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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 15:17

FrancoisHollandeLes médias interviennent depuis ce matin sur la remontée dans les sondages de François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Cette évolution est positive car il est nécessaire que l'image de l'exécutif soit correcte pour réussir le changement et mettre en oeuvre les engagements de la campagne présidentielle.

L'institut BVA indique que la conjugaison d'évènements conjoncturels - intervention nécessaire au Mali, promotion du mariage pour tous, libération de Florence Cassez - explique l'amélioration de l'image du Président et de son Premier Ministre. Mais ces éléments ne modifient pas les fondamentaux.

En effet, ceux-ci restent fragiles : si le positionnement politique du Président est globalement apprécié, «sa» gauche commence à trouver qu’il n’est «pas assez à gauche». Les Français sont aussi plus partagés qu’auparavant sur le fait qu’il respecte ses engagements de candidat et continuent de rester très critiques sur l’efficacité et la justice de la politique menée.

Sur l'ensemble de la population, dont une grande partie qui ne votera jamais pour François Hollande, la gauche et/ou les partis qui les soutiennent, ceux qui lui reprochent d’être «trop à gauche» sont désormais aussi nombreux (29%) que ceux qui jugent qu’il n’est «pas assez à gauche» (30%). Une posture d’équilibre qui doit peut-être à une amélioration relative de la pédagogie élyséenne, mais qui doit certainement beaucoup aux critiques contradictoires dont il fait l’objet.

En effet, après avoir nettement infléchi (droitisé ?) sa politique économique (adoption du traité Merkozy, pacte de compétitivité), François Hollande subit à la fois de fortes critiques d'une partie de la gauche et de la droite : Depuis l’accord patronat-syndicats (transposition mot pour mot des accords compétitivité-emploi de Sarkozy), une partie des responsables politiques et de ses électeurs intentent à Hollande un procès en social-défaitisme. Quant à l’opposition de droite et au centre, ils jurent qu’il ne va pas assez loin et ne cesse de dénoncer un dogmatisme politique et un manque de réalisme économique du Président. Bref, il ne sert à riend de donner des gages à la droite et son allié social qu'est le patronat car ils n'en seront jamais reconnaissants.

Certains pourraient défendre l'idée que ces critiques aux deux marges tendent à conférer une confortable posture d’équilibre au Président, mais en fait, cela démontre un resserrement sérieux de sa base électorale. Hollande devrait ainsi surveiller sa gauche ; depuis novembre, les Français le trouvant «trop à gauche» sont 3 points de moins, alors que ceux qui jugent qu’il n’est «pas assez à gauche» sont 6 points de plus. Les sympathisants de gauche sont évidemment les plus troublés. Désormais, un sur deux (49%) considère que LEUR Président n’est «pas assez à gauche». Les catégories populaires ne sont pas en reste : 40% des ouvriers jugent désormais que François Hollande n’est «pas assez à gauche».

Corolaire à cette évolution, les Français sont désormais très partagés sur le fait que François Hollande «respecte ses engagements de candidat». 48% le pensent contre 50% qui jugent, à l’inverse, qu’il ne les respecte pas.

Si François Hollande veut remporter les élections présidentielles de 2017 et inscrire durablement le changement dans la société française, il y a urgence pour lui à donner des signes politiques sérieux et concrets : l'attente est forte pour des signes tangibles sur la réorientation pratique de la politique industrielle du pays (le déficit de compétitivité des entreprises françaises - notamment automobiles - ne vient pas d'un prix du travail trop élevé mais de leurs mauvais choix stratégiques), sur la réorientation concrète de la construction européenne (jugée trop libérale et éloignée des citoyens)... Les salariés, qui subissent au moins psychologiquement et parfois directement l'avalanche des annonces de plans sociaux, attendent également des mesures fortes comme la Loi sur les licenciements abusifs ou la Loi sur la reprise des entreprises avec priorité aux salariés.

Avec raison, certains expliquent que l'objectif n'est pas de sauver les élections locales de 2014 et 2015 mais de remporter les élections de 2017 : ils ont raison. Mais à désorienter sa base électorale, à mener une politique d'austérité que tous les acteurs économiques déconseillent désormais, nous pourrions perdre chacun de ses rendez-vous.

Le retour aux fondamentaux, au discours du Bourget et au projet socialiste, est une urgence vitale pour la gauche et le pays.

Frédéric FARAVEL
Mandataire fédéral de la motion 3 - PS Val-d'Oise

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Published by FARAVEL - dans à Gauche...
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