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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 12:50

finalement, je ne suis pas allé faire un tour à La Rochelle.
La réunion de NPS, prévue initialement vendredi soir autour de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, a été déplacée à ce samedi midi. J'ai donc décidé de sécher cette réunion et quand je vois l'image débilitante et tronquée que les médias donnent de ces retrouvailles socialistes, je ne me sens pas en manque.
Je serai de retour en activité, dès lundi, avec un programme de rentrée professionnelle et politique chargée, mais peut-être aurais-je le temps de marquer quelques rucs sur ma revue de presse et mes réflexions très décontractées de cet été.
Fred

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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 10:55

"Sarkozy parlait de manière très excitée en français"
Par Rue89    02H26    07/08/2007

En vacances aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy s'en est pris à deux photographes dimanche. L'un d'eux raconte l'altercation.

Nicolas Sarkozy pendant ses vacances à Wolfeboro, samedi (Neal Hamberg/Reuters).

Sarkozy "perd son sang froid" ("his cool") ou ses "nerfs" ("his nerves"), se "déchaîne" ("lashes out") contre des photographes : la presse américaine, depuis lundi, ne cache pas sa surprise à propos du pétage de plombs de Nicolas Sarkozy. Il n'est pas courant de voir, outre-Atlantique, un bateau partir à l'abordage d'un autre sur un lac, sauf dans les films de James Bond. Encore moins d'assister à une altercation entre un chef d'Etat torse nu et des photographes, le premier sautant dans le bateau des seconds, et saisissant lui-même un appareil photo.

A bord du bateau assiégé se trouvaient Jim Cole, photographe pour Associated Press, et Vincent DeWitt, photographe freelance. Sarkozy les a copieusement engueulés en français. "Tout le monde était calme, sauf lui", a témoigné Vince DeWitt. Il a raconté la scène en détail à Guillemette Faure, collaboratrice de Rue89, dépêchée dans le New Hampshire par RTL et Le Figaro.

"Nous avons attendu pendant 45 minutes, puis le Président et son entourage, les membres de sa famille et des agents de sécurité sont apparus et ont pris place à bord d'un bateau, et se sont mis en mouvement lentement en s'éloignant de la petite baie où se trouve sa résidence de vacances. Nous étions là où nous devions être, c'est-à-dire que nous n'avions traversé aucune frontière légale. Nous avions reçu l'autorisation d'être là de la part de la police de l'Etat.

Dès que nous avons vu le Président Sarkozy et son bateau, nous avons commencé à prendre des photos. Au fur et à mesure qu'il approchait, j'ai réalisé qu'il nous montrait du doigt. Au début, j'ai pensé que c'était un geste amical. Puis j'ai réalisé qu'il était aussi en train de crier. J'ai vu qu'il parlait au pilote du bateau, et l'a dirigé en direction de notre bateau. Ils se sont approchés, et à ce moment-là j'ai compris que le Président avait l'air très en colère. J'ai posé mon appareil photo, tout comme l'autre photographe à bord.

Le bateau du Président est arrivé près du nôtre, et il est venu à bord, vêtu d'un short sombre, pas de T-shirt, pas de chaussures. Evidemment, nous étions très surpris. Il parlait de manière très excitée en français. Nous lui avons dit que nous ne parlions pas le français, mais cela n'a pas semblé l'émouvoir car il a continué à nous parler en français. Nous avons demandé si quelqu'un pouvait nous traduire ses propos. Sur le moment, personne ne s'est proposé. Il s'est approché de moi, me pointant du doigt, et j'ai plus tard appris qu'il me disait en français qu'il avait demandé le matin même aux journalistes, lors de sa conférence de presse, de ne plus le photographier après la conférence de presse. C'est d'ailleurs pour ça qu'il avait tenu la conférence, pour permettre aux journalistes et photographes de l'interviewer.

