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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 15:25
Quand le futur Premier ministre [belge] confond "Brabançonne" et "Marseillaise"

NOUVELOBS.COM | 23.07.2007 | 15:29

En confondant l'hymne national belge avec l'hymne national français, Yves Leterme, le chrétien-démocrate flamand chargé de former le gouvernement belge, a déclenché un véritable scandale dans son pays.

Yves Leterme, le futur Premier ministre belge (Sipa)

Yves Leterme, le futur Premier ministre belge (Sipa)

Yves Leterme, le dirigeant du parti chrétien-démocrate flamand (CDV) chargé de former le gouvernement belge, a déclenché un scandale dans son pays en confondant, samedi 21 juillet, volontairement ou non l'hymne national belge, "La Brabançonne", avec "La Marseillaise".

Interrogé par la chaîne de télévision publique de langue française RTBF sur ce que commémorait la fête nationale belge célébrée le jour même, Yves Leterme a répondu : "la proclamation de la constitution".

"Allons enfants de la patrie"
La bonne réponse aurait dû être la prestation de serment de Léopold Ier comme roi des Belges le 21 juillet 1831. Mais 80% des Belges, et beaucoup d'hommes politiques, ne le savent pas non plus, selon un sondage.
L'affaire s'est cependant corsée lorsque la RTBF lui a ensuite demandé d'entonner l'hymne belge, et qu'Yves Leterme, a commencé avec "Allons enfants de la patrie", l'air révolutionnaire français.
Le reporter de la RTBF lui demandant s'il en était sûr, le futur Premier ministre belge a répondu: "Oh, je ne sais pas".

"Trop, c'est trop"
Yves Leterme a encore attisé l'affaire lorsque, devant l'insistance des médias francophones à revenir sur le sujet, il a lâché avec énervement : "J'ai autre chose à faire que ces foutaises. Je crois qu'ils me cherchent. Qui me cherche le paiera tôt ou tard".

Lundi 23 juillet, la presse belge se faisait largement écho de cette "bourde".
"Leterme chante faux" titre le quotidien francophone Le Soir, tandis que le quotidien La Dernière Heure affirme "Leterme : Trop, c'est trop", et publie un sondage selon lequel l'homme fort de la Flandre et ses alliés du petit parti indépendantiste flamand de la NVA "inquiètent les francophones".
Dans un commentaire, Le Soir estime que "ce n'était pas une blague belge", mais "on pourrait craindre que ce soit un message subliminal aux francophones".
Côté flamand, le grand journal de référence, De Standaard, qui parle de "bourde" et le plus fort tirage du pays, le populaire Het Laatste Nieeuws, en font également leurs grands titres.

L'actualité politique éclipsée
Après les élections du 10 juin où son parti le CDV, associé au petit parti indépendantiste de la NVA, a remporté 30 des 150 sièges de la Chambre des représentants, Yves Leterme a été chargé le 15 juillet par le roi Albert II de former le gouvernement.
Mais la polémique sur la Brabançonne a éclipsé largement lundi l'annonce faite dimanche soir par Yves Leterme qu'il avait réussi à mettre au point le document devant servir de base aux négociations en vue de constituer une coalition chrétienne-démocrate/libérale.
Interprétée comme une nouvelle provocation gratuite dans les secteurs francophones, la performance d'Yves Leterme ne va sans doute pas améliorer son image dans cette partie de l'opinion belge.
Cette image avait déjà été mise à mal par une interview accordée au journal français Libération avant les élections, dans laquelle il avait déclaré que "la Belgique n'est pas une valeur en soi" et que les francophones belges ne semblaient "pas en état intellectuel" d'apprendre le flamand.
Or, les négociations qu'Yves Leterme entame cette semaine risquent de buter sur les aspirations des néerlandophones à un nouveau transfert de pouvoirs en faveur de la Flandre (nord) auquel les francophones de Bruxelles et de Wallonie (sud) sont a priori hostiles.

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 09:34

Réinventer la gauche !

