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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 11:22
LibVendredi denier, passée la stupeur, c'est le mécontentement qui caractérisait les échanges entre  plusieurs membres du secrétariat national du PS à la lecture de l'interview donnée à Libération par Martin Schulz Président du groupe socialiste au Parlement européen.

Dans son édition du 26 janvier le journaliste Jean Quatremer rapportait la réponse suivante à sa question, "si la France vote une deuxième fois "non" en 2009, l'Europe peut-elle continuer sans la France?"

Martin Schulz, «s'il ya un deuxième non après que toute l'Europe a essayé de trouver des compromis avec la France, la question de l’appartenance de la France à l’Union sera posée ».

Plusieurs d'entre nous, parlementaires européens, responsables du PS, avions décidé de rendre publique notre désaccord total avec le fond et la méthode des propos de Martin Schulz. En effet qu'un dirigeant européen de son statut, en outre responsable politique allemand de premier plan, puisse envisager l'Union européenne sans la France, au détour d'une interview de bas de page dans Libé, et ceci au coeur la compagne présidentielle, était à nos yeux, aussi stupéfiant qu'absurde. Il n'y a pas d'Union Européenne possible au sens d'union politique sans la France ou l'Allemagne.

Pourtant, lundi, martin Schulz, anticipant notre  réaction, nous a fait parvenir le rectificatif suivant :

Libération a publié une interview de Martin Schulz dans son édition du 26 janvier 2001 qui lui attribue une citation tronquée qui ne correspond en aucune manière à l'enregistrement sonore. A la question "si la France vote une deuxième fois "non" en 2009, l'Europe peut-elle continuer sans la France?", Martin Schulz a répondu au journaliste : " ....(Si) un gouvernement socialiste mené par Ségolène Royal trouve un accord avec les autres Etats membres en Europe et n'arrive pas à gagner, pour ce compromis, le peuple français, alors il faut donc poser une question: est-ce que le peuple français ne veut plus du gouvernement ou de l'Europe. Si pour la deuxième fois après que le gouvernement de la France a dit oui, le peuple dit non, ce ne sera pas seulement une crise pour l'Europe cela sera une crise pour la France car un gouvernement français qui trouve des compromis avec ses partenaires et ensuite est puni encore une fois pour ça, c'est inimaginable".

Ce rectificatif m'inspire un commentaire. Si la citation publiée dans Libération procède d'un raccourci dont le journaliste est le seul responsable, c'est édifiant. Je ne commenterai pas davantage. Les lecteurs de libération s'en chargent déjà, hélas, en préférant d'autres lectures quotidiennes. Enfin, si je devais exprimer un souhait, ce serait que Martin Schulz publie ce démenti dans les colonnes de Libération, manière de clore cet épisode malheureux.

Benoît Hamon
Député européen
secrétaire national du PS
au projet européen

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