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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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Maintenant la Gauche !

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 08:24

Frederic Faravel 14-07-2012En tant que mandataire fédéral de la motion 3 dans le Val-d'Oise, j'aurais dû exprimer la position de nos camarades sur le rapport d'activité fédéral (non soumis au vote militant contre toute règle démocratique) qui devait être présenté lors du congrès fédéral de Cergy le vendredi 19 octobre.

Or la violence des conflits internes de la motion 1 - celle qui se décrivait comme la motion du "rassemblement" - a été si intense qu'elle a pris en otage la soirée, la réunion de cette motion ayant durée de 21h30 à 00h30 !?! Donc nous n'avons eu aucun débat politique et les camarades qui ont présenté leur candidature aux fonctions de Premier(e) Secrétaire Fédéral(e) n'ont même pas pu exprimer leurs motivations devant les délégués du congrès fédéral.

Voici donc l'intervention que j'aurais pu faire...

emmanuel maurelLES 16% RÉALISÉS PAR LA MOTION 3 ET 28% RECUEILLIS PAR EMMANUEL MAUREL démontrent s'il en était besoin l'aspiration des militants pour une gauche ambitieuse et libre, un Parti Socialiste fort qui aide le gouvernement à tenir bon face aux conservatismes et aux lobbies, qui l'aide à se dépasser.

CETTE ASPIRATION ELLE VIT EGALEMENT DANS LE VAL-D'OISE.

Ce soutien et cette envie des militants se sont exprimées alors même que nous ne disposons pas du soutien massif et appuyé des « grands élus » de ce département : parlementaires, maires ou conseillers généraux…

Ce soutien nous oblige et impose que nous agissions avec responsabilité pour offrir à la fédération du Val-d'Oise du Parti Socialiste le nouveau souffle dont elle a besoin pour accompagner le changement et préparer les échéances électorales de 2014 et 2015.

Nous avons participé à l'animation de la fédération lors du mandat fédéral qui s'achève ce soir, nous en connaissons donc les forces et les faiblesses. Le Rapport d'activité fédéral aurait dû être soumis et voté par les militants socialistes valdoisiens, comme dans toutes les fédérations d'Île-de-France ; mais une fois encore le Premier secrétaire fédéral sortant a omis de le faire.

Le mandat écoulé a commencé dans l'espoir et s'achève dans la déception. Car, oui, c'est avec l'espoir que les erreurs passées auraient servi de leçons que nous avons conclus au lendemain du congrès de Reims un accord politique pour faire rebondir la fédération.

Nous nous sommes engagés sur un plan d'action fédéral ambitieux qui répondait, je le crois, aux enjeux des socialistes valdoisiens.

Nous voulions :

  • renforcer nos sections, former nos militants et faire vivre le débat politique ;
  • renforcer et élargir nos positions électorales ;
  • renforcer notre action militante et notre communication dans le cadre d'une fédération conviviale et efficace ;
  • enfin, ouvrir la fédération sur la société et rassembler la gauche départementale.

Sur chacun de ces quatre chapitres qui structuraient notre plan d'action fédéral commun, nous pouvons mesurer les réussites, les insuffisances et les échecs.

Le premier chapitre nous force à un constat inquiétant.

Nos sections ne sont pas aujourd'hui plus fortes qu'hier, le PS sort des élections victorieuses du printemps 2012 avec moins d'adhérents qu'il y a 4 ans ; quelques sections ont fortement accru leur recrutement mais uniquement en raison de conflits internes à un territoire visant trancher des querelles d'investiture !

La formation des militants a été le principal défaut de ce mandat rien n'a été fait pendant 3 ans ; quelques initiatives ont été lancées depuis fin 2011 et nous saluons les efforts du délégué fédéral, mais il s'est trouvé bien isolé.
Le débat politique a connu des hauts et des bas : dans un premier temps les « rencontres départementales » et la fête de la rose ont offert un réel espace mais ces évènements ont disparu ; les conventions nationales n'ont pas reçu non plus de la fédération l'échos qu'elles et que l'élaboration du projet du PS auraient mérités.

Enfin, le secrétariat fédéral aux sections ne peut justifier d'aucune activité sérieuse.

Le bilan électoral de ce mandat est également ambivalent.

C'est un sans faute sur les élections régionales, notre représentation a progressé, notre camarade Emmanuel Maurel s'est vu confier une délégation plus importante, nos conseillers régionaux sont plus visibles au sein du groupe PS et de la commission permanente.

Nous pouvons nous réjouir également de la partielle victorieuse qui a permis à nos camarades de Goussainville de prendre les rênes de cette commune.

