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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 10:10

Vers un statut juridique des «beaux-parents» ?
04/08/2007 à 1h00 - par Anne Soetermondt - Marianne.fr

Alors qu’un couple sur deux divorce et que 20% des enfants ont des parents séparés, le vide juridique autour de la figure du beau-parent pose problème. Nicolas Sarkozy a demandé au ministre du Travail, Xavier Bertrand, et au Garde des Sceaux, Rachida Dati, de leur accorder un statut légal. Du côté des associations de défense des parents biologiques, l’annonce fait grincer des dents.

«L’objectif est de permettre aux adultes qui vivent avec des enfants, dont ils ne sont pas les parents biologiques, de pouvoir procéder pour eux aux démarches habituelles de la vie quotidienne et de protéger juridiquement les liens affectifs entre ces enfants et ces adultes», prévoit la lettre de mission reçue par Xavier Bertrand. Sans plus de détails. Du côté des professionnels du droit de la famille, il n’y a pas de doute : il était temps. «C’est un vrai problème, souligne Pascaline Saint-Arroman Petroff, spécialiste en droit de la famille, un concubin n’a aucun pouvoir sur les enfants de sa compagne, aucun droit ni aucun devoir.» Or les situations dans lesquelles un beau-papa ou une belle-maman peut être utile sont pléthore : aller les chercher à l’école, filer à la pharmacie chercher un médicament si le parent biologique n’est pas joignable… Mais sans autorisation, directeurs d’école et pharmaciens sont en droit de refuser.

 

Pour Me Saint-Arroman Petroff, la solution est simple : nous pourrions calquer sur le modèle danois. «Là bas, lorsqu’un parent refait sa vie, il suffit qu’il aille faire une déclaration à la mairie, ce qui donne des droits et des devoirs à son concubin au regard de l’enfant». En France, la déclaration pourrait se faire au greffe des affaires familiales. Cette solution aurait le mérite d’être «facile à mettre en place, peu coûteuse et respectueuse ses deux parents et de l’enfant, car en l’oublions pas, en droit de la famille, il s’agit toujours de préserver l’équilibre de l’enfant.»

 

«Pas si simple», répond Claire Casanova, avocate au barreau de Lille. «En théorie, j’approuve l’esprit de l’annonce, en pratique, je suis sceptique. Allez expliquer à un père qui n’a pas la garde de son enfant qu’un droit de visite est accordé au beau-père qui ne partage plus la vie de la mère de l’enfant! Pour que la réforme soit bien perçue par les justiciables, il faudrait qu’elle applique des critères stricts et transparents». Contactées, les associations de défenses des droits des parents ont toutes réagi dans le même sens. «Franchement, au lieu d’institutionnaliser les rapports enfant/beau-parent, le législateur ferait mieux de se pencher sur la consolidation du mariage», explique Isabelle de Rambuteau, du mouvement mondial des mères de France. Même son de cloche du côté de SOS Papa. «Ce qui nous choque, c’est qu’on s’intéresse au statut des beaux-parents avant d’avoir réglé celui des parents, et des pères tout particulièrement. Le risque, c’est de marginaliser encore un peu plus un père déjà mis de côté dans la plupart des cas.»

Au-delà de l’institutionnalisation de la relation affective, Nicolas Sarkozy exprime, dans la lettre de mission qu’il a adressée à Xavier Bertrand, sa volonté de faciliter les démarches quotidiennes. Sur ce point, les avis sont moins tranchés. Le mouvement mondial des mères remarque que «c’est une manière de reconnaître ceux qui s’occupent d’enfants qui ne sont pas les leurs», alors que SOS Papa n’y voit pas de grandes menaces. En revanche, certains relèvent qu’il existe déjà des solutions. Peu utilisée, la délégation d’autorité parentale existe. «Le beau-parent peut en outre bénéficier du statut légal de «personne digne de confiance», ce qui lui permet  d’accomplir certains actes de la vie courante», ajoute Claire Casanova. En d’autres termes, un statut légal, oui, mais pas n’importe lequel. «Ce qu’il faudrait, de toute façon, c’est l’avis des premiers concernés : les enfants», conclut Isabelle de Rambuteau.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 09:23

Législative libanaise partielle : l'opposition chrétienne pro-syrienne crie victoire
NOUVELOBS.COM | 06.08.2007 | 09:11

Camille Khoury, candidat soutenu par le chef de l'opposition chrétienne, a devancé l'ancien président Amine Gemayel. La majorité anti-syrienne dénonce des fraudes.

