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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 16:01
Pour pouvoir présider la région de Francfort, le SPD accepte les voix de la gauche radicale
 
LE MONDE | 05.03.08 | 14h55  •  Mis à jour le 05.03.08 | 14h55
BERLIN CORRESPONDANTE

ndrea Ypsilanti, la présidente du Parti social-démocrate allemand (SPD) en Hesse, la région de Francfort, a confirmé être prête à former un gouvernement minoritaire avec les Verts, soutenu par le parti de gauche radicale Die Linke. Grâce à ce changement de stratégie (contraire aux premiers engagements du SPD, qui fait partie de la grande coalition d'Angela Merkel), la sociale-démocrate âgée de 50 ans devrait être élue ministre-présidente, le 5 avril, en remplacement de Roland Koch (CDU), qui dirige cette région depuis 1999. "Je ne pourrai peut-être pas tenir la promesse de ne pas me laisser élire par Die Linke", a-t-elle déclaré, mardi 4 mars, à Wiesbaden, la capitale politique de ce Land.

Ce serait la première fois qu'un tel modèle est mis en place dans une région ouest-allemande. Die Linke (composée d'anciens communistes, d'altermondialistes et de dissidents du SPD), qui a fait pour la première fois son entrée dans le parlement régional de Hesse, a expliqué à plusieurs reprises qu'elle était prête à voter pour la candidate sociale-démocrate.

REVENIR SUR SA PAROLE
Avant les élections du 27 janvier, Mme Ypsilanti avait exclu toute sorte de coopération avec la gauche radicale. Mais le scrutin n'a permis à aucun des deux principaux camps en Hesse, l'union chrétienne-démocrate (CDU) et le SPD, de réunir une majorité stable avec leurs alliés traditionnels. Après le refus définitif des libéraux (FDP) de former une coalition avec le SPD et les Verts, la candidate a choisi de revenir sur sa parole pour conquérir la présidence de la région.

Ce tournant avait été avalisé une semaine plus tôt par la direction fédérale du SPD. Celle-ci avait souligné que les fédérations régionales de l'ouest étaient libres de décider d'un éventuel rapprochement avec Die Linke, tout en excluant toute coopération au niveau fédéral. A l'est, le SPD a déjà formé des gouvernements avec la gauche radicale. Ce changement de stratégie initié par le président du parti, Kurt Beck, a suscité d'importantes controverses en interne. Néanmoins, les organes de direction du SPD ont réaffirmé, lundi 3 mars, leur soutien à M. Beck et à cette nouvelle ligne.

Cécile Calla

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