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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 17:29
Selon un sondage CSA paru vendredi 25 janvier dans Le Parisien/ Aujourd'hui en France, les listes de gauche remporteraient, au niveau national, 46% des voix au premier tour des élections municipales, devant les listes de droite, à 40% d'intentions de vote. Les listes centristes du MoDem remporteraient 7% des voix, les listes du Front national 2%, et les listes d'extrême-gauche 2%.
À l'occasion de la sortie d'état de grâce du président de la République, la Gauche et plus exactement le Parti socialiste se prend à rêver de surfer sur le mécontentement légitimes des Français pour emporter les élections municipales et cantonales de mars 2008. D'ailleurs, cette équation est défendue dans le Val d'Oise comme dans d'autres départements.
Mars 2001 avait marqué une défaite certaine de la gauche après presque quatre années de pouvoir, et des résultats macro-économiques extrêmement positif... Si les élections intermédiaires et locales sont toujours plus difficiles pour le Parti au pouvoir, 2001 avaient démontré une véritable déculottée mais la victoire à Paris et à Lyon avait servi de paravent. Lionel Jospin, le Parti socialiste et la Gauche plurielle n'avaient pas pris la mesure de ce qui s'était passé alors ; la gauche avait abandonné le terrain de la réflexion et de la préparation de l'avenir, Lionel Jospin a fait campagne sur son bilan - légitimement bon, mais masqué par une année politique en demi-teinte - et sur la détestation pour le comportement de Jacques Chirac. On connaît le résultat.
2008 pouvait difficilement être pire que 2001, la gauche pouvait légitimement prétendre récupérer quelques villes moyennes ou majeures qui avaient subi le hold-up de la droite en 2001. Mais aujourd'hui elle se plaît à rêver un effet avalanche, alors même qu'elle n'a pas remis au jour son discours, ses propositions et son organisation. Dans la foulée de ces municipales et cantonales prometteuses, elles pourraient mécaniquement accroître ses positions au Sénat en septembre 2008 puis en septembre 2010. L'euphorie la guette, mais une euphorie non naturelle, une euphorie sous stupéfiants sondagiers...

Car il faut savoir tirer des leçons du passé, après 6 ans dans l'opposition, il serait temps que le Parti socialiste notamment commence à réfléchir et ne retombe pas dans les pièges qu'il se tend à lui-même. En 2004, la gauche a connu une série exceptionnelle d'élections intermédiaires sanctionnant le gouvernement Chirac-Raffarin-Sarkozy, après la canicule. Pourtant quelques semaines encore avant les cantonales et les régionales de mars 2004, personne ne sentait la campagne à gauche, personne n'était à même de dire comment elle sortirait de ces élections : l'Île-de-France paraissait menacée et dans les autres régions tenues à la majorité relative par la gauche depuis 1998 on espérait seulement que le changement de mode de scrutin permettrait d'obtenir des majorités stables qui avaient manqué jusqu'ici. Personne n'envisageait que 20 régions métropolitaines sur 22 tombent à gauche, plus les trois quarts des régions d'outre mer et la majorité des départements français.
Un enthousiasme nouveau s'empara ensuite du PS pour l'élection européenne, un discours équilibré et offensif avait été choisi, et le Parti socialiste atteint 30%. Ce fut la seule campagne qu'il avait un peu préparé avec "Et maintenant, l'Europe sociale...".
Pourtant cette série de victoires qui devaient plus à la déchéance de l'UMP et de l'UDF donna l'effet inverse : le Parti socialiste n'en profita pas pour accroître ses efforts. La direction du Parti socialiste y vit l'occasion d'écraser son opposition lors d'un référendum interne sur l'Europe, plutôt que d'ouvrir les débats de fond nécessaire. Nous en soldons toujours les comptes.
2008 ne doit pas avoir les mêmes conséquences que 2004, le socialistes ne doivent pas répéter leurs erreurs.

FRED

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