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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 13:41
L'abstention sur le traité européen, un moindre mal pour le PS
Reuters 22.10.07 | 17h30  - par Laure Bretton

PARIS (Reuters) - Les socialistes français sont de plus en plus tentés par l'abstention lors de la ratification du traité européen simplifié, une solution qui leur permettrait, en interne, d'éviter un nouveau psychodrame européen et, au plan national, de ne pas faire le jeu de Nicolas Sarkozy.

Plus de 2 ans après le référendum sur la Constitution européenne, qui avait conduit le Parti socialiste au bord de l'implosion, ses dirigeants recherchent une position collective sur le nouveau texte adopté la semaine dernière à Lisbonne par les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept.

"Il y a un consensus pour ne pas s'opposer" à ce traité, a déclaré lundi Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire du PS, François Hollande, autrement dit il peut "y avoir un 'oui' ou "abstention" lors de la réunion du Congrès, à Versailles, sans doute début 2008".
"Ce traité est un point de passage pour sortir d'une impasse" qui doit être complété notamment par un traité social, a souligné le député européen, remisant au passage l'exigence d'une ratification par référendum - qui fut l'une des promesses de campagne présidentielle de Ségolène Royal.
"Nous aurions préféré (mais) Nicolas Sarkozy a dit clairement qu'il n'y était pas favorable", a expliqué Stéphane Le Foll. "Il n'y a pas de malaise (européen) mais un débat de fond" au PS, a-t-il assuré.

"Est-ce que ce texte vaut qu'on se foute sur la gueule ? Non. Est-ce que le PS peut se permettre de bloquer la sortie d'impasse ? Non. Mais est-ce que ce texte relance l'Europe ? Là encore, c'est non", résume le député européen Benoît Hamon, qui a dirigé pendant l'été un groupe de travail réunissant toutes les tendances internes pour parvenir à une position commune.
Il doit présenter son document de synthèse devant le bureau national du PS, probablement mardi prochain. Aucun vote n'est pour l'instant programmé.

"PIÈGE"
Dans un entretien à Libération, Ségolène Royal avance que, "même imparfait", ce traité "peut remettre l'Europe en marche".
"Nous n'avons pas de temps à perdre à nous diviser", dit-elle, refusant de faire du référendum une "question de principe" et demandant aux socialistes de passer le plus vite possible à "l'étape suivante" d'un traité social européen.
Une "position courageuse", salue son ancien directeur de campagne, Jean-Louis Bianco, dans un communiqué. De la pure stratégie, analyse un secrétaire national venu de la gauche du parti.

Alors qu'elle se présentait comme la seule capable de réconcilier "oui" et "non", Ségolène Royal, dit-il, "aligne aujourd'hui sa position européenne sur son avenir politique. Elle veut créer un grand parti démocrate, qui repose pour partie sur un électorat centriste qui avait voté 'oui'" en mai 2005.

La question européenne peut encore faire de "gros dégâts" au sein du PS, met en garde un ancien pilier du "non" socialiste. "On ne s'en sort bien qu'avec l'abstention et ce n'est pas très glorieux", admet cet ancien secrétaire d'Etat.
"S'il n'y a pas de référendum, nous allons vers une abstention critique", confirme Razzye Hammadi, président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS).
Pour Guillaume Bachelay, proche de Laurent Fabius, "il serait délirant de se déchirer sur cette question du mode de ratification alors que le PS a une position officielle qui est la même depuis juin 2006".
Sur le fond, comme Jacques Chirac en son temps, "Nicolas Sarkozy allume des contre-feux pour masquer ses résultats économiques et sociaux lamentables et cherche à réactiver les divisions au sein du PS" à quelques mois des élections municipales, estime-t-il. Pour déjouer ce "piège", les socialistes ont intérêt à ne pas participer au vote, lors de la réunion du Congrès, fin janvier.

"S'abstenir ou voter oui reviendrait à aider Sarkozy à faire passer son texte", analyse dans un communiqué Jean-Luc Mélenchon, un fervent "noniste" de 2005. "Je m'opposerai à ce texte et je ne serai pas le seul", dit le sénateur de l'Essonne.

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commentaires

Fred 25/10/2007 11:45

Ce n’est ni une manœuvre, ni la seule voie trouvée par les socialistes pour trouver une synthèse entre oui et non. C’est une position qui porte un message d’insatisfaction, mais aussi une volonté de rester à l’intérieur du cadre européen. La vraie manœuvre est celle de Nicolas Sarkozy, qui fait savoir qu’il s’agit du dernier moyen qu’il a trouvé pour déstabiliser le PS.

