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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 16:27
Sarkozy, chez les cheminots, s’emmêle les pinceaux
CÉDRIC MATHIOT - Libération : samedi 27 octobre 2007

Annonce choc… ou boulette maousse ? En se rendant vendredi matin dans les ateliers du Landy, à Saint-Denis, près de Paris, où sont révisés TGV, TER, Eurostar et trains Corail, pour montrer ses muscles aux cheminots («La rue, elle ne fera pas plier, parce que nous sommes dans une démocratie»), Nicolas Sarkozy a surtout montré quelques lacunes dans le dossier de la réforme des régimes spéciaux de retraite, pourtant phare de son programme. Quelque peu malmené par les salariés présents (le Président a essuyé le refus ostensible de lui serrer la main d’un salarié), Sarkozy, entouré d’une nuée de caméras, s’engage dans une discussion tendue, au milieu de laquelle il finit par lancer : «Les 40 ans [d’annuités] s’appliqueront à tout le monde, en revanche, les bonifications, les décotes, moi je pense que tout ceci ne peut s’appliquer que pour ceux qui ne sont pas déjà rentrés à la SNCF.» Une rumeur monte dans la foule, un syndicaliste de FO s’étonne : «Ah, mais ça c’est nouveau !» C’est même énorme.

 

Le principe de la décote (1) fait partie des 3 piliers intangibles du document d’orientation qui a été remis aux syndicats le 10 octobre, au même titre que la durée de cotisation à 40 ans pour la retraite à taux plein et l’indexation des pensions sur les prix. En affirmant que les décotes ne s’appliqueront qu’aux nouveaux entrants et ne toucheront pas les cheminots en poste, Sarkozy lâche donc une annonce explosive.

 

Les médias présents, Reuters, AFP, France 3 reprennent la phrase. Le souci, c’est qu’au même moment, chez le ministre du Travail Xavier Bertrand, qui concluait une série de rencontres avec les syndicats, les organisations de salariés se voient proposer un tout autre discours. Au point de sortir en déplorant des négociations bloquées.

 

A la SNCF, le discours est un peu embarrassé : «Je pense que c’est une boulette», glisse un cadre, la direction de l’entreprise préférant pudiquement s’abstenir de toute réaction officielle. Les syndicats, eux, s’en donnent à cœur joie. L’Unsa : «Si le Président le dit, c’est forcément lui qui a raison. Nous n’imaginons pas un instant qu’il ne connaisse pas le dossier.»

 

Prenant Sarkozy au pied de la lettre, Eric Falempin, secrétaire national de FO, se délectait lui d’une grande victoire : «On vient de gagner sur un des trois points les plus importants.» Même discours de façade de la CGT : «J’ai pris acte», assure Didier Le Reste, secrétaire de la fédération des cheminots, qui lâche : «Quand même, tout cela n’est pas très sérieux. A force d’agitation chronique, à force de vouloir parler sur tout, il en balance pas mal des bourdes. Il s’est déplacé avec une compagnie de CRS, une nuée de caméras, pour un exercice de communication qui relève de la provocation, sur des sujets qui sont quand même sérieux et qui méritent autre chose que ça…»

 
Dans la soirée, l’entourage de Xavier Bertrand a répondu à Libération que le ministère «confirmait les éléments du document d’orientation du 10 octobre». C’est dit élégamment, pour démentir le Président…

(1) Réduction plus que proportionnelle de la pension pour ceux qui n’auraient pas cotisé pendant le nombre d’années requises.

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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 16:21
Réforme des institutions: le PS menace de ne pas voter le projet
REUTERS
 
Le premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, a fustigé un texte qui offrirait surtout «de nouveaux pouvoirs au président de la République».
 
AFP
 
LIBERATION.FR : samedi 27 octobre 2007


François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, a estimé samedi que le projet de réforme des institutions offrait surtout "de nouveaux pouvoirs au président de la République", affirmant qu'en l'état, le PS ne le voterait pas.
 

"Nous n'avons que les pistes du comité Balladur", a noté le premier secrétaire devant la presse en marge du conseil national réuni samedi à Paris. "Si ça doit être le texte présenté par le Président de la République, convenons qu'il y a quelques avancées sur les droits du Parlement, mais pour faire passer l'omniprésidence de Nicolas Sarkozy".

"Nous ferons des propositions pour que les droits du Parlement soient renforcés, le pluralisme de la presse effectivement respecté, et les droits des citoyens élargis (...) mais en aucune facon nous n'accepterons de donner des pouvoirs supplémentaires au président de la République", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy, selon lui "n'a qu'une volonté, celle de pouvoir venir s'exprimer au Parlement". "Au nom de cette revendication, on ouvre quelques droits nouveaux, mais avec tellement de timidité : rien pour le Sénat, peu de choses pour la proportionnelle", qui, selon lui, doit être à 10% et non pas 5% comme proposé, "rien de clair sur les contre-pouvoirs et notammment sur le pluralisme de la presse et l'indépendance de la justice...".

