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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 07:27

Le Président de la République a tenu hier après sa deuxième conférence de presse du mandat comme il s'y était engagé à le faire tous les six mois. Certains pourront évidemment discuter de la forme choisie par François Hollande pour ses deux premiers rendez-vous avec la presse - dans la salle des fêtes de l'Elysée devant un parterre de 400 journalistes qu'il avait pourtant promis de ne plus convoquer dans les lieux du pouvoir, et avec un gouvernement sagement parqué en rang d'oignons sur le côté de la salle - mais on retiendra surtout qu'il tient cet engagement nécessaire de rendre des comptes aux Français par média interposés.

3266627_3_6bc7_francois-hollande-lors-de-sa-deuxieme_08ba9e.jpgLe Président a fait techniquement une prestation habile voire réussie. On connaît son talent de judoka de la formule et de l'ironie, organisant parfois ses propres questions et ses propres réponses. Il a tenu à faire passer deux messages, deux slogans majeurs, pour la deuxième année de son quinquennat : "Offensive" et "mouvement", de ce côté-là c'est également carton plein puisque c'est ainsi que toute la presse de ce matin entame ses analyses ou ses éditoriaux. Il est également revenu sur l'erreur d'une de ses précédentes prestations médiatiques : François Hollande avait expliqué qu'il n'était pas un Président socialiste ; la bévue est relativement corrigée puisqu'il réaffirme être un socialiste devenu le Président de la République qui veut "faire réussir la France". C'est symbolique mais au moins cela le distingue (même s'il a fallu une correction) de la piteuse campagne jospinienne de 2002 lorsque l'on avait découvert que le grand homme n'avait "pas un programme socialiste".

L'art du déséquilibre sportif et oratoire confine cependant à l'habileté machiavélique lorsqu'il récuse le qualificatif de "social-démocrate", voire de social-libérale, pour définir la politique qu'il mène. Non, bien sûr, tout serait "socialiste". Pourtant, comme le disait Marie-Noëlle Lienemann, jeudi matin sur France Inter, pour qualifier la ligne politique plus ou moins ouvertement défendue par Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances, on rappellera qu'un socialiste ou un social-démocrate aurait apporté des contreparties sociales à toute concessions faite au patronnat, quand un social-libéral se contente de se plier à l'interprétation libérale de la compétitivité.

Le service politique de France Inter - qui n'est pas connu pour son gauchisme échevelé (rappelons que ce n'est pas Daniel Mermet qui le dirige) - en faisait même la remarque, doutant du "caractère socialiste" d'un certain mesures prises ou annoncées (pacte de compétitivité, ANI, retraites, etc.).

Mais toutes ces remarques préliminaires ne sont que peu de choses quant au fond du discours du Président de la République, dans lequel il nous faut bien faire le tri.

Une offensive nécessaire sur la réorientation européenne

On connaît évidemment les désaccords qui distinguent mon courant politique et les mesures défendues par François Hollande quant à la manière de traiter "la langueur" dans laquelle s'est enfoncée l'Union Européenne. D'abord bien pire qu'une langueur, c'est bien une impasse à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui, impasse qui pourrait bien mener la construction européenne à son délitement, comme nous avions souhaité en alerter les socialistes dans la convention Europe de juin.

Il y a un péché originel dans l'action européenne de François Hollande c'est la ratification forcée du Traité Merkozy que nous avions pourtant collectivement dénoncé. L'argument du président était que le Pacte de Croissance qu'il aurait arraché à ses homologues changeait radicalement la donne et la signification de ce traité, ce n'était évidemment pas le cas et l'on a vu depuis ce qu'il en était de l'évanescence du Pacte de Croissance. De même, la signature du projet de budget d'austérité proposé par le Conseil Européen marque bien que la réorientation de la construction européenne n'est pas engagée mais que les logiques austéritaires imposées par les libéraux et les conversateurs, menée par Angela Merkel et David Cameron sont pleinement actives. Il me paraît évident que sur ces bases le travail à mener désormais n'en sera que plus compliqué.