Dans un bureau de vote à Beyrouth (Reuters)

Dans un bureau de vote à Beyrouth (Reuters)

Camille Khoury, candidat soutenu par le chef de l'opposition chrétienne au Liban, Michel Aoun, a remporté dimanche 5 août l'élection législative partielle. La majorité anti-syrienne dénonce des fraudes.
Le ministère de l'Intérieur a annoncé que Camille Khoury, candidat du Courant patriotique libre (CPL), a devancé de justesse l'ancien président Amine Gemayel. Camille Khoury a recueilli 39 534 voix contre 39 116 pour Amine Gemayel. Les partisans ont adressé "une plainte sur les résultats", selon le ministre de l'Intérieur Hassan Sabeh.
Le scrutin, organisé dans la région de Metn, à Beyrouth, est un test pour les chrétiens, divisés entre majorité et opposition.
Les résultats dans le Metn constituent un indicateur de la tendance chez les chrétiens avant la présidentielle prévue à partir du 25 septembre.
Michel Aoun est prétendant déclaré à la présidence, et Amine Gemayel est lui aussi candidat potentiel, car le président du Liban est par tradition issu de la communauté maronite, la plus puissante Eglise chrétienne du pays.

Bataille dans le camp des chrétiens
Des partisans de la majorité et de l'opposition se sont rassemblés dimanche soir sur une place de la banlieue nord de Beyrouth, à Jdeideh , sous la surveillance de soldats. A Beyrouth, une autre élection avait lieu pour remplacer le député anti-syrien, le sunnite Walid Eido, assassiné le 13 juin. Mohamad Amine Itani, candidat de la majorité, a annoncé une large victoire. La campagne pour le siège de Pierre Gemayel a provoqué une virulente bataille entre chefs du camp chrétien, écartelé entre majorité et opposition depuis novembre 2006 et la démission du gouvernement des 6 ministres pro-syriens. Le chef de l'Etat pro-syrien Emile Lahoud, qui ne reconnaît plus la légitimité du gouvernement soutenu par les Occidentaux, s'est opposé à la tenue de ces élections, qui se déroulaient sur fond d'instabilité politique et de combats, dans le nord, entre l'armée et un groupe islamiste retranché dans un camp palestinien.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 08:57
C'est les vacances...