Il a admis que l'idée de faire coïncider le deuxième tour de la Présidentielle et le premier tour des législatives n'était "pas la plus mauvaise des pistes évoquées", permettant "de faire de ces élections un bloc et de donner aux citoyens la possibilité de pouvoir choisir leurs députés sans connaître le résultat de la présidentielle".

"Nous sommes ouverts à des discussions sur la réforme", pour autant que ce soit sur les pouvoirs du Parlement et qu'il n'y ait aucun pouvoir nouveau au président", a-t-il ajouté, martelant que les socialistes "ne voteront pas un texte qui prévoit de nouveaux pouvoirs au président de la République".

Une alliance contre le texte de la gauche et du Modem pourrait rendre plus difficile le vote de la réforme au Congrès, à une majorité des 3/5èmes.

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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 14:14
Affaire EADS : DSK appelle l'Etat à ne pas dormir dans les structures auxquelles il participe
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.10.07 | 14h30  •  Mis à jour le 26.10.07 | 14h56

'ancien ministre des finances Dominique Strauss-Kahn a défendu, vendredi 16 octobre, le pacte d'actionnaires conclu lorsqu'il était ministre, en 1999, comme "équilibré", en soulignant que les représentants de l'Etat ne devaient pas "dormir" dans les structures auxquelles ils participent. "Le pacte a été suffisamment équilibré pour que les intérêts français publics et privés soient durablement préservés" a-t-il déclaré, en soulignant que "derrière les pactes il y a les hommes", lors d'une audition devant la commission des finances de l'Assemblée nationale.

 

Interrogé sur l'impossibilité de faire entrer un représentant de l'Etat français au conseil d'administration d'EADS, selon le pacte négocié lorsqu'il était ministre en 1999, il a répondu : "c'était le cas au départ, toutes ces choses sont appelées à bouger". L'attitude de l'Etat français "ne peut pas être considérée par les Allemands comme ayant été trop intrusive" et "dans ces conditions la possibilité de renégocier avec les Allemands d'autres situations (...) est tout à fait concevable", a ajouté M. Strauss-Kahn.

"Il faut faire de bons montages, mais derrière il faut qu'on s'en occupe, (...), si les représentants de l'Etat sont là pour dormir, cela part à vau-l'eau", a-t-il estimé, mettant implicitement en cause les représentants de l'Etat à la Sogeade, holding commune de l'Etat et de Lagardère représentant les intérêts français.

"Je ne vois pas comment l'Etat n'est pas capable d'avoir une influence sur qui doit être désigné" au conseil d'administration d'EADS par la Sogeade, a en particulier souligné le futur directeur général du FMI. "Pour les décisions importantes, il faut six voix sur huit, l'Etat en a quatre et Lagardère quatre, il y a donc de fait un droit de veto réciproque", a-t-il expliqué. Il a ainsi abondé dans le sens d'Arnaud Lagardère qui indiquait la veille devant la commission : "Je ne peux pas être administrateur sans l'accord de l'Etat" et s'est distingué de la position de l'actuelle ministre de l'économie Christine Lagarde qui a récemment déclaré que "l'Etat ne désignait aucun administrateur" d'EADS.

Dominique Strauss-Kahn a déclaré qu'Arnaud Lagardère, président éponyme du groupe de médias dont il a pris la tête après la mort de son père Jean-Luc, en mars 2003, n'avait jamais caché qu'il voulait aller davantage vers les médias et que Daimler avait des problèmes avec sa filiale américaine Chrysler. "Les gens ont d'autres intérêts, d'autres préoccupations. Donc, ce n'est pas illégitime qu'ils viennent nous dire ça. En revanche, il y avait peut-être une occasion, peut-être pas (...), de se dire : est-ce qu'on ne peut pas essayer de reconfigurer de façon différente et prendre une part publique plus importante", a-t-il souligné en précisant toutefois que cela dépendait de plusieurs choses, dont les finances publiques.

Il a ajouté que certains dans le camp français avaient toujours pensé lors de la mise au point du pacte d'actionnaires, en 1999, que Daimler pourrait sortir un jour d'EADS. Cependant, a-t-il précisé, "je ne suis pas en train de dire que notre objectif était de pousser les Allemands dehors". S'agissant du pacte, Dominique Strauss-Kahn a défendu l'action du gouvernement du premier ministre socialiste Lionel Jospin auquel il appartenait alors.

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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 12:48
Superman, un héros juif
LE MONDE | 24.10.07 | 15h53  •  Mis à jour le 24.10.07 | 15h53

ersonne ne pourra plus l'ignorer après avoir visité l'exposition que le Musée d'art et d'histoire du judaïsme, à Paris, consacre à la bande dessinée : Superman est juif. Ne pas le savoir ne change rien au plaisir pris à la lecture des aventures du super-héros. Mais en prendre connaissance permet de mieux saisir comment, et pourquoi, la minorité juive aux Etats-Unis a utilisé la bande dessinée pour, dans une première phase, raconter sa propre histoire, puis modifier, de manière aussi inattendue qu'imprévisible, la culture populaire de son pays d'accueil.

