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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 16:17
Pour s'installer dans la "vraie" campagne,
Ségolène Royal minimise la confrontation interne au PS

e vote des adhérents du Parti socialiste est une étape que Ségolène Royal a, dans son esprit, déjà franchi. Jour après jour, la candidate à l'investiture socialiste multiplie ses préventions à l'égard des débats internes au parti et s'installe dans la campagne d'après, contre la droite, voire au-delà sur les marches de l'Elysée... "Qu'est-ce que l'on dirait si demain j'avais la responsabilité suprême et si aujourd'hui on me voyait me faire ballotter par des enjeux qui ne correspondent pas à la réalité de la question politique qui est posée ?", a-t-elle lancé, jeudi 12 octobre, en marge de son déplacement dans l'île de la Réunion. Elle y est déjà, dans cet après. "Je ne suis pas encore élue, pas encore désignée et pourtant je suis invitée partout", claironnait-elle, la veille, en annonçant qu'elle ferait bientôt le tour des capitales européennes désignées comme ses "partenaires".

Au risque de paraître vouloir fuir la confrontation avec Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, - critique qu'elle avait déjà essuyée fin août lors de l'université d'été du PS à La Rochelle -, Mme Royal laisse volontairement planer le doute sur sa participation aux débats du PS. "S'ils sont détournés de leur vraie destination, je me réserve le droit de ne pas m'y assujettir", répète-t-elle. Mais pourquoi le seraient-ils alors que l'appareil du parti et les principaux animateurs de l'organisation des débats et du vote se sont rangés derrière elle ?
Provoque-t-elle délibérément ses rivaux ?
La présidente de Poitou-Charentes cherche en tous cas à les pousser à la faute, les attaques des socialistes opposés à sa candidature lui ayant toujours été jusqu'ici bénéfiques. "On a tout à gagner à ce que le candidat envoyé en finale soit passé par les demi-finales", a réagi vendredi M. Strauss-Kahn, pointant ainsi de manière prudente l'attitude de déni de sa concurrente sur l'enjeu de la confrontation entre socialistes.

Pour la candidate, passent encore les 3 débats à la télévision mais pas les 3 autres programmés en région, à Clermont-Ferrand le 19 octobre, à Paris le 26 puis à Toulouse le 9 novembre. Mme Royal supporte mal les contraintes imposées par le parti comme en témoigne sa prestation tendue devant le conseil national du PS, du 7 octobre. Surtout, elle redoute le chahut de militants hostiles qui ternirait son image et la fragiliserait. Or, Clermont-Ferrand, située dans le Puy-de-Dôme fait partie des fédérations les plus fermées à la vague royaliste.
"L'idée de débats ne la gêne absolument pas, proteste l'un des porte-parole de Mme Royal, Gaëtan Gorce, député de la Nièvre, conscient que la stratégie d'évitement de cette dernière pourrait à la longue être mal comprise. Elle a simplement voulu indiquer qu'elle ne s'en laisserait pas conter".

"EFFRAYER LES CAPITALISTES"

"Sa vie, ajoute-t-il, ne s'arrête pas le 16 novembre (date du vote des militants)". Arnaud Montebourg, autre porte-parole de la candidate, complète, un rien cabotin : "Le débat a lieu tous les jours avec, ou sans elle. Faut-il en rajouter ? "

Mme Royal prépare la suite. Dans un entretien au quotidien britannique The Times, vendredi, elle donne des gages à gauche en appelant à "effrayer les capitalistes" par le biais de taxes pour les entreprises qui délocalisent. Le même jour, à La Réunion, elle a vivement critiqué le gouvernement sur la gestion du Chikungunya. Invitée par une fédération socialiste qui lui promet "90%" de ses voix et lui a organisé un beau meeting avec 2 000 personnes à Saint-Joseph, elle a prôné la priorité d'embauche aux Réunionnais, en se prononçant en faveur d'un "recrutement local des enseignants".

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commentaires

thimele 14/10/2006 18:31

Refuser le débat c'est refuser la démocratie !Ségolène Royal ferait mieux de participer à ces débats pour montrer tous ses prétendus talents, plutôt que d'attendre le débat avec Sarkozy... qui la mettra en pièce, ainsi que toute la gauche.