Le texte ci-joint a été rédigé au lendemain des présidentielles, et signé depuis quelques jours par les principaux responsables en Île de France (vous avez dans le texte joint une première liste signataires valdoisiens). Le Nouveau Parti Socialiste, courant né en 2002, et qui a représenté en congrès 1/4 des militants du PS, et tel qu'il se perpétue autour d'Henri Emmanuelli et de Benoît Hamon, va devoir évoluer et chercher à rassembler autour de lui dans les prochains mois. C'est à cette nécessité que le texte "Réinventer la Gauche" souhaite apporter sa contribution.
Vous trouverez également ci-joint le texte de Benoît Hamon pour le lancement de la Forge (vous pouvez lire ici ce qu'en dit Le Nouvel Observateur du 5 juillet 2007),
une fondation qui ne soit pas «une société savante de plu, mais un lieu de débat ouvert à une centaine d'universitaires, experts, élus, syndicalistes et hauts fonctionnaires pour permettre au PS de se réarmer culturellement.

Ancré à gauche et soucieux d'une rénovation sérieuse des pratiques politiques et de l'avènement d'une nouvelle République primo-ministérielle rééquilibrant les pouvoirs, notre sensibilité a assisté, impuissante, à l'inertie d'une majorité de l'appareil du Parti, et aux ralliements des uns et des autres à des présidentiables.
NPS est resté fidèle à une ligne politique claire et identifiable, intransigeante avec les stratégies électoralistes à court terme.

Deux dates à noter sur l'agenda de rentrée :

  • - le samedi 22 septembre 2007, nous organiserons une Université de Rentrée, vraisemblablement à Paris, et concernant les militants et sympathisants socialistes basés en Île de France.
  •            Plus de renseignements bientôt sur ce blog. Ne pas hésiter à laisser en haut à gauche
  •            un e-mail dans la case "newsletter" pour être prévenu.
  • - puis à la mi-octobre, un rassemblement national, dans la région de Toulouse, aura l'ambition d'amorcer une démarche collective de refondation, "réinvention" de la gauche.


Dans le Val d'Oise nous prévoyons également des débats ouverts dans le courant du 4ème trimestre 2007.

Bonnes vacances studieuses à tous,
Fred

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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 07:29

2006 - 2007 : Actualité des services publics dans l'Union Européenne

 

PublicLes années 2006 et 2007  n'ont pas été des bonnes années pour le service public en Europe. Sous l'impulsion de la Commission Barroso, les chantiers des libéralisations sectorielles entamées depuis une décennie ont connu une véritable accélération, et la Commission s'attaque aussi désormais à différents dispositifs nationaux et régionaux. Le point sur la Poste, le rail, l'énergie et le livret A...

 

Lire la suite "2006 - 2007 : Actualité des services publics dans l'Union Européenne"

 

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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 14:16
Benoît Hammon

A Solférino, les éloges se ramassent à la pelle pour le jeune député européen. Benoît Hamon est sympa. Il est constant. Il est brillant. Le récent porte-parole du PS jouit d'une certaine popularité, notamment auprès des proches de François Hollande. Le grand public connaît moins ce jeune quadra (tout juste 40 ans) qui semble avoir une décennie de moins que ses camarades du même âge. Farouchement attaché aux "valeurs socialistes" et convaincu de la nécessité de réinventer la gauche, Benoît Hamon lance cet été un groupe de réflexion rassemblant des personnalités venant de divers horizons: la Forge. 

Au service de la gauche, ce groupe planchera notamment sur les moyens de venir à bout de l'"hégémonie culturelle libérale". Benoît Hamon l'a promis: il s'agira de harcèlement culturel, médiatique et politique. Le député, qui fustige la "nouvelle tête pour une nouvelle tête", considère pour le moment que l'enjeu n'est pas là. Son projet de think tank ("pas de bol, le nom est anglais", plaisante-t-il) ne servira d'ailleurs pas à nourrir un texte de motion ou de congrès quelconque. Et pour 2008? L'ex-leader des MJS (1993 à 1995) sera-t-il le successeur de François Hollande? Alors que beaucoup semblent le croire, Benoît Hamon rappelle que les décisions seront prises fin 2008. Patience: la rénovation est en marche.





