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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 20:30
La victoire de Hugo Chavez
Certes, la victoire d’Hugo Chavez n’est pas une surprise, même si elle peut étonner par son ampleur après plusieurs années de confrontation aux réalités du pouvoir. D’ordinaire, l’exercice du pouvoir use. Au Venezuela, il semblerait que ce soit l’inverse.

La surprise est ailleurs. Et d’abord dans le fait que son adversaire soit qualifié de «social-démocrate», sans que ni l’Internationale Socialiste, ni le Parti des Socialistes européens ne trouvent à y redire. Il semble pourtant évident que M. Rosales portait tous les espoirs - heureusement déçus - de l’ensemble la droite du Venezuela, y compris des latifundistes ; sans oublier ceux de la Maison blanche, du Pentagone et de la CIA !

Je savais, par expérience, qu’il y a beaucoup de demeures dans la vieille maison de la Social-Démocratie, mais là, tout de même, trop, c’est trop. S’il fallait la démonstration que la vieille Internationale Socialiste n’est plus qu’une baudruche vide, nous l’avons. C’est ce que j’ai fait remarquer au Bureau national du Parti Socialiste français en demandant que cette plaisanterie cesse. Il avait déjà fallu supporter, en son temps, le soutien de l’I.S. et de certains socialistes français à l’adversaire de Lula, avant que ce dernier ne soit cajolé par tous les progressistes du monde. Mais il semblerait que la leçon soit restée sans suite et que l’I.S., basée à Londres, soit devenue, avec Tony Blair, une version «usagée» supplémentaire du «caniche des Etats-Unis».

Ce qui surprend ensuite, ce sont les commentaires acidulés du système d’information occidental, fût-il réputé de gauche. Certes, le triptyque Jésus-Bolivar-Castro, cher à Hugo Chavez, ne correspond pas aux référents traditionnels de la pensée progressiste occidentale. Mais l’important n’est-il pas ailleurs ? Et plus précisément dans la redistribution de la richesse pétrolière en direction des pauvres ? Richesse qui a été si longtemps confisquée par une minorité rebaptisée aujourd’hui «classe moyenne» par le miracle du discours politiquement correct. Les progressistes européens seraient-ils devenus aveugles au point de craindre la redistribution des terres des latifundistes résidents à Miami au bénéfice des innombrables paysans qui n’en n’ont pas ?

Pour ma part, je trouve plus qu’intéressant ce qui se passe en Amérique Latine, que ce soit au Venezuela, en Equateur, en Bolivie, au Nicaragua, au Brésil, en Argentine, voire, avec moins d’enthousiasme, au Chili. Et je crois que s’il est un endroit de notre planète où Jean Jaurès se sentirait chez lui, c’est plutôt là-bas que sur notre vieux continent où la gauche attriste plus qu’elle n’enthousiasme. C’est pourquoi, avec d’autres, je me propose d’organiser à Paris un colloque politiquement incorrect sur le sujet. Nous en reparlerons.

Henri EMMANUELLI


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