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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 08:24

Après Standard and Poor's, l'agence Moody's vient d'abaisser la note de la France de AAA à AA1, en précisant une perspective négative. Des trois agences de notation financière internationale, il ne reste que Fitsch qui accorde un triple A à notre pays, mais également affublé d'une perspective négative.

Pierre Moscovici a dénoncé dans cette dégradation la sanction des 10 années d'attentisme politique sous Chirac et Sarkozy, mais nous devons regarder clairement quels sont les attendus de la décision de l'agence : malgré un budget de rigueur pour 2013, malgré l'application du rapport Gallois – cette motion 6 qui s'est invitée chez les socialistes après le congrès de Toulouse –, les agences de notation ne croit pas à la réussite des « efforts » du gouvernement français.

Sont dénoncés le manque de compétitivité industrielle, un « coût du travail » excessif, un droit du travail trop protecteur, un niveau de dépenses publiques bien trop important, des perspectives économiques nationales et européennes négatives et enfin une dépendance trop forte de l'économie française à ses clients européens.

Ainsi, quel que soit le point de vue libéral que l'on voudrait adopter – une recherche de compétitivité fondée sur l'abaissement du « prix » et du droit du travail ; une rigueur budgétaire non assumée qui risque de nous conduire à l'austérité et à la récession – ces stratégies sont vaines : jamais nous ne trouverons grâce aux yeux des néo-libéraux. Tout comme les travailleurs français seront toujours trop payés pour concurrencer les salaires chinois, indiens, vietnamiens ou roumains, l'économie française sera toujours trop peu « compétitive » face à des concurrents qui font fi des normes sociales, démocratiques et écologiques.

Pour ma part, je considère qu'au-delà d'être voués au mépris du monde de la finance, les objectifs politiques de baisse à marche forcée des dépenses publiques en période de récession et de compétitivité sur les prix ne sont ni souhaitables ni efficaces.

Il est nécessaire de réaffirmer que le salut économique de la France et de l'Europe passe par deux principes essentiels :

  • une stratégie offensive de réinvestissement productif, fondé sur :
    • l'investissement dans la formation, la recherche et l'innovation ;
    • le soutien économique aux PME par un État stratège au travers de la BPI ;
    • la préservation de l'outil productif et des savoirs-faire des salariés français ;
    • l'association des salariés à la stratégie des entreprises ;
  • une profonde réorientation de la construction européenne, articulée sur trois axes :
    • une augmentation massive du budget communautaire européenne pour porter une politique de croissance ;
    • une politique monétaire offensive de la BCE, coordonnée avec les États et l'Union ;
    • la restauration de la souveraineté populaire par le renforcement des pouvoirs du Parlement européen.

Frédéric FARAVEL

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