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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 16:39
Benoît Hamon invité de "Bourdin & Co"
RMC - J. J. Bourdin | 16 juillet 2007
ligne 

PARIS (AFP) - BCE, euro fort : "où sont les résultats de Sarkozy ?", demande Hamon (PS).

Benoît Hamon (PS) a demandé lundi "où sont les résultats" de Nicolas Sarkozy sur la politique de la Banque centrale européenne et l’euro fort, l’accusant d’avoir accepté "le silence ou le statu quo" sur ces dossiers en échange d’un accord sur le traité simplifié européen.

"Que Nicolas Sarkozy, qui parle avec beaucoup de force de l’euro fort, ait des résultats dans ce domaine-là !", a lancé le député européen sur RMC.

"Où sont les résultats aujourd’hui de Nicolas Sarkozy sur la politique de la Banque centrale européenne et le fait que l’euro est surévalué ?", a-t-il insisté.

Le président français et la chancelière allemande Angela Merkel devraient évoquer ces questions, sur lesquelles les deux pays ont de fortes divergences, lors de leur rencontre lundi à Toulouse.

Selon M. Hamon, le chef de l’Etat "avait une occasion de négocier un tournant" lors du Conseil européen des 21 et 22 juin, où les Européens se sont accordés sur un projet de traité simplifié remplaçant la défunte Constitution européenne.

"Ce tournant en matière de politique monétaire, il a été bien incapable de le négocier parce qu’il a négocié en échange de son mini-traité le silence ou le statu quo sur la question de la politique de la Banque centrale européenne", a affirmé l’élu socialiste.

"On constatera dans les semaines qui viennent et dans les mois prochains, a-t-il prédit, que l’euro continuera à être très, très fort par rapport au dollar, au yuan et au yen", ce qui rend l’économie française "bien moins compétitive que celle de nos principaux rivaux et partenaires commerciaux".

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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 09:25
Bien que je ne partage pas le point de vue de Benjamin Stora sur la droitisation de la société française, une bonne partie de ses réflexions ainsi que celles des autres invités, mérite une écoute attentive.
Fred

Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 18h
  Du grain à moudre


Ecoutez

Podcast
 
  émission du vendredi 13 juillet 2007
Les Français sont-ils conservateurs ?
 
 
La France vire à droite ?

Traumatisée par sa troisième défaite consécutive aux élections présidentielles, la gauche s’interroge. Oh pas sur ses propres erreurs d’analyse et de stratégie, sur le caractère obsolète ou non du logiciel à l’aide duquel elle pense les mutations de la société française. Ces questions, on est parvenu, rue de Solférino, à les repousser aux lendemains des municipales. Non, ce qui f ait débat, à gauche, c’est de savoir si l’on n’aurait pas à faire à un renversement d’idéologie dominante. Une série de tribunes publiées ces dernières semaines par Libération s’interrogeait sur la douloureuse question : la France serait-elle «passée à droite» ? Les idéologies conservatrices, longtemps tenues en suspicion par une grande majorité de la population, seraient insensiblement devenues, d’après certains signataires découragés, sinon hégémoniques, du moins majoritaires. Et ce qui oppose les signataires, c’est la question de la stratégie à adopter face à cette mutation : l’accompagner tout en essayant de la tempérer, ou s’y opposer frontalement. Mais cette «hégémonie conservatrice» supposée correspond-elle à la réalité ?
Une chose est sure en tous cas : la campagne présidentielle s’est largement jouée sur la question des valeurs, ce qui est une nouveauté. Et il faut bien relever que celles qui ont fait mouche ne relevaient pas du registre de l’innovation, de l’émancipation, encore moins de la transgression, mais bien du champ de l’ordre, de la sécurité, de l’effort : discipline plutôt que liberté, principe de précaution plutôt que goût du risque, mérite personnel plutôt que droits collectifs, nation plutôt qu’Europe ou ouverture.
Une version alternative au «glissement à droite» du corps électoral prétend que c’est le paysage politique qui est en complet bouleversement. L’ouverture voulue par Sarkozy aurait provoqué un véritable séisme – à droite comme à gauche, car la grogne du groupe parlementaire UMP, si elle est plus discrète, vaut bien les procès en apostasie des «traîtres» organisés au PS contre les Kouchner, Hirsch, Amara, Besson, Bockel et bientôt Jack Lang. Les repères rassurants qui balisaient notre cartographie idéologique sont par terre et nos boussoles s’affolent. Les clivages réellement significatifs passent, désormais, au sein de chaque famille politique, comme on l’avait déjà vu lors du référendum sur le Traité constitutionnel. Sur les grandes questions chaudes du moment : laïcité, promotion des minorités, temps de travail et contrat de travail, dette publique, réforme de l’Etat, politique industrielle, etc. le débat a cessé d’opposer un camp de la droite et un autre de la gauche.
Toutes ces questions seront débattues aux rencontre de Pétrarque que FC organise à Montpellier la semaine prochaine, animées par Emmanuel Laurentin et Nicolas Weill, dont vous retrouverez le programme sur notre site.
  Invités

