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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 14:58
Élections prud'homales 2008: Nette progression des syndicats combatifs en dépit de l’abstention organisée par le pouvoir et les grands médias

Oui, le pouvoir a tout fait pour organiser l’abstention à ces élections prud’hommes.
Pas un seul débat télévisé dans les médias de service public, pas une seule explication de masse en direction des 19 millions d’électeurs concernés.
Des millions de salariés ne savaient ni le motif du vote, ni le lieu, ni comment voter.
Dans ces conditions qu’il y ait encore 4,7 millions de votants est un miracle extraordinaire et positif qui montre l’attachement remarquable d’un nombre considérable de salariés au syndicalisme français. Vive le syndicalisme ! Honneur et courage aux syndicalistes dans le privé, des héros qui résistent à la chasse aux sorcières généralisée et défendent les droits de 16 millions de salariés, le code du travail !


Il n’a pas été expliqué aux immigrés qu’ils avaient le droit de voter pour élire les juges de la république.
Il n’a pas été dit aux chômeurs qu’ils avaient le droit de voter.
Il n’a pas, été dit aux jeunes de 16 que des lors qu’ils avaient un contrat de travail ils avaient le droit de voter.
Il n’a pas été dit aux 8 millions de salariés des entreprises de moins de 50 salariés, soit 97 % des entreprises, qu’ils avaient le droit de quitter leur travail pour aller voter sans perte de salaire.
Les difficultés d’inscription sur les listes ont été aussi grandes que les fois précédentes.
Les lieux de vote sont demeurés des lieux aussi peu connus qu’avant.

Pire la presse de service public radio et télévision s’est comporté de façon à banaliser le vote et à encouragé l’abstention. Un vrai tam-tam pro abstention !

Ce fut le cas pour France inter, qui le matin même n’informe pas sur le vote mais sur le “probable taux d’abstention”. Toute la communication des plus grands médias était orientée sur l’abstention y compris les rares spots télévisés. Sans omettre Le Figaro qui, la veille, explique que le scrutin coûte 90 millions et qu’il vaut mieux le supprimer vu qu’il n’y a pas de participants ce qui est le point de vue explicite du Medef et de la droite.

D’ailleurs le Medef perd 8 points, la CFDT perd 3 points
tandis que la CGT gagne 1,5 points largement en tête, et Sud gagne 2,5 points...
Mais là encore, le 4 décembre, au matin, de façon scandaleuse, France inter parle fort peu d’un scrutin qui concerne pourtant 19 millions de personnes, le commente peu et mal, soulignant surtout l’abstention obtenue, se gardant de souligner les causes des progrès de la CGT et de Sud, et du très sec recul de la CFDT (du à la trahison de mai 2003 de François Chérèque signant la loi Fillon contre les retraites, la nuit, dans le dos du front syndical auquel il participait).
Le progrès, pour la première fois de la CGT depuis 1979 n’est pas souligné, on ne connaîtra ni les chiffres des conseillers prud’hommes élus, ni leur répartition, il n’y aura pas d’écho des sièges électoraux, c’est un pur mépris, un pur déni d’information.

Mais cela n’empêchera pas que le vote exprime déjà ce qui va subvenir dans la période qui vient : la combativité sociale s’accroît partout, des centaines d’entreprises sont l’objet de plans de licenciements iniques, injustifiés, effets d‘aubaine patronale du à la crise des banquiers et banqueroutiers. Le blocage de salaires est devenu insupportable alors que des centaines de milliards ont été accordés
aux tenants de l’économie casino pour qu’ils continuent à spéculer comme avant.

Les observateurs attentifs savent qu’un e explosion sociale est désormais possible.
Notons que des centaines de plans de licenciements sont en cours et aussi des centaines de grèves partout dans le pays...
Raymond Soubie, conseiller expérimenté en affaires sociales de Nicolas Sarkozy vient de déclarer qu’il n’a jamais en 40 ans d’expérience, voulu annoncer un quelconque "printemps chaud" ou "automne chaud", mais qu’aujourd’hui, ce n’est plus pareil, selon lui "tout est chaud"... Henri Guaino n’en a pas dit moins, en prétendant qu’une explosion est possible à tout moment...
Toutes les données sont là, ce pays ne supporte plus le féroce traitement antisocial qui lui est imposé par ce gouvernement de sauvages barbares intégristes, qui prônent la mort du code du travail, le travail le dimanche, les 45 heures payées 35, la retraite à 70 ans, les licenciements boursiers !

Gérard Filoche, jeudi 4 décembre  2008

Chiffres : 4,7 millions d’électeurs pour les syndicats !

La CGT reste à la  première place et, avec 33,8% des suffrages exprimés, voit, pour la  première fois depuis la création du scrutin en 1979, son score progresser  (+1,6 points).
La CFE-CGC récupère à la CFDT la première place dans la  section encadrement et sur tous les collèges est en hausse de 1,2 point  avec 8,2 % des voix.
De même pour l'Unsa (6,2 %) avec laquelle la  confédération de d'encadrement envisage de fusionner courant 2009.
Enfin,  l'Union syndicale Solidaires enregistre la plus forte hausse avec + 2,5  points et 3,8 % des suffrages, en particulier du fait d'un triplement du  nombre de ses candidats par rapport à 2002.
A l'inverse, la CFDT perd près  de 3 points à 22,1 %, FO 2,3 points à 15,9 % et la CFTC 0,7 point à  8.9 %.

Côté patronal, les employeurs de l'économie sociale (AEES)  confirment leur "percée" en recueillant 19 % des suffrages exprimés. L'UDE  (Union pour les droits des employeurs) qui réunit Medef, CGPME, UPA, FNSEA  et UNAPL reste en tête avec 72.1 % des suffrages mais baisse nettement par  rapport au scrutin précédent (80,12 %).

