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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 09:52
Catholiques et protestants satisfaits de la premère journée de négociations en Irlande du Nord

es gouvernements britannique et irlandais se sont montrés optimistes mercredi soir après la première session des discussions de la dernière chance qui se tiennent à Saint Andrews, en Ecosse. "Je sens vraiment une volonté d'essayer de faire le travail dans les quelques jours qui viennent", a déclaré un porte-parole du premier ministre britannique, Tony Blair, après que ce dernier eut ouvert, mercredi 11 octobre, la réunion avec son homologue irlandais Bertie Ahern. Ces 3 jours de discussions visent à réactiver les institutions nord-irlandaises, gelées depuis 2002, en mettant d'accord les dirigeants des 2 camps d'Irlande du Nord : les républicains catholiques, qui souhaitent la réunion de l'Ulster et de l'Irlande, et les unionistes protestants, qui veulent que l'Irlande du Nord continue à faire partie du Royaume-Uni.

Gerry Adams, président du Sinn Féin, la branche politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), et le leader protestant, le pasteur Ian Paisley, chef du parti DUP, paraissaient eux aussi dans un état d'esprit positif à leur arrivée à la première session. "J'adresse mes vœux à Ian Paisley. J'espère qu'il est prêt, comme nous le sommes, à régler les problèmes. Et si c'est le cas, nous parviendrons tous à satisfaire et à représenter les gens qui nous ont donné mandat", a déclaré M. Adams. Arrivant peu après, le pasteur Paisley, connu pour son éloquence enflammée contre les catholiques – il avait décrit autrefois le pape Jean Paul II comme "l'Antéchrist" –, a lui aussi adopté un ton inhabituellement modéré. "Nous ne sommes pas ici pour nous disputer avec le Sinn Féin ou pour débattre avec le Sinn Féin. Nous sommes ici pour écouter, pour voir s'ils vont tenir leurs engagements."

NÉCESSAIRES COMPROMIS

Le ministre des affaires étrangères irlandais, Dermot Ahern, a lui aussi fait preuve d'optimisme. "Je pense que l'atmosphère est bonne. Les parties ont indiqué qu'elles étaient disposées à rechercher un accord", a-t-il remarqué, relevant que c'était la première fois depuis plus de deux ans que les deux camps se réunissaient. Les pourparlers pourraient cependant buter sur un accord sur la direction de la police et de la justice."Chaque partie devra faire des compromis. Ce qu'il nous faut, ce sont des engagements de toutes les parties d'avancer. Nous pensons qu'elles le peuvent", a encore déclaré le chef de la diplomatie irlandaise.

Les institutions semi-autonomes d'Irlande du Nord, issues de l'accord du Vendredi saint conclu en 1998, ont été suspendues en 2002 en raison d'une crise de confiance entre républicains et unionistes. Les pourparlers de Saint Andrews, qui visent à les réactiver, se déroulent sous forte pression britannique. Londres a en effet averti que si catholiques et protestants ne parvenaient pas à un accord avant le 24 novembre, l'Assemblée d'Irlande du Nord serait dissoute, et que Londres administrerait directement la province pour une période indéfinie. "Si nous n'avons pas d'accord à 100% le 24 novembre à minuit, nous fermerons Stormont", le siège de l'Assemblée d'Irlande du Nord, a déclaré Peter Hain, le ministre britannique de l'Irlande du Nord, sur la chaîne de télévision ITV. Malgré cette annonce radicale, les Britanniques semblent relativement confiants dans l'issue des pourparlers."Je crois qu'il y a maintenant une convergence sur les 2 principes qui sont au cœur de ce processus", a déclaré le porte-parole de M. Blair à la fin de la première journée.

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