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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 14:39
L'équipe de Ségolène Royal s'emmêle les mails

her(e)s ami(e)s, che(e)s camarades, chacun et chacune d'entre vous peut imaginer l'émotion qui est la mienne aujourd'hui. Le plaisir aussi..."  Ce discours, Ségolène Royal devait le prononcer, dimanche 26 novembre, lors de l'investiture du Parti socialiste. Mais, suite à une "malencontreuse" erreur informatique, il a atteri, vendredi en fin d'après-midi, dans les boîtes mail de toutes les rédactions.

Le document de 13 pages intitulé "Ségolène.doc" a été envoyé par le bureau parlementaire de la candidate présidentielle. Le message original provenait de Vincent Peillon, député européen rallié à la présidente de Poitou-Charentes depuis l'été.

L'équipe de Ségolène Royal, qui a construit une partie de sa campagne pour l'investiture socialiste sur Internet, a transmis par la suite 2 messages priant les journalistes de ne pas utiliser le texte "qui n'est en aucun cas la version définitive du discours" de dimanche.

Le texte reprend les thèmes favoris de la candidate, "ordre juste", "république du respect" et "désir d'avenir" et appelle les socialistes au rassemblement face à la droite après une campagne interne parfois houleuse.

Une "erreur malencontreuse" est à l'origine du bug, a expliqué un des membres de l'équipe de la candidate. Un "mauvais copier-coller" a fait atterrir le document sur la "mailing list des agendas" de la candidate, a-t-il assuré. "Elle travaille beaucoup beaucoup ses discours et le premier jet n'est jamais le discours final".

10 jours après avoir été triomphalement élue par les militants socialistes, Ségolène Royal doit être investie dimanche lors d'un congrès commun du PS et du Parti radical de gauche (PRG) à La Mutualité, à Paris.

Les mails de Ségolène Royal vont plus vite que sa plume
Ecrite par Vincent Peillon, une version de son discours de dimanche est arrivée par erreur dans les rédactions.
Par Paul QUINIO - Libération - samedi 25 novembre 2006
«Q uelle bande de c... !» Il est un peu plus de 18 heures vendredi quand Vincent Peillon laisse sortir ce cri du coeur. Un premier coup de fil d'un journaliste vient de l'avertir que la campagne présidentielle de Ségolène Royal commence par un joli bug : à 17 h 48, vendredi, est arrivé sur les boîtes mail des journalistes politiques qui suivent l'actualité du PS le discours que la candidate doit prononcer... dimanche matin à la Mutualité, lors du congrès organisé pour son investiture officielle. Il ne s'agit pas de pousser la logique de la «démocratie participative» jusqu'au bout en soumettant au préalable les discours de la candidate à des «jurys de journalistes», mais bel et bien d'une grosse boulette.
«Tel moi».
«Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades, chacun et chacune d'entre vous peut imaginer l'émotion qui est la mienne aujourd'hui, le plaisir aussi. Chacun et chacune peut comprendre l'immense honneur que je ressens...» Le mail est envoyé par le secrétariat de Ségolène Royal à l'Assemblée nationale. Dans le masque informatique figure l'objet du courrier : «Discours dimanche première version». Avec cette précision : «J'ai besoin de ton accord pour le passer à ceux qui voudraient réagir dessus. Pour différentes raisons, je suis pour cette méthode. Tel moi [téléphone-moi, ndlr]. Amitié.» Ce nota bene, destiné à la candidate, est en fait signé Vincent Peillon. Ce qui est en soi déjà une information, car c'est la 1ère fois que le député européen écrit un discours pour Royal. La candidate le lui aurait demandé mardi, lors de la première réunion de l'état-major ségoléniste postdésignation. En l'occurrence, alors qu'elle prétend vouloir faire une campagne très différente de celle de Lionel Jospin en 2002, voilà que Royal inscrit ses pas dans ceux de l'ex-Premier ministre puisque Peillon lui avait servi de plume en 2002 et déjà en 1995. A 17 h 59 arrive un second courrier : «ERREUR DE MANIPULATION. Veuillez ne pas tenir compte du message précédent que vous avez reçu par inadvertance. MERCI DE VOTRE COMPREHENSION.» A 18 h 15, Peillon assure en «pouffer de rire» avec la candidate, jointe au téléphone. L'entourage de Royal, lui, dit être «collectivement emmerdé» et explique qu'un «copier-coller» et la pression «malencontreuse d'un bouton» sont à l'origine de cet envoi. Son attachée de presse, Agnès Longueville, s'emploie à dédramatiser en expliquant qu' «en aucun cas» le discours de dimanche ne correspondra à celui écrit par Peillon. «Ségolène récupère les propositions et fait une synthèse. Elle se sert de la trame. Mais le message final en sera assez éloigné.» A voir...
Couplet compatissant.
Conservera-t-elle les remerciements qu'elle adresse dans cette mouture du texte à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn pour «l'énergie et l'ardeur et la qualité qu'ils ont mis dans cette campagne» ? « Nous allons avoir besoin d'eux et de leur engagement entier pour aller jusqu'au bout de ce que nous avons à faire, c'est-à-dire jusqu'à la victoire.» Et son compagnon, François Hollande, aura-t-il droit à ce couplet compatissant : «Notre premier secrétaire, dont la tâche n'est jamais facile, mais sans doute l'était-elle encore moins que d'habitude» ? Nicolas Sarkozy pourra vérifier si Ségolène Royal reprendra à son compte les attaques sur «la liberté du plus fort, la liberté de l'égoïste, la liberté pour quelques-uns» que préconise l'UMP. Ou encore cette charge à l'encontre d'une «droite qui a besoin des désordres, pour faire peur et pour les réprimer», et qui, face à une «République malade [...], a trouvé un remède : elle veut l'achever». 
A 18 h 45, vendredi, un troisième mail est adressé par l'équipe de la candidate aux rédactions pour préciser : «En raison d'un incident technique vous [les journalistes] avez reçu un document qui n'est en aucun cas la version définitive du discours de Ségolène Royal. Merci de ne pas l'utiliser.» Que deviendront les références à «l'ordre juste», à «l'innovation démocratique», à la priorité à l'éducation ? Et sa conclusion ? «Des millions et des millions de Françaises et de Français attendent de nous que nous soyons dignes de la confiance qu'ils sont prêts à nous donner. Il nous faut les convaincre. [...] C'est le travail que je veux conduire avec vous. Notre tâche est grande. [...] Nous n'avons donc pas droit au repos.» Un peu quand même.

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