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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 20:01
Rama Yade est désormais habituée des vidéos polémiques, avec une petite concurrence conjoncturelle de la part de Jean-Marie Cavada, mais c'est temporaire... ;o)
sinon ajoutons qu'on peut être blanc et tenir des propos ou défendre des positions contestables aussi (Nicolas Sarkozy ??? Ségolène Royal ???)...
Fred

A Colombes, Rama Yade dénonce "une gauche qui s'en prend à elle parce qu'elle est noire"
LEMONDE.FR avec AFP | 19.02.08 | 17h29  •  Mis à jour le 19.02.08 | 17h29

e ton est monté d'un cran dans la campagne des municipales à Colombes (Hauts-de-Seine). Mardi 19 février, le socialiste Philippe Sarre, qui mène la liste de gauche dans la ville, a dénoncé des propos tenus lors d'une réunion publique par Rama Yade, numéro 3 de la liste UMP.

Lors de cette réunion à Colombes samedi 16 février, dont des extraits ont été mis en ligne sur le site Internet du Parisien, Rama Yade évoque une visite improvisée à des squatteurs à Aubervilliers, peu après son entrée au gouvernement, qui lui avait valu les remontrances de François Fillon.

"Je suis allée voir et j'ai découvert que le maire qui avait fait ça, c'était un maire communiste", explique la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme. "Cette gauche qui dit défendre les modestes, les minorités et les immigrés, c'est cette gauche qui s'en prend à moi, qui ne suis que numéro 3 de la liste, je le rappelle, qui s'en prend à moi parce que je suis noire", a-t-elle ajouté.

A Colombes, Rama Yade joue sa différence - Le Parisien
A Colombes, Rama Yade joue sa différence - Le Parisien

Dénonçant des propos d'une "rare violence", Philippe Sarre "trouve désolant que l'UMP en soit rendue à ce niveau et qu'un membre du gouvernement de la République n'ait pas d'autres arguments à faire valoir en direction des Colombiens"."En l'absence d'excuses publiques, nous nous réservons la possibilité de poursuivre en justice ces propos diffamants et souhaitons que chacun et chacune revienne à une attitude digne et responsable", conclut le candidat de gauche.

