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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 13:03
Du grain à moudre
par Brice Couturier et Tara Schlegel
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
  Du grain à moudre


Ecoutez émission du mercredi 31 octobre 2007
Jésus et Mahomet sur les bancs de l’école

  « Le but n’est pas de remettre Dieu à l’école » - prévenait dès l’introduction Régis Debray, dans le rapport qu’il lui fut demandé de rendre, après les attentats du 11 septembre 2001.
Car la montée des communautarismes, les replis identitaires de certains élèves – incitèrent alors le Ministre de l’Education Jack Lang à s’interroger sur l’enseignement des faits religieux.
Des progrès réels avaient été déjà faits depuis 1996 – par l’introduction dans les programmes scolaires d’un certain nombre de thèmes, qu’il faut étudier en Français et en Histoire, par exemple l’époque antique et les dieux égyptiens, les Hébreux – en tant que peuple de la Bible – la Genèse – la naissance du christianisme ou encore les cinq piliers de l’Islam.
Un peu de chemin donc, avait été parcouru après la remise du rapport Joutard en 1989 s’alarmant de l’inculture religieuse des jeunes.
Mais ces recommandations se sont souvent heurtées à de réelles résistances – notamment à un anticléricalisme farouche de la part de certains enseignants.
Et le rapport Debray en 2002 avait le mérite de souligner combien « le temps paraissait venu » de passer à présent d’une « laïcité d’incompétence » -(à savoir le religieux par construction, ne nous concerne pas) – à une « laïcité d’intelligence » (il est de notre devoir d’enseignants de comprendre) ».
Cinq ans après cette feuille de route, qui prônait en particulier une meilleur formation des maîtres, qu’en est-il réellement de l’enseignement des faits religieux, au primaire, collège et lycée ?
Alors que l’affaire du voile islamique a parfois rendu les débats dans les classes très périlleux, alors que terrorisme et islam sont si souvent confondus dans les discours médiatico-politiques, alors qu’on parle d’une montée de l’antisémitisme en France.
Alors que les théories créationnistes aux Etats-Unis gagnent de l’ampleur les professeurs sont-ils suffisamment armés pour aborder toutes ces questions ?
Leur formation en la matière a-t-elle évoluée? L’enseignement des faits religieux est-il toujours cantonné au français et à l’histoire ?
Bref l’Education nationale – qui s’est recentrée sur le socle commun de connaissance - laisse-telle les enfants moins démunis en admirant les Tympans de la Cathédrale de Chartres, une peinture de Botticelli ou en découvrant le Dom Juan de Mozart ?
Enfin et surtout comment réagissent les enseignants à cette nouvelle obligation scolaire, jouent-ils le jeu de la « laïcité d’intelligence » ou escamotent-ils trop souvent les passages afférents aux grands monothéismes et autres croyances ? Telles sont quelques unes des questions que nous allons aborder au cours de ce débat.

  Invités

 
Esther Benbassa.  Directrice d'étude à la Section des sciences religieuses de l'École pratique des hautes études

 
Henri Pena-Ruiz.  Philosophe. Professeur à Sciences po

 
Régis Debray.  Philosophe, Médiologue

 
Laurence Pierrepont.  Professeur agrégée d'histoire (a enseigné 10 ans en ZEP à Nanterre)
Formatrice à l'IUFM de Versailles
 
 


           
les livres
 

 
 

 
Esther Benbassa et Jean Christophe Attias (dir.)
Des Cultures et des Dieux : repères pour une transmission du fait religieux
Fayard - 19 septembre 2007
 

Attentats du 11 septembre 2001, « choc des civilisations », revendications communautaristes, appétits nouveaux de spiritualité... Face à cette explosion de phénomènes et de discours, les Français, tantôt anticléricaux, tantôt peu ou mal formés à la culture religieuse, se sentent parfois désorientés. Ce livre leur fournira certaines des clés qui leur manquent.

Judaïsme, christianisme et islam s'y taillent une part importante parce qu'ils ont marqué l'histoire de l'Europe. Mais traditions d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique et nouveaux mouvements religieux sont aussi abordés. Outre leur intérêt intrinsèque, notre passé colonial, les grandes migrations de l'ère contemporaine, la diffusion en Occident des sagesses orientales l'imposaient.

Ni apologétique ni dépréciateur, ne cultivant ni l'irénisme ni le goût du sensationnel, ce travail d'équipe conçu et conduit avec brio par Jean-Christophe Attias et Esther Benbassa se veut non confessionnel et distancié. Il porte une attention particulière aux phénomènes de contact, de conflit, mais aussi d'imprégnation mutuelle entre religions différentes, sans oublier l'histoire des laïcités et les processus de sécularisation.

L'étude dépassionnée des faits religieux est une fenêtre privilégiée sur la diversité des cultures. Elle est en même temps une invite au dialogue et à la compréhension réciproque. Simples curieux, parents, enseignants, étudiants, lycéens, jeunes et moins jeunes sauront faire de ce livre l'usage qui leur convient. Puisse-t-il devenir entre leurs mains un modeste mais efficace outil de liberté.