Razzye Hammadi, le pugnace

Président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) depuis 2005, Razzye Hammadi est, du haut de ses 28 ans, l'une des figures qui pourraient compter dans les années à venir. Décidé à franchir le cap du suffrage universel, les municipales seront pour lui l'occasion de tester sa crédibilité à plus grande échelle. Combatif, Razzye Hammadi ne mâche pas ses mots quand il s'agit d'évoquer les raisons de la défaite, liées à "une absence de ligne idéologique claire". Partie prenante de la rénovation aux côtés de François Hollande et Benoît Hamon dont il est proche, le président du MJS veut ramener le PS à l'essentiel: combattre le dogmatisme libéral dominant et œuvrer pour la "dignité". Sa jeunesse est un atout, il le sait. Mais ce n'est pas suffisant. Et le voilà qui s'emporte contre ceux qui parlent de dépoussiérer le parti: "Encore faudrait-il donner une définition de la poussière." Et n'allez pas lui dire que les idées de la gauche sont dépassées: "L'archaïsme, c'est Milton Friedman, c'est l'école de Chicago, c'est les politiques monétaristes."




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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 11:17
Des négociations suivies d’un accord entre partenaires sociaux responsabilisent davantage et sont plus efficaces qu’un projet de loi.
Transports publics : service et qualité minimums
Par JEAN-PHILIPPE CATANZARO, secrétaire général de la FGT-CFTC, ÉRIC FALEMPIN, secrétaire général de l’UIT-FO, DANIELGENESTE secrétaire général de l’UIT-CGT et JOËL LECOQ secrétaire général de la FGTE-CFDT.
 
Libération : vendredi 20 juillet 2007
 
Le projet de loi sur le service minimum est une réponse inappropriée au problème de l’extrême sensibilité des usagers à la qualité du transport public. En prenant pour objectif la conséquence de la grève et non sa cause ce projet oublie volontairement que la grève est l’ultime recours pour faire aboutir des revendications qui peuvent participer de l’amélioration de la qualité du transport public. On peut définir cette qualité nécessaire par la régularité, la fréquence, le confort, la fiabilité et la sûreté. Dans une société française où les zones urbaines et péri urbaines se sont étendues, la distance et la durée des déplacements notamment entre le domicile et le travail se sont accrues.
 
L’investissement dans les réseaux de transport public n’a pas été à la hauteur de l’évolution des besoins de la population, particulièrement pour les déplacements journaliers. La tentation populiste vise à utiliser les conflits sociaux dans le transport comme bouc émissaire pour masquer l’indigence de l’investissement depuis les années 70. Entre 1950 et 1990, la mobilité quotidienne est passée de 10 kilomètres à 40 kilomètres en moyenne par personne. Ces déplacements alimentés par la crise et par l’évolution de l’urbanisme sont devenus plus longs et plus lointains tandis que les investissements dans les infrastructures se sont concentrés sur le réseau autoroutier et les lignes ferroviaires à grande vitesse au détriment des lignes de banlieue et du réseau régional. Le recours à l’automobile pour effectuer ces déplacements a généré pollution et engorgement. L’utilisation intensive des lignes de métros et ferroviaires entraîne dans beaucoup de cas une multiplication des incidents pour les usagers des transports en commun. Le service public de transport n’est pas malade des grèves mais des carences, des dysfonctionnements dus aux politiques de déréglementation et de libéralisation successives appliquées régulièrement par tous les gouvernants. Pourquoi, alors que la conflictualité est en baisse dans les transports (0,7 % des jours travaillés en 2006), l’insatisfaction des usagers s’est-elle accentuée ? C’est bien que le véritable problème est ailleurs. Le réseau de banlieue et régional dans les grandes agglomérations est fragilisé par de multiples incidents qui n’ont rien à voir avec les grèves mais qui découlent directement ou indirectement de l’intensité du trafic et du déficit d’investissement. Sur 6 043 incidents en 2006 à la SNCF seuls 140 étaient dus à un conflit social. Il faut rejeter les idées simplistes.
 