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 10:36
Bon...
undefinedje suis un auditeur assidu du 7-10 de France Inter le matin. Et j'ai été pris par surprise par l'interview de Ségolène Royal... Je passerai sur le côté groupies en folie de la séance "interactive'" de ce matin qui démontre encore une fois que nous sortons du rationnel dès qu'il s'agit de Ségolène Royal.
J'aimerais juste dire à quel point je trouve agaçant pour ne pas dire débilitant, cette propension qu'elle a de transformer la campagne des municipales en pré-congrès du Parti socialiste tout en se défendant à tout bout de champs de ne pas y toucher... Pourtant ses troupes sur le terrain - parce que Ségolène contrairement à ce qu'elle dit en disant refuser de construire un courant au prochain congrès du PS en anime bien un de courant depuis novembre 2006 (un courant favorable à l'établissment du centralisme démocratique au PS) -  ne se cachent pas elles de faire leur intention de faire élire certaines personnalités avec pour principale visée de faire basculer ensuite l'appareil du Parti socialiste (je l'ai entendu ou lu clairement dans le Val d'Oise sur les cas de Pontoise et d'Argenteuil) : sympa pour les habitants qui pensaient qu'on leur proposait une alternative à une droite réactionnaire, sympa pour les militants socialistes qui pensaient qu'un débat du Parti socialiste pouvait se faire sur le fond...
Non Ségolène, tout en finesse et subtilité feinte, se contente de dire qu'elle veut faire élirede nouveaux maires pour reconstruire le Parti socialiste à sa façon, mais non non, il n'est pas temps de parler du congrès du PS...!
Mais ce qui est le plus consternant dans son intervention de ce matin, c'est - comme l'écrit BHL dans Ce grand cadavre à la renverse - "dès qu'une difficulté [surgit], cette manie de s'en remettre à la profonde sagesse des 'territoires'." Y compris quand il s'agit de s'enfermer dans une impasse : en effet, comment croire que le développement économique, la protection sociale, le pouvoir d'achat pourront se gérer dans les collectivités locales qui auront une majorité socialiste quand le gouvernement de Nicolas Sarkozy, à la suite de ceux de Chirac,  assume une véritable entreprise de sappe du modèle républicain ? Comment peut-on avoir aussi peu de bon sens pour reprendre à ce point à son compte et sans discernement l'idée de l'expérimentation locale portée par la droite...  Comment oser dire aux Français que les collectivités locales les protégerons face à la mort programmée par l'UMP du système social français, quand elles n'en ont ni les moyens ni les compétences ? Le travail des collectivités est ailleurs... Et ne le nions pas par contre, elles sont une base pour la reconquête du pouvoir. Mais attention à ce que le PS ne devienne pas un parti d'élection intermédiaire incapable de remporter les scrutins nationaux, ceux qui comptent pour transformer la société... Car ne nous le cachons pas nous ne sommes plus à l'époque où un parti comme le PCF pouvait construire une véritable contre-société depuis ses municipalités.
Non Ségolène et ses amis entraînent une fois de plus la gauche dans une impasse dramatique, qui valide chaque jour un peu plus le risque que je décrivais quelques lignes plus haut. Cette ressucée de "La terre elle au moins ne ment pas" poursuit le chemin qui éloigne la gauche de ses valeurs profondes et du message qu'elle doit porter à la société: Valls, Gorce, et maintenant Vincent Peillon, s'en font désormais les colporteurs zélés. Pour comprendre, il suffit de relire les passages de BHL sur le retour des nationaux républicains :
  • - "d'autres mots bizarres, qui n'étaient pas précisément ceux du vieux lexique de la gauche."
  • - "On voyait, comme dans l'affaire du drapeau tricolore [...] sans songer à y adjoindre le drapeau européen, arriver des préoccupations, voire des obsessions, qui écorchaient un entendement formé dans le souvenir de l'Affaire Dreyfus, de la guerre d'Espagne, des luttes antifascistes, etc."
  • - "Il ya avait eu 'l'ordre juste', les 'jurys populaires' [...], l'affaire du placement des jeunes de + de 16 ans [...], le fantasme d'une société transformée en une sorte de pensionnat généralisé [...]"
D'une manière générale, il faut rappeler la fâcheuse tendance d'une partie de la gauche de la plus "radicale" à la plus accommodante avec le néo-libéralisme économique à embrayer sur :
  • - le rapport à l'ordre et à l'autorité, qui se ferait dans la contrainte et la répression plus que par l'éducation et le partage des valeurs d'égalité ;
  • - une sécurité consistant à contrôler les gens plus qu'à assurer leur tranquillité, et dans une optique purement répressive ;
  • - un rapport au nationalisme malsain (drapeau, etc.) parfois camouflé par la dénonciation des Européens de gauche qui ont refusé le TCE (voir le retournement de veste de Valls là-dessus) ;
  • - dans la gauche radicale, un anti-américanisme, un antisémitisme qui prend appui sur la compétition des victimes (la défense des palestiniens pourtant estimable, qui est mise au service de la haine des juifs) ;
  • - un retour à la confusion entre le libéralisme économique et les libertés fondamentales, entretenues aussi bien par l'extrême gauche que par les sociaux-libéraux autoritaires (Valls, Gorce, les ségolènistes : si la liberté économique existe et est portée au pinacle, elle permet de justifier par ailleurs que l'on soit répressif du point de vue moral et sociétal)...
Cette dérive n'est pas restreinte aux seuls chevènementistes dont on a décrit la matrice intellectuelle et idéologique, mais les rappels à l'Ordre, l'Autorité, la Nation, le Drapeau, à une société de contrôle, utilisés pour maquiller le vide politique sur la question sociale, se retrouve chez Ségolène Royal, Manuel Valls, Gaëtan Gorce, etc. qui prétendent aujourd'hui porter la rénovation du Parti socialiste avec des thèmes et des concepts qui ont toujours été opposés à la conscience de la gauche.

Frédéric FARAVEL
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 10:32
villiers.jpgPeut-on me dire pourquoi une intervention massive des forces de l'ordre en arme dans le secteur du Val d'Oise avait besoin de la présence également massive des caméras de la presse ? et plus de 50 flics par personne arrêtée, ça fait pas un peu too much ? Bon c'est sûr, ça en jette aux caméras...

Fred


 
L'opposition critique une "intervention policière médiatisée"
LEMONDE.FR avec AFP | 18.02.08 | 10h16  •  Mis à jour le 18.02.08 | 12h57

près l'importante intervention des forces de l'ordre à Villiers-le-Bel, Sarcelles et Arnouville-les-Gonesse (Val-d'Oise), Ségolène Royal a dénoncé "une opération policière médiatisée". "Quand des caméras accompagnent des opérations policières massives en période [de campagne pour les élections] municipales, c'est une façon d'influencer l'opinion, de vouloir faire peur", a déclaré sur France-Inter l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle. "Le président de la République en revient au vieux réflexe de politique spectacle sécuritaire". Pour le Parti communiste français, "cette opération de police avait manifestement d'autres objectifs que la seule recherche de la vérité au vu du nombre de rédactions mobilisées pour couvrir l'événement. On peut même parler de gigantesque cirque médiatique", affirme le PCF dans un communiqué.