Conçue de manière chronologique, l'exposition permet de saisir facilement ce phénomène. Les premiers dessins datent du début du XXe siècle, quand industrialisation et immigration étaient à l'origine des grands mouvements de populations. De 1910 à 1921, les immigrés arrivés à Ellis Island, et parmi eux une forte population de juifs d'Europe centrale, racontent dans la presse leurs premiers pas en Amérique, leur vie quotidienne et le choc des cultures dans les quartiers new yorkais du Lower East Side, du Bronx ou de Brooklyn. La presse écrite, alors média de masse, publie des comic strips (bandes dessinées en quelques cases). Les quotidiens en yiddish Die Varhayt ou Der Forverts, dont les tirages sont énormes, publient les cartoons de Samuel Zagat ou de Zuni Maud.

En exposant aussi des dessins de Milt Gross, de Rube Goldberg et d'Harry Hershfield (Abie the Agent ou Homeless Hector), l'exposition montre que aux Etats-Unis, dans la période qui sépare la Grande Dépression de la guerre froide, l'industrie de la bande dessinée devient en grande partie juive, et dépasse de loin le simple cadre de la presse yiddish, pour toucher l'imaginaire populaire.

Les illustrateurs et scénaristes juifs privilégient l'industrie du "comic book", conscients que les portes d'accès de la publicité et de l'édition leur sont souvent fermées. Ce qui a implications esthétiques indéniables, théorisées par le dessinateur Will Eisner. Celui-ci voit dans l'apparition du super-héros, à partir du succès de Superman, en 1938, l'expression d'un particularisme juif. "Le golem, une créature d'argile façonnée par un rabbin pour protéger les juifs de Prague, selon une légende juive du XVIe siècle, est le précurseur de la mythologie du super-héros. Les juifs, persécutés depuis des siècles en Europe, avaient besoin d'un héros capable de les protéger des forces obscures. Siegel et Shuster, les créateurs de Superman, l'ont inventé."

De fait, presque tous les créateurs de super-héros sont juifs, originaires d'Europe centrale : Bob Kane (Batman) ; Will Eisner (Le Spirit) ; Jack Kirby (Les Quatre Fantastiques, Hulk, les X-Men) ; Joe Simon (Captain America) et Stan Lee (Spiderman).

ROMANS GRAPHIQUES
Logiquement, Superman croise le fer avec les nazis, suivi plus tard par Captain America et Les Quatre Fantastiques. Ce qui apparaît, dans un premier temps, comme un désir de voir les Etats-Unis s'investir dans le second conflit mondial et, plus tard, comme la réparation fantasmatique d'une catastrophe - la destruction des juifs d'Europe - qu'aucune armée alliée n'a pu éviter.

Quand "l'homme d'acier" détruit le mur de l'Atlantique et la ligne Siegfried bien avant le jour J, le ministre nazi de la propagande, Joseph Goebbels, s'écrie lors d'une réunion : "Superman est juif !" Ce qui était une insulte doit être pris aujourd'hui pour une évidence.

Le parcours de l'exposition fait aussi la part des évolutions de la BD et de ses "avatars mémoriels", selon l'expression de Laurence Sigal, directrice du Musée, qui donnent différentes visions du passé juif.

Bien après la célèbre couverture de la BD de 1944, La bête est morte ! d'Edmond-François Calvo - dont l'original est présent dans l'exposition -, on retrouve ces traces de la mémoire et notamment de la Shoah dans le graphic novel. Ce terme forgé par Will Eisner en 1978 pour désigner son livre Un pacte avec Dieu désigne une BD qui veut faire oeuvre littéraire. Le "roman graphique" est ainsi devenu un genre à part et reconnu dans la BD, attirant des auteurs en prise avec la littérature de la mémoire.

Outre Art Spiegelman et son Maus (oeuvre récompensée par un prix Pulitzer), outre encore Ben Katchor, Robert Crumb, Jules Feiffer, etc., on (re)découvre dans cette exposition de jeunes auteurs comme Bernice Eisenstein ou Miriam Katin, dont les autobiographies dessinées renvoient à des événements historiques rarement décrits par la BD (le procès d'Eichmann, par exemple).

Cette exposition intitulée "De Superman au Chat du rabbin" fait aussi des incursions dans la BD d'humour et les pastiches de Gotlib, dans les légendes et les contes traditionnels revus aujourd'hui par Joann Sfar ou dans les tribulations des anti-héros underground d'Aline Kominsky. L'exposition montre enfin la façon dont un auteur comme Hugo Pratt, passionné par la kabbale, utilise les signes hébraïques dans son oeuvre. Autant de facettes singulières du mariage entre BD contemporaine et judaïsme.


"De Superman au Chat du rabbin, bande dessinée et mémoires juives". Musée d'art et d'histoire du judaïsme, Hôtel de Saint-Aignan, 71, rue du Temple, Paris-3e. Tél. : 01-53-01-86-48. Mo Hôtel-de-Ville. Du lundi au vendredi de 11 heures à 18 heures, le dimanche de 10 heures à 18 heures. Jusqu'au 27 janvier 2008. 5,50 €. Sur Internet : www.mahj.org.