Le rapport Mandelkern, chargé en 2004 de faire des propositions sur le service minimum a reconnu qu’un dispositif basé sur un service garanti dans une plage horaire déterminée serait soit inefficace soit manifestement contraire aux libertés. « Si, par exemple, la loi imposait que, en tout temps, les deux tiers du service normal soient garantis, et l’on sait que ce niveau est déjà très élevé au regard de la réduction du droit de grève qu’il entraîne, il faudrait se résoudre à décevoir lourdement les attentes de l’opinion : sur dix ans, au plan national, trois grèves ont réduit le service au-delà du tiers de façon durable. Symétriquement, l’idée de n’offrir, en région parisienne que les deux tiers du service serait très insuffisant au regard des besoins identifiables sur certaines lignes et créerait, elle aussi, beaucoup d’insatisfaction.» Rapport Mandelkern. Ce rapport proposait en son temps une des dispositions contenues dans le projet de loi actuel. Celle imposant aux salariés grévistes de se déclarer à leur direction quarante-huit heures avant le déclenchement de la grève. Cette disposition inscrite dans une loi qui s’appliquera indistinctement dans les entreprises de 160 000 salariés à moins de 50 salariés, en majorité sous statut privé constitue tout à la fois une atteinte au droit de grève et risque de ne pas aboutir à l’objectif recherché. A la RATP comme à la SNCF les prévisions de trafic sont faites par des agents responsables. Il y a peu d’erreur.
 
La loi risque d’arriver comme un éléphant dans un magasin de porcelaine et de créer des effets pervers. Car elle oublie que les partenaires sociaux ont engagé un travail non négligeable sur la réduction des conflits depuis plus de dix ans. Des négociations ont été engagées en 2004 dans le transport urbain ; elles ont été rompues par les employeurs de l’UTP qui préféraient une loi, car un accord suppose des concessions réciproques, des remises en cause des méthodes de direction et d’organisation de l’entreprise. Il contrarie les orientations même de l’entreprise particulièrement dans des secteurs dominés par les objectifs financiers. De plus, en voulant appliquer à toutes les entreprises de transport les accords conclus à la RATP et à la SNCF, la loi veut imposer un moule unique remettant en cause les finalités et équilibres qui prévalent lors de la négociation de chaque accord. Les accords responsabilisent les entreprises, pas le projet de loi. Quand un conflit dure plus d’une semaine, est-il plus utile d’ouvrir la possibilité à l’employeur d’organiser une consultation, remettant en cause la représentativité des organisations syndicales, pour faire pression contre les seuls grévistes comme le veut le projet de loi ou de mettre en place une médiation ? Faut-il oublier dans l’organisation des services en temps de grève par les salariés non grévistes que les métiers du transport obéissent à des protocoles de sécurité très strictes ? Faut-il vraiment faire croire, que les salariés du transport grévistes seraient payés dans les conflits ? C’est oublier les lois de 1963 et de 1982 qui encadrent strictement les conflits dans les services publics. Quel est le but de cet article sinon de vouloir dresser les salariés les uns contre les autres ? Faut-il méconnaître le besoin de sérénité relationnel dans l’entreprise entre cadres et exécutants au point de susciter le conflit entre ceux qui doivent se déclarer et ceux qui doivent ficher ? Les cadres ont aussi le droit de grève et besoin de conditions de travail dignes. Nous représentons les salariés du transport, nous sommes aussi des utilisateurs du transport public. Nous savons que les conditions d’un service de qualité pour les usagers qui utilisent tous les jours les transports en commun sont loin d’être remplies. Mais améliorer la qualité ne passe pas par la remise en cause du droit de grève. Il faut, au contraire, obtenir des pouvoirs publics les moyens nécessaires afin que s’améliorent, au quotidien, les conditions de transports des usagers et les conditions de travail des salariés du transport. La solution passe par le dialogue, la négociation et la prise en compte à la fois des demandes des salariés et des usagers, pas par l’affichage et l’opposition entre les salariés et les usagers.