Interrogé sur Europe 1, François Bayrou a jugé quant à lui "nécessaire de respecter le droit, la loi et la justice. Des incidents comme ceux qui ont eu lieu doivent avoir des suites". Par contre, le président du MoDem fait le même constat au sujet de la médiatisation de l'intervention, estimant que la "justice ne doit pas s'accompagner d'une mise en scène".

LE MAIRE PRÉVENU À 6 H 2, APRÈS LES MÉDIAS
Le maire de Villiers-le-Bel, Didier Vaillant (PS), a expliqué dans la matinée avoir été prévenu par la préfecture à "6 h 2" , "après les médias", qu'une intervention policière se déroulait dans sa commune. "Il n'est pas normal que la justice travaille de cette manière. Une opération de cette nature ne doit pas être médiatisée ainsi."

Au sein même du gouvernement, des voix se sont élevées pour protester contre la présence en nombre de journalistes. La ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, a indiqué lors d'une conférence de presse qu'elle regrettait "profondément que des fuites aient conduit à une médiatisation importante de cette opération, parce que cette médiatisation pouvait avoir des conséquences graves, nuire à [sa] bonne réalisation". Cependant, a poursuivi la ministre, "nous devions interpeller des personnes qui avaient commis des actes graves, alors cessons de polémiquer sur le fait que ce soit su, ce qui est important, c'est que cela se soit fait".

Pour le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, André Santini, interrogé sur France 2, il fallait prouver qu'il n'existe pas de "zone de non-droit" en France. "On avait frappé un commissaire, on a tiré sur des policiers. Le gouvernement ne pouvait pas laisser passer ça".

 

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 10:06
kosovo.jpgLe parlement kosovar a proclamé hier l'indépendance de l'ancienne province serbe sous administration de l'ONU. Bien sûr, cette issue préconisée par de nombreux pays européens et les Etats-Unis était attendue, même la situation de blocage perdurait avec la Serbie, malgré la réélection difficile de Boris Tadic à la présidence de la République.
Comme prévus, de violents affrontements ont éclaté à Belgrade où les nationalistes s'en sont pris aux forces de l'ordre, à l'ambassade des Etats-Unis et à des établissements européens. Comme prévu, la Russie - désormais de nouveau panslaviste et panorthodoxe - a demandé la saisie du conseil de sécurité de l'ONU et le gouvernement serbe a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec les Etats qui oseraient reconnaître l'indépendance du Kosovo. On sait que tous les Etats soumis à de fortes pressions quant à leur attitude face à leurs minorités culturelles sont très réticentes devant cette déclaration d'indépendance, pour elles un dangereux précédent international, mais c'est aussi le cas de l'Espagne confronté à un nationalisme basque ambigu. C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre les critiques de la Chine "populaire" et du Sri Lanka.
Cependant, il faut bien le noter, la manière dont a été amenée cette indépendance kosovare peut tout de même poser quelques questions. Pour ne pas être soupçonné de crytpo-slavisme, je rappelerai qu'en 1999 j'avais avec mes camarades valdoisiens créé un comité des jeunes valdoisiens pour le Kosovo ; nous avions collecté des vivres pour les populations kosovares qui fuyaient le nettoyage ethnique par l'armée "fédérale yougoslave", nous avions clairement pris position pour une intervention militaire de l'Union européenne sous couvert de l'ONU afin de mettre fin aux massacres, nous avions organisé un débat public à la fac de Cergy avec des représentants des associations de défense des droits de l'homme et le ministre de la défense de l'époque, M. Alain Richard.
A ceux qui proposait en plus d'armer l'UCK, j'avais cependant toujours opposé la plus ferme des contradictions. Pour le reste, il était devenu clair pour nous depuis l'embrasement des Balkans que le seul cadre de stabilité à terme de toute cette région serait une intégration lente mais assurée dans l'Union européenne. Pour le Kosovo, cela passait aussi par un détachement du régime dictatorial et génocidaire de Milosevic et une union avec l'Albanie, avant une intégration dans l'UE qui permettrait seule de garantir la pacification des relations avec la Serbie à terme et d'éviter une guerre civile en Macédoine.
Aujourd'hui, c'est l'ancien chef de l'UCK, Hashim Thaçi qui est premier ministre du Kosovo, les leaders démocratiques historiques du mouvement indépendantiste sont morts ou marginalisés. Les tensions entre Albanais et Serbes du Kosovo se sont renversées au point que c'est désormais aux Serbes de craindre pour leur vie.
Il est frappant que dans les commentaires de la presse internationale personne ne soulève l'incongruité que constitue un Kosovo indépendant alors que vraisemblablement l'aspiration de la population vise à la réunification avec l'Albanie voisine. D'ailleurs, la foule des rues de Pristina n'a pas menti hier en défilant, non pas avec le "drapeau kosovar" - bleu et jaune - mais avec le drapeau albanais - à l'aigle noir sur fond rouge !
Que désormais l'Union européenne reconnaisse l'indépendance du Kosovo est une nécessité pour protéger la province des visées géopolitiques nationalistes panslaves, il faut savoir tenir tête à Poutine. On en le fait pas sur la Tchétchénie avec la demi et honteuse excuse de "l'affaire intérieure", on ne peut l'éviter quand il s'agit de la sécurité de notre continent. Mais l'UE doit absolument aller plus loin : travailler à une transition pacifique pour une Albanie unie et rapidement intégrée à l'Union, seule garantie du développement économique, de la réalité démocratique et de la protection de la pluralité ethnique et culturelle de la région. C'est également le seul moyen de sauver l'intégrité de la Macédoine. Cet impératif plaide même pour le fait de passer devant la Croatie, la Bosnie et la Turquie...
Frédéric Faravel
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 18:21
Mémoire de la Shoah : Simone Veil juge "insoutenable" la proposition de Nicolas Sarkozy
LEMONDE.FR avec AFP | 15.02.08 | 16h59  •  Mis à jour le 15.02.08 | 17h17

