Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
Me contacter

en savoir plus

 

Trouve

Gauche Républicaine & Socialiste

9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 09:31
Un «néoconservateur américain à passeport français»
«Libération» s'est procuré l'enquête du PS. Extraits.

En 106 pages fouillées, l'étude décrypte l'action de Nicolas Sarkozy à Bercy comme à Beauvau, son projet de candidat à l'Elysée et, surtout, les fondements idéologiques du dessein d'un «néoconservateur américain à passeport français». Morceaux choisis.
«L'apologie du modèle communautariste religieux» 
«Raviver les sentiments communautaires et la religiosité dans un contexte de progression de l'individualisme permet de substituer à la solidarité nationale des solidarités communautaires, et ainsi de réduire le poids de l'Etat et de la Sécurité sociale dans l'économie. C'est sous cet éclairage que son ouvrage la République, les religions, l'espérance prend toute sa signification. "Je suis convaincu que l'esprit religieux et la pratique religieuse peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté", écrit Sarkozy. Comme aux Etats-Unis, il faut en appeler aux religions pour régler nos problèmes : "Les cadres de l'Eglise en France pourraient susciter une grande réflexion sur la nécessité de construire des synagogues, des églises et des mosquées dans les banlieues. Il est aussi important d'ouvrir des lieux de culte dans les grandes zones urbaines que d'inaugurer des salles de sport, elles-mêmes très utiles ! Ce qui doit nous préoccuper, c'est ce que vont être les idéaux de la jeunesse qui vient. Tous ces jeunes qui ne croient plus à grand-chose, voilà un défi pour toutes les religions !" Que penser de la connexion entre ce projet et l'ambition de l'Union des organisations islamiques de France de promouvoir l'islam comme un moyen de lutter contre la délinquance ? L'un de ses dirigeants, Amar Lasfar, qui anime la mosquée de Lille, insiste sur ce rôle de pacification des relations sociales qui incomberait à l'islam. Et Farid Abdelkrim, figure emblématique des jeunes musulmans de France, est encore plus explicite : "L'islam, c'est un Kärcher qui permet de nettoyer les comportements les plus tordus qui soient. Avec l'islam, j'ai arrêté de fumer, j'ai arrêté de boire, j'ai arrêté de voler, j'ai respecté mes parents, j'ai voulu faire des études."» 
«Le sécuritaire dangereux et inefficace» 
«Le choix du tout répressif débouche sur celui du tout carcéral. Nicolas Sarkozy feint de ne pas "comprendre ce débat sur le nombre de personnes incarcérées : on doit mettre en prison ceux qui le méritent et on ne doit pas mettre en prison ceux qui ne le méritent pas", mais il sait que le recours à l'incarcération est un choix de société. Les Etats-Unis comptent environ 715 détenus pour 100 000 habitants. Un ratio qui leur confère la place de numéro 1, loin devant la Russie (584 détenus). En France, on constate les débuts d'une évolution à l'américaine. Les effectifs des prisons n'ont cessé d'augmenter depuis 2001. Le taux de détention s'établit à environ 100 détenus pour 100 000 habitants, contre 75 en 2000.»
«En novembre 2006, Nicolas Sarkozy répète que, pour lui, "il importe d'ouvrir un débat sur la question des peines minimales pour les délinquants récidivistes coupables d'atteintes aux personnes". Avec ce projet, il puise directement son inspiration outre-Atlantique. L'illustration la plus emblématique des peines minimales automatiques, dites "peines planchers", est la loi adoptée par l'Etat de Californie en 1994 : elle oblige le juge à prononcer une peine s'échelonnant de vingt-cinq années d'emprisonnement à la perpétuité lorsque la même personne est condamnée pour la troisième fois, et ce quelle que soit la nature des infractions.»
Le clone de Bush 
«"Certains en France m'appellent Sarkozy l'Américain. J'en suis fier. Je suis un homme d'action, je fais ce que je dis et j'essaie d'être pragmatique. Je partage beaucoup des valeurs américaines", déclare-t-il en avril 2004 devant le Comité juif américain. [...] Lors du début du conflit en Irak, il ne dit rien. Son silence tranche avec la dénonciation par les autorités françaises de la guerre préventive. [...] En avril 2004, il s'emploie à donner un faste tout particulier à un déplacement et obtient d'être reçu par Colin Powell et Condoleezza Rice. [...] Plus encore qu'aux Américains, il s'identifie au conservatisme de George W. Bush. Il a compris que le libéralisme seul ne lui permettait pas de gagner la présidentielle et qu'il fallait y ajouter, comme Bush l'a fait en 2004, d'autres dimensions : la famille, la sécurité, la religion et le patriotisme. [...] Par rapport aux credos traditionnels de la droite anglo-saxonne (méfiance à l'égard de l'Etat, préférence pour la liberté par rapport à l'égalité, nationalisme), cette droite américaine ajoute trois autres caractères novateurs auxquels Sarkozy tente de coller : elle se veut plus optimiste en se différenciant du scepticisme de la droite classique, plus égalitaire, et, enfin, plus populiste et moins élitiste.»