sarkopagaie.jpgTout le monde pouvait penser que les vacances présidentielles venant, la presse hexagonale vivrait une période de disette difficile mais soutenable, et nous pauvres citoyens téléspectateurs une période de répit. Mais il n'en est rien... En vacances à Wolfesboro (du nom du général anglais qui infligea une cruelle défaite aux troupes françaises, précipitant la perte du Canada... beau symbole que nous donne là l'Elysée), dans le New Hampshire, Nicolas Sarkozy a réussi à se faire remarquer par les journalistes français (pas par la population locale, qui semble peu s'en soucier - un quidam disant qu'il paraîtrait que le président français "était grand et plutôt bel homme comme lui", il faisait 1m85), à organiser un conférence de presse spontannée, à monter un rendez-vous intime, familial et médiatiser avec son jumeau politique le Président George W. Bush, et à alpager des paparazzi leur arrachant leurs appareils (en même temps je comprends pas, il cherche à tout faire pour être en maximum en photo dans les magazines, surtout people, il faudrait savoir ce qu'il veut !)...
Donc :
- les vacances, c'est des amis qui lui payent - y a pas de problème, pas de polémique... oui mais à qui notre président sera-t-il redevable à force de se faire inviter à hauteur de 22 000 € la semaine (lire article de Libération du 6 août ici)... ou alors il a un contrat avec Paris Match et Voici, pour préparer des clichés people, ce qui le met encore dans la main de son frère Lagardère...
- les contrats de vente d'armes à la Libye, y a pas de problème puisque c'était en route depuis 18 mois, et puis c'est lui qui vous le dit... quand même... allons un peu de retenue devant un succès commercial venant amplifier un succès diplomatique et familial (et oui Cécilia) - c'est dingue l'importance de la famille chez Nicolas... et surtout ne vous mettez pas en tête qu'une quelconque accélération d'un contrat avec EADS ait pu éventuellement être dans la balance lors de la discussion avec les Khadafi... et surtout n'y voyez pas à mal s'ils ont mis 10 jours à essayer de vous le cacher, c'est normal c'est du commerce vous ne pouvez pas comprendre...
- Lustiger est mort... "Paix à son âme"...
- un manège tue deux personnes à la fêtes des Loges, le président annonce qu'il va prendre des mesures... pfffffou quelles vacances ! je vais peut-être l'appeler pour réparer mon problème de toilettes, depuis Wolfesboro il devrait y arriver !?

Fred

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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 16:49

L'ADQ, "une option pour les nationalistes" affirme Dumont
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Le Devoir - Édition du samedi 04 et du dimanche 05 août 2007
Saguenay -- Le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, estime que son parti devient une option de choix pour les nationalistes.

De passage à Saguenay au terme d'une tournée de 2 jours au Saguenay-Lac-Saint-Jean, M. Dumont a expliqué qu'à son avis, la décision de la nouvelle chef du Parti québécois, Pauline Marois, de mettre en veilleuse l'option de la souveraineté explique une certaine forme de nervosité parmi les députés péquistes des régions. Qualifiant d'erreur la décision de Mme Marois, M. Dumont croit que plusieurs nationalistes membres du PQ seront tentés de se tourner vers l'ADQ.
Le leader adéquiste a par ailleurs assuré que ses députés seront prêts pour la rentrée parlementaire de l'automne. Interrogé sur le peu d'expérience parlementaire de son équipe, Mario Dumont s'est dit convaincu que les vacances estivales et le caucus de la fin d'août permettront à plusieurs députés d'être mieux préparés pour la rentrée. Il a aussi souligné qu'au cours de la dernière session parlementaire, l'équipe adéquiste s'est avérée plus forte que ce que tous les analystes avaient prédit.

 

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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 07:00

Audition de Christine Boutin et Fadela Amara du 1er août

ad6a9fd889b2176fc8760b02120ce439.gifLa commission des affaires économiques de  l'Assemblée Nationale auditionnait ce mercredi Christine Boutin, ministre du logement et de la ville et Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la ville. Duo iconoclaste de ce gouvernement, même si les deux femmes affichent dans leurs domaines respectifs des intentions louables...

Cette audition a été l'occasion pour Jean-Louis Gagnaire et moi-même d'interpeller les deux ministres. Jean-Louis Gagnaire les a interrogé sur la question du logement. Je l'ai fait sur la question de l'ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine) crée en 2003 par Jean-Louis Borloo.

En prenant exemple sur les quartiers concernés à Saint-Etienne,  Régis Juanico, député socialiste de la Loire, a dénonçé les lourdeurs, la complexité des procédures, le centralisme excessif des décisions qui rementent à Paris entraînant des retards et des lenteurs dans la mise en oeuvre des projets sur le terrain et suscitant un sceptiscisme grandissant chez les habitants, impatients que les chantiers se concrètisent enfin dans les quartiers.

Christine Boutin a répondu qu'elle avait conscience de ces carences relayées par de nombreux autres élus de terrain : sans remettre en cause l'ANRU, celle-ci souhaitent que ses procédures soient revus et une mission d'information parlementaire va d'ailleurs être mise en place à la rentrée. Fadela Amara a exprimé son souhait de se rendre à Saint-Etienne sur le terrain pour se rendre compte de l'avancée des chantiers.