 
Benjamin Stora.  Historien, Enseignant à l'INALCO. Professeur des Universités.

 
François Huguenin.  Historien.

 
Joseph Macé-Scaron.  Directeur adjoint de Marianne. Producteur à France Culture.

 
Paul Clavier.  Maître de conférences et Directeur des études littéraires à Normale Sup.
 
 
           
les livres
 
 
 
 

 
Paul Clavier
La côe argus des valeurs morales : arnaques ou bonnes affaires ? : testez-les !
Presses de la Renaissance - mars 2007


Voir le site

L'auteur s'interroge sur un certain nombre de valeurs morales qui semblent périodiquement avoir plus "la cote" que d'autres. Avec de l'humour et aussi du sérieux, il propose des définitions, des mises en situation interactives, des anecdotes, des réflexions, voire des références cinématographiques, pour celles qu'il examine.
-présentation de l'éditeur-
 
 
 

 
François Huguenin
Le conservatisme impossible : libéralisme et réaction en France depuis 1789
La Table Ronde - Février 2006

 

1793, la Terreur obscurcit les Lumières. Début du XXIe siècle, la France demeure politiquement hémiplégique. Pourtant, dès l'origine, des voix dissidentes se sont levées pour contester l'idéologie du Progrès. Pour dire que la Révolution peut être totalitaire. Le culte démocratique, liberticide. Et la modernité, nihiliste. D'emblée, deux écoles se sont formées. Le courant libéral et le courant réactionnaire. Tocqueville, Constant, Guizot puis Aron, Jouvenel d'un côté, Maistre, Bonald, Maurras de l'autre. Sans oublier les inclassables, de Burke à Boutang. Deux mouvances qui ont lutté pour leurs idées. Deux mouvances, aussi, qui se sont ignorées, confrontées, évitées. Pour aboutir à un dialogue de sourds, souvent mené à fronts renversés. Pour aboutir à la même incapacité de fonder une commune résistance face au socialisme. Pour aboutir à un échec partagé. Voici, longtemps attendue, l'autre histoire des droites en France. L'histoire intellectuelle dont François Huguenin brosse ici, avec brio et clarté, la fresque, convoquant les hommes, les événements, les textes, les pensées, ainsi que les grands commentateurs étrangers, de Hannah Arendt à Leo Strauss. Une histoire qui explique pourquoi, contrairement aux autres grandes démocraties, un pôle conservateur n'a jamais surgi en France. Une histoire qui permet de penser avec acuité, et en toute liberté, les débats et les urgences d'aujourd'hui.
- Quatrième de couverture -

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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 11:38
Ceux qui succombent à Sarkozy ont perdu la lucidité
Interview de B. Hamon dans le Journal du dimanche | 15 juillet 2007

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Propos recueillis par Pascale AMAUDRIC. Les observateurs le considèrent comme la valeur montante du Parti socialiste. Député européen et chargé des questions européennes au PS, Benoît Hamon se veut combatif dans la "période grise" que traverse la gauche. Dans son viseur, la politique de Nicolas Sarkozy bien sûr, mais également ceux qui, dans son camp, ont préféré "aller voir ailleurs". Jack Lang en tête...

Le PS est en train de "s’autodétruire", a dit Jack Lang, a-t-il raison ?