Fab 25/10/2007 11:44

Quel talent ce mec !!il arrive à faire passer un calcul politique de cour de récré (mais oui, les municipales c'est dans pas longtemps, et Sarko est meilleur propagandiste que Chirac, si le PS se fait encore moucher il va perdre des villes) pour un acte de résistance qui ferait passer le couple aubrac pour des collabos...La prochaine fois tu nous explique pourquoi la présence de Kouchner au gouvernement est un noyautage gauchiste de l'action gouvernementale, et que le PS est en sous main le seul vrai résistant face à Sarko ? Et sinon, la prochaine grève tu la feras, maintenant que ton syndicat trouve qu'il faut la faire ? Mais je suis mauvaise langue, ça doit pas être le même sujet....

FARAVEL 25/10/2007 11:50

encore une fois, la caricature et là à la limite de l'insulte... sur le noyautage du gouvernement, je ne dirai rien tellement l'hypothèse est ridicule et ne peut sortir que d'un cerveau malade... Quant à la grève du 20 novembre, je l'aurais faite quelque soit les positions de quelques syndicats du moment qu'une des principales confédérations eût appelé à la grève, tu pourras demander à mes collègues si je ne parle pas de faire grève depuis plusieurs semaines.Fred

Fab 25/10/2007 11:18

cher ami, par cher mai

Fab 25/10/2007 11:16

J'ai du mal à voir, cher mai, la part de réflexion personnelle dans le "nous avons voté çi en 2005"...ou alors tu te considères comme un insecte grégaire, qui n'existe que par son appartenance à un groupe supposé plus important ? Ce serait dommage, je n'ai pas l'habitude  d'apprécier les abeilles....

FARAVEL 25/10/2007 11:40

Mon cher Atchoum, décidémment depuis hier tu choisis la caricature et l'anathème quand il faudrait un poil de subtilité... Mais, pour ma part sans caricature, je te répondrai ce que ton passé communiste devrait t'avoir appris : on ne change pas le monde tout seul dans son coin, mais en construisant collectivement son action....

Cab' 25/10/2007 11:07

Des personnes se sont battues toute leur vie pour avoir le droit de vote. Pour ma part, refuser de prendre part à un vote, c'est tout simplement ne pas les respecter. Et comme le dit Fab, c'est implicitement accepter les décisions des autres.Que le PS décide de ne pas prendre au vote, très bien. Mais dans ce cas, je trouverai illégitime toute déclaration ultérieure du PS sur le sujet traité.Il me semble qu'il existe aujourd'hui une manière, malheureusement insufisamment reconnue, de manifester son mécontentement lors d'un vote, le vote blanc, ici symbolisé par l'absention....ça me fait sourire qu'après une campagne très volontaire de sensibilisation des citoyens français à l'importance d'aller voter pour les présidentielles, un parti politique qui se veut en rénovation juge opportun d'envisager un refus de vote...

FARAVEL 25/10/2007 11:28

Le "refus de prendre part au vote" est comme tout le monde le sait une option de la démocratie parlementaire et municipale pour signifier que le dossier soumis au vote par l'exécutif n'a pas à faire l'objet d'une délibération dans l'assemblée en question, soit parce que le dossier est nul ou non avenu, soit parce qu'il ne devrait pas être de la compétence de l'assemblée sollicitée de se prononcer sur le dossier. Or c'est bien le cas ici, puisque cela devrait être au suffrage universel référendaire de trancher une question qui a fait l'objet d'un précédent référendum. Ce serait d'ailleurs l'occasion de mesurer quelle a été la motivation principale des électeurs en 2005 pour dire "non" à 55% au référendum... Pour le reste, je ne connais pas encore la teneur consolidée du traité simplifié - et bravo à Atchoum qui semble être extralucide, mais moi je préfère attendre quelques jours pour avoir le texte final entre les mains - et sur le fond je me prononcerai le moment venu à savoir si le texte constitue ou non une correction des erreurs contenues dans les parties I et II du projet de TCE (la partie III n'étant plus d'actualité). Selon moi, le fond du texte est si loin de ce qu’il serait nécessaire de faire pour relancer l’Europe qu’il ne nous permet pas de l’accepter.Cependant, il ne faut pas considérer le refus de Sarkozy de passer par le référendum comme une question mineure : c'est une faute majeure démocratiquement et je refuse que les députés socialistes prennent position à la place du peuple.Fred