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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 09:02
Le Sommet  Egypte-Israël-Jordanie-Autorité palestinienne de Charm-el-Cheikh semble avoir joué dans le feutré... Annonçant un soutien renouvelé à l'autorité du Président Abou Mazen, les participants - soutenus par l'Union européenne, les Etats-Unis d'Amérique et la Fédération de Russie - ont préparé la réouverture des vannes financières sur la Cisjordanie. Ils s'efforcent également de démontrer que "l'ennemi sioniste" d'autrefois n'apporte pas un soutien amical trop appuyé au pouvoir politique du Fatah et d'Abou Mazen. La stratégie semble se limiter pour le moment à dresser un cordon sanitaire autour de la bande de Gaza devenue une prison à ciel ouvert depuis le coup d'Etat du Hamas, espérant que la publicité comparative entre la relative liberté des cisjordanien face à l'isolement des Gazaouis suffira à renverser la vapeur, à décrédibiliser le Hamas aux yeux des masses palestiniennes et permettra un pourrissement accéléré du mouvement fondamentaliste.
Les couloirs diplomatiques -  relayés ce matin par Bernard Guetta - bruissent semble-t-il de la proposition explosive qu'Ehud Olmert pourrait faire prochainement à Abou Mazen : il proposerait des négociations pour un règlement global du conflit israélo-palestinien portant sur l'ensemble des territoires  (Gaza et Cisjordanie), Jérusalem -Est, la création d'un Etat palestinien viable, etc. à la condition que le futur Etat palestinien entre dans un sorte de confédération avec la Jordanie. Cette hypothèse me paraît assez difficile à mettre en oeuvre car elle oublie les difficiles relations entre le pouvoir jordanien et le Fatah, mais qu'il n'est rien dit dans dans ce dossier sur deux épines : le développement économique et la question de l'eau d'une part, le droit au retour des réfugiés palestiniens.
Pour cela, une idée me trotte dans la tête pour tenter de résoudre les deux questions et qui nécessitent l'intervention financière massive de la communauté internationale. En effet, tout le monde sait à quel point l'état économique et social de la Cisjordanie, et ce n'est pas la comparaison entre un bracelet électronique et une prison qui fera se révolter contre le Hamas les Gazaouis, mais sans doute la démonstration que leur qualité de vie, qu'ils passent tout simplement de la survie à la vie, peut rapidement s'améliorer dans la paix avec Israël et dans le construction du premier Etat démocratique arabe.
La communauté internationale au premier rang desquels les Etats-Unis d'Amérique et l'Union européenne doivent d'urgence déverser presque à fonds perdus des milliards d'euros sur la Cisjordanie avec trois principaux objectifs : le développement économique, en partant des besoins les plus simples tant commerciaux qu'en termes de services publics de base (éducation, santé, sécurité, essentiellement), la résolution de la question de l'eau - car tout le monde sait que l'Etat d'Israël vit largement sur le dos des nappes phréatiques de Cisjordanie et pompe allégrement dans les rivières en amont de la mer de Galilée asséchant peu à peu le Jourdain - en lien avec le développement de solution de désalinisation sur les bords de mer israéliens, et la préparation de la possibilité du retour des réfugiés palestiniens en Cisjordanie (ils ne peuvent rationnellement pas revenir en Israël) qui nécessite la construction urgente et massive de nouveaux villages équipés et intégrés dans la vie économique du futur ensemble israélo-palestinien. Les premières populations destinataires de cet effort pourrait notamment être les Palestiniens du Liban et ce à plusieurs égards.
Ils sont les plus près des territoires à repeupler, ils sont en comparaison aux jordano-palestiniens beaucoup moins intégrés à la société du pays dans lequel ils se sont réfugiés (c'est un euphémisme), ils sont encore assez bien encadrés par le Fatah et les partis membres de l'OLP et il y a urgence à les sortir des camps du Liban où ils semblent de nouveau être la cible d'une instrumentalisation visant à déstabiliser la jeune démocratie libanaise. L'expérience de l'agression du groupe islamiste Fatah-al-Islam dans un camp palestinien au Liban devrait nous rappeler qu'il y a nécessité à extirper les Palestiniens de ces camps avant que le Fatah n'y perde pied devant les islamistes et pour la première fois devant Al Qaïda.
Fred

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