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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 09:08
Nécessité fait loi dit-on... et l'enjeu est tel aujourd'hui que l'adage prend une tonalité quelque peu dramatique. En appelant François Bayrou à faire face à ses responsabilités, à être cohérent avec le discours de valeurs qu'il a tenu durant toute la campagne, Ségolène Royal a fait un geste fort et attendu loin des négociations d'appareil et des montages d'alliances baroques et inopérantes que tout le monde aurait dénoncé (lire ci-dessous).
Si François Bayrou était effectivement cohérent avec lui-même l'honneur et l'intérêt de la France lui commanderait de dire clairement qu'il ne peut pas permettre l'élection de Nicolas Sarkozy qui veut prendre la France avec violence et lui imposer des solutions qui naviguent à la fois entre l'ultra-libéralisme et la posture réactionnaire. Avec le candidat Bayrou et les électeurs qui se sont portés sur son nom, nous partageons un certain nombre de points communs, qui ne font pas toute une politique mais qui permettent au moins de renforcer le cadre républicain et démocratique. La devise républicaine, LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE, tant mise à mal dans tous ses actes et ses discours par Monsieur Sarkozy, constitue effectivement le cadre de référence du candidat centriste ; comme nous il partage des valeurs humanistes qui mettent l'humain avant les questions de profit, il nous rejoint dans son intérêt pour l'éducation et la prévention, comme nous il refuse les discriminations, les politiques fondées sur la violence publique, les conceptions étriquées de la nation française, une Europe qui se limiterait à un grand marché sans politique, il rejette l'idée de faire passer par la petite fenêtre du parlement des textes que les Français ont refusé par référendum. Nous avons été séparés par son numéro d'illusioniste qui lui a fait dire qu'il était anti-système alors qu'il est comme beaucoup l'incarnation du système, que la droite et la gauche sont des notions dépassées alors que son mouvement est justement d'opérer un virage à gauche. Nous sommes toujours séparés par les propositions économiques ce qui nous empêche de gouverner ensemble mais ne nous empêche pas de vouloir rénover le débat républicain et de renforcer la démocratie.
L'appel de Ségolène Royal met le candidat malheureux au pied du mur et démontre à son électorat l'esprit de conciliation qui l'anime, le respect qu'elle a de son adversaire, quand Nicolas Sarkozy procède avec l'UDF selon les méthodes du débauchage et du dépeçage, présentant Robien et Santini comme l'avant-garde d'une UDF qui se rallierait prochainement à lui. Notre objet essentiel est de rassembler les Français pas les candidats, espérons qu'en celà les électeurs de François Bayrou auront compris où va la cohérence et l'intérêt de la France.
Mais François Bayrou ne devrait pas appeler à voter pour l'un ou l'autre des finalistes demain, et sans doute ne donnera pas d'orientation très explicite de ce que la balance des valeurs pourrait éventuellement pencher d'un côté plus que de l'autre. Cela s'explique parce qu'il croit que son intérêt réside dans l'attente du scrutin de 2012 et que les députés, maires et conseillers généraux de l'UDF qui le conseillent aujourd'hui redoutent trop les rétorsions électorales que leur fera subir l'UMP. Il faut croire que l'appel et les thèmes développés par la candidate de la gauche suffiront à faire entendre raison à une majorité de nos concitoyens.

Un mot encore pour prévenir ceux de nos camarades qui se font une spécialité des coups de billard à 15 bandes. Personne ne peut se faire d'illusion, on ne construit jamais durablement en politique sur des ruines et aujourd'hui la survie du Parti socialiste (qui l'eût cru) et le maintien de la capacité de la gauche à transformer la société ne réside que dans la victoire de Ségolène Royal et son accession à la présidence de la République.
En effet, qui oserait croire que la tentation centriste évoquée dans ces dernières semaines de campagne ne surgira pas violemment dans un congrès du PS après une nouvelle défaire électorale, alors que la droite serait reconduite sur un bilan économiquement, socialement et humainement catastrophique et que François Baurou lancerait une OPA sous forme de "Parti Démocrate".
L'exemple ubuesque de la fusion de la Marguerite démocrate-chrétienne des Democratici della Sinistra n'est pas une solution. Un tel chemin conduirait à l'explosion du Parti socialiste, rendant impuissante la gauche à reconquérir le pouvoir, réformer le pays, transformer la société. Cela a été possible jusqu'ici parce que le PS est un parti de rassemblement parlant en direction d'un spectre électoral allant de l'extrême gauche au centre gauche et c'est cela qu'il faut refonder. Le Parti socialiste est un outil trop précieux pour que l'on joue avec.

FRED


Ségolène Royal propose un "dialogue ouvert et public" à François Bayrou sur les "valeurs" pour rechercher des "convergences".

 
"Chacun doit prendre ses responsabilités pour savoir quelle France nous allons construire. Aujourd'hui je prends les miennes et je me déclare disponible pour parler de l'avenir de la France avec tous ceux qui pendant toute cette campagne ont souhaité le changement et la rénovation politique.

Pour faire gagner la France il faut demander une autre dimension à notre rassemblement
".

Ségolène Royal souhaite "un débat ouvert sur les idées pour construire des convergences autour d'une volonté de rénovation sans arrière-pensée et sans a priori.

La France a tout à gagner à l'ouverture des idées pour sortir des blocages d'un système dépassé. C'est pourquoi je propose un dialogue public sur la base du pacte présidentiel portant sur la rénovation de la République, l'Etat impartial, le refus des tensions dans les villes et les quartiers, l'appel au peuple francais pour la relance de l'Europe, les priorités éducative et écologique
".

Ségolène Royal a préconisé "un débat public, en toute clarté, en toute transparence et devant tout le monde. Si François Bayrou souhaite cette main tendue et ce dialogue autour du pacte présidentiel. J'attends une réponse. A M. Bayrou de dire s'il souhaite ce débat".

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