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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 11:56

Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
  Du grain à moudre



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    émission du jeudi 14 février 2008
Faut –il placer Ayaan Hirsi Ali sous protection européenne ?
Vous pouvez aussi lire la note de Brice Couturier sur son blog à ce sujet...


 

 
  Depuis le 2 novembre 2004, la vie de Ayaan Hirsi Ali est très directement menacée. C’est ce jour-là, en effet, que Theo Van Gogh, co-auteur, avec Hirsi Ali du film «Soumission», fut assassiné à coups de revolver sur son vélo, puis égorgé sur le trottoir, dans une rue passante d’Amsterdam. Son meurtrier, Mohammed Bouyeri, lui planta ensuite deux couteaux dans la poitrine ; au bout de l’un d’entre eux, une liste de personnalités condamnées à périr de la même façon pour avoir blasphémé l’islam. En tête, le nom d’Ayaan Hirsi Ali.
Theo Van Gogh, un ancien provo d’Amsterdam, dont la famille s’était illustrée dans la Résistance anti-nazie, était certes un provocateur. Il avait traité Jésus-Christ de «poisson pourri de Nazareth», et il se moquait dans des termes similaires du fondateur de l’islam, mais ce n’était nullement un raciste. Il était même le réalisateur du premier soap-opera néerlandais consacré à l’immigration maghrébine, «Najib et Julia», vaguement adapté de Roméo et Juliette.
Van Gogh et Hirsi Ali provoquèrent un beau scandale en filmant, dans «Soumission» des femmes musulmanes dévoilant, l’une son dos lacéré de coups de fouets, l’autre, son visage tuméfié, sur lesquels étaient projetés des extraits du Coran, censés justifier ces traitements barbares.
En 2004, Ayaan Hirsi Ali, qui avait quitté le parti social-démocrate pour être élue députée chez les libéraux, fut désignée «personnalité néerlandaise de l’année». Aux côtés d’autres intellectuels issus de l’immigration, «allochtones», comme on dit aux Pays-Bas, telles que l’écrivain d’origine marocaine Hafid Bouazza ou l’universitaire d’origine iranienne Afshin Ellian, Hirsi Ali dénonçait depuis longtemps l’aveuglement des autorités néerlandaise face à la réclusion subie par nombre de femmes «allochtones». Les autorités avaient trop tendance, disait-elle, à onsidérer ces femmes d’abord comme des «musulmanes» et à leur refuser les moyens d’accès à l’émancipation, largement ouverts aux femmes «autochtones». Elle fit voter par le Parlement une loi réprimant la pratique de l’excision, loi qui porte désormais son nom.
Il faut ajouter qu’à l’époque, Ayaan Hirsi Ali était la compagne de Herman Philipse. Or Philipse, auteur d’un livre très lu, intitulé «le manifeste athéiste», fait un peu figure, aux Pays-Bas, de Michel Onfray haut-de-gamme (il enseigne aussi à Oxford). Avec Philipse, elle prétend que les Européens actuels ont perdu l’audace intellectuelle qui permit, aux XVIII° et XIX° siècles, à leurs ancêtres de défier les Eglises chrétiennes.
En 2006, l’étoile de Ayaan Hirsi Ali a pâli aux Pays-Bas. Accusée d’avoir menti sur sa véritable biographie pour bénéficier d’un droit d’asile qui lui avait été refusé en Allemagne, elle évita de justesse d’être déchue de sa nationalité néerlandaise. Mais les voisins se plaignant entraînés par la protection policière dont elle faisait l’objet, Hirsi Ali décida d’émigrer aux Etats-Unis.
L’affaire rebondit récemment avec l’initiative prise par Benoît Hamon et un certain nombre d’eurodéputés socialistes, proposant que l’Union Européenne «assure et finance la protection personnelle de Ayan Hirsi Ali». Un meeting s’est tenu dimanche dernier à Paris, pour réclamer du président de la République la protection de la France pour l’ex-députée libérale néerlandaise.