Samuel Blumenfeld et Yves-Marie Labé

Cinq ans de travail, des recherches multiples

Cinq ans : c'est le temps qu'il a fallu pour préparer l'exposition, recenser et trier dessins et crayonnés rares, originaux et rééditions de planches BD dans des archives privées ou publiques, en Europe et en Amérique du Nord surtout. "J'avais au départ l'intention de montrer le travail de deux auteurs, Ben Katchor et Will Eisner, explique Anne Hélène Hoog, la commissaire de l'exposition. J'ai eu le feu vert pour monter une exposition historiographique sur BD et judaïsme." Soit quelque 230 oeuvres retenues sur les 370 sélectionnées a priori. Anne Hélène Hoog s'est ingéniée à retrouver les supports originaux, souvent abîmés : "Ce qui m'intéresse, en plus des thèmes traités dans ces différents strips, c'est la matière de ce papier, de cette mémoire éphémère."

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 14:30
Socialistes européens, le tournant des réformes
LE MONDE | 25.10.07 | 15h01  •  Mis à jour le 25.10.07 | 15h05

spd.jpgace à la mondialisation, les partis socialistes et sociaux-démocrates des grands pays européens (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Espagne) ont répondu de manière très différenciée à la question des réformes de leur modèle de protection sociale. Le conflit qui a opposé, à la fin des années 1990, Lionel Jospin à Tony Blair, taxé de néolibéralisme, a illustré ces divergences.

Le blairisme et les modèles scandinaves ont inspiré à partir de 1998 le gouvernement social-démocrate-Verts du chancelier allemand Gerhard Schröder, mais aussi la gauche italienne et le gouvernement socialiste espagnol, qui a repris depuis 2004 l'héritage économique de la droite de José Maria Aznar. Dans ces trois pays, de puissantes confédérations syndicales ont joué un rôle important pour l'accompagnement des réformes.

A son arrivée au pouvoir en 1998, le SPD est divisé : le chancelier Schröder, qui défend une "politique du milieu", inspirée par la "troisième voie" blairiste, affronte les partisans d'une tradition keynésienne, représentée par le président du SPD, Oskar Lafontaine (alors aussi ministre des finances), proche des socialistes français. La démission de M. Lafontaine, en 1999, donne les mains libres au chancelier, mais il faudra attendre la réélection de la coalition de gauche, en 2002, et une situation budgétaire inquiétante, pour la voir mettre en oeuvre les réformes promises : baisse de la fiscalité des entreprises, modération salariale, réduction des indemnités de chômage. Si le chômage a baissé de 11,7 % à 9 % entre août 2005 et août 2007, la situation des chômeurs de longue durée et des plus âgés est devenue difficile. La prise en charge des chômeurs sur le modèle de flexisécurité danois n'a pas fonctionné.

LE SPD EN QUÊTE DE POPULARITÉ
Ce constat a rallumé au SPD une bataille sur les réformes.A la veille du congrès de Hambourg (du 26 au 29 octobre), qui doit approuver un nouveau programme, le président du SPD, Kurt Beck, s'est imposé face aux ministres sociaux-démocrates du gouvernement Merkel pour allonger la durée des indemnités de chômage des plus âgés. A la traîne dans les sondages à deux ans des élections, le SPD veut reconquérir l'électorat populaire.

Le SPD, qui a perdu 200 000 adhérents en dix ans, est influencé par l'émergence sur sa gauche d'une nouvelle formation, La Gauche. Présidée par Oskar Lafontaine, elle est née d'une alliance entre les héritiers du communisme à l'Est et une nouvelle gauche altermondialiste, qui a recruté à l'Ouest parmi des syndicalistes déçus.

En Italie, le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi peine aussi à faire accepter sa ligne réformatrice à son aile gauche. Depuis la transformation progressive du vieux Parti communiste en parti des Démocrates de gauche (DS), celui-ci n'a cessé de se tourner vers le centre-gauche. Les DS doivent fusionner, samedi 27 octobre, avec leur partenaire centriste, le parti de La Marguerite, pour former au centre-gauche le Parti démocrate. Dirigé par Walter Veltroni, le maire de Rome, ce parti entend poursuivre les réformes et espère s'affranchir de la nébuleuse qui a paralysé M. Prodi.

Ces débats sont absents en Espagne, où, après quatre ans de règne, le président du gouvernement socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, n'a pas dans son parti d'opposants à sa politique économique. Le gouvernement bénéficie de la croissance et de la baisse du chômage.

Au Royaume-Uni, Gordon Brown vient de passer sans encombre son premier congrès travailliste comme premier ministre. Après avoir tenu les cordons de la bourse serrés au début de l'ère Blair, l'ex-ministre des finances a investi ensuite dans les transports, la santé et l'éducation. Malgré une aile gauche travailliste nostalgique, l'héritage de Tony Blair a encore de beaux jours devant lui.

Henri de Bresson, avec Salvatore Aloise (Rome), Cécile Calla (Berlin), Cécile Chambraud (Madrid),et Marc Roche (Londres)
Pourquoi le PS n'a pas suivi la "troisième voie" blairiste
LE MONDE | 25.10.07 | 15h01  •  Mis à jour le 25.10.07 | 15h01

evenus chefs de gouvernement en mai 1997, Tony Blair et Lionel Jospin avaient fait bonne figure, malgré leurs divergences, devant le congrès de l'Internationale socialiste, en juin. Mais l'adoption, en 1999, d'un manifeste "social-libéral" par le premier ministre britannique et le chancelier allemand Gerhard Schröder a marqué le divorce entre le "socialisme démocratique" du PS et le "social-libéralisme" blairiste.