la seconde, mon sang s'est glacé." Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, était présente mercredi 13 février, au dîner du CRIF, quand Nicolas Sarkozy a proposé d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies. 

Interrogée par L'Express.fr, elle juge, vendredi 15 février, que cette proposition est"inimaginable, insoutenable, dramatique et surtout, injuste". "On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort, souligne-t-elle, cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter." La suggestion de M. Sarkozy risque d'attiser les antagonismes religieux, dit-elle encore : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?"

Déportée à l'âge de 16 ans, elle témoigne : "Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants."

UNE DÉMARCHE "NÉCESSAIRE", POUR M. SARKOZY
Un peu plus tôt, en déplacement à Périgueux pour annoncer un plan de réforme de l'école primaire, Nicolas Sarkozy avait défendu à nouveau sa proposition très critiquée : "On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays, pour leur dire un jour, c'est vous qui écrirez l'histoire de ce pays. Nous, nous en sommes la mémoire, ne refaites pas les mêmes erreurs que les autres."

Et le chef de l'Etat de poursuivre : "Il s'agit d'une démarche contre tous les racismes, contre toutes les discriminations, contre toutes les barbaries, à partir de ce qui touche les enfants, c'est-à-dire une histoire d'enfants qui avaient leur âge." "C'est d'autant plus nécessaire que les survivants de cette époque tragique de notre histoire vont disparaître (...), ce sont nos propres enfants qui, de génération en génération, se transmettront ce souvenir", avait-il déclaré.
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 11:56

Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
  Du grain à moudre



Ecoutez

Podcast

    émission du jeudi 14 février 2008
Faut –il placer Ayaan Hirsi Ali sous protection européenne ?
Vous pouvez aussi lire la note de Brice Couturier sur son blog à ce sujet...


 

