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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 09:47
François Hollande, premier secrétaire du PS, appelle à un «vote clair» dès le 1er tour en faveur de Royal et ne voit pas de perspective du côté de l'UDF:
«Bayrou-Sarkozy au 2nd tour, ce serait un non-choix»
Par David REVAULT D'ALLONNES - Libération - lundi 12 mars 2007
Alors qu'un sondage de l'Ifop donne François Bayrou à égalité avec Ségolène Royal au premier tour (23%), le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, répond aux questions de Libération sur la percée du candidat centriste.
François Bayrou vous inquiète-t-il ? 
Une campagne électorale, ce n'est pas un commentaire de sondages, c'est la préparation d'un vote, à partir des projets de société qui sont en confrontation. Il ne s'agit pas se laisser aller à l'enthousiasme ou à l'inquiétude, mais de faire preuve de la conviction nécessaire autour du pacte présidentiel de Ségolène Royal. A chaque scrutin présidentiel, certains affirment que le clivage gauche-droite n'a plus de sens. Le réveil est à chaque fois douloureux. Certains imaginent que le seul objectif de la campagne présidentielle serait de battre Sarkozy, et que tous les moyens seraient bons à cette seule fin. Mais, il ne faut pas simplement écarter, rejeter, empêcher. Il faut permettre un changement et lever une espérance. Ce choix doit se faire dès le premier tour avec Ségolène Royal.
Ségolène Royal peut-elle être absente du 2nd tour ? 
Quand on a connu le 21 avril, l'élimination de la gauche, nous ne pouvons occulter aucune hypothèse. C'est pourquoi il faut mener campagne en disant que seul le bulletin de vote compte, pas l'humeur, la mode ou la frénésie «sondagière».
Vous envisagez donc un 2nd tour Bayrou-Sarkozy ? 
Ce serait un non-choix pour les Français car ce serait une différence de degré mais pas de nature. Bien plus qu'un vote utile, j'appelle à un vote clair, cohérent, conséquent. L'élection présidentielle se joue au 1er tour, qui qualifie pour le second et crée de la dynamique de succès.
Envisageriez-vous de gouverner avec Bayrou ? 
Ségolène Royal a présenté un pacte présidentiel qui a permis déjà de rassembler au-delà du PS avec le PRG et le MRC de Jean-Pierre Chevènement. Si d'autres, au second tour de l'élection, veulent venir avec nous pour battre la droite et mettre en oeuvre le «pacte», ils seront les bienvenus. Mais ce n'est pas la démarche de François Bayrou. Lui, veut une alliance des contraires, c'est-à-dire le contraire d'une alliance.
Comment expliquez-vous la faiblesse de la gauche dans les sondages ? 
Il y a aujourd'hui beaucoup d'indécis et il est trop tôt pour les faire parler. Le niveau de la gauche n'a pas de raison d'être plus faible qu'en 2002 et même qu'en 2004, à condition que les voix de gauche ne se laissent pas disperser sur des candidatures qui ne sont pas de gauche et dont l'objectif est d'aboutir à une alternance au sein de la seule majorité UMP-UDF.
Le retour au premier plan de Dominique Strauss-Kahn consacre-t-il sa ligne au détriment de celle de Laurent Fabius ? 
Dominique Strauss-Kahn comme Laurent Fabius ont chacun leur rôle à jouer. La ligne est claire, c'est celle du pacte présidentiel de Ségolène Royal.
Ségolène Royal a-t-elle réussi à rassembler le parti, malgré les blessures de la primaire ? 
Notre primaire a été un bel exercice démocratique. Mais un vote laisse toujours des traces. Aussi, Ségolène Royal a-t-elle fait les gestes qui convenaient, en constituant son équipe du pacte. Toutes les générations et toutes les expériences doivent désormais s'impliquer chaque jour davantage dans la campagne. Qui pourrait penser que sur les décombres d'une défaite, il serait simple de reconquérir ? Si la gauche ne l'emportait pas, les risques pour la cohésion sociale du pays comme pour sa stabilité seraient immenses. Les intérêts partisans, et les ambitions personnelles ne pèsent guère au regard de l'enjeu. C'est tout de suite qu'il faut engager le changement.
Cette «équipe du pacte présidentiel» se réunira-t-elle un jour ? 
Elle va se déployer. Il sera sans doute nécessaire de la réunir dès le départ de la campagne officielle. Tout le monde est sur le pont.
Où se trouve le centre de commandement de la campagne ? 
C'est la candidate qui fixe le rythme, la forme et le contenu de la campagne. La feuille de route est simple : diffuser le pacte présidentiel, mobiliser les citoyens sur l'enjeu du premier tour et rassembler la gauche au second. Il y a toujours des choses à améliorer. Mais jamais nous n'avons eu autant d'affluence dans nos réunions publiques.
Que pensez-vous d'un ticket Royal-DSK ? 
Avant de savoir quelle sera la répartition des responsabilités et des postes, il faut gagner.
Comment jugez-vous la proposition de Sarkozy de créer un ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration ? 
Choquante. Rapprocher immigration et identité nationale, c'est laisser penser que la 1ère pourrait être une menace pour la 2nde. Et, si seul Jean-Marie Le Pen a approuvé cette initiative, c'est qu'elle correspond au fond idéologique de l'extrême droite. Confier la présidence de la République à un candidat qui cède à ce mauvais calcul serait un risque.
Un soutien de Chirac à Sarkozy se révélerait-il un atout pour vous ? 
S'il ne l'a pas fait hier, il le fera demain. Sarkozy est le président du parti qu'a fondé Jacques Chirac, il a été le n°2 des gouvernements Raffarin et Villepin, il est le seul candidat soutenu par tous les membres du gouvernement et par l'entourage le plus proche de Chirac. C'est sans doute encombrant pour Nicolas Sarkozy, mais c'est cohérent : il est le candidat sortant. Sarkozy ne veut pas porter le fardeau du bilan des 2 gouvernements Villepin et Raffarin, et tente d'apparaître sur le mode de la nouveauté. Dans ce scrutin, la droite comme le centre occultent leur histoire, cachent leur identité et maquillent leur projet.

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