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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 07:55

Projet de loi "Libertés et responsabilités des universités"

Vous trouverez ci-joint l'intervention de Régis Juanico lors de la discussion générale sur la projet de loi "Libertés et responsabilités des universités" du lundi 23 juillet :

Intervention RJ discussion générale universités.pdf

 

L'article du Monde et la dépêche AFP en date du 27 juillet :

Article Le Monde 27-07-07.pdf

Dépêche AFP 27-07-07.pdf


DGUniv3
envoyé par martinedavid

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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 13:20
Analyse
Le Parti socialiste sans "marchepied", par André Fontaine
LE MONDE | 02.08.07 | 14h22  •  Mis à jour le 02.08.07 | 14h33

première vue, le blues qui s'est emparé du Parti socialiste peut paraître un peu excessif. Ne vient-il pas d'augmenter d'un bon tiers le nombre de ses députés ? N'avait-il pas subi par 2 fois, dans le passé, des défaites bien pires ? Celle de 2002 est encore dans toutes les mémoires. Mais on oublie la véritable déroute infligée par le corps électoral, en 1969, à Gaston Defferre. Malgré sa promesse de prendre Pierre Mendès France comme premier ministre, il lui avait fallu se contenter de 5,1% des voix dans le scrutin destiné à donner un successeur à de Gaulle. Du coup, Alain Peyrefitte n'avait pas hésité à déclarer l'année suivante : "Si nous ne faisons pas de bêtises, nous sommes au pouvoir pour 30 ans."

Cette prédiction reposait sur le poids du Parti communiste. Jacques Duclos, son candidat à l'Elysée, avait obtenu, en 1969, 4 fois plus de suffrages que Gaston Defferre, la gauche n'en recueillant, toutes tendances confondues, que 31%. Ce rapport de force suffisait, un an après l'invasion de la Tchécoslovaquie, pour décourager les plus entreprenants de toute idée de coopération avec les "rouges". Mais, pour François Mitterrand, le seul moyen pour la gauche de revenir au pouvoir n'en était pas moins de ressusciter sous un autre nom le vénérable Front populaire.

Aux socialistes européens qui craignaient que le PS refondé sous sa houlette ne se fasse avaler par le PC, il répondait le 29 juin 1972, à Vienne, 48 heures après la signature du programme commun : "Notre objectif fondamental est de construire un grand PS sur le terrain occupé par le PC afin de faire la démonstration que sur les 5 millions d'électeurs communistes, 3 millions peuvent voter socialiste."

Georges Marchais, secrétaire général du PC à partir de décembre 1972, nourrissait le dessein inverse. Dans son rapport au comité central, longtemps resté secret, sur le programme commun, il n'hésitait pas à écrire : "Les dispositions adoptées ne constituent évidemment pas un point d'arrivée ou, selon l'expression significative de Mitterrand, un seuil maximum. Il s'agit au contraire de points de départ pour une puissante action des masses, susceptibles d'engager effectivement notre pays dans une étape démocratique nouvelle, ouvrant la voie au socialisme." Et lorsque interviendra, en 1977, la rupture de l'union de la gauche, il accusera François Mitterrand d'avoir voulu se servir du PCF comme d'un "marchepied".

Il n'est pas dit que le calcul de François Mitterrand, dont la motion unitaire l'avait emporté d'une courte tête au congrès d'Epinay, en 1971, aurait réussi au cas où la gauche aurait gagné la présidentielle de 1974 ou les législatives de 1978. Compte tenu des scores de ses diverses composantes, il aurait eu de la peine à refuser au PC les "ministères importants" que celui-ci réclamait à grands cris. Tandis que, en 1981, Georges Marchais, qui avait commis l'imprudence de se présenter lui-même, avait dû se contenter d'un modeste 15,35%, à peine la moitié du score du nouveau chef de l'Etat. Ce dernier n'en allait pas moins faire entrer 4 communistes dans le gouvernement Mauroy.