Cependant, François Hollande a fait sur ce sujet quelques affirmations et une annonce qu'il me paraît nécessaire de décrypter ou discuter.

"Les lignes ont bougé depuis un an. Quand je regarde ce qui s'est produit : la zone euro a été stabilisée, des instruments de solidarité ont été introduits, l'Union bancaire a été définie. Il y a eu aussi une nouvelle doctrine de la Banque centrale européenne. La Grèce que l'on pensait, à un moment, menacée de ne plus pouvoir figurer dans la zone euro, a été sauvée comme d'autres pays.
Les taux d'intérêt, qui paraissaient pour certains pays insupportables, ont baissé. Je ne parle pas du nôtre qui est à son plus bas historique : jamais l'Etat n'avait emprunté avec un coût de l'argent aussi faible.
Ce résultat, que je revendique, n'a été possible que parce que la France a su jouer le rôle de trait d'union entre l'Europe du Nord et l'Europe du Sud, dans le cadre de l'indispensable - je dis bien indispensable - couple franco-allemand, sans lequel l'Europe ne peut pas avancer.
Mais aujourd'hui, ce qui frappe l'Europe, ce n'est plus la crise financière. Je le redis ici : elle est derrière nous. Cela ne veut pas dire qu'il n'y ait plus de menaces, mais les causes ont été régulées et jugulées." :

Je ne suis pas convaincu que la crise de la zone euro soit derrière nous ni que ses causes aient été régulées et jugulées. Le décalage structurel entre pays du nord et du sud reste profond et les exigences des premiers vis-à-vis des seconds pour rétablir leur situation crée des tensions sociales et politiques qui peuvent encore provoquer le pire, sans que les taux d'intrérêts soient réellement supportable en Grèce, Espagne, Portugal ou à Chypre ou que les mécanismes de solidarité qu'il défend soient assurés de fonctionner en leur faveur. De même, si la doctrine de la BCE a évolué sous le coup de la réalité, elle reste dérogatoire et personne ne peut dire que ce changement sera durable et que la BCE pourra faire preuve de la flexibilité nécessaire à une politique monétaire dynamique, les textes régissant cette institutions n'ayant pas été révisés et restant contradictoire avec une bonne partie des actions de Mario Draghi. Cependant, il paraît vraisembable que la France tente de faire le lien entre les pays du nord et du sud, nous ne sommes pas dans le secret des discussions européennes, mais dans tous les cas, c'est la seule marge de manoeuvre dont dispose la Présidence Hollande face à l'intransigeance merkelienne.

"Ce qui frappe l'Europe, ce n'est pas la crise financière, c'est la récession : récession provoquée par des politiques d'austérité ; récession qui touche tous les pays de la zone euro - certains moins que d'autres, mais je pourrais faire des comparaisons, y compris avec l'Allemagne, pour ces six derniers mois ; récession qui menace jusqu'à l'identité même de l'Europe, jusqu'à la confiance des peuples en leur destin.
La Commission européenne a commencé à comprendre les risques et les menaces. Elle a décidé d'ajuster, d'adapter le rythme de la consolidation budgétaire à la conjoncture. C'est un bon signal.
Mais, pour moi, ce délai - deux ans pour la France - ce n'est pas un répit, c'est un rebond, c'est une opportunité pour une reprise plus rapide en France et en Europe. Car l'enjeu, je le répète, c'est la croissance, c'est la sortie de la crise, c'est la fin de la récession." :

