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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 09:15
Guillaume Balas

Cher(e) camarade,

Si je t’écris aujourd’hui, c’est parce qu’il nous faut réfléchir au terrible échec de notre Parti hier. Un légitime découragement peut sans doute exister dans nos cœurs aujourd’hui ; je sais que certains ont beaucoup donné dans la campagne, notamment les plus jeunes ; je sais aussi que certains d’entre vous n’ont jamais pu se sentir réellement partie prenante d’une dynamique inexistante.

Sans « câlinothérapie » excessive ou « méthode Coué » comme seule programme, je voudrai pourtant te dire que dans les résultats mêmes d’hier se trouvent aussi des raisons d’espérer.

Le résultat d’hier est d’abord la traduction française d’une crise de la social-démocratie européenne. L’issue politique donnée pour l’instant à la crise est le renforcement d’une droite muant son discours ultra-libéral en autoritarisme « protecteur ». La social-démocratie est sans alternative à cela, plus encore qu’une question d’orientation, c’est sans doute ses compromissions passées et ses ambiguïtés stratégiques d’aujourd’hui qui la rendent inaudible.

Ce n’est sans doute plus le périmètre pertinent pour penser l’avenir. C’est bien aujourd’hui la gauche européenne toute entière qu’il faut construire en l’unifiant.
C’est la même chose au niveau national. Le vote marque le désintérêt des milieux populaires pour une Europe qui ne semble jamais répondre à leurs aspirations. Pour les électeurs de gauche qui ont voté, ils ont sans doute considéré que le PS était un parti nombriliste, composé d’ « égos » désintéressés du sort réel de la population. Face à cela, les listes qui ont su démontrer une logique de rassemblement ont toutes été gagnantes : l’UMP qui a su unifier son camp, Europe-Ecologie, de Bové à Eva Joly. Que penser d’un Parti qui n’a même pas su agréger le PRG et le MRC…

Un Monde d’Avance a-t-il eu alors tort d’entrer dans la direction du Parti ? Je crois que notre responsabilité dans le congrès l’exigeait mais qu’une autre étape s’impose.

Notre tâche est inscrite dans les résultats : oui une gauche unie peut l’emporter face à Sarkozy ! Voilà ce que doit être notre boussole et il faut agir vite et sans exclusive.

Au sein du PS d’abord, rassemblons ceux qui souhaitent en priorité œuvrer à créer une gauche unie, avant de penser à la sauvegarde d’un appareil à la dérive, portons fort la parole de l’avenir avec tous ceux qui le souhaitent. Toutes les autres questions, notamment de tactique interne, doivent être subordonnées à cet impératif.

Adressons-nous aujourd’hui aux autres forces de gauche, à leurs électeurs, avec modestie et ténacité, nous aurons alors toute notre utilité !
Je sais que Benoît Hamon porte ce projet et même si je lui renouvelle toutes mes amitiés pour son sort injuste d’hier, d’une certaine manière cela peut nous permettre de voir plus loin et plus large, Benoît sera à la pointe de ce combat collectif.

Mais il ne pourra pas le faire seul, nous avons besoin de tous, nous avons besoin de toi.

La tentation du renoncement peut exister, elle est compréhensible mais je t’appelle, je vous appelle au rassemblement, à la discussion et à l’action commune pour ce qui nous dépasse tous : la défense de ceux qui ne pourront pas supporter dans leur vie concrète un deuxième mandat de Sarkozy,

Amitiés,

Guillaume

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Published by FARAVEL - dans Parti Socialiste
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