La droite se déchaîne alors, ne doutant pas que François Mitterrand soit un "Kerenski", le faible chef du gouvernement provisoire russe renversé en 1917 par les bolcheviks. Ronald Reagan envoie son vice-président, en la personne du père de l'actuel George Bush, demander des explications au président français. La présence de ces ministres, lui dit en substance celui-ci, empêchera les communistes de soutenir les mouvements sociaux que risquent de déclencher les mesures rendues nécessaires par la situation économique. Il pensait qu'ils resteraient au gouvernement de 18 mois à 2 ans, qu'ensuite ils reprendraient "le combat en essayant de gagner des électeurs par des moyens démagogiques, et que leur déclin, alors, se poursuivrait". George Bush en est pantois. "J'ai eu l'impressiond'avoir affaire à un dingue", confiera-t-il à notre regretté confrère américain Joseph Kraft. Quelques années plus tard, François Mitterrand dira à Maurice Schumann : "Deux hommes, en France, ont fait reculer le communisme, le général de Gaulle, en le combattant, et moi, en m'alliant avec lui."

Il avait déclaré à George Bush que le PC serait ramené à 5% des suffrages à la fin de son premier septennat. S'il en avait été ainsi, il n'aurait pas été réélu en 1988, le "marchepied", que Georges Marchais l'avait accusé de vouloir bâtir sur le dos des communistes, s'avérant trop petit pour le porter. C'est pour cette raison qu'il avait rétabli pour les législatives de 1986 le scrutin proportionnel, pensant à juste titre qu'il assurerait au Front national un groupe parlementaire substantiel. La première habileté de Nicolas Sarkozy est d'avoir convaincu de voter pour lui une part importante de l'électorat lepéniste. Et la chute du PC à des scores homéopathiques a privé le PS du "marchepied" dont on a vu le rôle essentiel en 1981. On comprend que plusieurs ténors socialistes se soient laissé tenter par les "ouvertures" de l'Elysée.

La seule chance du PS, dans ces conditions, est que M. Sarkozy en fasse décidément trop, ce qui, au vu de son actuel bilan, n'est évidemment pas exclu. A défaut d'erreurs de la majorité au pouvoir, il est difficile d'imaginer ce que le Parti socialiste, ses éléphants et sa gazelle pourraient bien faire pour reprendre le pouvoir.

C'est l'ensemble de la gauche, du rose pâle au vermillon, qui est aujourd'hui interpellé. Dans toute l'Europe, les formations de gauche ont redéfini leurs objectifs ou s'apprêtent à le faire. Le PC italien a abandonné une étiquette communiste qui n'avait plus aucun sens. Pourquoi le PC français n'en fait-il pas autant ? La logique ne devrait-elle pas le pousser à s'entendre avec le PS afin de remettre en question la scission du congrès de Tours qui, en 1920, avait divisé les socialistes d'alors et donné naissance au PC, pour des raisons qui n'ont plus aujourd'hui aucune justification ?

André Fontaine
Article paru dans l'édition du 03.08.07

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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 09:44
«Salut, je m'appelle Fadela, je suis secrétaire d'Etat à la politique de la ville»
Le Skyblog de Fadela Amara pour les «djeuns». 
Fadela Amara vient de lancer deux blogs de discussion sur Internet. L'un est officiel, l'autre s'adresse aux jeunes des cités. Comparatif. 
Par Marie PIQUEMAL - LIBERATION.FR - jeudi 2 août 2007

Plutôt 2 fois qu'une. Fadela Amara lance 2 blogs de discussion destinés à des publics différents.
Le premier, très classique, s'adresse à tout le monde (www.fadela-amara.net). Le deuxième, lui, sort de l'ordinaire. Créé sur la plate-forme skyblog, très prisée des adolescents, il emprunte les codes de langage des "djeuns" (www.pourmaville.skyblog.com). Ca vaut le détour...