 
  Depuis le 2 novembre 2004, la vie de Ayaan Hirsi Ali est très directement menacée. C’est ce jour-là, en effet, que Theo Van Gogh, co-auteur, avec Hirsi Ali du film «Soumission», fut assassiné à coups de revolver sur son vélo, puis égorgé sur le trottoir, dans une rue passante d’Amsterdam. Son meurtrier, Mohammed Bouyeri, lui planta ensuite deux couteaux dans la poitrine ; au bout de l’un d’entre eux, une liste de personnalités condamnées à périr de la même façon pour avoir blasphémé l’islam. En tête, le nom d’Ayaan Hirsi Ali.
Theo Van Gogh, un ancien provo d’Amsterdam, dont la famille s’était illustrée dans la Résistance anti-nazie, était certes un provocateur. Il avait traité Jésus-Christ de «poisson pourri de Nazareth», et il se moquait dans des termes similaires du fondateur de l’islam, mais ce n’était nullement un raciste. Il était même le réalisateur du premier soap-opera néerlandais consacré à l’immigration maghrébine, «Najib et Julia», vaguement adapté de Roméo et Juliette.
Van Gogh et Hirsi Ali provoquèrent un beau scandale en filmant, dans «Soumission» des femmes musulmanes dévoilant, l’une son dos lacéré de coups de fouets, l’autre, son visage tuméfié, sur lesquels étaient projetés des extraits du Coran, censés justifier ces traitements barbares.
En 2004, Ayaan Hirsi Ali, qui avait quitté le parti social-démocrate pour être élue députée chez les libéraux, fut désignée «personnalité néerlandaise de l’année». Aux côtés d’autres intellectuels issus de l’immigration, «allochtones», comme on dit aux Pays-Bas, telles que l’écrivain d’origine marocaine Hafid Bouazza ou l’universitaire d’origine iranienne Afshin Ellian, Hirsi Ali dénonçait depuis longtemps l’aveuglement des autorités néerlandaise face à la réclusion subie par nombre de femmes «allochtones». Les autorités avaient trop tendance, disait-elle, à onsidérer ces femmes d’abord comme des «musulmanes» et à leur refuser les moyens d’accès à l’émancipation, largement ouverts aux femmes «autochtones». Elle fit voter par le Parlement une loi réprimant la pratique de l’excision, loi qui porte désormais son nom.
Il faut ajouter qu’à l’époque, Ayaan Hirsi Ali était la compagne de Herman Philipse. Or Philipse, auteur d’un livre très lu, intitulé «le manifeste athéiste», fait un peu figure, aux Pays-Bas, de Michel Onfray haut-de-gamme (il enseigne aussi à Oxford). Avec Philipse, elle prétend que les Européens actuels ont perdu l’audace intellectuelle qui permit, aux XVIII° et XIX° siècles, à leurs ancêtres de défier les Eglises chrétiennes.
En 2006, l’étoile de Ayaan Hirsi Ali a pâli aux Pays-Bas. Accusée d’avoir menti sur sa véritable biographie pour bénéficier d’un droit d’asile qui lui avait été refusé en Allemagne, elle évita de justesse d’être déchue de sa nationalité néerlandaise. Mais les voisins se plaignant entraînés par la protection policière dont elle faisait l’objet, Hirsi Ali décida d’émigrer aux Etats-Unis.
L’affaire rebondit récemment avec l’initiative prise par Benoît Hamon et un certain nombre d’eurodéputés socialistes, proposant que l’Union Européenne «assure et finance la protection personnelle de Ayan Hirsi Ali». Un meeting s’est tenu dimanche dernier à Paris, pour réclamer du président de la République la protection de la France pour l’ex-députée libérale néerlandaise.


 
Benoit Hamon en duplex depuis Bruxelles. Député européen PS

 
Nacira Guénif. Sociologue. Maître de conférence à l'Univesité de Paris XIII

 
Esther Benbassa. Directrice d'étude à la Section des sciences religieuses de l'Ecole pratique de hautes études

 
Marc Weitzmann. Ecrivain, journaliste


 
 

 
 

 
Esther Benbassa et Jean Christophe Attias (dir.)
Des Cultures et des Dieux : repères pour une transmission du fait religieux
Fayard - 19 septembre 2007
 

Attentats du 11 septembre 2001, « choc des civilisations », revendications communautaristes, appétits nouveaux de spiritualité... Face à cette explosion de phénomènes et de discours, les Français, tantôt anticléricaux, tantôt peu ou mal formés à la culture religieuse, se sentent parfois désorientés. Ce livre leur fournira certaines des clés qui leur manquent.

Judaïsme, christianisme et islam s'y taillent une part importante parce qu'ils ont marqué l'histoire de l'Europe. Mais traditions d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique et nouveaux mouvements religieux sont aussi abordés. Outre leur intérêt intrinsèque, notre passé colonial, les grandes migrations de l'ère contemporaine, la diffusion en Occident des sagesses orientales l'imposaient.

Ni apologétique ni dépréciateur, ne cultivant ni l'irénisme ni le goût du sensationnel, ce travail d'équipe conçu et conduit avec brio par Jean-Christophe Attias et Esther Benbassa se veut non confessionnel et distancié. Il porte une attention particulière aux phénomènes de contact, de conflit, mais aussi d'imprégnation mutuelle entre religions différentes, sans oublier l'histoire des laïcités et les processus de sécularisation.

L'étude dépassionnée des faits religieux est une fenêtre privilégiée sur la diversité des cultures. Elle est en même temps une invite au dialogue et à la compréhension réciproque. Simples curieux, parents, enseignants, étudiants, lycéens, jeunes et moins jeunes sauront faire de ce livre l'usage qui leur convient. Puisse-t-il devenir entre leurs mains un modeste mais efficace outil de liberté.

