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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 11:22
NPS: les adversaires de Ségolène Royal donnent de la voix

Par Thierry MASURE
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SAINT-NAZAIRE (AFP) - Les adversaires d'un soutien à la candidature de Ségolène Royal ont donné de la voix samedi à "l'université de rentrée" du Nouveau Parti socialiste (NPS), la gauche du parti, réunie à Saint-Nazaire. Ce courant animé par Vincent Peillon, Henri Emmanuelli et Benoît Hamon et qui représente près d'un quart du PS, a décidé qu'il était urgent d'attendre: s'il doit y avoir une prise de position collective pour un(e) candidat(e) à l'investiture socialiste à la présidentielle, ce sera après la clôture du dépôt des candidatures, le 3 octobre. Lors d'un débat qui n'a jamais dégénéré, les orateurs ont eu à la bouche le mot d'"unité", quelle que soit leur préférence personnelle. "Il faut préserver et faire vivre notre unité parce que nous avons construit un outil politique irremplaçable", a d'emblée affirmé Vincent Peillon. Le NPS, qui "n'a pas de candidat naturel", n'est pas représenté dans la compétition à l'investiture. Député européen, M. Peillon et une majorité des "grands élus" socialistes de tendance NPS ont tenté ces dernières semaines de rallier le courant à la candidature de Ségolène Royal, largement favorite pour la désignation par les adhérents, au mois de novembre. L'un d'eux, le sénateur David Assouline, a fait remarquer que "depuis huit mois", le phénomène Royal persiste. "Qui est capable de renouer avec les couches populaires qui nous ont manqué en 2002?", s'est-il demandé. Pour lui, la réponse va de soi. S'il y a un candidat qui permet de "rénover" un parti structuré par "les écuries présidentielles", c'est bien Ségolène Royal, précisément parce qu'elle n'a pas d'écurie", a ajouté un autre orateur. Mais ceux-là n'ont pas été les plus applaudis, loin s'en faut. Les adversaires de la championne des sondages ne se sont pas privés de critiquer ses orientations politiques et son type de campagne. Le député de Dordogne Germinal Peiro, proche de M. Emmanuelli, a exprimé son désaccord avec sa "remise en cause de la carte scolaire", entre autres. Philippe Casier, militant de la Somme, s'est demandé si "notre rôle est de convaincre l'opinion ou d'épouser l'opinion" comme le fait, selon lui, la députée des Deux-Sèvres. Benoît Hamon a renvoyé dos à dos tous les candidats socialistes déclarés ou quasi-déclarés, pour s'être "déjà affranchis du projet socialiste" pour 2007. Secrétaire national du PS chargé de l'Europe, il a appelé implicitement le premier secrétaire du PS, François Hollande, à se porter candidat, pour en finir avec "la confusion". Selon M. Hamon, qui n'a jamais cité le nom du numéro un socialiste, François Hollande "est le seul aujourd'hui à pouvoir remettre le projet des socialistes, notre patrimoine commun, au coeur du débat". Henri Emmanuelli, qui doit s'exprimer plus longuement dimanche, a invité les militants NPS à "ne pas s'emballer", et à être "prudents" face aux sondages qui plébiscitent Mme Royal. Dans l'immédiat, "évitons les ralliements divers et variés", a conseillé le député des Landes. Membre du Conseil national, l'universitaire Jacques Généreux s'est taillé un succès de salle après s'être demandé: "comment peut-on ne pas soutenir le seul candidat socialiste qui se soit engagé contre" le traité constitutionnel européen, rejeté par référendum le 29 mai 2005. Il se référait à Laurent Fabius, favorable au non, comme le NPS.

Présidentielle: Emmanuelli en appelle à Hollande au nom de l'unité du PS
Par Thierry MASURE
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SAINT-NAZAIRE (AFP) - Henri Emmanuelli, l'un des dirigeants historiques du PS, est sorti de son silence, dimanche à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), pour demander au chef du parti, François Hollande, "d'être candidat à la candidature" à l'élection présidentielle. Ce mitterrandiste de longue date, lui-même ancien Premier secrétaire, a justifié l'appel à son successeur par la nécessité de sauver l'unité du parti, menacée à ses yeux par "des écuries structurées" autour des candidats à l'investiture pour l'Elysée en 2007, déclarés ou pas: Ségolène Royal, Laurent Fabius, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, notamment. Sinon, "nous allons produire un long spectacle, lourd de dangers, tout au long de l'automne", s'est-il inquiété en concluant devant 900 militants l'université de rentrée du Nouveau Parti socialiste (NPS, 23,5% du PS). Ce courant, qui défend à la fois "la rénovation" et "l'ancrage à gauche" du PS, n'a pas voulu ajouter un des siens à la longue liste des prétendants à l'Elysée, faute de "candidat naturel" en son sein et pour ne pas aggraver "la confusion", selon ses responsables. François Hollande doit dévoiler ses intentions juste avant la clôture du dépôt des candidatures, le 3 octobre. Il a rappelé récemment que, numéro un depuis neuf ans, il serait "le candidat légitime" puisqu'il a été élu par trois fois premier secrétaire. S'il a d'abord donné des indices de son soutien à Ségolène Royal, le député-maire de Tulle est apparu circonspect depuis la rentrée et soucieux de rassembler, alors que Lionel Jospin et Laurent Fabius se sont alarmés des orientations de sa compagne. Aux yeux de M. Emmanuelli, la candidature de la coqueluche des sondages crée quasiment un schisme politique interne. "Je vois la compétition se structurer politiquement sur des sujets qui peuvent être déflagrateurs", a-t-il averti. Selon le député des Landes, le premier secrétaire est "garant de l'identité" des socialistes et possède "la légitimité pour mener le combat". Même s'il l'a appelé à forcer le destin, M. Emmanuelli a reconnu qu'une candidature Hollande était "peu probable". Portée par le mouvement d'adhésion de l'opinion, Ségolène Royal ne voit aucune raison de s'effacer devant son compagnon. Appuyée par Benoît Hamon, autre membre du triumvirat à la tête du NPS, la "solution Hollande" est aussi un moyen pour le courant de ne pas se désagréger. Le troisième homme, Vincent Peillon, et quelques élus NPS de poids, appuient Mme Royal. "Un espoir est en train de naître dans le peuple de gauche. S'il y a une petite flamme, soyons ceux qui la feront grandir", a déclaré dimanche le député européen, fondateur du NPS. Au vu des réactions de la salle, le soutien à la présidente du Poitou-Charentes est apparu très minoritaire, au point que M. Peillon n'a cité qu'une seule fois le nom de Mme Royal dans son long discours. Pour préserver l'unité et l'avenir du NPS, un thème qui est revenu comme une antienne dans les débats, les militants présents ont adopté à une écrasante majorité une adresse aux prétendants affirmant leurs exigences en termes d'orientation politique. D'ici le 3 octobre, le NPS ne prendra pas position. Si M. Hollande n'y va pas, M. Emmanuelli pourrait, estiment certains de ses proches, soutenir Laurent Fabius.

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