 
 

Objectif du skyblog: interpeller les jeunes des cités en vue de l'élaboration du plan banlieue, promis par Nicolas Sarkozy. «Ce sera une discussion en direct avec les jeunes des quartiers en difficulté. Je veux libérer cette parole là», explique Fadela Amara d'entrée de jeu.

Personne n'est dupe. Au delà des différences de style, ces deux blogs restent des outils de communication politique. Cela dit, il est très amusant de comparer leur contenu. Fadela Amara se livre un périlleux exercice de style pour dire la même chose de deux manières différentes, très différentes.

«Salut! Bienvenue sur le skyblog Pour ma ville sur lequel je t'invite à participer pour améliorer la vie de ton quartier et de ta ville. Lâche tes idées !» Le ton se veut direct, amical, sans détour. «Balance moi des comms pour me dire ce qui te plairait dans ton quartier.(...) Mon skyblog? T'as intérêt d'y participer».


Sur le blog officiel, le message d'accueil est bien plus compassé: «Si j’ai choisi d’avoir un blog officiel, c’est pour avoir un lien direct avec tous les Français qui sont intéressés par la politique de la ville». La présentation est plus sobre, plus aérée, les couleurs acidulées: le rose et blanc contrastent  avec le rouge pétard et le jaune canari du skyblog.

Et puis, bien sûr, l'attitude devant les caméras n'est pas du tout la même selon le support. Du style décontracté de la discussion entre amis au discours pondéré depuis son bureau au ministère, Fadela Amara fait le grand écart.

Autre différence: les vidéos. Omniprésentes sur le skyblog, elles sont beaucoup plus rares sur le blog officiel. Quant au traditionnel CV de l'auteur, il s'intitule «Ma Bio» sur le blog institutionnel et il est remplacé par un «Tu as déjà entendu parler de moi ?» sur le skyblog.

Dans une vidéo du skyblog, l'ancienne présidente du mouvement Ni putes, ni soumises raconte son enfance dans un bidonville. «C'est la preuve qu'on peut réussir même quand on est dans la merde. Même si on est né dans la merde, on peut arriver à ce qu'on veut vraiment. Même si c'est plus dur que pour tout le monde...» Rien de tel sur le blog institutionnel.

Alors, bien sûr, le blog adressé aux jeunes cartonne sur la toile. 3000 commentaires y avaient déjà été déposés, jeudi après-midi... contre zéro sur le blog officiel! Skyblog remporte le match contre le blog du ministère. Pari réussi pour Fadela Amara. Ou presque.

Car à la lecture des premiers commentaires, un constat s'impose: la plupart des jeunes qui laissent des messages, ne sont pas issus des cités. Et des critiques fusent sur le ton employé, un peu trop léger au goût de certains.

A l'image de Chen: «Sur le fond, l'idée d'un blog pour récolter des idées et des avis de jeunes à propos de leur quartier est plutôt positive. Mais la forme laisse à désirer: le tutoiement m'a particulièrement dérangé et j'ai souri face à ce pseudo-langage de bloggeur ("lachez des comm's", "quels sont tes kiffes?" , ... ). C'est comme si les jeunes étaient incapables de comprendre et de participer à un débat politique "normal"».

 

Cliquez ci-dessus pour voir un extrait vidéo du blog «institutionnel» de Fadela Amara.

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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 16:15

Déclarations encourageantes pour la paix
NOUVELOBS.COM | 02.08.2007 | 16:55

Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert se dit prêt à discuter de la création d'un Etat palestinien, tandis que le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas accepte l'idée d'une "déclaration de principes" conduisant vers un accord global de paix.