 

 
Marc Weitzmann
Notes sur la terreur
Flammarion - janvier 2008
 

«Des fragments de victimes du 11 Septembre ont surgi lors de travaux d'aménagement urbain voici quelques semaines dans une bouche d'égout. Nous sommes le 7 novembre 2006. Cinq ans après, près de la moitié des restes collectés au lendemain de l'attaque dans les ruines du World Trade Center sont encore aujourd'hui non identifiés. Quant aux morceaux de corps par hasard exhumés - plusieurs centaines d'os humains sur Liberty Street, où se dressait autrefois le siège de la Deutsche Bank, et où, comme je le réalise, le taxi vient de passer dans la plus grande indifférence -, ils vont obliger la ville à entamer de nouvelles recherches

Qu'est-ce que la terreur ? Comment s'infiltre-t-elle dans la vie quotidienne depuis le début des années 2000 ? De quel monde avons-nous hérité avec la fin de la guerre froide ? De l'attentat du World Trade Center aux stratèges passés de la dissuasion nucléaire, des bombardements en Serbie au terrorisme moyen-oriental, ce récit de voyage très singulier, et d'une grande simplicité, tente de décrypter quelques-unes des ambigüités menaçantes de notre époque.
-4ème couverture-

 
 

 
Esther Benbassa et Jean Christophe Attias
Petite histoire du judaisme
Librio. Document, n° 843 - 3 septembre 2007
 

La série « Petite histoire des religions » est dirigée par Jean Baubérot, spécialiste de la sociologie des religions et de la laïcité : Petite histoire du judaïsme (n° 843), Petite histoire de l'islam (n° 844), Petite histoire du bouddhisme (n° 857) et Petite histoire du christianisme (n° 858).

Cet ouvrage clair et accessible permet de comprendre la religion juive et l'universalité de son message.

Et, bien au-delà, de connaître l'histoire d'un peuple et sa contribution originale à la civilisation humaine. Religion, culture, identité en dialogue ininterrompu avec le monde, le judaïsme est tout cela à la fois. Et en dépit des tragédies qui l'ont frappé, c'est une vitalité et une créativité toujours renaissantes qui le caractérisent.
 
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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 10:24
HenrySalvador.jpg
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 16:24
Etats-Unis : Obama passe en tête chez les démocrates
LE MONDE | 13.02.08 | 09h54  •  Mis à jour le 13.02.08 | 10h44
WASHINGTON, correspondante

obamaclintonanedemocrate.jpgarack Obama a pris un net avantage sur Hillary Clinton à l'occasion des primaires organisées, mardi 12 février, en Virginie, dans le Maryland et dans la capitale fédérale, Washington (District de Columbia). Il dépasse désormais la sénatrice de New York dans la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de novembre. Son adversaire potentiel, le républicain John McCain, s'est encore rapproché de la nomination, mais son score a montré qu'il n'a pas vaincu les résistances des évangéliques à son égard.

Après la fermeture des bureaux de vote, Hillary Clinton a parlé la première. Elle se trouvait au Texas, où elle prépare la bataille qu'elle devra absolument gagner, le 4 mars, si elle veut combler l'écart qui est en train de se creuser avec son rival. Elle n'a pas abordé les défaites du jour, ni expliqué la démission de son directeur de campagne adjoint, la 2ème d'un membre de son état-major en quelques jours, se contentant de répéter qu'elle serait "prête dès le premier jour" pour être commandant en chef et relancer l'économie.

M.Obama l'a très largement emporté. Dans le district de Columbia, il devance Mme Clinton de 50 points (75% contre 24%). Dans le Maryland, il obtient 60% contre 37 %. En Virginie (64% contre 35%), il a bénéficié des voix des indépendants, qui étaient admis à participer au scrutin.

Surtout, il a élargi l'éventail de ses électeurs. Jusqu'à présent, Mme Clinton était plutôt la candidate des "cols bleus". Dans le Maryland et en Virginie, M. Obama l'a emporté de plus de 20 points dans la catégorie des électeurs à bas salaires.

Il reste à établir s'il s'agit d'un phénomène propre à la région ou si le sénateur de l'Illinois, qui s'était jusque-là assuré une coalition d'étudiants, de gens aisés et de Noirs, a réussi à faire une percée qui peut lui assurer la nomination. Dès son discours, prononcé dans le Wisconsin, un Etat qui vote le 19 février, il a insisté sur l'économie et promis qu'il serait un président "qui sera du côté des travailleurs". Il devait annoncer des propositions pour "créer des millions de nouveaux emplois", mercredi, lors d'un discours à l'usine General Motors de Janesville.

