

Reprendre notre destin en main : une grande bifurcation pour la France et l’Europe

 

La mondialisation, la mise en concurrence généralisée et la résignation politique ont privé les Français de choix sur les chemins que prend notre pays, tandis que les libéraux se sont assis sur le référendum de 2005. La logique européenne à l’œuvre depuis Maastricht est de faire l’UE en défaisant la France et les autres Etats-Nations. Comment redonner à la France le contrôle de son destin ? Comment faire vivre la souveraineté du peuple français ? Que faire pour éviter la marginalité et décider nous-mêmes de notre avenir ?

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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 10:58

Il n’est plus tolérable que nos enseignants soient menacés pour le travail qui est le leur, plus tolérable qu’ils soient menacés tout court. Nous devons reprendre en main notre destin collectif pour repousser les idéologies de haine et de mort qui s’infiltrent parmi nous pour nous diviser et nous détruire. Marjorie Noël comme tout enseignant de l’école républicaine dans ces moments sombres a toute ma solidarité. Plus largement il est indispensable que chaque citoyen français soit vigilant et ne reste pas indifférent aux signes qui permettent de déceler la diffusion dans nos villes, dans nos communes, de foyers politico-religieux anti-républicains.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué posté hier soir par le groupe municipal "Vivons Bezons" après que nous avons appris les menaces publiques à l'encontre de Marjorie Noël, nos désaccord politiques ne peuvent que momentanément s'effacer face à l'ignominie dont elle est la victime.

Frédéric Faravel
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons

"Alors qu’en cette journée un hommage solennel était rendu dans toutes les écoles de France au Professeur Samuel Paty, assassiné voici deux semaines par un fanatique, des menaces publiques de décapitation ont été adressées à Marjorie Noël, enseignante et conseillère municipale d’opposition à Bezons, sous une publication relative à la rentrée scolaire. Nous condamnons avec la plus grande énergie ces propos infâmes et ces menaces inacceptables. Mme Noël doit être assurée de la protection de la République. Nous l’assurons de notre soutien, plein et entier, dans cette épreuve.
Nous ne devons plus laisser nos enseignants être menacés.
"

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