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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 09:11
L'appel à la rénovation et à la refondation est invoqué de toute part... On somme le PS et la Gauche de se moderniser et on s’inquiète que sa composante socialiste soit si réfractaire à une mutation opérée par toute la social-démocratie européenne. On moque son archaïsme. On raille ses querelles. Les rénovateurs de tous poils s’organisent. Pour aller où ?
Vers la modernité clament certains. Modernité qui tient grosso modo en deux objectifs, l’un doctrinal qui sans renoncer à l’ambition de justice sociale réclame la conversion urgente aux principes économiques libéraux, l’autre structurel qui appelle une adaptation impérative de la gauche aux institutions de la cinquième république par la présidentialisation de sa principale formation – le parti socialiste – sous la férule d’un leadership fort.
Manuel Valls prétend désormais qu'il ne faut pas s'interdire de changer le nom du parti et Jean-Christophe Cambadélis demande la révision de la charte - c'est-à-dire la déclaration de principes du PS - afin de la mettre en phase avec la modernité et la réalité du monde. Ces questions et ces interpellations étaient de nouveau interrogées dans la discussion radiophonique entre Benoît Hamon et Delphine Batho, hier matin sur France Culture.

Mais que cache ces deux revendications émises par  deux des principaux représentants de l'aile sociale-libérale du Parti (peu importe que l'un soit plus proche de Ségolène Royal et l'autre soit  bientôt orphelin de Dominique Strauss-Kahn...) ?

La déclaration de principes du Parti socialiste, d'abord, a été rédigée en 1990 et faisait suite à celle établie lors d'une autre refondation du Parti socialiste en 1969. Dans ses sept articles, elle tire le constat de l'acceptation de l'économie de marché, acceptation établie dans les faits gouvernementaux depuis 1983. Elle est très modérée et réformiste et tranche avec une certaine radicalité marxiste qui caractérisait la SFIO et le nouveau Parti socialiste dans l'affichage.

Reprenons les points principaux :
  • "Le Parti socialiste se fixe comme objectif l’émergence, par la voie démocratique, d’une société qui réponde aux aspirations fondamentales de la personne humaine [...] Parti de rassemblement, il met le réformisme au service des espérances révolutionnaires. Il s’inscrit ainsi dans la démarche historique du socialisme démocratique."
  • "Le Parti socialiste est un parti de transformation sociale. La faillite des sociétés bureaucratiques ne lui fait pas oublier que le capitalisme développe les inégalités, accentue les déséquilibres mondiaux, exploite les richesses du Tiers-Monde et maintient dans de nombreux pays chômage et exclusions. Le Parti socialiste est donc favorable à une société d’économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l’intérêt général. [...]"
  • "Le Parti socialiste est un parti démocratique. [...] [il a] conscience de la limite des droits quand ils ne sont pas accompagnés des conditions concrètes susceptibles d’en permettre la réalisation."
  • "Le Parti socialiste est un parti ancré dans le monde du travail. Les mutations incessantes et profondes des sociétés contemporaines n’ont pas éliminé les oppositions des classes et groupes sociaux. [...]"
  • "Le Parti socialiste est fermement attaché à la liberté de conscience et à la laïcité de l’État et de l’école. Il estime que l’accès à l’information et à la culture est une condition essentielle de la démocratie. [...]"
  • "Parce qu’il n’y a pas d’hommes et de femmes libres dans une nation asservie ou sujette, parce que tous les problèmes majeurs sont devenus mondiaux, l’action du Parti socialiste s’inscrit dans un cadre national et international. [...] Le Parti socialiste fait le choix de l’Europe pour donner aux nations qui la composent les moyens d’affronter les défis de l’avenir. [...]"
Je vois mal ce qui pourrait justifier que l'on renonce à ses principes édictés, il est vrai, voici 17 ans, car je vois mal en quoi ils sont moins actuels aujourd'hui. Je comprends une justification à cette revendication de notre camarade Cambadélis : celle de s'accorder sur un texte plus flou encore qui permette de s'accommoder d'alliances ou de réformes inspirées par les dogmes néo-libéraux.

