Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
en savoir plus

 

Trouve

Maintenant la Gauche !

signez la contribution générale de MLG pour le congrès de Poitiers

 

16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 09:51
A la tête du nouveau parti de gauche, Walter Veltroni se pose en rival de Romano Prodi
LE MONDE | 15.10.07 | 15h23  •  Mis à jour le 15.10.07 | 15h24
ROME CORRESPONDANT

alter Veltroni, le très populaire maire de Rome, a gagné son pari et réalisé le rêve de toute une vie. Dimanche 14 octobre, il a été élu triomphalement secrétaire du Parti démocrate (PD), la nouvelle formation du centre-gauche italien, née de la fusion des Démocrates de gauche, (DS, héritiers lointains du Parti communiste italien) et de la Marguerite (DL, d'inspiration démocrate-chrétienne). Tout laissait présager que cet homme politique le plus apprécié des Italiens, coqueluche des médias, allait, un jour, prendre la tête de ce nouveau parti. La participation populaire, vrai enjeu de cette vaste consultation où les sympathisants ont pu choisir directement leur chef de file, a été de grande ampleur.

Au moment où le pays connaît un fort sentiment de défiance envers les partis, plus de 3 millions de personnes ont pris d'assaut les bureaux de vote, obligeant les organisateurs à recourir à des photocopies de bulletins de vote ou à tenir ouverts les bureaux bien au-delà de l'heure prévue de fermeture. En octobre 2005, plus de 4 millions de personnes s'étaient déplacées pour plébisciter Romano Prodi comme leader de la coalition de centre-gauche aux élections législatives de 2006.

"BON À TOUT PRIX"
walterveltroni.jpgL'objectif de ces primaires était encore plus ambitieux : donner naissance à un parti, lui fournir une identité, des instances dirigeantes et un chef doté d'un mandat fort. C'est chose faite. Walter Veltroni a recueilli plus de 2 millions de suffrages, soit plus de 75% des voix, loin devant ses quatre adversaires.

"Le pays est plus en avant que ceux qui le représentent et peut-être aussi que ceux qui le racontent", a reconnu, ému, le maire de Rome, en parlant devant les militants, enthousiastes devant cette "journée mémorable pour la démocratie". M. Veltroni n'a cessé de répéter qu'il s'agissait pour lui du couronnement d'un rêve : réunir les réformistes pour tourner la page d'une politique vécue de façon négative. Le nouveau Parti démocrate se veut le parti des propositions. M. Veltroni s'affiche comme l'homme du dialogue mais aussi des décisions. Sera-t-il aussi un "facteur de stabilité" pour le gouvernement actuel comme il le prétend, ou cette forte poussée populaire finira-t-elle au contraire par le mettre en porte-à-faux à l'égard de l'exécutif de Romano Prodi ?

Les accrochages ont déjà eu lieu au cours de la campagne pour les primaires. Les sujets de la fiscalité ou de la réduction du nombre des ministres ont été des occasions d'échanges virulents entre le chef du gouvernement et celui qui, en 1996, était son alter ego, lors de la victoire de la coalition de centre gauche de l'Olivier. Dimanche soir, les deux hommes étaient côte à côte, illustrant la dualité de la gauche en Italie. Romano Prodi sera, formellement, le président du Parti démocrate. Mais ce nouveau parti, qu'il a si fortement voulu, va lui échapper.

Selon nombre de commentateurs, le nouveau secrétaire sera amené à prendre ses distances à l'encontre du gouvernement pour exister. Certains le soupçonnent d'oeuvrer pour des élections anticipées au printemps 2008. M. Veltroni s'en défend et déclare vouloir soutenir loyalement M. Prodi jusqu'à la fin de la législature prévue en 2011. L'homme s'est vu attribuer le surnom de "buonista", "bon à tout prix". Mais, ces derniers temps, il a paru s'éloigner de cette image. Il avait ainsi fait part de son intention d'aller s'installer en Afrique au terme de son mandat de maire. L'Afrique attendra. A 52 ans, ce journaliste de profession, entré très tôt en politique, devra se frotter à la réalité pour répondre aux attentes exprimées dimanche.

Salvatore Aloïse
Article paru dans l'édition du 16.10.07

Le PS français découvre un parti social-démocrate allemand débordé sur sa gauche
LE MONDE | 15.10.07 | 15h42  •  Mis à jour le 15.10.07 | 15h42
BERLIN ENVOYÉ SPÉCIAL

Lafontaine.jpg'un est aux affaires depuis 9 ans et l'autre n'a pas quitté les rangs de l'opposition depuis plus de 5 ans mais le Parti social démocrate allemand (SPD) comme le PS ont un point commun. Au creux de la vague, chacun cherche à initier un nouveau cycle.