La réalité de la récession - plus que le "risque" - est aujourd'hui effectivement pire que celui de la crise financière. Si la Commission européenne propose de transiger avec le plan de charge de réduction des déficits qu'elle avait établi avec Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, c'est à la fois pour tenir compte de cette réalité mais en l'accompagnant d'exigences drastiques en termes de réformes structurelles libérales sur les retraites (nous y reviendrons) et le marché du travail. Il ne s'agit pas encore de proposer un rebond fondé sur la mise en oeuvre de politiques de croissance. De fait, François Hollande n'a pas abandonné le fantasme d'une règle d'or auto-imposée. europa_logo.pngLors de la présentation mardi à Paris de l'Appel "Une autre Europe est possible !" lancée par les ailes gauche du PS et du SPD, Emmanuel Maurel avait clairement expliqué «Ces réformes ne sont rien d'autre qu'un acte de vandalisme contre notre modèle social», «au moment même où la Commission est obligée de constater que le retour accéléré à zéro déficit public ne marche pas, elle veut renforcer les dispositions pour aller dans cette direction. C'est une Europe low cost qu'on est en train de fabriquer». «Ce que nous disons est partagé par d'autres forces en Europe. Il n'y a pas qu'une seule politique possible, ce n'est pas vrai car la politique c'est faire des choix et prendre des risques», a insisté Emmanuel Maurel dans un message implicite à François Hollande.

"L'offensive, c'est d'abord lancer une initiative européenne. [...] L'initiative que je prends, elle se décline en quatre points et je la soumets à nos partenaires. Premier point, c'est d'instaurer avec les pays de la zone euro un gouvernement économique qui se réunirait, tous les mois, autour d'un véritable Président nommé pour une durée longue et qui serait affecté à cette seule tâche. Ce gouvernement économique débattrait des principales décisions de politique économique à prendre par les États membres, harmoniserait la fiscalité, commencerait à faire acte de convergence sur le plan social par le haut et engagerait un plan de lutte contre la fraude fiscale. [...] La deuxième étape de l'initiative que je propose est tournée vers les générations futures avec un plan pour l'insertion des jeunes. [...] Troisième temps de l'initiative, une Communauté européenne de l'énergie destinée à coordonner tous les efforts pour les énergies renouvelables et réussir ensemble - alors que l'Europe a des
pays qui n'ont pas les mêmes politiques énergétiques - à assurer la transition énergétique. Le quatrième temps, c'est une nouvelle étape d'intégration avec une capacité budgétaire qui serait attribuée à la zone euro et la possibilité, progressivement, de lever l'emprunt."
:

Pour la première fois, François Hollande donne ici un contenu concret à la réorientation de la construction européenne pour laquelle il est censé plaider. Autant le Pacte de Croissance qu'il prétendait avoir obtenu s'est avéré insaisissable, autant ici le Président de la République met la droite allemande au pied du mur en l'obligeant à répondre à une proposition forte d'intégration européenne qu'elle prétend elle-même défendre. D'autre part, il assortit sa proposition de gouvernement économique, dont il faudra tout de même un peu discuter l'architecture, d'éléments essentiels et opérationnels pour le quotidien des salariés européens, puisque le gouvernement économique ne peut évidemment avoir de sens s'il n'est pas associé à l'urgence de l'harmonisation sociale et fiscale "par le haut" que la gauche européenne attend depuis plus de 20 ans. Espérons que cette offensive ne connaisse pas sur le fond et sur la forme la même destinée que son Pacte de croissance. Je reste plus circonspect sur le plan européen d'insertion des jeunes, non que je néglige sa nécessite ou la réalité de l'engagement du Président sur ce dossier, mais parce qu'on voit mal comment il pourrait être sérieusement mis en place dans le cadre budgétaire austéritaire accepté par le Président au sommet de Bruxelles. Je ne peux que souscrire à la nécessité d'une communauté européenne de l'énergie (qui pourrait d'ailleurs un peu bousculer les vieilles lunes françaises sur le nucléaire) ; enfin la capacité budgétaire attribuée à la zone euro et à lever l'emprunt est une nécessité, revendication déjà ancienne des socialistes français (adoptée sous l'influence des ailes gauches successives du PS depuis 2003).