Autre enseignement du  scrutin, la participation baisse à nouveau, au niveau historiquement bas  de 25,66 % (32,35 % en 2002), malgré un élargissement des modalités de vote  avec la généralisation du vote par correspondance et l'expérimentation à  Paris du vote électronique.
Au total, 25,5 % des salariés et 31,25 %  des employeurs ont participé au vote, ce qui, de l'avis de nombreux observateurs de droite pro patronaux, pourrait leur permettre de mettre en question de l'avenir de ce scrutin sous sa forme actuelle.
Le nombre de votants est pourtant de 4,7 millions (contre  5 617 630 en 2002).

TOUTES  SECTIONS

Pour les salariés:
CGT: 33,8% (rappel 2002:  32,2%)
CFDT: 22,1% (rappel 2002: 25,1%)
FO: 15,9% (rappel 2002:  18,2%)
CFTC: 8,9% (rappel 2002: 9,6%)
CFE-CGC: 8,2% (rappel 2002:  7%)
Unsa: 6,2% (rappel 2002: 5%)
Solidaires: 3,8% (rappel 2002:  1,31%)
Divers : 1% (rappel 2002: 1,1%)

Pour les  employeurs:
UDE: 72.1% (rappel 2002 : 80%)
AEES: 19% (rappel  2002 : 11,3%)
Divers: 8,9% (rappel 2002 :  4,3%)

SIÈGES TOUTES SECTIONS  CONFONDUES

Côté salariés, la CGT a obtenu 2798 sièges de  conseillers prud'homaux, la CFDT 1776, FO 1130, la CFTC 378, la CFE-CGC  615, l'Unsa 239 et l'Union syndicale Solidaires 88. Pour les employeurs,  l'UDE a 6156 sièges, l'AEES 455; 472 sièges se répartissent entre diverses  autres listes patronales.

SECTION  ENCADREMENT

Pour les salariés:
CGT: 16.8% (rappel 2002:  15,8%)
CFDT: 23% (rappel 2002: 28,6%)
FO: 9.3% (rappel 2002:  9,5%)
CFTC: 10.6% (rappel 2002: 11,4%)
CFE-CGC: 27.8 % (rappel 2002:  22,8 %)
Unsa: 7.4% (rappel 2002: 8,1%)
Solidaires: 2.8%
Divers:  2.3% (rappel 2002 : 1,8%)

Pour les employeurs:
UDE: 95.2%  (rappel 2002: 95,2%)
AEES: 1.6% (rappel 2002: 0,3%)
Divers: 1.8%  (rappel 2002: 3,3%)

SECTION INDUSTRIE

Pour  les salariés:
CGT: 41.8% (rappel 2002: 39,6%)
CFDT: 20.7% (rappel  2002: 23,5%)
FO: 17.6% (rappel 2002: 19,6%)
CFTC: 7.8% (rappel 2002:  8,3%)
CFE-CG : 5.2% (rappel 2002: 4,7%)
Unsa: 3.8% (rappel  2002: 2,5%)
Solidaires: 1,9%
Divers: 1.2% (rappel 2002: 0,9  %)

Pour les employeurs :
UDE: 94,3% (rappel 2002:  92,3%)
Divers: 5,7% (rappel 2002: 4,4%)

SECTION  COMMERCE

Pour les salariés:
CGT: 34,9% (rappel 2002:  33,1%)
CFDT: 20,6% (rappel 2002: 23,6%)
FO: 17,1% (rappel 200 :  20,3%)
CFTC: 9,1% (rappel 2002: 10%)
CFE-CGC: 5,1% (rappel 2002:  4,5%)
Unsa: 6,7% (rappel 2002: 5,2%)
Solidaires: 4,9%
Divers:  1,5% (rappel 2002 : 0,8%)

Pour les employeurs:
UDE: 90,9%  (rappel 2002: 89,2%)
Divers: 9,1% (rappel 2002:  4,6%)

SECTION AGRICULTURE

Pour les  salariés:
CGT: 26,8% (rappel 2002: 24,4%)
CFDT: 28,3% (rappel 2002:  31,5%)
FO: 16,2% (rappel 2002: 17,7%)
CFTC: 6,9% (rappel 2002:  7,6%)
CFE-CGC: 7,7% (rappel 2002: 5,6%)
Unsa: 9,3% (rappel 2002:  8,9%)
Solidaires: 4%
Divers: 0,9% (rappel 2002: 0,8%)

Pour  les employeurs:
UDE: 92,5% (rappel 2002: 90,3%)
Divers: 7,5% (rappel  2002: 3,2%)

SECTION ACTIVITÉS DIVERSES

Pour  les salariés:
CGT: 32,9% (rappel 2002: 30,7%)
CFDT: 23,2% (rappel  2002: 26,1%)
FO: 15,7% (rappel 2002: 19%)
CFTC: 8,8% (rappel 2002:  10,3%)
CFE-CGC: 5% (rappel 2002: 4%)
Unsa: 7,6% (rappel 2002:  6%)
Solidaires: 5,5%
Divers: 1,3% (rappel 2002: 1,2%)

Pour  les employeurs :
UDE: 54,6% (rappel 2002: 66,1%)
AEES: 34,4%  (rappel 2002: 24,9%)
Divers: 11% (rappel 2002: 4,5%)

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Published by FARAVEL - dans Questions sociales
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commentaires

Jean 04/12/2008 15:38

Je ne suis pas trop d'accord avec la première partie ; se sont d'abord les syndicats qui sont responsables de l'abstention.