Sur le nom du Parti socialiste enfin...
Je me suis souvenu que lors de la période difficile que nous avons connu entre avril 1993 et janvier 1995, le changement de nom et l'abandon du terme "socialiste" avait été une revendication d'une partie des rénovateurs de l'époque. Revendication promptement enterrée car elle était loin de répondre aux enjeux auxquels étaient réellement confrontés le PS et qu'elle avait pour seul conséquence de braquer une partie des militants et des responsables socialistes.
Aucun Parti socialiste, social-démocrate ou travailliste n'a changé de nom en Europe et cela n'a pas empêché leur évolution, leur rénovation. Les Espagnols et les luxembourgeois se définissent d'ailleurs encore comme "socialistes ouvriers" et les Suédois comme "Parti social-démocrate des travailleurs", terminologie que d'aucuns dénonceraient comme archaïque si seulement ils étaient de bonne foi.
A quoi servirait-il de changer de nom ? "Parti socialiste", cela nous ancre dans une histoire politique particulière et rappelle à l'opinion les combats qu'il a fallu mener pour avancer sur la voie de la démocratie sociale, politique et économique. Pourtant il ne s'agit pas de fermer le débat d'une simple de fin de recevoir : la Gauche française est dans un état de délabrement avancé, elle est reconstruire et à rassembler. Si dans les mois ou les années à avenir émergeait enfin la possibilité de rassembler les différentes composantes dans un grand parti de la gauche française alors oui la question du nom de l'organisation et du drapeau à porter par ses militants se poserait, mais aujourd'hui nous n'en sommes pas encore là.

Frédéric FARAVEL

ps : je vous mets en ligne un vidéo publiée récemment sur Rue89

ITWHamon
envoyé par rue89

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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 09:18
  Les Matins
 par Ali Baddou du lundi au vendredi de 7h00 à 9h05
émission du jeudi 19 juillet 2007
Delphine Batho et Benoît Hamon
de 7h40 à 8h00, puis de 8h20 à 8h55
  Matins (les)


 
  Invités
 
Delphine Batho, Députée socialiste et secrétaire nationale du PS en charge de la sécurité

 
Benoît Hamon, Député européen PS et secrétaire national du PS en charge du projet européen
  Delphine Batho et Benoît Hamon se connaissent bien, mais s'opposent sur les choix idéologiques qui attendent le Parti socialiste et la gauche française dans les mois et les années à venir. Pourtant il est assez intéressant de constater que le diagnostic de base est assez partagé et parfois fort loin des outrances de l'ex-candidate à la présidentielle, de ses principaux soutiens et de ses principaux contradicteurs médiatiques.

Frédéric FARAVEL
 

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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 15:01

Olivier Dussopt : "L’ascenseur social ? Mais il est en panne !"
Entretien avec Florence Belkacern, dans VSD. | 18 juillet 2007

Benjamin de l’Assemblée nationale, Olivier Dussopt, 28 ans, incarne un renouveau socialiste qui tarde à émerger. II est l’exception qui confirme la règle dans une Assemblée de plus en plus âgée. Le jeune député a des conceptions bien arrêtées, pas souvent favorables à Ségolène Royal.
 