Du point de vue parlementaire, c'est un PRESQUE sans faute apparent, même si on peut discuter de la manière de conduire certaines investitures. En effet, si nous pouvons nous réjouir d'avoir conservé 3 sénateurs à gauche et d'avoir porté 6 députés de gauche, nous avions prévenu que la stratégie présentée par le Premier secrétaire fédéral conduirait à l'absence de parité dans notre représentation parlementaire.

On ne peut pas dire non plus que les élections sénatoriales et législatives aient été de la part du PS une illustration marquante du renouvellement et du rajeunissement de nos cadres et de nos élus ; c'est un euphémisme !

Nous avons pour notre part été écartés des arbitrages et de l'élaboration de la stratégie électorale dès l'automne 2010. On ne peut pas dire que cela ait amélioré la qualité de l'analyse.

Nous avons perdu la majorité au Conseil Général : Évidemment, certains cantons ont été perdus (ou n'ont pas été conquis) en mars 2011 de peu de voix et l'on pourra toujours invoquer la malchance, la fatalité, ou l'injustice du découpage électoral. Il nous faut regarder également ce qui fut insuffisant dans notre propre camp : un manque de coordination ancien entre la fédération et l'exécutif départemental, un programme électoral insuffisamment lisible et mobilisateur. Les défauts antérieurs perdurent et s'y ajoutent une coordination insuffisante avec nos partenaires écologistes (non élus), communistes, et du Parti de Gauche dont nous revendiquons par ailleurs le soutien.

Enfin, la coordination entre territoires et élus socialistes n'a pas été suffisamment au rendez-vous : l'initiative de réunir un Conseil Départemental des Territoires, pour harmoniser les positions des collectivités que nous conduisons et accorder la plupart d'entre elles pour construire des projets de territoires dans le sens de l'intérêt général, a très rapidement fait long feu. C'était pourtant une juste intuition, mais elle a manqué du volontarisme fédéral nécessaire pour faire face aux intérêts particuliers et aux conflits qui animent malheureusement certains élus locaux.

L'action militante et la communication ont connu un progrès réel.

27949_413510454458_137443399458_5175754_7540452_n.jpgL'acquisition d'un nouveau siège fédéral, capable d'accueillir les militants, de leur offrir des ressources et un cadre convivial et de permettre à nos permanents de travailler efficacement, est évidemment le vrai gros point fort du mandat fédéral.

Le soutien logistique et financier en direction du Mouvement des Jeunes Socialistes – dans le respect de son autonomie – est également un choix positif qu'il faudra renforcer.

Une refonte totale de la presse fédérale a été tentée ; elle reste inachevée. La newsletter et l'intranet militant a remplacé le rôle tenu par feu Agir-Unir (qui avait disparu peu à peu depuis 2005).

Mais l'expérience du magazine fédéral trimestriel de qualité a fait long feu. Pourtant, c'est outil essentiel de promotion de nos idées et de nos propositions non seulement auprès de nos sympathisants mais aussi auprès de nos partenaires politiques, associatifs, syndicaux, etc. Le Parti Socialiste doit nourrir le débat des acteurs sociaux et politiques du Val-d'Oise. Ce magazine, non seulement armerait les militants sur les grands enjeux de nos territoires, mais aussi serait le vecteur pour défendre nos orientations sur le plan départemental et dans nos communes.

Nous mettrons également dans les points positifs la travail mené pour assurer l'organisation de la campagne et du vote des Primaires citoyennes et l'effort certain pour renforcer la pratique du porte-à-porte qui a porté ses fruits dans les campagnes présidentielle et législatives.

L'ouverture de la fédération et le rassemblement de la gauche ont connu deux périodes.

De fin 2008 à l'automne 2010, nous avons pu donner aux militants et aux sections des éléments de fond pour mener campagne aux élections européennes qui se tenaient cependant dans un contexte dégradé pour notre parti. Plusieurs sections ont trouvé auprès de la secrétaire fédérale à l'international le soutien nécessaire pour construire un jumelage européen.

Nous devions dans le Val-d'Oise tisser des liens plus étroits avec le mouvement syndical et associatif.

Un premier travail a été mené dans le mandat fédéral précédent notamment à l'occasion des luttes communes pour la défense des services publics (La Poste, l'hôpital). Cependant, ces actions nécessaires ont peu à peu perdu le soutien de l'équipe fédérale quand une partie d'entre elle a concentré son attention sur les enjeux des investitures et des élections.

Nous devons reprendre cette voie, avec encore plus de détermination que c'est notre camp qui est aux responsabilités. Le PS à Solférino comme à Francis-Combe doit être grand ouvert pour discuter des moyens de la mise en œuvre et de la concrétisation du changement. Nous devons rencontrer régulièrement les organisations syndicats et les coordinations lors des mouvements sociaux. Nous devrons être aux côtés des salariés en lutte chaque fois qu'ils dénoncent légitimement des conditions de travail et/ou des plans sociaux dont ils seraient les futures victimes.