aller vers l'article de Libé


L’UMP ou la tentation libérale

Le PS a organisé, le 13 décembre, un séminaire de travail sur le programme de l’UMP. Point de départ de ces rencontres, une note du secrétaire national en charge des études, Alain Bergounioux, établit une analyse critique des propositions formulées par les partisans de Sarkozy. Un texte ramasse-tout mâtiné de libéralisme. Sous couvert de «révolution politique», le conseil national de l’UMP a entériné, le 16 novembre dernier, un programme électoral qui n’est rien de moins qu’une version relookée d’un capitalisme adapté aux seules exigences de ses promoteurs. «Cette logique libérale sur le plan économique et social ne s’exprime pas de manière ouverte, elle se dissimule derrière la formule du « libre choix » individuel, ou de l’hymne récurrent au mérite», constate Alain Bergounioux, secrétaire national (SN) en charge des études.

Sans appeler ouvertement à l’abrogation de la durée légale du temps de travail, l’UMP invite les salariés à s’investir davantage pour bénéficier d’un meilleur traitement. Cette stratégie de contournement se traduit par une grave remise en cause des acquis sociaux et syndicaux, dénoncée par Eric Besson, SN à l’économie et la fiscalité, et Alain Vidalies, SN chargé du travail. Le constat vaut également pour l’éducation, où l’autonomie et le libre choix des parents justifieraient la fin de la carte scolaire, approche vivement critiquée par Claude Roiron, SN à l’Éducation. «Le service public, quant à lui, est plébiscité, mais avec toujours moins de moyens et de personnels, et dans un périmètre sans cesse plus contesté par une société de marché, présentée comme celle du libre choix», dénonce Alain Bergounioux.

Derrière cette rhétorique, l’UMP pourfend les principes d’égalité et de solidarité. Selon son discours, chacun est comptable de ses réussites et de ses échecs. S’ensuit un lot de mesures qui laissent augurer le pire : nouvelle baisse de l’impôt sur le revenu, altération profonde des droits de succession, érosion de l’ISF… «L’hymne au travail, brandi comme un étendard, ne parvient pas à dissimuler une faiblesse concrète pour la rente et les situations acquises», souligne Alain Bergounioux.

Autant dire que ces prétendues mesures «volontaristes» ressassées par Sarkozy, se perdent dans le mirage de l’ultralibéralisme, dont Benoît Hamon (Europe) Béatrice Marre (développement durable) et Pascal Terrasse (santé et protection sociale) ne cessent de dénoncer les effets. Et que dire des discours qui agitent le spectre du déclin, stigmatisant un peu plus encore exclus et immigrés, suspectés de tricher avec les revenus de solidarité ou d’assistance ? Ce qui conduit Delphine Batho (sécurité) et Razzy Hamadi, président du MJS, à adresser une violente mise en garde à l’UMP contre l’exaspération des catégories populaires touchées, de plein fouet, par la montée de la précarité et de l’insécurité.

«Visiblement, le citoyen, dans la vie politique comme dans la vie sociale, n’est pas au coeur de la démarche d’une formation politique qui marque ainsi, sur ce point clef, sa fidélité à ses devancières, l’UNR, l’UDR et le RPR», conclut Alain Bergounioux.

Télécharger la note complète du secteur Études du Parti socialiste : Analyse critique du programme UMP

Partager cet article

Repost0

commentaires

christophe 11/04/2007 23:24

merci pour ces détails qui confirme mon opinion