 
Benoit Hamon en duplex depuis Bruxelles. Député européen PS

 
Nacira Guénif. Sociologue. Maître de conférence à l'Univesité de Paris XIII

 
Esther Benbassa. Directrice d'étude à la Section des sciences religieuses de l'Ecole pratique de hautes études

 
Marc Weitzmann. Ecrivain, journaliste


 
 

 
 

 
Esther Benbassa et Jean Christophe Attias (dir.)
Des Cultures et des Dieux : repères pour une transmission du fait religieux
Fayard - 19 septembre 2007
 

Attentats du 11 septembre 2001, « choc des civilisations », revendications communautaristes, appétits nouveaux de spiritualité... Face à cette explosion de phénomènes et de discours, les Français, tantôt anticléricaux, tantôt peu ou mal formés à la culture religieuse, se sentent parfois désorientés. Ce livre leur fournira certaines des clés qui leur manquent.

Judaïsme, christianisme et islam s'y taillent une part importante parce qu'ils ont marqué l'histoire de l'Europe. Mais traditions d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique et nouveaux mouvements religieux sont aussi abordés. Outre leur intérêt intrinsèque, notre passé colonial, les grandes migrations de l'ère contemporaine, la diffusion en Occident des sagesses orientales l'imposaient.

Ni apologétique ni dépréciateur, ne cultivant ni l'irénisme ni le goût du sensationnel, ce travail d'équipe conçu et conduit avec brio par Jean-Christophe Attias et Esther Benbassa se veut non confessionnel et distancié. Il porte une attention particulière aux phénomènes de contact, de conflit, mais aussi d'imprégnation mutuelle entre religions différentes, sans oublier l'histoire des laïcités et les processus de sécularisation.

L'étude dépassionnée des faits religieux est une fenêtre privilégiée sur la diversité des cultures. Elle est en même temps une invite au dialogue et à la compréhension réciproque. Simples curieux, parents, enseignants, étudiants, lycéens, jeunes et moins jeunes sauront faire de ce livre l'usage qui leur convient. Puisse-t-il devenir entre leurs mains un modeste mais efficace outil de liberté.

 

 
Marc Weitzmann
Notes sur la terreur
Flammarion - janvier 2008
 

«Des fragments de victimes du 11 Septembre ont surgi lors de travaux d'aménagement urbain voici quelques semaines dans une bouche d'égout. Nous sommes le 7 novembre 2006. Cinq ans après, près de la moitié des restes collectés au lendemain de l'attaque dans les ruines du World Trade Center sont encore aujourd'hui non identifiés. Quant aux morceaux de corps par hasard exhumés - plusieurs centaines d'os humains sur Liberty Street, où se dressait autrefois le siège de la Deutsche Bank, et où, comme je le réalise, le taxi vient de passer dans la plus grande indifférence -, ils vont obliger la ville à entamer de nouvelles recherches

Qu'est-ce que la terreur ? Comment s'infiltre-t-elle dans la vie quotidienne depuis le début des années 2000 ? De quel monde avons-nous hérité avec la fin de la guerre froide ? De l'attentat du World Trade Center aux stratèges passés de la dissuasion nucléaire, des bombardements en Serbie au terrorisme moyen-oriental, ce récit de voyage très singulier, et d'une grande simplicité, tente de décrypter quelques-unes des ambigüités menaçantes de notre époque.
-4ème couverture-

 
 

 
Esther Benbassa et Jean Christophe Attias
Petite histoire du judaisme
Librio. Document, n° 843 - 3 septembre 2007
 

La série « Petite histoire des religions » est dirigée par Jean Baubérot, spécialiste de la sociologie des religions et de la laïcité : Petite histoire du judaïsme (n° 843), Petite histoire de l'islam (n° 844), Petite histoire du bouddhisme (n° 857) et Petite histoire du christianisme (n° 858).

Cet ouvrage clair et accessible permet de comprendre la religion juive et l'universalité de son message.

Et, bien au-delà, de connaître l'histoire d'un peuple et sa contribution originale à la civilisation humaine. Religion, culture, identité en dialogue ininterrompu avec le monde, le judaïsme est tout cela à la fois. Et en dépit des tragédies qui l'ont frappé, c'est une vitalité et une créativité toujours renaissantes qui le caractérisent.
 

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Published by FARAVEL - dans Europe
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