Le cap est maintenu sur le front de la compétitivité... mais pour quels résultats sur l'emploi ?

Le Président de la République assume pleinement l'orientation social-libérale donnée à son quinquennat dès octobre 2012. Mais il le fait également, et c'est nouveau en assumant la continuité avec les mesures engagées par son prédécesseurs. "La seconde réforme nous a été présentée avant même que nous nous installions. Il fallait déjà faire ce que nos prédécesseurs n'avaient pas engagé ou, plutôt, avait décidé et reporté : le pacte de compétitivité, l'allègement du coût du travail. Pardon de prendre les choses comme elles s'appellent puisqu'il s'agit bien de cela : l'allègement du coût du travail pour être meilleur sur les marchés internationaux. Cela a été le rapport Gallois. Le pacte de compétitivité a engagé 20 milliards d'euros d'allègements et beaucoup d'autres mesures pour l'innovation." Peu importe que ces mesures soient en contradiction avec le projet socialiste de juillet 2011 qu'il n'a pas contesté, avec le discours du Bourget et avec ceux des principaux leaders de la motion 1 lors du congrès de Toulouse.

Il revendique également la réfome du marché du travail qui correspond à la transposition dans la loi de l'Accord National Interprofessionnel de flexibilisation de l'emploi : "la quatrième réforme que le gouvernement de Jean-Marc AYRAULT a menée ou plutôt que les partenaires sociaux ont engagée, c'est l'accord sur la sécurisation de l'emploi, la réforme du marché du travail. [L'intervention au Mali] a caché l'ampleur de la portée d'une décision que prenaient les partenaires sociaux. Pas tous mais en tout cas, les syndicats majoritaires. Une réforme que l'on jugeait impossible à faire. Elle est là, votée hier par le Parlement." Nous avons heureusement quelques un à en mesurer l'importance et surtout ce qu'elle représente comme reculs pour les droits des salariés. Peu importe également que l'une des principales mesures de l'ANI soit la transposition des accords compétitivité emploi proposés par Nicolas Sarkozy que le candidat Hollande et les socialistes avaient combattu pendant la campagne électorale. Avec cette déclaration, il avoue implicitement qu'au-delà d'appeler constamment à un "compromis historique", il a probablement pesé sur le rythme des négociations et le contenu final de l'accord qu'il considère mettre en oeuvre avec les orientations social-libérales qui lui vont comme un gant.

Enfin, puis enfin puisque l'Elysée considère que ces réformes sont faites dans le but d'inverser la courbe du chômage d'ici à la fin de l'année et d'avancer au-delà vers le retour au plein emploi, c'est donc à cette aune qu'elles devront être jugées. Et l'on peut déjà en dire quelques mots. Le Président juge que la "boîte à outils" (à laquelle il faut ajouter les emplois d'avenir et les contrats de génération) - expression heureusement abandonnée - est complète et il en attend les résultats de son utilisation. Mais même en les élargissant sous condition au privé, les emplois d'avenir ne peuvent être en mesure de compenser les destructions d'emplois en cours, pas plus que les exonérations de cotisations qui constituent l'essentiel des CG. Les 20 milliards de cadeaux fiscaux sans contrepartie du Pacte de Compétitivité eux-mêmes ne sauraient être en mesure de relancer l'activité économique et donc les création d'emploi. Pour sortir de la récession, les entreprises ont avant tout besoin d'avoir les carnets de commande remplis et lorsque l'investissement privé est en berne, que le crédit bancaire l'est également, je ne comprends toujours pas que l'on décide de couper aveuglément dans les dépenses publiques, ce qu'il appelle le "sérieux budgétaire" alors qu'en l'orientant correctement elle pourrait fort bien compenser les manques du privé. Ainsi les milliards d'économies annoncés sur le dos des collectivités territoriales qui fournissent pourtant 66% des investissements publics sont parfaitement contreproductifs.