Mme Clinton a conservé sa "clientèle" féminine blanche, et le vote rural en Virginie, mais son adversaire a emporté la majorité du vote blanc masculin. Au Texas, elle espère consolider le soutien des "Latinos" en sa faveur.

Devant un auditoire de 16 000 personnes dans la ville universitaire de Madison, M. Obama a tenu un discours plus sobre que celui que lui avait écrit, dans le New Hamsphire, sa jeune "plume" de 26 ans, Jon Favreau, un étudiant recruté dans l'équipe de John Kerry à peine sorti de l'université jésuite Holy-Cross du Massachusetts. "Aujourd'hui, nous avons gagné à Washington. Mais ce mouvement ne cessera pas tant qu'il n'y aura pas du changement à Washington", a dit M.Obama, avant de critiquer, comme il le fait souvent, les "cyniques" qui ne croient pas à son mouvement. "C'est la nouvelle majorité américaine", a-t-il lancé.

M.Obama a attaqué très directement John McCain, qui était venu lui serrer la main, dans la journée, au Sénat. Il a pris soin au préalable de rendre hommage à ses états de service : "John McCain est un héros. Nous applaudissons son service à la nation." Puis il a préfiguré ses angles d'attaques pour l'éventuelle bataille contre le candidat républicain. La guerre : "M. McCain ne pourra pas dire que j'ai soutenu cette guerre, parce que j'y étais opposé depuis le départ." Et les réductions d'impôt de 2003, que M. McCain a refusé de voter parce que les plus riches en bénéficiaient alors que le pays était en guerre. Aujourd'hui, M. McCain est favorable à leur renouvellement. "Quelque part sur la route, l'express du parler vrai a perdu une roue", s'est moqué M.Obama.

Quelques instants plus tard, M. McCain a répondu à M.Obama dans son attaque la plus construite à ce jour. 25 ans séparent les 2 hommes. Sans jamais citer son collègue, M. McCain a montré comment il allait négocier la différence d'âge, si M. Obama devait être le candidat démocrate : par une leçon de choses. "Encourager un pays avec seulement la rhétorique (…) n'est pas une promesse d'espoir. C'est une platitude", a-t-il dit, avant d'ajouter : "Je ne me présente pas à la présidence avec la présomption que je suis béni d'une telle grandeur personnelle que l'Histoire m'a adoubé pour sauver mon pays dans ce moment de grand besoin. Je me présente avec l'humilité d'un homme qui ne peut pas oublier que son pays l'a sauvé."

Là-dessus, il a fini par une boutade : "Mes amis, je vous le promets : je suis excité et prêt à y aller." Une expression ("Fired up, ready to go") qui n'est autre que le slogan de campagne de Barack Obama...

Corine Lesnes
Clés : décompte des délégués, prochaines échéances

Délégués
Le sénateur de l'Illinois, Barack Obama, était crédité, mercredi 13 février, par le site RealClearPolitics, de 1259 délégués, contre 1210 pour Hillary Clinton, sénatrice de l'Etat de New York, loin encore du seuil des 2025 nécessaires pour s'assurer l'investiture.

Chez les républicains, John McCain, le sénateur de l'Arizona, est crédité de 797délégués contre 240 pour l'ex-gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee.

Agenda
19 février : Caucus démocrates à Hawaï (29 délégués). Primaires démocrates et républicaines dans le Wisconsin (92 et 40 délégués).

4 mars : Primaires démocrates et républicaines au Texas (228 et 140délégués), à Rhode Island (32 et 20), dans le Vermont (23 et 17) et l'Ohio (161 et 88).
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 16:14

 

HEmmanuelli.jpgL’incroyable aveu de N. Sarkozy
Par Henri Emmanuelli

Que le Président de la République ait pris la responsabilité, durant la campagne électorale, d’affirmer son choix en faveur d’une procédure de ratification parlementaire pour le «mini-traité» (curieuse dénomination), ne choquera que celles et ceux qui pouvaient croire, naïvement, que seul le peuple français détient la légitimité pour confirmer ou infirmer son choix du 29 mai 2005.

 

Mais qu’il vienne expliquer à la télévision, à l’occasion d’une communication unilatérale qui rappelle les mœurs des régimes où les journalistes étaient en uniforme, que l’éviction du peuple français du processus de décision était une condition posée par nos partenaires pour parvenir à un accord est proprement stupéfiant.

Je le cite : «il fallait, qu’en cas d’accord, nous nous engagions à le faire approuver [le traité] par voie parlementaire».

Si je comprends bien le français, cela signifie que nos partenaires (qui, quand, où ?) ont posé comme condition à leur acquiescement une clause d’éviction du peuple français.

