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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 08:16
On le sentait venir tout de même depuis un petit moment, mais comme d'autres je voulais espérer jusqu'au bout que les Français ne donneraient pas le pouvoir à Nicolas Sarkozy... que dans un sursaut républicain ils empêcheraient finalement cet apprenti-Bonaparte, celui qui a réintégré la Réaction et le discours d'extrême droite dans le logiciel de la Droite française, d'entrer à l'Elysée pour placer Ségolène Royal à sa place, comme garante de la persistance républicains.
Et puis, les résultats sont tombés comme un couperet, implacables... avec une telle marge que cela fait froid dans le dos, et que tous les leviers sont désormais presque mécaniquement entre les mains de "Sarkozy l'Américain" (je l'écris comme cela parce que cela fait plaisir au nouveau président et que comme Guy Carlier, je rejoins pour une micro-seconde la horde des lécheurs de bottes).
Ma première pensée hier soir a été pour tous ceux qui vont durement subir la politique que nous promet Nicolas Sarkozy pour les cinq prochaines années, après avoir déjà encaissé bien des coups. Oui, la majorité de la population en France va se voir confrontée à une société plus dure et plus violente encore qu'elle ne l'a été durant les cinq dernières années. Pour moi, il m'apparaît inévitable que les fractures s'élargissent dans la société française, qu'une minorité tire chaque jour un peu mieux son épingle du jeu alors qu'elle n'en avait même pas besoin et qu'une grande partie de la population se trouve parquée dans la marginalisation, avec un certain nombre de quartiers populaires que l'on considèrera finalement comme des "réserves indiennes". Cette société-là est lourde de menaces pour l'avenir et je suis d'autant plus amer qu'aucun des leaders socialistes que j'ai vu à la Télévision hier soir (il faut dire que je ne suis pas resté longtemps devant le poste) n'a eu un mot pour ceux qui vont souffrir cruellement et qu'il nous fallait défendre !
Mon autre pensée a été pour mes enfants... Car si je pense que personnellement je ne fais pas partie de ceux qui ont le plus à souffrir de l'élection de ce réactionnaire, j'ai peur de la société qu'il prépare pour les plus jeunes et dans laquelle ils évolueront et devront construire leur avenir, leur vie. J'ai peur qu'ils grandissent dans une société où les valeurs de Liberté, Egalité et Fraternité auront été si largement dévoyées qu'on ne comprendra même plus ce que ces principes signifient, que lorsqu'on leur parlera de la solidarité et de la justice sociale ils nous regardent avec des grands yeux éberlués. Je ne laisserai pas faire ; mes enfants - je m'y engage - ne se feront pas bouffer le cerveau et le coeur par cet individualisme et cet égoïsme social qui gangrène toute la société.
Un mot pour conclure dans la foulée de cette dernière phrase, nous entrons dans les législatives où il faut espérer et se battre pour que la Droite réactionnaire n'ait pas les coudées trop franches dans les cinq prochaines années. Cet objectif nécessite une union de combat à gauche : et c'est pourquoi j'ai été particulièrement meurtri que dès hier soir nous donnions sur les plateaux de TV et des radios le spectacle des règlements de compte et de promotion des ego. Bien des choses seront à dire sur la gauche, sur son message et sur la manière de le porter, des conditions à mettre en oeuvre pour revenir au pouvoir et surtout à nouveau changer la vie, mais cela ne se fait ni dans la précipitation ni devant les caméras d'un soir de défaite électorale surtout aussi cruelle. Et surtout je préviens ceux qui espèrent secrètement qu'avec la tornade Sarkozy, les conservateurs vont faire en France le boulot de destruction réalisé par Thatcher en Grande-Bretagne pour permettre à quelques uns d'imposer ensuite leurs méthodes et leurs ambitions si peu collectives avec plus de facilité : ce pari, cette stratégie est immorale et délétère, elle mènera à long terme à d'autres catastrophes.

FRED

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