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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 09:30
je vous propose ici la trame de mon intervention lors du débat qui a eu lieu sur les conséquences de l'élection présidentielle, lors du conseil fédéral du Val d'Oise du Parti socialiste.

"La défaite d'hier est sans appel. quelque soit le biais que l'on puisse prendre, elle s'impose à nous et nous devons le reconnaître, sans chercher d'échappatoire. Ce n'est pas une victoire en soi d'accéder au 2nd tour de l'élection présidentielle ; bien sûr nous pourrons toujours dire qu'après l'humiliation du 21 avril 2002 nous avons panser quelques plaies, mais fondamentalement les causes du 21-Avril n'ont toujours pas été corrigées. Il ne s'agissait pas non plus de déterminer qui détiendrait le leadership à gauche entre "radicaux" et "réformistes", cette question n'a jamais été posée dans la campagne car elle n'avait pas à l'être. La seule victoire eût été l'Elysée, la seule victoire eût été une nouvelle présidence de gauche.
Il n'y a pas eu d'adhésion au projet de la gauche contrairement à ce qui s'est passé à droite, où les électeurs ont fortement adhéré au projet que leur présentait Nicolas Sarkozy. Au premier tour, les électeurs de gauche ont cherché avant tout à empêcher l'élimination de la gauche quelques soient leurs sensibilités, au second tour ils ont essayé d'empêcher Nicolas Sarkozy de devenir président de la République. Loin de moi l'idée de dénigrer notre candidate, Ségolène Royal a démontré de nombreuses qualités durant cette campagne mais elles n'ont pas suffit à susciter un rassemblement réellement positif autour d'elle.
La droite emporte une victoire électorale mais avant tout culturelle, car elle a réussi à imposer sont interprétation propre sur l'ensemble des thématiques abordées dans la campagne, et notamment sur celle du Travail. Je me souviens qu'après le 21-Avril quelques uns d'entre nous parler d'une bataille culturelle à reprendre à gauche, on nous a ri au nez et j'espère qu'aujourd'hui ce qui s'est passé en fera réfléchir plus d'un.
Lors de la soirée électorale télévisée, aucun de nos leaders n'a eu un mot en direction de ceux qui vont souffrir le plus durement dans les 5 prochaines années de la politique promise par Sarkozy, après avoir subi les 5 dernières années, c'était pourtant le message essentiel à faire passer. Le Parti a donné une image excécrable de lui-même hier soir et, comme pour ne rien arranger, les mêmes qui sont venus à la TV en 1995 nous expliquer pourquoi on avait perdu, les mêmes qui sont venus à la TV en 2002 nous expliquer pourquoi on avait perdu, tous ceux-là étaient encore présents dimanche soir sur les plateaux et les radios pour nous faire entendre leurs petites musiques. Il y a un moment sans doute où il faut se dire qu'il y a là une relation de cause à effet et que ceux qui a chaque fois refusent de tirer les leçons de nos échecs sont constamment remis en selle pour nous mener à nouveau à la défaite : il va falloir que cela change enfin !

Il va nous falloir rassembler et refonder la gauche française bien sûr, peut-être au sein d'un grand parti progressiste, mais avant tout il faut comprendre que le Parti socialiste tel que nous l'avons connu n'existe plus. L'Alliance au Centre est clairement aujourd'hui un non-sujet : Bayrou est seul, les trois quarts des députés UDF ayant rallié la "majorité présidentielle". A ceux qui y penseraient tout de même je leur demande, avec qui voulez-vous discuter ? Hervé Morin, Maurice Leroy ?
Pour ma part je ne suis pas sûr que d'ici 2012 cette question ait fini de décanter.

Enfin nous entrons dans la séquence des élections législatives. Elle ne nous autorise pas à nous lancer dans les règlements de compte. Aujourd'hui il s'agit avant tout de nous donner les moyens pour envoyer le maximum de députés de gauche à l'Assemblée Nationale et empêcher le nouveau président d'avoir les mains complètement libres pour exercer sa Réaction. Nous n'opérerons pas dans l'urgence et la douleur, au milieu d'une campagne électorale, en 6 semaines, une rénovation sociale-démocrate, d'autant plus qu'il est certain que Dominique et moi-même ne donnons pas la même définition à la rénovation ou à la sociale-démocratie...
Fini de jouer maintenant, au combat !"

Frédéric FARAVEL

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Published by FARAVEL - dans Parti Socialiste
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