Le poids du PCF. La Charte d'Amiens (1906) a organisé, en France, la concurrence entre mouvement syndical et mouvement socialiste. Les social-démocraties allemande et anglaise sont nées, au contraire, du syndicalisme. Divisée, la gauche française a ensuite été marquée par la prééminence d'un Parti communiste, qui, après 1981, a continué de peser sur le PS, sans cesse accusé de "dérive droitière".

L'union de la gauche. Contraint par le scrutin majoritaire à nouer des alliances au second tour avec des partis de la gauche plurielle, le PS n'a pas pu procéder à un aggiornamento après 1997. Dans un pays où le clivage droite-gauche constitue une donnée structurante de la vie politique, le discours de la "troisième voie" de Blair n'était guère audible.

Le rapport entre économique et social. Dans la pensée blairiste, le social est considéré comme devant se mettre au service de l'économique, notamment en acceptant des formes de flexibilité parfois poussées. En revanche, la gauche française reste attachée à la recherche d'un point d'équilibre entre le social et l'économique. D'où, chez les Français, des réserves sur le rapport au marché et à la mondialisation.

Le PS et l'idéologie. Le PS n'a jamais goûté les débats théoriques, contrairement au SPD et au Labour. Ainsi, le virage de la rigueur de 1983 n'a pas été assumé idéologiquement. Quant au "réformisme de gauche", cher à François Hollande, il ne s'agit pas d'un concept abouti.

 
Jean-Michel Normand
Les sociaux-démocrates allemands se rééquilibrent à gauche
LE MONDE | 25.10.07 | 15h03  •  Mis à jour le 25.10.07 | 15h03
BERLIN CORRESPONDANCE

e Parti social-démocrate allemand est-il à l'image d'une épave à la dérive sur une mer tumultueuse ? La couverture de la dernière édition du magazine Der Spiegel témoigne du climat d'incertitude qui règne au sein du SPD alors que ses membres se réunissent en congrès à Hambourg à partir de vendredi 26 octobre.

A la traîne dans les sondages - il stagne à moins de 30% depuis des mois -, le parti est pris en tenaille entre les unions chrétiennes CDU-CSU, ses partenaires au gouvernement, et le nouveau parti d'opposition Die Linke. A droite, les chrétiens-démocrates lui volent la vedette sur des sujets aussi porteurs que la famille ou l'environnement et profitent de l'aura internationale qui continue d'entourer la chancelière Angela Merkel (CDU). A gauche, le SPD se voit court-circuité sur les thèmes de la justice sociale par Die Linke.

Pour reprendre l'offensive dans la perspective des élections de 2009, Kurt Beck, président du SPD et ministre-président de Rhénanie-Palatinat, cherche à renouer avec l'électorat de gauche. Le nouveau programme, qui doit être adopté lors du congrès, met l'accent sur les références au "socialisme démocratique" et à "l'Etat social prévoyant".

Autre concession faite à l'aile gauche du parti, l'arrivée d'Andrea Nahles à la tête du SPD. Après avoir été une farouche adversaire de l'ex-chancelier Gerhard Schröder et avoir provoqué le départ anticipé de Franz Müntefering de la présidence du parti en novembre 2005, elle doit être élue vice-présidente en même temps que Frank-Walter Steinmeier, ministre des affaires étrangères, la cheville ouvrière des réformes lorsqu'il était le bras droit de M. Schröder à la chancellerie.

Dans ce droit-fil, M. Beck souhaite revenir sur l'une des mesures phares du programme de l'agenda 2010, hérité de l'ère Schröder, et va soumettre aux délégués une proposition qui vise à allonger la durée de versement de l'allocation chômage pour les plus de 45 ans, réduite à 12 mois sous la coalition SPD- Verts.

Soutenue par la base et l'aile gauche du parti, cette stratégie a donné lieu à un bras de fer avec M. Müntefering, vice-chancelier et ministre du travail. Pour éviter un conflit lors du congrès, ce dernier a expliqué la semaine dernière qu'il allait se plier à la volonté du parti.

Ses autres collègues au gouvernement, le ministre des finances, Peer Steinbrück, ou M. Steinmeier, sont tout aussi sceptiques, mais évitent de contredire M. Beck. Ils savent qu'il faut apaiser la base du parti très remontée contre l'agenda 2010 et répondre à l'aspiration d'une plus grande justice sociale au sein de la population. Si l'économie allemande a pu profiter des réformes initiées par le SPD, elles lui ont beaucoup coûté en terme d'image. Entre 1998, date de l'élection de Gerhard Schröder à la chancellerie et 2007, le nombre d'adhérents a chuté de 775 036 à 545 223 personnes.

