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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 09:13
La gauche allemande s'interroge sur les réformes de l'ère Schröder
LE MONDE | 15.10.07 | 15h42  •  Mis à jour le 15.10.07 | 15h42

e succès dans les sondages du nouveau "Parti de gauche" allemand, crédité de 11% d'intentions de vote, et la montée d'une grogne syndicale pour réclamer plus de partage des bénéfices de la croissance, a relancé dans la gauche allemande, cet automne, la tentation de prendre ses distances par rapport aux réformes sociales libérales mises en place sous le gouvernement du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, allié aux Verts. Porté en juin 2007 sur les fonds baptismaux par l'ancien président du parti social-démocrate Oskar Lafontaine et les héritiers du parti communiste de l'ex-Allemagne de l'Est, le Parti de gauche, avait - avant même d'être officiellement constitué - obtenu 53 députés au Bundestag aux élections de 2005, devançant les Verts et coûtant sa reconduction à la coalition de M. Schröder, battue de justesse par les chrétiens-démocrates.

Ce parti a pu capitaliser à la fois sur le mécontentement persistant à l'Est de l'Allemagne de ceux qui se sentent les oubliés de la réunification allemande de 1990 et à l'Ouest d'une frange de la gauche allemande n'a jamais accepté le tournant "blairiste" du parti social-démocrate sous Schröder. Recrutant parmi la gauche syndicaliste et les partisans de l'aile allemande d'Attac, leur discours, porté par Oskar Lafontaine - qui a effectué un retour spectaculaire huit ans après avoir démissionné de la présidence du SPD et de son poste de ministre des finances - le nouveau parti bénéficie aujourd'hui des tensions sociales provoquées par les réformes du gouvernement Schröder, poursuivie par la grande coalition formée par les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates sous la conduite de la chancelière Angela Merkel.

La montée en puissance de cette nouvelle gauche a redonné des arguments à l'aile gauche du parti social-démocrate, mais aussi des Verts. A l'approche du Congrès du SPD, qui se réunira le 26 octobre à Hambourg, l'actuel président du SPD, Kurt Beck, le ministre-président de Rhénanie-Palatinat, qui a pourtant longtemps gouverné son land avec les libéraux, a ouvertement demandé un aménagement des réformes, notamment au profit des chômeurs les plus âgés, premières victimes de la réduction des indemnités chômage. Il a provoqué un intense débat avec les ministres sociaux démocrates du gouvernement fédéral, qui récusent un retour en arrière.

Les Verts, dans l'opposition, sont eux aussi tenté de revenir sur certains de leurs anciens dogmes. Une majorité du parti a récemment remis en cause l'engagement militaire de l'Allemagne en Afghanistan aux cotés de leurs alliés occidentaux, obligeant leurs députés à s'abstenir vendredi 12 octobre lors du vote du Bundestag sur le renouvellement du mandat pour l'envoi de troupes allemandes dans ce pays.

Ces débats ne signifient pas pour le moment que le pays se détourne de réformes encore largement acceptées par l'opinion qui y voit une des raisons de la relance de la croissance allemande. Les principaux bénéficiaires en sont les partis chrétiens-démocrates qui caracolent loin devant dans les sondages.

Les syndicats qui tentent eux aussi de faire entendre leur voix, restent prudents. Quelques milliers de personnes seulement, 7 000 selon les organisateurs, ont pris part samedi à Berlin à une manifestation contre la politique sociale du gouvernement à l'appel des délégations syndicales de grands groupes industriels allemands comme Siemens, Daimler, Thyssen ou RAG, ainsi que les puissants syndicats des services Verdi, de la métallurgie IG-Metall et des enseignants GEW.

Henri de Bresson
Article paru dans l'édition du 16.10.07

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