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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 09:26
En tout cas, vu la dernière campagne électorale, les deux candidats finalistes et le comportement du président nouvellement élu, on peut penser que quelque chose cloche au "Royaume de Danemark"...
Fred

 

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IDEES


Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
  Du grain à moudre



  de Brice Couturier

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émission du mardi 19 février 2008
Démocratie : maturité ou sénilité ?

 

 
En 1989, on a vécu dans l’illusion que la démocratie ayant miraculeusement triomphé des deux idéologies qui l’avaient contesté le plus radicalement, elle avait désormais vocation à se répandre miraculeusement. Elle était le but lointain auquel tous aspiraient.
Boris Eltsine en 1995 à Marek Halter : " - Mais vous ne nous avez-vous pas expliqué ce qui venait après la démocratie. » Marek Halter : " - Il n'y a rien après, elle est simplement perfectible." Boris Eltsine : "Ah, il n'y a rien ? Alors il faut s'en accommoder ?"
Cette heure de gloire de la démocratie est bien passée aujourd’hui. Nous vivons l’Age du désenchantement démocratique.
Une floraison de publications illustre ce moment de doute, de Marcel Gauchet à Pierre Rosanvallon, et de Cynthia Fleury à Jacques Julliard en passant par Pascal Perrineau, tous se penchent désormais sur les « pathologies de la démocratie », auxquelles notre confrère Raphaël Enthoven a consacré une semaine sur cette antenne, dans ses « nouveaux chemins de la connaissance ». Ce week-end, Libération, sensible aux humeurs intellectuelles du temps, a fait sa une avec ce même désenchantement.
De quoi s’agit-il au juste ?
D’abord d’un phénomène de société. Les politologues enregistrent une tendance générale au déclin de la participation électorale. La présidentielle de l’an dernier, avec son taux record, apparaît comme une parenthèse qui risque de se refermer. D’où le diagnostique selon lequel le peuple aurait « décroché de ses élites » et qu’il y aurait une crise de la représentativité. Nous en avons déjà traité ici.
Mais d’autres analyses sonnent d’une manière encore beaucoup plus pessimiste. Celle de Guy Hermet, par exemple, qui semble estimer que la démocratie aurait atteint la fin de sa période historique et que quelque chose d’autre s’apprêterait à lui succéder. Le point de vue de Boris Eltsine contre celui de Marek Alter ? Il nous le dira lui-même.
Un peu comme Marcel Gauchet, Guy Hermet pense que la démocratie avait vocation, dés le départ, à se retourner contre elle-même. N’a-t-elle pas contribué à émanciper des individus, qui manifestent depuis une tendance croissante à se refermer sur leurs bonheurs privés, leur bien-être, leurs petites affaires ? L’autorité de l’Etat souverain, lointain héritier de nos monarchies et de nos empires, se heurte de plein fouet à des amas mouvants d’individus sentimentaux et capricieux, qui veulent qu’on les comprenne, qu’on les plaigne et qu’on les flatte. Comment pourrait-il en être autrement, quand ce même Etat, explique Jean-Pierre Le Goff, n’a d’autre stratégie à proposer que celle d’une adaptation permanente à une réalité dont le devenir lui échappe ? Quand le personnel politique est condamné à chevaucher le tigre de la culture médiatique pour tenter de rester en phase l’esprit du temps ?.

  Invités

 
Jade Lindgaard.  Journaliste à Médiapart et membre du comité de rédaction de la revue Mouvements

 
Guy Hermet.  Directeur de recherche émérite
Directeur d'études à l'IEP de Paris

 
Pierre Dupuis.  Agrégé de philosophie
Professeur en classes préparatoires littéraires
Directeur de rédaction de la revue Cause commune

 
Jean Pierre Le Goff.  Sociologue au CNRS
Président du club Politique Autrement

 
 
           
les livres
 

 

 
Jean Pierre Le Goff
La France morcelée
Gallimard Folio actuel - 2008
 


 
 

 
Guy Hermet
L'hiver de la démocratie ou Le nouveau régime
Armand Colin. Coll. Le temps des idées - 3 octobre 2007
 

Berlusconi a inventé la Télé-République italienne, Tony Blair a galvanisé les Anglais avec son New Labour, tandis que les populistes modernes sont descendus de Scandinavie pour envahir l'Europe. Comme les présidentielles de 2007 l'ont souligné, c'est maintenant à la France d'inaugurer son Nouveau Régime, résidu de populisme type Front national assorti d'une dose beaucoup plus forte de néo-populisme bien élevé à la façon des trois grands ex-candidats présidentiels et, pour les choses sérieuses, d'une injection discrète mais décisive de gouvernance destinée à dynamiser vraiment le «management» du pays. Pour tout dire, l'hiver de la démocratie est arrivé. Celle-ci conserve son nom pour un temps. Mais elle a perdu sa substance. Face à ce grand tournant, nous vivons pourtant comme nos ancêtres à la veille de la Révolution de 1789. Ce crépuscule de l'Ancien Régime annonçait déjà la fin d'un monde. Mais les Français comme leurs voisins ont continué alors à vaquer à leurs routines sans vouloir imaginer que leurs habitudes déjà très ébranlées allaient être mises sens dessus dessous. Nous faisons de même à l'approche du séisme politique annoncé. Ce livre rappelle qu'en dépit de ses heureuses saisons passées, la démocratie est un mode de gouvernement non moins voué à s'effacer devant un Nouveau Régime que les régimes qui l'ont précédée.

           
les liens
 

 

 
  > Revue Cause commune

Cause commune noue une alliance inédite entre professeurs de lycée, universitaires et intellectuels. Tous les collègues, mais aussi les lettrés et les étudiants sont donc invités à écrire dans la revue, à élargir cette alliance, à ouvrir une brèche face à la pseudo culture de divertissement, omniprésente, et à placer l’écrit et le savoir au centre de l’Ecole et de la Société, non ce qui fait écran à la pensée, et anesthésie l’esprit en stérilisant la critique. Revue pluraliste, exigeante, d’abord adressée aux jeunes citoyens francophones, mais également au grand public qui désire élargir ses horizons théoriques et mieux comprendre le monde contemporain, Cause commune a pour ligne éditoriale de réfléchir l'actualité à partir des œuvres majeures de l'esprit : par la publicité faite aux idées et aux oeuvres, il s'agit de participer à la consolidation d’un espace public éclairé.
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