Aussi, la proposition de M. Beck devrait être adoptée à une large majorité. Pour le politologue Richard Stöss, professeur à l'Université libre de Berlin, plus qu'un revirement à gauche, la stratégie du SPD se veut être un rééquilibrage par rapport à 1998, lorsque M. Schröder avait fait campagne sur le thème de l'innovation et de l'équité. Ce deuxième aspect avait disparu après le départ d'Oskar Lafontaine, aujourd'hui président de Die Linke, et l'adoption de l'agenda 2010.

Reste à savoir si cette réorientation portera ses fruits. Des élections régionales fin janvier en Basse-Saxe, en Hesse et à Hambourg serviront de test. A plus long terme, cette stratégie pourrait permettre au SPD de former une coalition avec Die Linke même si, officiellement, la direction du parti continue de l'exclure.

En dehors de la politique sociale, d'autres sujets promettent de donner lieu à des débats enflammés. Conduit par le ministre social-démocrate Wolfgang Tiefensee, le projet de privatisation partielle de la Deutsche Bahn, la société allemande des chemins de fer, heurte de nombreux sociaux-démocrates. Beaucoup craignent que l'entreprise publique devienne la proie d'investisseurs mal intentionnés. Là encore, M. Beck devrait imposer ses vues en proposant, pour 25,1% du capital de l'entreprise, l'émission d'actions populaires, dépourvues d'un droit de vote. M. Steinbrück est opposé à cette motion, craignant qu'elle tienne les investisseurs à distance.

En politique étrangère, c'est la participation à l'opération de lutte antiterroriste "enduring freedom" (liberté immuable) (OEF) dirigée par les Etats-Unis qui suscite la controverse. Le ministre des affaires étrangères aura la délicate mission de défendre cet engagement.

Cécile Calla
Article paru dans l'édition du 26.10.07
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 14:18
Un traité loin des citoyens, par Thomas Ferenczi
LE MONDE | 25.10.07 | 14h15  •  Mis à jour le 25.10.07 | 14h15

st-il acceptable que la réforme des institutions européennes, adoptée à Lisbonne par les 27 chefs d'Etat et de gouvernement, soit soumise en France au seul vote du Parlement après avoir été rejetée par référendum il y a un peu plus de 2 ans ? Ceux qui demandent l'organisation d'une nouvelle consultation populaire font valoir, à juste titre, que le futur traité, au terme des ultimes négociations, ressemble beaucoup au projet de Constitution européenne repoussé en 2005, dont la "substance", à en croire, parmi d'autres, la chancelière allemande, Angela Merkel, a été préservée, et que, dans ces conditions, la même procédure de ratification devrait prévaloir. 

A supposer même que le nouveau texte diffère sensiblement du précédent, on ne voit pas pourquoi la méthode choisie pour son approbation changerait. Lorsque les Français ont refusé, en mai 1946, lors de la naissance de la IVe République, le premier projet de Constitution soumis à leur vote, une nouvelle consultation a eu lieu 5 mois plus tard sur un texte modifié, qui a recueilli une majorité de suffrages. On sait aussi que les Danois ont écarté par référendum le traité de Maastricht en 1992 avant de l'approuver l'année suivante et que, de la même manière, les Irlandais ont dit "non" au traité de Nice en 2001 avant de dire "oui" en 2002.

Les dirigeants français ont beau jeu de répondre que le nouveau traité se distingue essentiellement du projet mort-né de Constitution par sa nature plus que par son contenu. Il ne s'agit plus de donner à l'Union une Constitution qui consacrerait l'existence d'un peuple européen. Il ne s'agit pas non plus de remplacer les traités existants par une nouvelle loi fondamentale mais de modifier certaines de leurs dispositions, en laissant les autres, inchangées, en dehors du débat, en particulier celles qui définissent les politiques de l'Union, principal motif de discorde entre partisans du oui et partisans du non.

Ces arguments ne sont pas sans valeur. Il est vrai que les critiques des opposants à la Constitution contre la "constitutionnalisation" des politiques libérales, visant à enfermer celles-ci dans un "carcan", ont perdu de leur pertinence. Il est vrai aussi que les Français, comme le soulignent volontiers les porte-parole du président de la République, ont élu Nicolas Sarkozy en sachant qu'il soumettrait le traité au vote du Parlement, et non à celui du peuple. Il n'empêche qu'une partie de l'électorat continue de contester l'organisation politique et économique de l'Europe, telle qu'elle résulte de l'ensemble des traités, de celui de Rome à celui de Lisbonne, et demande, avec raison, que sa voix soit entendue.

L'une des ambitions exprimées dans la déclaration de Laeken, qui a lancé en décembre 2001 la réflexion sur un nouveau traité, était de "rapprocher les institutions européennes des citoyens" et d'offrir à ceux-ci les moyens d'un "meilleur contrôle démocratique". Tout avait plutôt bien commencé. La Convention présidée par Valéry Giscard d'Estaing a été un lieu d'échanges fructueux, même si elle n'a pas atteint le grand public. Le vaste débat auquel a donné lieu ensuite la campagne du référendum a permis aux Français de s'intéresser à l'Europe et, par-delà les anathèmes, d'exprimer leurs préférences.