Nous devrons impérativement reprendre des chantiers totalement abandonnés en direction de la vie associative ou de l'égalité femmes-hommes.

fete de lhuma septembre 2012 3Enfin, Le Val-d'Oise avait innové en proposant dès janvier 2009 un comité départemental de liaison de la gauche, qui a bien fonctionné pendant deux ans, avec nos camarades du Parti Communiste (et du Front de Gauche en général), d'Europe Écologie/Les Verts, du Mouvement Unitaire Progressiste, du Mouvement Républicain & Citoyen, et du Parti Radical de Gauche. Plusieurs positions, déclarations et communiqués communs ont été débattus, élaborés et souvent adoptés sur le Grand Paris, la LGV, La Poste, les retraites, le financement de l'enseignement privé. Elles auraient mérité d'être plus lues et soutenues par beaucoup de nos élus.

Pourtant, à compter de l'automne 2010, le premier secrétaire fédéral a choisi de concentrer sous sa responsabilité les relations avec nos partenaires politiques, sans que l'on puisse considérer que cela ait débouché sur un progrès.

Ironie de l'histoire, il y avait de quoi proposer aux militants du Val-d'Oise avec ses forces et ses faiblesses un véritable rapport d'activité fédéral : nous rappelons que la règle dans le PS est fondée sur le vote des militants, il n'est donc plus acceptable que le rapport d'activité fédérale ne soit pas soumis au vote des militants. Dominique Lefebvre a affirmé tout à l'heure que c'est la tradition fédérale, mais ce n'est tout simplement pas statutaire !

L'activité fédérale avait au départ tout pour être glorieuse, elle s'achève de manière piteuse !

Le document qui est soumis ce soir au vote du congrès fédéral n'est évidemment pas fidèle à la réalité, il n'est pas non plus à la hauteur de ce que l'on pourrait attendre d'un Rapport d'Activité fédéral. Il ne relate évidemment pas la privatisation progressive des décisions de la fédération au gré des intérêts politiques du seul premier secrétaire fédéral.

En conscience, les délégués de la motion 3 – alors même que les quatre secrétaires fédéraux qui en sont signataires n'ont pas démérité depuis quatre ans – ne soutiendront pas ce document, soumis par le premier secrétaire fédéral sortant. Ils exigent par ailleurs qu'il soit soumis au vote des militants, avec retard mais ce sera moins indigne, le 15 novembre 2012 en même temps que les candidatures aux fonctions de Premier secrétaire fédéral et de Secrétaires de sections.

La fédération a besoin d'un sursaut qui prenne en compte à la fois les enseignements du congrès et ses enjeux propres qui découlent de notre analyse du bilan de l'équipe fédérale sortante. Vous le savez nous avons publié une Contribution fédérale qui veut répondre aux besoins et aux interrogations des militants valdoisiens.

contrib 10-09-2012 7Cette contribution doit pouvoir trouver un écho auprès des militants pour peser ensuite sur la nécessaire nouvelle étape de la fédération du Val-d'Oise. C'est pourquoi j'ai le plaisir de vous annoncer la candidature au Premier secrétariat fédéral d'une camarade pour laquelle j'ai une profonde estime et un immense respect : Adélaïde Piazzi.

Le 15 novembre, vous voterez pour le ou la candidat(e) que vous estimez le/la plus capable d’animer notre fédération pendant trois ans. Adélaïde se présente aux suffrages des militants parce que nous la croyons à même d’assumer cette mission. Des camarades de toutes les sensibilités du Parti l’y ont d’ailleurs encouragée.

Ils connaissent ses convictions, son goût du débat dans le respect mutuel, son sens du Parti. Ils connaissent son attachement à notre département. Ils connaissent son attachement à notre fédération, au sein de laquelle elle milite depuis toujours.

Fort de ces soutiens, elle sera capable de rassembler autour d'elle les militant(e)s qui veulent remettre cette fédération sur le chemin du dynamisme et de la convivialité. Nous la soutenons pour qu'elle soit à la fois une porte-parole disponible et l’animatrice d’une nouvelle équipe fédérale pluraliste, capable d'apporter son aide au gouvernement, d'organiser les débats qui préparent l'avenir ; une équipe fédérale à l'écoute des militants et attentive aux luttes sociales.

Notre fédération a besoin d’un nouveau souffle. Ensemble, écrivons une nouvelle page du Parti Socialiste dans le Val-d’Oise.

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Published by FARAVEL - dans Parti Socialiste
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