 

Ces sentences sont fatigantes. Certes, des doutes profonds à gauche sont nés de la défaite, mais ce genre de prophéties vient de ceux qui n’ont plus l’énergie de se remettre en cause, n’ont plus envie de se mobiliser, préfèrent aller voir ailleurs. A ceux-là, je demande de ne pas mettre des bâtons dans les roues de tous ceux, jeunes ou moins jeunes, ce n’est pas une affaire d’âge, qui pensent que la priorité est de remettre la gauche au travail. De la remettre en état de marche, en commençant par dialoguer avec tous ceux à gauche qui s’interrogent de la même manière que le PS sur les marges de manoeuvre de la gauche dans une économie de marché mondialisée, sur les restrictions à poser au libre-échange, sur la crise de l’Etat-providence et celle du projet européen, sur les instruments d’une redistribution efficace ou sur les thérapies globales à mettre en oeuvre contre la dégradation accélérée de l’environnement. Sur ces sujets, tout le monde est en recherche et il faut travailler collectivement.

 

Il est quand même étonnant que la politique d’ouverture de Nicolas Sarkozy provoque autant de dégâts au PS ? N’êtes-vous pas tombé un peu bêtement dans le piège ?

 

Les électeurs de gauche attendent de l’honnêteté dans les trajectoires de leurs dirigeants. Le rappel à nos règles était nécessaire. Sarkozy n’a pas proposé au PS de travailler à l’intérêt général en intégrant une commission, non, il a désigné le seul responsable à gauche favorable à l’hyper- présidentialisation du régime. En matière d’ouverture on a connu plus audacieux. La pratique du pouvoir de Nicolas Sarkozy est connue, elle mêle amitiés médiatiques, bienveillance des puissances de l’argent et obsession à tout contrôler. Il y a d’autres rôles plus utiles pour les socialistes que celui qui consiste à prendre la plume pour adapter nos institutions à cet appétit de pouvoir personnel.

 

Comment s’organise la relève ? Quelle est sa priorité ? Quelles valeurs porte-t-elle ?

 

La rénovation ne se résume pas au remplacement de deux quinquas par trois quadras. Il s’agit d’être plus représentatif de la diversité de notre électorat. Il n’y a pas de génération providentielle. Nos valeurs sont connues, et prendre le virage de la modernité, ce n’est pas nous convertir aux axiomes de l’adversaire. Il nous revient de proposer de bâtir, sans timidité ni hégémonie, un grand parti au carrefour des gauches politiques, sociales et intellectuelles.

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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 11:34
Discours de N. Sarkozy sur les institutions
Réaction vidéo de B. Hamon lors d’un débat sur BFM TV | 15 juillet 2007

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Benoit Hamon était face à Dominique Paillé, Secrétaire général adjoint de l’UMP, dans le 19/20 présenté par Ruth Elkrief sur BFTM TV le 12 juillet.
Extrait de l’interview de B. Hamon : "La question c’est quel choix faisons-nous en terme de réforme institutionnelle ? Nous penchons en faveur d’une République parlementaire qui renforce le rôle du Premier ministre et du gouvernement et qui renforce aussi leur responsabilité envers le parlement..."

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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 14:16
Lang demande démission du PS : « C’est grotesque »
Entretien avec Benoît Hamon dans 20 Minutes | 12 juillet 2007

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Benoît Hamon, député européen PS, a affirmé vendredi que "la gauche ne figur(ait) pas et n’(était) pas représentée" dans le gouvernement de François Fillon, accusant Nicolas Sarkozy d’avoir procédé a une "manoeuvre" pour "affaiblir le PS avant les législatives".

Après les « débauchages » de ténors socialistes par Nicolas Sarkozy, et la démission fracassante de Jack Lang, pressenti pour faire partie d’une commission sur les institutions, Benoît Hamon, député européen, et porte-parole du PS pour les dernières élections législatives, reconnaît que son parti connaît une crise, mais a bon espoir d’un sursaut rapide.

 

Que pensez-vous des déclarations de Jack Lang qui appelle à une démission collective de la direction du PS ?

 

Objectivement, je trouve ça un peu grotesque. C’est lui qui va accepter de participer à une initiative de Nicolas Sarkozy, et c’est nous qui devons démissionner ? C’est très curieux, et je crois qu’il faut que cela s’arrête. En démissionnant, il a pris les devants d’une décision qui allait de toute façon s’imposer à lui rapidement. C’est normal, sur des décisions aussi importantes, c’est la délibération collective qui prime. Surtout qu’on sait que Lang est un des seuls à ne pas partager le point de vue du PS sur la question présidentialiste (Jack Lang est favorable à un régime présidentiel).