Malheureusement l'élan est retombé. Les Vingt-Sept veulent désormais en finir au plus vite avec le futur traité. A Lisbonne, où devait souffler le vent du renouveau, ils ont discuté longuement pour faire passer de 750 à 751 le nombre de sièges au Parlement européen et pour ajouter un protocole à une déclaration sur le gel provisoire de décisions contestées par une minorité. Ce n'est pas ainsi qu'ils passionneront les foules. Mais, apparemment, ce n'est pas leur souci dominant.

Thomas Ferenczi

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 11:57
Henri Weber s’entretient avec Liêm Hoang Ngoc

Avant le forum du 18 octobre sur le thème ”Mutations du capitalisme, mutations culturelles et socialisme” Henri Weber s’est entretenu avec Liêm Hoang Ngoc et lui a posé quelques questions pour introduire le débat sur les handicaps, les carences ou les points forts de l’économie française, les politique qu’il faudrait  conduire pour renouer avec une croissance forte et durable ainsi que pour reconquérir une société de plein emploi …

Télécharger le texte de l’entretien 

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 09:39
questions à Benoît Hamon, député européen PS, sur le mini traité :
«La position du PS pourrait être l’abstention au Congrès»
Recueilli par DAVID REVAULT D’ALLONNE - Libération : jeudi 25 octobre 2007

Les socialistes sont-ils aujourd’hui capables de définir une position commune sur le traité européen de Lisbonne ?
Oui, incontestablement. Mais cela suppose, au préalable, que nous soyons d’accord sur le fait que nous n’avons affaire ni au même texte ni au même contexte. Cela suppose aussi que nous nous accordions sur les principes qui doivent dicter notre choix. J’en distingue trois. Le respect du peuple français et du message adressé lors du référendum du 29 mai 2005. Le choix de nous prononcer lucidement sur ce texte en expliquant aux Français les progrès institutionnels qu’il permet mais aussi les concessions faites aux eurosceptiques et ses immenses lacunes sur les questions sociales, fiscales, budgétaires et monétaires. Enfin que notre choix reste fidèle à l’engagement européen historique des socialistes et inscrit dans les combats futurs de la sociale démocratie européenne.

N’est-il pas un peu court de se contenter d’un consensus sur ce seul constat ?
Il fallait d’abord se mettre d’accord sur le diagnostic et les principes. Et personne, parmi les partisans du oui ou du non, ne conteste qu’il s’agisse d’un texte médiocre.

La discussion sur le référendum, à partir du moment où il n’aura pas lieu, n’est-elle pas un faux débat ?
Respecter le peuple français, ce serait ne pas ratifier un texte comme celui-là dans son dos. Mais c’est ce que se prépare à faire Nicolas Sarkozy. Parce qu’il n’a pas envie de perdre, et parce qu’il a donné des garanties à l’Allemagne sur l’assurance d’une ratification par la France. Abandonner notre revendication d’un référendum parce que le Président n’en veut pas, ce serait renoncer à montrer qu’il existe une autre voie, plus démocratique.

Etes-vous d’accord avec Ségolène Royal qui estime que «la procédure d’adoption, parlementaire ou référendaire, n’est plus une question de principe» ?
Non. Là où le peuple a défait quelque chose, il est le seul à pouvoir le refaire. Et c’est un peu compliqué de changer la ligne fixée par le PS au Mans, défendue ensuite pendant la présidentielle par Ségolène Royal.

Sur le fond, le PS a-t-il un autre choix que l’abstention ?
Selon moi, le fond du texte est si loin de ce qu’il serait nécessaire de faire pour relancer l’Europe qu’il ne nous permet pas de l’accepter. Mais la social-démocratie européenne a choisi de l’adopter, car ses avancées institutionnelles sont, à ses yeux, un petit pas nécessaire pour espérer, demain, changer les politiques européennes. La sociale démocratie européenne reste notre famille. La position du PS pourrait donc être l’abstention politique lors du vote du Congrès.

Ne s’agit-il pas d’une habileté destinée à éviter le retour des divisions socialistes sur la question européenne ?
Ce n’est ni une manœuvre, ni la seule voie trouvée par les socialistes pour trouver une synthèse entre oui et non. C’est une position qui porte un message d’insatisfaction, mais aussi une volonté de rester à l’intérieur du cadre européen. La vraie manœuvre est celle de Nicolas Sarkozy, qui fait savoir qu’il s’agit du dernier moyen qu’il a trouvé pour déstabiliser le PS.

Certains comme Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë se prononcent en faveur du oui. Ne craignez-vous pas de nouvelles divisions en 2008 ?
Je donnerai ma position si nous n’arrivons pas à arrêter une position commune et lisible pour les Français. Pour l’instant je travaille à rechercher ce moyen de rassembler les socialistes sur la question de l’avenir de l’Europe car je ne crois pas que la répétition des désaccords d’hier concoure à nous rendre utiles au débat.

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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 11:49
Benoit Hamon invité des "Grandes Gueules"
RMC le 22 octobre 2007 | 24 octobre 2007
ligne
 Ecoutez l’emission en utilisant le lecteur ci-dessous ou téléchargez le fichier MP3.