- 4e de couverture -

 
 

 
Régis Debray
L'obscénité démocratique
Flammarion - 3 septembre 2007
 

Non ce n'est pas la démocratie qui est obscène !

C'est la scène républicaine qu'il faut sauver de l'obscénité, au moment où la politique devient le tout-à-l'ego d'un pays en proie aux tyrannies de l'audimat, de l'émotif et de l'intime.

- 4e de couverture -

 
 

 
Henri Pena-Ruiz
Les grandes légendes de la pensée
Flammarion - février 2007
 

« Il peut paraître étonnant que les pensées profondes se rencontrent plutôt dans les écrits des poètes que dans ceux des philosophes. La raison en est que les poètes ont écrit sous l'empire de l'enthousiasme et de la force de l'imagination. Il y a en nous des semences de science comme en un silex des semences de feu ; les philosophes les extraient par raison, les poètes les arrachent par imagination : elles brillent alors davantage. » Comment penser la vie et le monde ? Les grandes questions qui nous tourmentent ? Venus du fond des âges, des images et des récits nous y aident. L'envol de l'homme-oiseau Icare, l'amour passion de Tristan et Yseut, le déluge qui submerge l'ancien monde, l'aveuglement d'Oedipe qui accomplit son destin en voulant le fuir, l'hésitation de César avant de franchir le Rubicon, le nez de Cléopâtre, maîtresse de l'empereur de Rome... Voici donc un petit livre à parcourir « à sauts et à gambades », comme le disait Montaigne, aussi librement qu'une conversation entre amis.
-4e de couverture-

 
 

 
Régis Debray
Un mythe contemporain : le dialogue des civilisations
CNRS Editions - 2007
 

Permettez-moi un petit examen de conscience sur cette formule pieuse, le dernier dogme d'un monde sans dogme, à la fois cri de détresse et protestation contre la détresse, je veux dire : « le dialogue des civilisations ». Que veut dire ce mantra et que faire pour qu'il ne tourne pas à l'exutoire, voire à l'exorcisme ?
-4e de couverture-

 

 
Laurence Pierrepont,Corinne Bonafoux,Benoît Falaize
Mémoires et histoire à l'école de la République
Armand Colin - à paraître nov 2007
 


 

 
Sous la direction Dominique Borne et Jean-Paul Willaime, préface de Régis Debray
Enseigner les fait religieux
Armand Colin - à paraître nov 2007
 

Depuis 2002, l'enseignement des faits religieux est entré dans les programmes des différentes disciplines. Ce livre rappelle l'histoire des relations entre la République et les sciences religieuses et interroge l'expression « faits religieux ». Puis il aborde concrètement les problèmes de la classe : quelle est la place des faits religieux dans les programmes des différentes disciplines ? Peut-on conseiller des démarches pédagogiques ? Comment aborder ces questions dans des perspectives nécessairement laïques ? Enfin, l’enseignement des faits religieux renvoie à des débats sociaux, culturels et politiques : dans un climat général de sécularisation, la France affronte le pluralisme et des formes fondamentalistes du religieux. L'école ne peut être absente de ces débats.

Dominique BORNE, historien, ancien doyen de l’Inspection générale, est président de l’Institut européen en sciences des religions. Auteur d’ouvrages sur la France au XXe siècle, sur les problèmes éducatifs, ses travaux sur la laïcité et l’enseignement des faits religieux font autorité.

Jean-Paul WILLAIME, sociologue des religions, est directeur d’études à la Section des Sciences religieuses de l’École pratique des hautes études et directeur de l’Institut européen en sciences des religions. Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés, plus particulièrement, au protestantisme et à la dimension européenne des faits religieux.
-4ème de couverture-

 
 

 
Esther Benbassa et Jean Christophe Attias
Petite histoire du judaisme
Librio. Document, n° 843 - 3 septembre 2007
 

La série « Petite histoire des religions » est dirigée par Jean Baubérot, spécialiste de la sociologie des religions et de la laïcité : Petite histoire du judaïsme (n° 843), Petite histoire de l'islam (n° 844), Petite histoire du bouddhisme (n° 857) et Petite histoire du christianisme (n° 858).

Cet ouvrage clair et accessible permet de comprendre la religion juive et l'universalité de son message.

Et, bien au-delà, de connaître l'histoire d'un peuple et sa contribution originale à la civilisation humaine. Religion, culture, identité en dialogue ininterrompu avec le monde, le judaïsme est tout cela à la fois. Et en dépit des tragédies qui l'ont frappé, c'est une vitalité et une créativité toujours renaissantes qui le caractérisent.

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commentaires

Fabrice 17/11/2007 11:09

C'est vraiment une très bonne émission où il existe de vrais débats, c'est à dire des échanges avec des personnes ayant des points de vues différents.