VSD. Vous avez 28 ans et c’est votre premier mandat de député. Quelle est votre devise ?
Olivier Dussopt. Travailler et être présent
VSD. Je n’ai jamais entendu d’élu dire qu’il ne voulait rien faire et qu’il pratiquerait (absentéisme.
O. D. Certains le disent, seulement moi je tiendrai promesse.
VSD. Mais tous les hommes politiques disent aussi qu’ils tiendront leurs promesses.
O. D. Je viens d’une circonscription ingagnable par la gauche, dans le nord de (Ardèche. C’est donc une responsabilité supplémentaire si la gauche veut s’implanter durablement sur ces terres.
VSD. Qu’y a-t-il d’ardéchois, en vous ?
O. D. Tout : le pragmatisme, le bon sens et l’opiniâtreté. Il n’y a pas si longtemps, on disait chez nous < quand on trouve cinq francs-je parle des francs de la IVème République-, il n’y a pas de honte à se baisser pour les ramasser ». Un sou est un sou, et c’est un bon précepte.
VSD. Qui vous a transmis la fibre politique, dans votre famille ?
O. D. Personne.
VSD. À quel âge êtes-vous tombé dans la politique ?
O. D. À 14 ans. Je suis descendu dans la rue pour manifester contre le CIP d’Édouard Balladur. À cette époque-là, j’étais en troisième et mes parents gagnaient très mal leur vie. Ils alternaient chômage et travail et, lorsqu’ils avaient un emploi, ils étaient smicards.
VSD. Quel métier vos parents exercent-ils ?
O. D. Ils sont tous les deux ouvriers. Mais mon père est récemment décédé. Les voir vivre avec le SMIC a été pour moi la première injustice et ma première révolte.
VSD. Quand vous entendez Ségolène Royal critiquer le SMIC à 1500 euros alors que c’était une mesure phare de son programme, comment réagissez-vous ?
O. D. Je regrette profondément ses propos.
VSD. Qui était votre modèle politique, lorsque vous étiez étudiant ?
O. D. Martine Aubry. J’ai beaucoup d’admiration pour cette femme parce qu’elle incarne une volonté de changer les choses en profondeur.
VSD. Diplômé de sciences politiques puis député alors que vous êtes fils d’ouvriers, on peut dire que l’ascenseur social a fonctionné pour vous, non ?
O. D. l’ascenseur social ? Mais il est en panne ! Moi, c’est grâce au système des bourses que j’ai pu avoir un meilleur statut social que mes parent : Je suis l’exception qui confirme la règle.
VSD. Quelle sera votre place dans la définition du projet socialiste ?
O. D. On vient de perdre trois élections présidentielles et deux élections législatives de suite, il y a donc du pain sur la planche ! Les trois débat qu’on doit ouvrir, c’est : qui sommes-nous, quels sont nos objectifs, et comment les atteindra-t-on ?
VSD. Avec qui comme premier secrétaire ?
O. D. Vous les journalistes, il n’y a que les questions de personnes qui vous intéressent. Je suis dans une logique de projet d’abord, de candidat ensuite. Après, on choisira celui ou celle -plutôt celui d’ailleurs - qui portera nos couleurs.
VSD. Vous n’avez pas l’air de lire les journaux, monsieur le jeune député. Chaque jour qui passe livre son lot de fiel et de haine contre Ségolène Royal. Vous croyez que ce sont les journalistes qui font les questions et les réponses ?
O. D. Dans le nord-Ardèche, on ne me demande jamais qui sera le premier secrétaire du PS mais comment on peut changer la vie quotidienne. Désolé. Mais je ne me dérobe pas à votre question : j’apprécie beaucoup Bertrand Delanoë. Avec Benoît Hamon et jean Glavany, c’est l’un des trois dirigeants socialistes qui sont venus me soutenir.
VSD. Vous êtes un delanoéiste ?
O. D. Les candidatures au poste de premier secrétaire ne sont même pas ouvertes.
VSD. Encore la langue de bois. La course est déjà lancée pour diriger le PS. Vous n’êtes pas préoccupé par le fait que l’UMP mette en avant une nouvelle génération de dirigeants, et pas le PS ?
O. D. C’est vrai qu’au soir du second tour de la présidentielle, on a assisté à un match des sexagénaires du PS contre les trentenaires de l’UMP à la télévision. C’est d’autant plus paradoxal que notre électorat est plus jeune et plus divers que celui de la droite française :
VSD. Et votre conclusion ?
O. D. Plutôt une remarque : j’avais 3 ans et déjà Laurent Fabius comme Jack Lang étaient ministres et ils sont toujours les ténors du PS. Mon propos n’est pas de les déjuger, mais je suis pour donner de (oxygène neuf à notre projet.
VSD. Vous les cassez quand même, avec ce genre de formule.
O. D. J’ai du respect pour eux et aussi pour Dominique Strauss-Kahn et j’ai envie de profiter de leur expérience. Néanmoins, on a besoin de renouvellement et donc de l’arrivée d’une nouvelle génération.

