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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

26 septembre 2006 2 26 /09 /septembre /2006 15:22
... regarder la poutre dans son oeil avant la paille dans celui du voisin !

Bilan de Saint-Nazaire : le NPS n'a pas explosé comme certains le lui promettaient, et comme l'attitude de quelques uns pouvaient effectivement le faire craindre.
Quand on fixe des règles communes (que les principaux animateurs du courant ne commencent pas à faire de la pub pour leur champion(ne)) et qu'on les enfreint dès la fin août, quand Vincent Peillon a annoncé qu'il choisirait Ségolène, comment être surpris qu'ensuite les digues soient franchies allégrement.
Ce qui m'étonne dans cette affaire c'est le torrent de saloperies qui ont été balancées sur Benoît Hamon quand il a exliqué mi-septembre pourquoi il fallait que François Hollande prenne ses responsabilités de premier secrétaire ! Personne n'a osé se comporter de telle manière avec Vincent alors qu'il avait marché sur la règle du jeu qu'il avait édicté...
Comment croire que St.-Nazaire pouvait être productif quand quelques semaines avant l'université d'été les grands "barons" élus locaux du NPS pondent un texte avec liste de signataires intégrées expliquant pourquoi il faut arrêter de pinailler et rejoindre Ségolène parce qu'elle a déjà gagné ! Où est le débat de fond dans toute cette démarche ? Quel est le sort fait à tous ce que nous avons défendu depuis des années ? Peut-on penser réellement qu'une candidate comme Ségolène Royal puisse changer d'avis ou de veste en fonction des ralliements qu'elle engrange ? La pensée qu'elle développe depuis des mois est trop cohérente pour penser cela et croire que c'est une "glaise" maléable... c'est presque lui faire insulte que de colporter cela, c'est en tout cas faire insulte à l'intelligence de nos militants !

Alors voilà, la salle de Saint-Nazaire était quand même opposée fortement à l'idée de rejoindre une candidature qui contrevient à tout ce que le courant a porté ; rappelons les termes mêmes de notre déclaration du 23 septembre :
1. Rénover la démocratie, redonner un sens à la responsabilité politique.
Tout le monde le constate notre système institutionnel traverse une crise grave qui est d’abord et avant tout une crise de confiance de nos concitoyens envers les responsables politiques. Plusieurs cohabitations, l’habitude prise par l’actuel président de la République de ne jamais tenir compte de la volonté des Françaises et des Français et de maintenir coûte que coûte les orientations et les hommes qu’il a choisis et dont plus personne ne veut, le non-respect des engagements pris lors des campagnes électorales, la déconnexion de plus en plus flagrante entre les convictions et les ambitions… sont autant de motifs pouvant expliquer ce désamour. La cinquième République, sous sa forme actuelle, a montré ses limites. En favorisant un régime où les principes de la république cohabitent avec des habitudes héritées de la monarchie elle renforce le sentiment d’éloignement entre le peuple et ses élus et tout d’abord avec le Président de la République qui apparaît de plus en plus comme un « intouchable » pouvant décider de ce qu’il veut sans tenir compte des réalités politiques du pays. Cette situation détestable a encore été renforcée ces dernières années avec l’instauration du quinquennat et surtout par l’inversion du calendrier électoral qui soumet l’élection législative à l’élection présidentielle. Une telle situation qui nourrit le populisme et les extrémismes est porteuse de lourds dangers. Le candidat socialiste doit clairement s’engager à rénover en profondeur nos institutions, à redonner un sens à la responsabilité politique. Il est temps de faire vivre une véritable république parlementaire dans laquelle le Premier ministre présente une déclaration annuelle de politique générale suivie d’un vote du Parlement. Les pouvoirs des citoyens doivent pouvoir être renforcés dans le cadre d’une nouvelle république.
2. Combattre les inégalités, faire vivre la solidarité.
L’affirmation d’une politique socialiste de réduction des inégalités doit être un autre axe de la campagne que nous mènerons l’an prochain. Une politique pour le logement afin de casser la logique de ghettoïsation de nos territoires. Une politique de santé qui, à l’opposé de ce qu’à fait la droite, favorise la santé publique seule garante d’un accès égal aux soins. Une politique de lutte contre la pauvreté et la détresse sociale qu’elle engendre. Une politique de solidarité entre les générations garantissant notre système de retraites par répartition. Une politique de solidarité entre les territoires notamment grâce aux services publics.
Une politique en faveur de l’école qui garantisse l’égalité de tous les jeunes, combatte les écoles ghettos et engage des moyens importants pour faire reculer l’échec scolaire et l’insécurité dans les établissements.
3. Agir pour une autre Europe au service des citoyens.
Le 29 mai 2005 une grande majorité de Françaises et de Français et notamment d’électeurs de gauche, ont manifesté avec force leur rejet de l’Europe libérale que voulait entériner le Traité constitutionnel européen. Celle ou celui que les socialistes désigneront doit d’abord clairement indiquer qu’il a compris le message envoyé par les électeurs et qu’il s’engage, s’il est élu, à mettre le veto de la France à toute tentative de réintroduire par la fenêtre ce que le peuple a fait sortir par les urnes. La question de l’emploi et des délocalisations a été au cœur de la campagne référendaire et a pesé très fortement sur le résultat du vote.
Depuis le 29 mai rien n'a changé dans ce domaine, bien au contraire, et chaque jour de nouveaux emplois disparaissant de notre territoire. Pour lutter contre les délocalisations, la France doit porter en Europe la proposition d’imposer un Tarif extérieur commun à l’encontre des marchandises produites dans les pays ne respectant pas des normes sociales minimales. Plus généralement nous devons affirmer notre volonté de faire de l’Union européenne une véritable démocratie au service des citoyens et non pas des marchés. L’Europe doit avoir un rôle pour la promotion d’un développement durable respectueux de l’environnement et de rapports commerciaux équitables entre le Nord et le Sud, à l’encontre des tendances actuelles de la mondialisation libérale.
4. Assurer une meilleure redistribution des richesses au profit des salariés.
La question salariale est une autre préoccupation majeure de nos électeurs qui ont le sentiment de subir une érosion de leur pouvoir d’achat alors que dans le même temps les profits s’emballent. Le prochain gouvernement de gauche doit non seulement s’engager à convoquer une conférence salariale avec l’ensemble des partenaires sociaux, mais il doit aussi clairement indiquer qu’en cas d’échec de cette conférence – par exemple à cause de blocages du MEDEF – il prendra toutes ses responsabilités. Notre engagement est clair : il faut revaloriser les revenus du travail au détriment des revenus du capital et inverser la tendance funeste qui a fait, ces dernières années, passer prés de 10 % de la valeur ajoutée des salaires vers les profits. Un tel objectif signifie une revalorisation des bas salaires, en premier lieu du SMIC, et que soit initiée une nouvelle politique fiscale ayant pour objectif prioritaire la réduction des inégalités.
5. Défendre et renforcer notre modèle républicain d’intégration.
Les difficultés auxquelles est confrontée notre société et les problèmes de populations soumises à des conditions d’une très grande précarité permettent à la droite de chercher à remettre en cause notre modèle républicain d’intégration pour y substituer un communautarisme de type anglo-saxon. Au moment où tous les spécialistes constatent la supériorité de l’intégration sur le communautarisme, alors que la Grande-Bretagne vient de mettre le doigt sur les conséquences dramatiques du système qu’elle a mis sur pied, au lendemain de l’ouragan Katrina qui a mis en évidence les effets catastrophiques de territoires organisés en une mosaïque de ghettos… la gauche doit clairement s’opposer à ce projet dévastateur. La France doit rester un pays d’intégration, les principes de l’égalité républicaine doivent non seulement être préservés mais renforcés et le communautarisme qui favorise les conflits doit être clairement rejeté.