Une rencontre entre le Premier ministre israélien, Ehud Olmert (à gauche) et le président palestinien Mahmoud Abbas (à droite )en juin

Une rencontre entre le Premier ministre israélien, Ehud Olmert (à gauche) et le président palestinien Mahmoud Abbas (à droite )en juin
(c) Reuters

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s'est dit prêt, jeudi 2 août, à travailler avec Israël, sur une "déclaration de principes" conduisant à un accord global de paix. La veille, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert s'est dit prêt à discuter des "questions fondamentales" conduisant à la création d'un Etat palestinien, selon la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.

80 millions de dollars pour le système de santé palestinien
Condoleezza Rice a fait cette déclaration au cours d'une conférence de presse commune avec Mahmoud Abbas, à l'issue d'une réunion avec le président de l'Autorité palestinienne. Au cours de cette rencontre, elle a en outre signé un accord apportant 80 millions de dollars (59 millions d'euros) aux Palestiniens pour réformer leurs services de sécurité.
Selon Mahmoud Abbas, les discussions israélo-palestiniennes pourraient "se concentrer sur l'application de ce qui est prévu par la feuille de route", faisant allusion au plan international qui prévoit la création d'un Etat palestinien au côté de l'Etat hébreu.

Une conférence pour la création d'un Etat palestinien
"Ensuite nous pourrons conclure par une déclaration de principes", a dit Mahmoud Abbas au cours de la conférence de presse. "Ce qui compte est que nous parvenions à des résultats et que nous connaissions l'aboutissement, mais les étapes intermédiaires peuvent être négociées".
A propos de la proposition de George W. Bush d'organiser une conférence internationale pour la paix au Proche-Orient, Condoleezza Rice a souligné que Washington ne voulait pas une réunion pour rien.
"Le président des Etats-Unis n'a aucun désir de réunir des gens pour une séance photo. Cette réunion a pour but de nous faire vraiment avancer vers la création d'un Etat palestinien", a souligné la secrétaire d'Etat.

La bande de Gaza laissée de côté dans un éventuel accord
Mercredi, la chef de la diplomatie américaine s'était entretenue avec le Premier ministre israélien Ehoud Olmert et plusieurs de ses ministres de la situation dans les territoires palestiniens et du projet de conférence proposé par Bush. Lors de ces entretiens, Condoleezza Rice et son homologue israélienne Tzipi Livni ont soutenu l'idée d'un accord politique entre l'Etat hébreu et le gouvernement palestinien de Cisjordanie de Mahmoud Abbas, laissant de côté la Bande de Gaza contrôlée depuis juin par le Hamas.
"Israël ne manquera pas cette occasion", avait assuré Tzipi Livni, affirmant vouloir profiter de la situation dans les territoires palestiniens pour parvenir à un accord avec le gouvernement modéré d'Abbas. Le Hamas a quant à lui critiqué le voyage de la responsable américaine, estimant qu'elle venait "soutenir un parti palestinien contre un autre et agrandir le fossé entre les Palestiniens".

L'Arabie Saoudite prête à participer à une conférence internationale
"Il y a bel et bien dans les territoires palestiniens un gouvernement dévoué aux principes de base de la paix, et c'est là une occasion qu'il ne faut pas manquer", a souligné Condoleezza Rice, qui effectuait là sa première visite dans la région depuis le coup de force du Hamas à Gaza.
Plus tôt mercredi, le prince Saoud al-Fayçal, ministre saoudien des Affaires étrangères, avait indiqué à l'issue d'une rencontre avec Condoleezza Rice et le secrétaire à la Défense Robert Gates que son pays, qui n'a pas d'accord de paix avec Israël, était prêt à participer à une conférence internationale de paix s'il était invité. La secrétaire d'Etat avait toutefois affirmé qu'il était encore trop tôt pour décider qui y serait convié. (Avec AP)

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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 16:06
Pour le président de la Mutualité française, "avec les franchises, on sort du système solidaire de financement de la santé"
LE MONDE | 02.08.07 | 14h56  •  Mis à jour le 02.08.07 | 15h21

ue pensez-vous de la proposition du chef de l'Etat, faite mardi 31 juillet, d'un nouveau système de franchises pour financer la lutte contre le cancer, Alzheimer et les soins palliatifs ?
Ce sont des causes justes, elles méritent une réponse précise et des engagements tenus. La Mutualité française soutient ces causes. Nous mettrons en place, à partir du 1er janvier 2008, un parcours de santé pour mieux orienter nos adhérents et pour que les familles puissent mieux s'organiser dans le cadre de ces pathologies.

