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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 10:49
Le PS offre des circonscriptions pour limiter la concurrence

etour à la gauche de 1995, lorsque les petits partis amis s'étaient rangés derrière Lionel Jospin pour l'élection présidentielle. Après le Parti radical de gauche (PRG) en octobre, le Mouvement des républicains et citoyens (MRC) a conclu samedi 9 décembre un accord avec le PS.

Petit à petit, François Hollande, qui a scellé les négociations à 22h30 avec Jean-Pierre Chevènement, est parvenu à éliminer deux candidatures qui avaient handicapé le champion socialiste le 21 avril 2002. "Ce qui n'avait pas été possible le devient, se réjouit le premier secrétaire du PS. Ça permet de partir avec un socle plus solide."

Après avoir écarté le risque d'une candidature PRG de Christiane Taubira, la députée de Guyane qui avait obtenu 2,3% des voix au 1er tour de l'élection en 2002, les socialistes voient s'éloigner la concurrence de Jean-Pierre Chevènement (5,3%).

Au bout d'un mois de campagne, ce dernier a préféré renoncer. En échange, il obtient dix circonscriptions pour les législatives, et six suppléants, sur la base d'un accord politique : réorientation de la construction européenne, réforme de sa Banque centrale, et "lutte contre l'euro cher" ; primauté de la République, "taxe antidumping" contre les délocalisations... Le PS a fait ce qu'il fallait pour amadouer les chevénementistes. "Rien ne me forçait à me retirer, je le fais en pleine conscience pour ouvrir la voie à une dynamique dès le premier tour", a assuré le président d'honneur du MRC.

Sans tarder, M. Chevènement a fait avaliser l'accord par son mouvement réuni dimanche dans le 11e arrondissement de Paris. Ignorant tout du changement d'ordre du jour, ses partisans, convoqués pour animer la campagne de leur chef de file ont dû s'adapter et changer de braquet en accueillant... Ségolène Royal. La décision de soutenir la candidate socialiste a été approuvée par 84% des délégués. Seule, une petite minorité s'estimait "flouée" de rallier une responsable du PS qui a fait campagne pour le oui à la Constitution européenne.

Les retrouvailles avec celui qui a été l'un des fondateurs du PS en 1971, ministre en même temps que Mme Royal dans le gouvernement Jospin, ont été malgré tout chaleureuses. "C'est un moment historique important pour la gauche", a souligné Mme Royal tout en rappelant ses affinités sur le fond, la sécurité, "l'ordre juste", la valeur travail, l'éducation, avec M. Chevènement : "Nous étions en phase et nous n'avons jamais cessé de l'être."

La contrepartie est jugée assez lourde par les socialistes contraints de se désister pour laisser de la place aux législatives. Surtout après les 35 circonscriptions cédées au PRG et les 25 déjà gelées pour les Verts... "C'est le prix à payer pour gagner la présidentielle, estime M. Hollande. Il vaut mieux ça que d'être intransigeant et risquer de tout perdre".

Pour Bruno Le Roux, secrétaire national chargé des élections au PS, sur les 10 circonscriptions visées, seules 5 ou 6 sont gagnables en cas de victoire de la gauche. "Soit moins de 2% des députés" sur une vague rose qui pourrait en compter 300. Le bureau national du PS devra avaliser cet accord mardi 12 décembre.

De son côté, le MRC a fini par renoncer à réclamer pour son président, Georges Sarre, maire du 11e arrondissement de Paris, la 6e circonscription qu'il avait perdue en 2002 au profit d'une socialiste. Il sera candidat dans la Creuse, où on lui a redécouvert des racines familiales.

C'est le dernier noeud que M. Chevènement, candidat à Belfort, et M. Hollande ont fini par dénouer samedi soir. Les 2 parties assurent qu'aucune promesse n'a été faite quant à la composition d'un futur gouvernement de gauche. Il reste que pour apaiser ses partisans, M. Chevènement a maintenu une "60ne" de candidats étiquetés MRC pour les législatives, ce qui lui permet de garder un financement public. "Ils seront présents en bonne intelligence", promet le maire MRC du Kremlin-Bicêtre, Jean-Luc Laurent.

Le PS ne veut négliger aucune piste pour rassembler la gauche. M. Hollande "ne désespère pas" de trouver un terrain d'entente avec de toutes petites formations, comme Régions et peuples solidaires, ou l'Union démocratique bretonne (UDB). Il attend que les Verts se dotent d'une direction, le 16 et 17 décembre, pour reprendre les discussions aujourd'hui en panne. Cette fois, pas de retrait de candidat exigé, mais un accord de gouvernement doit être trouvé. Sur la table, les socialistes ont déposé 25 propositions de circonscriptions. Les Verts en demandent le double.

 

CHIFFRES

4 CANDIDATS à gauche se sont déclarés pour la présidentielle de 2007 : Ségolène Royal pour le PS allié au PRG et au MRC, Dominique Voynet pour les Verts, Olivier Besancenot pour la Ligue communiste révolutionnaire, Arlette Laguiller au nom de Lutte ouvrière. Marie-George Buffet (PCF) est sur les rangs pour la gauche antilibérale.

10 CIRCONSCRIPTIONS pour le MRC : la 3e des Ardennes, la 9e des Bouches-du-Rhône (Sami Naïr), la 1ère de la Drôme (Catherine Coutard), la 2e de l'Indre, la 12e du Nord, la 3e de Seine-et-Marne (Daniel Guerin), la 1ère du Var (Odette Casanova), la 2e du Territoire de Belfort (Jean-Pierre Chevènement), la 10e du Val-de-Marne (Jean-Luc Laurent) et la 2e de la Creuse (Georges Sarre).


Le projet de déclaration commune PS-MRC (Volet politique)


Engagements du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche pour une plate-forme de Gouvernement (pdf)

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