Henri Emmanuelli invité de Christophe Hondelatte
RTL le 24 octobre 2007 | 24 octobre 2007

PARIS, 24 oct 2007 (AFP) - Le député socialiste des Landes Henri Emmanuelli a suggéré, mercredi sur RTL, qu’en l’absence de référendum les socialistes "ne participent pas au vote" sur le nouveau traité européen.

"Je suggère qu’on ne participe pas au vote en disant simplement +Nous n’avons pas à nous substituer au peuple français+", a déclaré M. Emmanuelli, qui avait défendu le non au référendum de 2005 sur la constitution européenne. "Ce n’est pas parce que M. Sarkozy décide de priver le peuple français de sa souveraineté que les socialistes doivent s’associer à ce mauvais coup".

Il a mis en garde les socialistes contre les risques de divisions, soulignant que le vote sur le nouveau traité intervenait "en précipitation, avant les municipales, parce que tout simplement M. Sarkozy pense que le PS va se diviser sur cette affaire".

"Je ne suggère pas que nous lui donnions satisfaction", a-t-il dit.

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 13:41
L'abstention sur le traité européen, un moindre mal pour le PS
Reuters 22.10.07 | 17h30  - par Laure Bretton

PARIS (Reuters) - Les socialistes français sont de plus en plus tentés par l'abstention lors de la ratification du traité européen simplifié, une solution qui leur permettrait, en interne, d'éviter un nouveau psychodrame européen et, au plan national, de ne pas faire le jeu de Nicolas Sarkozy.

Plus de 2 ans après le référendum sur la Constitution européenne, qui avait conduit le Parti socialiste au bord de l'implosion, ses dirigeants recherchent une position collective sur le nouveau texte adopté la semaine dernière à Lisbonne par les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept.

"Il y a un consensus pour ne pas s'opposer" à ce traité, a déclaré lundi Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire du PS, François Hollande, autrement dit il peut "y avoir un 'oui' ou "abstention" lors de la réunion du Congrès, à Versailles, sans doute début 2008".
"Ce traité est un point de passage pour sortir d'une impasse" qui doit être complété notamment par un traité social, a souligné le député européen, remisant au passage l'exigence d'une ratification par référendum - qui fut l'une des promesses de campagne présidentielle de Ségolène Royal.
"Nous aurions préféré (mais) Nicolas Sarkozy a dit clairement qu'il n'y était pas favorable", a expliqué Stéphane Le Foll. "Il n'y a pas de malaise (européen) mais un débat de fond" au PS, a-t-il assuré.

"Est-ce que ce texte vaut qu'on se foute sur la gueule ? Non. Est-ce que le PS peut se permettre de bloquer la sortie d'impasse ? Non. Mais est-ce que ce texte relance l'Europe ? Là encore, c'est non", résume le député européen Benoît Hamon, qui a dirigé pendant l'été un groupe de travail réunissant toutes les tendances internes pour parvenir à une position commune.
Il doit présenter son document de synthèse devant le bureau national du PS, probablement mardi prochain. Aucun vote n'est pour l'instant programmé.

"PIÈGE"
Dans un entretien à Libération, Ségolène Royal avance que, "même imparfait", ce traité "peut remettre l'Europe en marche".
"Nous n'avons pas de temps à perdre à nous diviser", dit-elle, refusant de faire du référendum une "question de principe" et demandant aux socialistes de passer le plus vite possible à "l'étape suivante" d'un traité social européen.
Une "position courageuse", salue son ancien directeur de campagne, Jean-Louis Bianco, dans un communiqué. De la pure stratégie, analyse un secrétaire national venu de la gauche du parti.

Alors qu'elle se présentait comme la seule capable de réconcilier "oui" et "non", Ségolène Royal, dit-il, "aligne aujourd'hui sa position européenne sur son avenir politique. Elle veut créer un grand parti démocrate, qui repose pour partie sur un électorat centriste qui avait voté 'oui'" en mai 2005.

La question européenne peut encore faire de "gros dégâts" au sein du PS, met en garde un ancien pilier du "non" socialiste. "On ne s'en sort bien qu'avec l'abstention et ce n'est pas très glorieux", admet cet ancien secrétaire d'Etat.
"S'il n'y a pas de référendum, nous allons vers une abstention critique", confirme Razzye Hammadi, président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS).
Pour Guillaume Bachelay, proche de Laurent Fabius, "il serait délirant de se déchirer sur cette question du mode de ratification alors que le PS a une position officielle qui est la même depuis juin 2006".
Sur le fond, comme Jacques Chirac en son temps, "Nicolas Sarkozy allume des contre-feux pour masquer ses résultats économiques et sociaux lamentables et cherche à réactiver les divisions au sein du PS" à quelques mois des élections municipales, estime-t-il. Pour déjouer ce "piège", les socialistes ont intérêt à ne pas participer au vote, lors de la réunion du Congrès, fin janvier.

"S'abstenir ou voter oui reviendrait à aider Sarkozy à faire passer son texte", analyse dans un communiqué Jean-Luc Mélenchon, un fervent "noniste" de 2005. "Je m'opposerai à ce texte et je ne serai pas le seul", dit le sénateur de l'Essonne.

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