Mais, franchement, je ne vois pas comment, à partir de franchises payées par les seuls malades, avec une sécurité sociale déficitaire, on pourrait dégager les sommes nécessaires pour tenir les promesses faites par le président de la République.

Quelle est la solution, selon vous, pour financer ce que vous reconnaissez être des causes importantes ?
Je propose au gouvernement et au chef de l'Etat de mettre en place un véritable système de solidarité, qui permettrait une meilleure prise en charge de ces pathologies. Je ne connais pas d'autre moyen que de faire appel à la solidarité nationale par le biais d'un impôt ou d'une taxe.

Nicolas Sarkozy a souhaité que les assurances complémentaires puissent prendre en charge ces nouvelles franchises. Qu'en pensez-vous ?
J'ai entendu tout et son contraire : la prise en charge par les mutuelles, souhaitée par M. Sarkozy, et l'impossibilité de le faire, ainsi qu'une version intermédiaire, qui lierait cette prise en charge à un contrat dit "responsable" de la part de l'assurance complémentaire. J'attends donc d'y voir plus clair et l'ouverture d'une négociation officielle.
Mais cela ne me semble pas logique que ce soient les complémentaires qui financent le plan cancer, Alzheimer, la recherche sur ces maladies ou encore les soins palliatifs. On ne sait plus trop bien dans quel système on est. De plus, si les complémentaires doivent financer l'équivalent de ce qui a été estimé à 850 millions d'euros, il est évident qu'elles seront obligées d'augmenter leurs cotisations. Mais là n'est pas l'essentiel.

Qui est, selon vous...
Il n'est pas juste de financer la lutte contre ces maladies, la recherche et l'amélioration des soins palliatifs en prélevant des fonds chez les personnes qui vont chez le médecin. Et ceux-là mêmes qui sont atteints de ces maladies - que l'on dit vouloir mieux traiter - seront les premiers à payer. Cela ne me paraît pas correct.

On a parlé de TVA sociale, de bouclier sanitaire et de franchises. Le débat sur le financement de la protection sociale n'est-il pas décousu ?
Avec les franchises, on sort du champ traditionnel de financement de la santé, de son système solidaire.
Si on gérait correctement le système de santé, avec des réformes pour améliorer la qualité des soins, une meilleure répartition de l'offre de soins, une meilleure liaison entre la médecine de ville et l'hôpital, ou encore une meilleure vérification des périmètres de compétence chez les professionnels de santé, infirmières, médecins, etc., on pourrait dégager les sommes nécessaires pour financer les causes énoncées par M. Sarkozy. Mais on refuse obstinément depuis une trentaine d'années de le faire. Pour l'essentiel, le financement de la protection sociale est basé et pèse sur les salaires. Il faut revoir ce système.

Pourquoi, selon vous, cette réforme du financement et de la politique des soins en France n'est-elle pas conduite ?
Tous les gouvernements ont cédé aux différents lobbies qui s'exercent dans notre système de santé : laboratoires, syndicats de médecins... Notre dispositif est malmené, en mauvaise santé financière, et l'on donne des augmentations à un certain nombre de professions, dont les médecins libéraux. C'est choquant.

Avez-vous été contacté par l'Elysée ou Matignon avant les annonces du chef de l'Etat ?
Je n'ai pas été contacté, et il n'y a pas eu de négociation sur le sujet des franchises. Mais cela me paraîtrait la moindre des choses que le président de la Mutualité française, qui représente 38 millions de bénéficiaires, principal mouvement de santé, soit consulté sur ce sujet.

Propos recueillis par Rémi Barroux
Article paru dans l'édition du 03.08.07

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