 

Mais cela fait tout de même beaucoup…

 

Non, pas tant que cela, mais cela fait beaucoup de bruit. Jack Lang était quand même ministre du premier septennat de François Mitterrand. Des crises, nous en avons déjà rencontrées. Nous sommes manifestement dans une fin de cycle qui se passe d’autant plus mal qu’elle arrive après une défaite. Mais les fondations sont solides. Il y a un désir de gauche, un besoin de gauche qui existe toujours. Cela va se manifester, assez rapidement, plus rapidement d’ailleurs que ceux qui ont fait le choix de travailler avec Sarkozy le pensent. On verra à la rentrée des voix s’élever pour condamner les conséquences des politiques qui sont mises en œuvre.

 

Mais pour l’instant, vous êtes inaudibles…

 

Pour l’instant, nous sommes encore dans les annonces, et les politiques ne font pas encore sentir leurs effets. Prenons l’exemple du discours de Sarkozy sur le traité européen. Pendant les deux-tiers de son discours, il a parlé de lutte contre le dumping fiscal, de politique monétaire, autant de choses qui ne sont pas dans le traité. Sarkozy parle d’une chose, mais il en fait une autre.

 

Mais n’est-ce pas très déstabilisant pour le PS ?

 

Oui !, et ceux qui nous font le plus mal sont ceux qui sont issus de notre propre camp.

 

Et comment réagir ?

 

Nous devons travailler plus. Nous ne travaillons pas assez. Il y a des béances dans la pensée de gauche, et il faut les combler, trouver des solutions plus adaptées. On doit pouvoir aborder les questions de la lutte contre les inégalités, le partage des richesses… Ces problèmes existent toujours.

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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 22:59

Shadow rapporteur sur le rapport annuel 2006 de la Banque Centrale Européenne, Benoît Hamon est intervenu ce jour en plénière avant le vote demain du rapport.

 

Messieurs les Présidents, Monsieur le Commissaire, Chers collègues,

 

En premier lieu je voudrais ouvrir une parenthèse au sujet de ce visiteur d'un soir évoqué à l'instant par M. Juncker. Je vous invite, M. Juncker, à ne pas vous laisser abuser par ce visiteur du soir. Si la France ne peux pas respecter ses engagements en matière de discipline budgétaire, ce n'est pas en raison d'un investissement massif en faveur de la recherche, de l'éduction et de l'innovation conformément aux engagements de la stratégie de Lisbonne c'est en raison d'une politique de réduction de 14 milliards d'euros d'impôts ciblée sur les ménages les plus aisés au moment même où cette politique fiscale voit ses vertus sur la croissance, contestées par la plupart des économistes. Je ferme cette parenthèse.

 

Lire la suite "rapport annuel 2006 sur la BCE"

 

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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 10:13
Eurogroupe : douze ministres en colère contre Sarkozy
Derrière les caméras, le Président a dû revoir sa politique budgétaire.
Par JEAN QUATREMER - Libération : vendredi 13 juillet 2007

Que s’est-il réellement passé lundi soir à Bruxelles lors de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et les douze ministres des Finances de la zone euro ? Le président de la République, lors de la conférence de presse qu’il a tenue vers 20 h 15, en compagnie de Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe et ­Premier ministre du Luxembourg, a affirmé que tout s’était bien passé - «il y a eu un consensus assez général de ­satisfaction» - et que ses partenaires lui avaient donné ­quitus pour sa politique économique. Les médias français, à la différence des journaux étrangers, ont globalement répercuté ce message.
 
«Lest».
Or la réalité est un tantinet différente. «Le visiteur du soir», comme l’a appelé ironiquement Juncker, s’est fait au contraire sérieusement sermonner par l’ensemble des ministres des Finances présents, sans égard pour son rang, et il a dû prendre toute une série d’engagements pour les rassurer. «Nicolas Sarkozy ne s’attendait manifestement pas à cette levée de boucliers», raconte un témoin : «Cela a été un feu nourri contre la France. Tous les ministres se sont exprimés pour lui dire leur inquiétude.»
 