Alors que le SPD réunira son congrès à Hambourg à partir du 26 octobre, le PS qui souhaite "étudier les nouvelles voies qu'élaborent les principaux acteurs de la gauche réformiste de l'Union européenne", a dépêché une mission à Berlin du 11 au 13 octobre. Celle-ci a multiplié les contacts avec des interlocuteurs inquiets et parfois amers. Engagé dans la grande coalition dirigée par Angela Merkel qui a poursuivi la politique d'assouplissement du marché du travail et de redressement des finances publiques engagé par Gerhard Schroeder, le SPD a dégringolé dans les sondages et doit faire face à Die Linke ("La Gauche"), le parti formé par certains de ses transfuges et les héritiers du parti communistes de l'ancienne Allemagne de l'Est. "Ces mesures douloureuses - qui ont contribué à relancer la croissance et l'emploi - ont été imposées sans avoir été vraiment discutées dans le parti", insiste Niels Annen, jeune député au Bundestag qui se réjouit que le SPD "se batte désormais pour l'instauration d'un salaire minimum et une meilleure indemnisation des chômeurs". "Au congrès, nous aurions pu trouver une majorité sur une ligne plus radicale mais le texte proposé parle notre langage. Et puis, ajoute ce représentant de la gauche du parti, il n'est pas question de faire marche arrière."

Pour le député européen Henri Weber, qui conduisait la délégation, les difficultés du SPD imposent de tirer des enseignements en terme de méthode. "La réforme de l'Etat-protecteur ne peut être menée à bien sans avoir au préalable longuement préparé l'opinion, les syndicats et a fortiori, le parti. On ne peut pas passer en force et dans l'urgence", juge-t-il.

SPD ET SALAIRE MINIMUM
Point central du congrès de Hambourg, l'instauration d'un "Etat social prévoyant" - mettant l'accent sur la formation, l'éducation et les services à la population et non seulement sur les dépenses sociales classiques - a fait écho auprès des socialistes français. "Parmi nos propositions, les parcours professionnels sécurisés, la protection sociale professionnelle ou le revenu de solidarité active correspondent à cette notion. Mais pour vraiment se l'approprier, il nous faut la conceptualiser", estime la députée Elisabeth Guigou. L'ex-ministre de Lionel Jospin observe de nouvelles convergences entre socialistes allemands et français. Le SPD découvre l'intérêt du SMIC et insiste plus nettement sur l'Europe sociale alors que le PS s'intéresse aux politiques de l'offre et à la crise de l'Etat-providence.

La mauvaise passe du SPD renvoie les socialistes français à la volatilité de l'électorat. "Comme chez nous, les couches moyennes et les catégories populaires intégrées admettent mal les transferts sociaux au profit des plus défavorisés", constate le député européen Harlem Désir.

Laurent Baumel, responsable national chargé des études, souligne de son côté "la capacité qu'ont les sociaux-démocrates allemands à se définir". Il en veut pour preuve la nouvelle "majorité solidaire" que souhaite forger le SPD : "Une alliance allant du salariat précaire à la bourgeoisie éclairée, fondée sur l'attachement à la justice sociale et à une croissance génératrice d'emplois de qualité alors que, pour le New Labour, tous les emplois se valent."

"UN MÉTRO DE RETARD"
Jean-Luc Mélenchon, qui ne faisait pas partie du voyage - il participera à la mission envoyée en Espagne auprès du PSOE - porte un tout autre regard. "Le PS a toujours un métro de retard ; alors que le SPD s'interroge sur les moyens de sortir de l'impasse sociale-libérale, il se demande s'il doit s'y engager", se lamente le sénateur de l'Essonne qui entretient des liens privilégiés avec Oskar Lafontaine, le président et fondateur de Die Linke. Il craint que "l'état de sidération totale dans lequel se trouvent les socialistes français leur faire perdre de vue que la sociale-démocratie d'Europe du nord, à force de considérer que la question du partage des richesses est secondaire, a accumulé les désastres électoraux". Des critiques qui laissent de marbre le strauss-kahnien Laurent Baumel. "Par rapport au PS, fait-il valoir, le SPD dispose d'un sérieux atout ; son aile gauche joue le jeu et se garde d'instrumentaliser les difficultés du parti".

Jean-Michel Normand
Article paru dans l'édition du 16.10.07

Partager cet article

Repost 0

commentaires