Croyant avoir mal entendu, j’ai attendu la retranscription écrite pour être sûr de ne pas me tromper. Pour être sûr qu’un Président de la République française avait accepté de se laisser dicter par des chefs d’Etats étrangers la nécessité d’évincer son propre peuple ! De s’entendre dire, en substance, et d’y consentir : «d’accord, mais à la condition que vous vous engagiez à mettre vos électeurs hors jeu».

A l’occasion, on aimerait connaître l’identité de ces grands démocrates. Mais que dire de la conception qu’a le chef de l’Etat de son rôle ? Que subodorer sur l’estime qu’il porte aux françaises et aux français ? Que penser de l’opinion qu’il nourrit – avec ou sans le concours de sa plume parlante – sur la véritable substance de la démocratie au pays de Rousseau et du contrat social ? Où trouvera-t-il sa place dans le futur musée Charles de Gaulle : au stand des incongruités ?

Force est de constater, pourtant, que ce manquement aux principes essentiels qui fondent notre démocratie aura fait couler moins d’encre qu’un présumé sms, ou les déboires de Monsieur Martinon à Neuilly-sur-Seine : on vit sans doute les époques que l’on mérite ! Peu importe que le roi confonde son sceptre avec un joystick, les gazettes commentent les faits de cour.

Et que dire des silences et des connivences ubuesques, du lâche soulagement du Parti auquel j’appartiens : ne voit-il pas que le désastre programmé n’épargnera personne ?

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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 10:07
On connaissait la tendance bien connue des hommes politiques français à faire porter le chapeau d'une décision impopulaire qu'ils avaient validée en conseil des ministres par les odieux technocrates de Bruxelles ou la Commission européenne. Cette attitude  - comme le fait d'avoir constamment tenu les peuples à l'écart de la construction européenne, ou d'être resté farouchement vissé sur une conception "grand marché" de l'union européenne - a causé un tort monumental au projet européen dans l'opinion publique française. Elle est au moins autant responsable que la partie III du projet de  TCE du vote "non" lors du référendum du 29 mai 2005. Les responsables politiques auraient beau accusé les électeurs de s'être trompés (ce n'était pas le cas), leur comportement porte une grave et lourde responsabilité dans les difficultés que connaît aujourd'hui la construction européenne.

Nicolas Sarkozy nous a hier soir proposé une autre variante du dévoiement de la construction européenne. A contre-pieds, comme toujours... Le Président avait prévenu au milieu du week-end qu'il interviendrait à la télévision et à la radio dimanche soir. Mais pour quelle raison ? Quel dossier urgent justifiait cette soudaine intervention élyséenne ? Le pouvoir d'achat ? Le rôle de la France au Tchad et au Darfour ? La situation économique internationale ? La politique industrielle de la France ? Le Rapport Attali et les reculades du pouvoir face à tous les petits lobbies de droite ? Les élections municipales de Neuilly-sur-Seine ?...
Non, Nicolas Sarkozy est intervenu pendant 7 minutes pour expliquer aux Français pourquoi le traité de Lisbonne était un bon traité qui exigeait d'être ratifié par voie parlementaire. Mais pourquoi faire cette intervention sur ce sujet - il est vrai essentiel - alors que le débat semble terminé, la constitution révisée mardi par le congrès, le projet de traité approuvé depuis jeudi et vendredi par le Parlement ? Cette intervention n'eût-elle pas plutôt été bienvenue au début du processus pour que le Président s'explique sur la qualité du traité et sur le choix qu'il faisait de ne pas respecter le parallèlisme des formes et donc de ne pas le soumettre à référendum. Après tout que l'on partage son avis ou non, cette intervention-là aurait eu du sens. Hier soir, Nicolas Sarkozy a joué au contrôleur des travaux finis, plutôt que d'ouvrir des perspectives, il développe à la manière du commentaire de la réalité... Qui a dit que nous étions dans la rupture d'avec le Chiraquisme ?

Mais le plus grave n'est pas ! Profondément le président vient d'utiliser un débat majeur à contre temps pour masquer la déliquescence de son propre pouvoir : impossibilité d'agir sur les thèmes majeurs de sa campagne (économie, pouvoir d'achat, politique industrielle...), déshérence de sa politique étrangère et décomposition accélérée de la vie de la Cour élyséenne. En agissant de la sorte, il salit une fois de plus le projet européen et sappe fortement la confiance que les Français pouvaient leur accorder. Et bien sûr avec une diversion de cette ampleur, il ne résoudra la rupture profonde qui se crée entre les Français et lui.

Encore un mauvais coup , Monsieur le Président !

Frédéric FARAVEL
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