Un accrochage tendu a même eu lieu avec Peer Steinbrück, le grand argentier allemand, furieux de voir la France distribuer 13 milliards de cadeaux fiscaux et renvoyer l’équilibre des comptes publics à 2012, à la fin du quinquennat, alors que les treize pays de la zone euro se sont engagés en avril dernier sur la date de 2010. Le ministre l’a dit sans fioriture, comme ­à son habitude, mettant en ­doute la volonté de Sarkozy ­d’accomplir de vraies réformes structurelles.
 
Surpris par la violence du ton - qu’un germanophone attribue surtout à l’interprétation -, le chef de l’Etat lui a rétorqué : «Je ne vous permets pas de me parler comme ça.» Ambiance. L’Italien Tommasso Padoa-Schioppa, qui est déjà sous la pression d’une partie de sa coalition pour relâcher les efforts budgétaires, lui a aussi fait remarquer qu’il fallait tenir le cap, sinon la tâche des autres pays n’allait pas être facilitée. «Nicolas Sarkozy a dû lâcher du lest, alors qu’il ne comptait manifestement pas le faire», poursuit ce témoin. Ainsi, il a dû s’engager à ramener le déficit ­­à «moins de 2,4 % en 2008», c’est-à-dire moins qu’en 2007, alors qu’il aurait dû atteindre 2,7 % ou 2,8 % sans mesure correctrice. De même, il présentera dès septembre un «programme de stabilité» rectifié, quatre mois avant la date prévue, dans lequel il listera toutes les réformes structurelles promises. Enfin, il a promis qu’il ferait tous les efforts possibles pour arriver en 2010 à l’équilibre budgétaire, et qu’il affecterait toutes les recettes fiscales supplémentaires à la réduction du déficit.
 
«Exigence».
Une relecture attentive des propos tenus lors de la conférence de presse montre d’ailleurs que Jean-Claude Juncker, en dépit des démonstrations d’affection qu’il a eues pour Sarkozy, n’a rien cédé sur le fond. En particulier, il n’a jamais parlé d’un report à 2012 : «Nous avons ­retenu son engagement et celui du gouvernement de tout faire pour arriver à l’objectif de 2010.» Peer Steinbrück a dit exactement la même chose à l’issue de l’Eurogroupe : «Nous assumons que la France peut atteindre l’objectif approuvé en 2010.» Ce qui n’a pas empêché Sarkozy d’affirmer que la date de 2012 n’avait en rien effarouché l’Eurogroupe : «Si nous n’y arrivons pas [à atteindre l’objectif en 2010, ndlr], alors je ­demanderai à être au rendez-vous de 2012. Voilà très exactement le débat que nous avons eu.» Curieusement, c’est seulement ce message qui a été retenu en France.
 
Jean-Claude Juncker a donc enfoncé le clou mercredi devant le Parlement européen : «Nous insistons sur notre exigence que la France, comme les autres États membres de la ­zone euro, doit être au rendez-vous du moyen terme au 1er janvier 2010.» Bref, encore une fois, Nicolas Sarkozy a parfaitement maîtrisé sa communication.

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 16:02
Liêm Hoang Ngoc invité de I>Télé
I>Débat animé par Jean-Jérôme Bertolus | 12 juillet 2007
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Face au député des Yvelines Jean-Michel Fourgous, Liêm Hoang Ngoc revient sur la politique fiscale du gouvernement. Extrait de l’intervention de Liêm Hoang Ngoc : "La droite nous fait un discours pseudo-social pour masquer des cadeaux fiscaux évidents en direction des hauts revenus. Le bouclier, par exemple, c’est un chèque de 580 millions d’euros qui va être distribué aux 13000 contribuables les plus riches. Le bouclier fiscal c’est aussi la suppression de l’ISF, qui avait été créé pour financer en partie le RMI. A l’heure où vous parlez de revenu de solidarité active, je trouve que c’est un peu indécent que de supprimer, sans avoir le courage de le dire, l’ISF."

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 14:24

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 12:29

Budget minimal et chorégraphie géniale pour cette vidéo déjà vue près de 20 millions de fois, un phénomène Internet mondial. Vainqueur des premiers Awards Youtube dans la catégorie musique.
Site officiel

Article Wikipedia (en anglais)

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