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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 09:34
Une étude interne du PCF confirme le déclin électoral du parti
LE MONDE | 03.07.07 | 14h44  •  Mis à jour le 03.07.07 | 14h44


e Parti communiste serait-il en train de devenir un parti de militants sans électeurs ? A la lecture des résultats obtenus par les candidats communistes aux législatives, le constat ne paraît plus si absurde. Selon une étude interne de l'historien Roger Martelli, les dernières élections - tant présidentielle que législatives - confirment une baisse quasi généralisée des scores du PCF. Et une "dénationalisation du vote communiste", soit une perte d'influence nationale, comme l'explique l'historien communiste dans une synthèse à paraître dans le numéro de juillet-août du magazine Regards.

Alors qu'au lendemain des législatives, la direction du parti avait poussé un soupir de soulagement au regard du nombre de députés PCF qui avaient réussi à sauver leur siège, la note que M. Martelli a fait circuler dans les instances montre que la tendance à la baisse, déjà relevée en 2002, continue. En comparant avec les élections de 2002, sur les 552 circonscriptions où le parti présentait des candidats en 2007, le déclin apparaît clairement.

Ainsi, les circonscriptions où les communistes sont en voie de marginalisation politique n'ont cessé de s'étendre. En 2007, le PCF obtient moins de 2% dans 120 circonscriptions contre 99 en 2002 (et seulement 7 circonscriptions en 1997 !). Inversement, le nombre d'endroits où il est au-dessus des 5% a dégringolé de 473 en 1997 à 144 en 2007. Et les circonscriptions où le parti obtient plus de 20 % (pouvant ainsi se maintenir au second tour) passe de 60 à 23 dix ans plus tard. Les chiffres révèlent très nettement une chute d'influence communiste sur l'ensemble du territoire. "En 1978, il n'y avait pas un seul département où le parti était en dessous de 5%. On assiste à un véritable affaiblissement de l'implantation traditionnelle", souligne M. Martelli.

L'analyse plus fine des scores montre que le parti a perdu la moitié de son potentiel électoral dans 400 circonscriptions. Dans 12 d'entre elles, le candidat communiste recule de plus de 10%. C'est le cas notamment d'Argenteuil (Val-d'Oise), Echirolles (Isère), Nîmes (Gard) ou Amiens (Somme). Dans 25 autres localités, le PCF perd plus de 5%. Le gain de plus de 20 points à Ambert-Thiers (Puy-de-Dôme) n'est plus qu'une exception.

INTERROGATIONS DES AMIS DE M. HUE
Le recul touche aussi des lieux d'implantation traditionnelle, comme Vénissieux (Rhône), Marseille, Martigues et Aubagne (Bouches-du-Rhône), certaines communes du Nord, voire même la banlieue rouge avec Pierrefitte, Sevran, Pantin ou Villejuif. Des résultats utilisés par certains opposants pour s'interroger sur l'utilité du parti. "On baisse partout. On peut durer encore longtemps à ce niveau mais est-ce qu'on a alors encore une influence dans la société", s'interroge Lucien Asensia, un proche de Robert Hue.

Roger Martelli, lui, reste prudent et se refuse à toute projection pour les municipales. "Les indications sur notre évolution sont inquiétantes mais il faut se garder de toute simplification", prévient le refondateur. Pour lui, malgré la présence maintenue à l'Assemblée, le parti "ne doit pas se sentir tranquille" mais réfléchir à son attitude politique et enfin "s'ouvrir". C'est tout l'enjeu des débats pour le congrès extraordinaire, rappelle-t-il.

Sylvia Zappi
Article paru dans l'édition du 04.07.07

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