"La droite parle de la valeur du travail tout en ignorant celle des travailleurs"

VSD. La droite n’est-elle pas en train de dépouiller la gauche de ses valeurs et de ses talents ?
O. D. Sarkozy a de bonnes lectures quand il invoque Blum et Jaurès. Mais il devrait appliquer leurs idées plutôt que seulement les citer.
VSD. Mais la valeur « travail » est en train d’être accaparée par la droite...
O. D. Sauf que la droite parle de la valeur du travail tout en ignorant celle des travailleurs. C’est ce que doit souligner la gauche.
VSD. Vous pensez que vous avez un destin ?
O. D. Je ne raisonne pas en terme de destin. Mais je sais que cette élection est le fruit de mon travail.
VSD. Comme celle de Nicolas Sarkozy ?
O. D. Je dirais comme pour tous ceux qui oeuvrent pour la France.
VSD. Votre maman est-elle fière de vous ?
O. D. Oui et c’est vrai que tout au long de la campagne électorale elle s’est vraiment impliquée. Sa seule crainte, c’est qu’avec ma nouvelle vie je lui échappe un peu.

 

VSD du 11 au 17 jullet 2007.

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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 08:56
Dans le débat actuel sur le service minimum dans les transports publics, on assiste à une véritable manipulation de l'opinion par la droite, les milieux d'affaires et le gouvernement.
La SNCF et la RATP, qui sont concernés au premier chef, et dont les salariés sont les principales cibles du projet de loi (on ne me fera pas croire que le projet de loi vise à réduire les grèves dans les transporteurs scolaires de province), vivent déjà une sorte de service minimum.  Au-delà, le gouvernement joue et alimentent les fantasmes de la populations françaises sur les dysfonctionnements des services publics de transports : qui rappelle - si ce n'est en 30s sur quelques radios - que le nombre de jours de grèves par salariés des transports fut de 0,5 en 2004 et de 0,06 en 2007 ? Les grandes grèves du services publics sont lointaines, les mécanismes de dialogue social se sont améliorés dans les deux entreprises citées plus haut.
Les dysfonctionnements subis par les usagers que les membres du gouvernement s'efforcent de nommer clients à chacune de leurs interventions tiennent plutôt à l'état du matériel roulant et à la dégradation - notamment en terme de sécurité - des conditions de travail : on est là en face de la responsabilité de la puissance publique et de l'Etat bien que celui-ci se soit déjà débarrassé sans transfert équitable des ressources d'une partie du problème en décentralisant l'autorité des transports vers les Régions.
Il est par ailleurs assez surprenant d'entendre certains de nos élus comme Michel Destot prôner sur ce sujet une opposition constructive, n'exprimant finalement pour seule véritable crainte les charges qui pèseraient sur la responsabilité des collectivités locales, majoritairement contrôlées par la gauche. Nous sommes ici dans un débat de principe, qui ne souffre pas d'accommodement d'autant que les raisons de la droite sur ce sujet sont à la fois spécieuses et sournoises.
On ne dira jamais assez que les motifs profonds du projet de loi et de Sarkozy tiennent avant tout à se prémunir contre la peur terrible qu'il éprouve, et toute la droite avec lui, au souvenir des grèves de novembre-décembre 1995. Juppé battu, le premier mandat Chirac affaibli dès les premiers mois, la droite considère que cet épisode social et politique est responsable du manque de force politique de la droite entre 1996 et 1997 ce qui la conduisit à la défaite en mai-juin 1997.
L'idée soutenue hier soir par François Fillon que le système, s'il était fécond dans les transports, pouvait servir de modèle à l'éducation, participe de la même psychologie et du même choix idéologique : François Fillon a un compte à règler avec les enseignants, et la droite avec elle. Il ne s'agit pas pour eux de s'assurer que les enfants - comme osait le dire ce matin Xavier Bertrand - ou les voyageurs soient bien traités dans les mois à venir, mais d'amoindrir les capacités des agents publics à exercer le droit de grève, car c'est dans cette catégorie de la population que les outils de résistance aux réformes réactionnaires que la droite va mettre en oeuvre existe encore.

Frédéric FARAVEL

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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 15:36
Militant, syndicaliste, universitaire ou tout simplement citoyen, le Parti socialiste vous invite à vous pencher vous aussi sur la rénovation du parti. Pour ce faire, trois grands forums seront mis en place dès la rentrée. De l’avenir de la solidarité, en passant par la citoyenneté, jusqu’à la mondialisation, tous les thèmes de la vie politique seront abordés.

François Hollande précise ici les questions qu’il faudra creuser, et auxquelles il faudra répondre, lors de ce grand débat national.

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