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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 09:48

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IDEES


Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 17h55

Du grain à moudre


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de Brice Couturier

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émission du jeudi 10 juillet 2008
Héritage judéo-chrétien : mythe ou réalité ?



Autrefois – c’était il y a 30 ans – les lycéens apprenaient que l’identité spirituelle de l’Europe plongeait ses racines dans le sol de trois villes : Athènes, Rome et Jérusalem. Ces 3 capitales de l’Antiquité étaient censées incarner la philosophie, le droit et la religion. Mais quelle religion ? Juive ou chrétienne ? A cette question, il n’était pas apporté de réponse précise. «Jérusalem» avait précisément pour but de noyer le poisson. Cela valait mieux que l’enseignement du mépris et l’accusation de «déicide», que les chrétiens avaient portée contre les Juifs durant de longs siècles.
Depuis Vatican II et en particulier la Déclaration Nostra Aetate, du pape Jean XXIII, les catholiques cherchent, en effet, un rapprochement avec un judaïsme qu’ils ont cessé de combattre. Jean-Paul II s’est rendu à la synagogue de Rome, au Mur des lamentations. Les relations sont plus décontractées. Mais le dialogue auquel ils sont conviés n’est-il pas un piège pour les Juifs ? Ne risquent-ils pas de se perdre dans un syncrétismes hasardeux ?
Telle est en tous cas la thèse qui était soutenue avec véhémence dans une étude retrouvée du célèbre penseur israélien Yeshayahou Leibowitz, que publie, ce mois-ci la revue Cités pour relancer le débat.
Pour Leibowitz, le christianisme, loin d’être un rameau du judaïsme, était le produit «d’une dégénérescence de l’hellénisme oriental», un «syncrétisme gréco-oriental polythéiste». Il aurait même pu avoir pour fonction de déstabiliser le judaïsme en ne lui faisant que des emprunts superficiels et trompeurs. Le christianisme serait une religion «anthropocentrique», en tous points opposée au judaïsme, religion «théocentrique».
La vie et l’œuvre de Mgr Lustiger, incarnation du judéo-christianisme parce qu’il se voulait fidèle à ces deux voies, a relancé les interrogations sur la possibilité d’une réconciliation non plus seulement politique, mais spirituelle. La relance du dialogue n’est peut-être pas étrangère au défi commun que représente à nouveau en Europe, la présence de l’islam, qui réclame, lui aussi, sa place.



Invités


Florence Taubmann.  Pasteur à l'Eglise Réformée de France à Limoges
Présidente du Comité Directeur de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France


Michel Kubler.  Rédacteur en chef religion à La Croix


Raphaël Draï.  Politologue
Professeur à la faculté de droit et de Sciences Politiques d'Aix-en Provence

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Published by FARAVEL - dans Culture
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