Maurel_Lienemann_une_autre_Europe_est_possible.jpgCe défaut d'investissements publics a cependant été repéré puisqu'il a "demandé à Jean-Marc Ayrault de présenter au mois de juin un plan d'investissements, pour les dix ans qui viennent, autour de quatre grandes filières : le numérique, la transition énergétique, la santé et les grandes infrastructures de transports." La question du financement alors qu'il a engagé une politique de rigueur budgétaire pose question. Je préfère à tout le moins qu'il propose de réorienter l'épargne des Français - comme le demandait Maintenant la Gauche - plutôt que de céder ses participations actuels au capital de grandes entreprises privées ou publiques, alors qu'il y a nécessité que la puissance publique pèse au maximum pour réorienter la stratégie industrielle d'un certain nombre d'entre elles. Je suis par contre plus circonspect sur l'appel aux capitaux étrangers, alors qu'on peste contre le caractère extérieur des détenteurs de la dette française et que l'origine "souveraine" de certains de ces capitaux pose potentiellement quelques problèmes de politiques extérieures.

Le risque de faire exploser la gauche et la cohésion sociale sur les retraites

hollande_retraites_2012.jpgLe candidat Hollande s'était engagé à une nouvelle et durable réforme des retraites, le système mis en place par la droite lui paraissant à la fois injuste et insuffisamment financé. C'était son 18ème engagement (ci-contre).

Mais dans les annonces du chef de l'Etat hier, on note quelques adaptations : les négociations n'ont pas été engagées dès l'été 2012 (comme bien d'autres projets qui auraient dû l'être) mais on lui pardonnera, car il a préféré fixer à nouveau l'âge légal à 60 ans par décret, pour marquer le début de son mandat.

On voit cependant comment a été cornaquée à distance la négociation sur le marché du travail et l'on peut commencer à avoir quelques craintes pour celles sur les retraites. Concernant le montant des pensions, on peut déjà s'inquiéter de voir les décisions qui ont été prises avec la désindexation.

Plus encore, ne se concentrant plus que sur les carrières longues, le Président oublie complètement la question de la pénibilité qui était pourtant explicitement dans ses engagements.

Enfin, François Hollande clot avant le début des négociations entre partenaires sociaux la question de l'évolution des recettes : "[...] il y a un principe qui est celui de l'évidence. Dès lors que l'on vit plus longtemps, parfois beaucoup plus longtemps, on devra travailler aussi un peu plus longtemps." Cette évidence qui n'en est pas une avait pourtant été contestée par le PS en 2010 et le député François Hollande lui-même, bien que la majorité des socialistes aient accepté le pasage à 41,5 annuités de cotisation. Aller au-delà paraît injuste socialement dans un pays marqué par près de 40 ans de chômage de masse, car peu de salariés seront en mesure de présenter à un âge "avancé" plus de 40 annuités pleines. C'est également une illusion de parler de l'allongement de la durée de la vie comme si elle était uniforme, au-delà même de la question de la pénibilité, quand on constate que la durée de vie en bonne santé des ouvriers est descendue à 62 ans.

De ce fait, il vient encadrer de telle manière les négociations sociales que jamais les propositions de hausse modérée des cotisations qui pourraient être faites par FO ou la CGT ne seront pris en compte. Cela revient à enfermer la conférence sociale dans un dialogue forcément mortifère car exclusif entre la CFDT et le MEDEF qui débouchera sur une retraite à la carte, signe avant coureur de la mise en cause des retraites par répartition - comme le demande la Commission européenne.

C'est enfin attiser les divisions à gauche au risque de les rendre irrémédiables et cela juste avant la série de scrutins intermédiaires qui va jalonner 2014 et 2015.

C'est sur le fond et sur la forme l'exacte stratégie opposée qu'il faudrait adopter au moment où la France et la Gauche doivent gagner des batailles européennes.

Frédéric FARAVEL

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