Où retrouve-t-on ses lignes dans les positions de Ségolène ? Nulle part... Elles sont respectables dignes de débats, sans doute, mais contradictoires fondamentalement avec les orientations du projet socialiste, et honnêtement elles m'inquiètent du point de vue des valeurs ! Alors rallier Ségolène c'est jeter à la poubelle la synthèse à laquelle nous avons donné corps, et le projet auquel nous avons apporté le principal du contenu !
On le sait il est probable désormais qu'on ne puisse se convaincre les uns et les autres, tant il a été dit qu'une solution et une seule offrait une possibilité de victoire. Il fallait donc conserver les apparences pour nous permettre de préserver l'unité du courant, afin qu'il puisse préparer les échéances qui suivront la présidentielle, un inévitable congrès pour lequel il nous faudra encore plus rassembler pour ancrer le parti à gauche et entamer réellement et profondément sa rénovation - et pas uniquement dans son fonctionnement interne, mais également je l'espère dans un nouveau rapport au pouvoir (y compris si Ségolène est désignée candidate puis élue présidente !). Alors l'appel à Hollande permettait de ne pas écraser les espoirs de Vincent Peillon, lui démontrer en public à quel point il était minoritaire auprès des militants de NPS, venus à St.-Nazaire, et qui vraisemblablement représentaient l'opinion de leurs camarades restés à domicile.
Et bien non, c'est insupportable, il faut encore jeter le trouble ! Ainsi donc Henri Emmanuelli, Benoît Hamon n'auraient parlé qu'en leur nom propre, défendraient une position individuelle, quand lui Vincent s'insérerait dans une démarche collective !? La liste de signataires des grands élus ségolistes de NPS est sans doute collective, mais elle ne traduit pas l'attente des militants du NPS...
Alors arrêtons un peu les faux-semblants, si certains veulent brûler les vaisseaux et construire autre chose ailleurs, courrir l'aventure, qu'ils le disent, mais nous sommes encore une majorité quelque soit notre vote des 16 & 23 novembre à vouloir conserver l'outil commun du NPS, ne pas en faire une écurie, mais le véritable germe d'un véritable nouveau Parti socialiste !
Frédéric FARAVEL
secrétaire de la section Plaine de France
membre du bureau fédéral du Val d'Oise
memre du bureau du comité régional Île-de-France

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