Après quelques minutes, j'ai réalisé qu'il tenait entre les mains mon appareil photo. Il s'était avancé là où je l'avais posé, et il l'avait pris. J'ai d'abord pensé qu'il allait le garder. Ce geste m'a beaucoup surpris. A ce moment-là, sa femme - je crois bien que c'était elle même si je ne suis pas certain à 100% que c'était elle - m'a dit calmement avec un petit sourire qu'il était en colère car il pensait avoir clairement organisé les choses pour ne plus être photographié par la presse. L'autre photographe et moi avons alors expliqué que nous n'étions pas au courant. S'il l'avait dit en français, nous ne comprenions pas le français. Et il s'avère que c'est bien en français qu'il avait dit cela. Donc nous n'avions aucun moyen de le savoir.

Il est resté à bord de notre bateau 5 minutes, et finalement a commencé à se calmer. Il a dit quelques mots d'anglais, répétant qu'il avait conclu ce pacte. Nous étions tous les deux très respectueux envers lui, nous nous sommes excusés, et nous lui avons promis de ne plus le photographier ce jour-là. Il a haussé les épaules, et est remonté dans son bateau. Ils sont repartis, et nous sommes repartis de notre côté vers la rive du lac.

Nous avons été très surpris par ce qu'il a fait. Nous sommes désolés si nous avons causé le moindre désagrément à sa famille, mais nous supposions que comme il est le Président d'un grand pays, nous avions tous les droits de le photographier. Nous avions en tout cas tous les droits légaux de le faire.

Pouvez vous imaginer une situation similaire aux Etats-Unis?

Non, sûrement pas. Je ne sais pas si les hommes politiques américains sont plus malins que le Président Sarkozy, mais ils sont conscients des répercussions d'un tel acte... Je ne veux pas appeler ça une diatribe... Mais ils savent qu'une telle sortie colérique aurait un impact négatif sur eux. Je ne vois pas une telle chose se produire. Il n'est certes pas un nouveau venu en politique, je ne connais pas bien son histoire, mais on pourrait s'attendre à ce qu'il soit un peu plus conscient de ce qui va avec le fait d'être Président d'un pays important."

Recueilli par Guillemette Faure


A voir:
La scène de l'abordage
vue par Peb & Fox
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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 08:55
La TVA sociale a la peau dure
Eric Besson s’apprête à rendre son rapport sur l’adaptation de cette mesure controversée.
Par CHRISTOPHE FORCARI - Libération : vendredi 10 août 2007

Pas morte, la TVA sociale ! Hervé Novelli, ­secrétaire d’Etat aux Entreprises l’a ressuscitée hier matin. «Elle n’est pas enterrée . Nous avons une compétitivité en matière de coûts salariaux qui est dégradée parce que nous avons des charges qui pèsent sur le travail», a expliqué, sur RMC, ce ministre libéral qui propose de «transférer ces charges sociales vers d’autres mécanismes comme par exemple la TVA. […] Le principe paraît ­logique». Chargé d’étudier les conditions de mise en place de cette mesure, l’ex-socialiste Eric Besson, secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, a ­annoncé que son rapport «sera prêt dans quelques jours» et remis «au Premier ministre quand il le souhaiter a, fin août ou début septembre».
 
Maladresse.
Beaucoup, pourtant pensaient que cette TVA - qui consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages via une baisse des cotisations patronales et une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée - ne verrait pas le jour.
 
Elle est maladroitement lancée dans le débat public par Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Economie, lors d’un débat avec Laurent Fabius le 10 juin, soir du premier tour des législatives. A force de questions sur le financement du «paquet fiscal», le socialiste contraint Borloo à répondre : «On va regarder l’ensemble des sujets, y compris l’éventualité de la TVA.» Le mot est lâché et le gouvernement va peiner à corriger le tir.
 
Le 11 juin, en meeting à Nancy, François Fillon précise qu’il n’est pas question de toucher aux taux de TVA (5,5% et 19,6%) pour «boucher les trous occasionnés par nos dépenses publiques et sociales», tout en déclarant qu’un «projet de TVA sociale» est bien envisagé par son gouvernement. Il évoque même une hausse de cinq points de cet impôt sur les biens de consommation. Entre les 2 tours, les socialistes en feront un slogan de campagne sur le thème «votez pour la TVA à 24,6% !» L’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin jugera un peu plus tard que cette idée a coûté leurs sièges «à 60 députés UMP» et, pire, qu’elle «portera atteinte au pouvoir d’achat des Français».
 
Pour ses partisans, la mesure est frappée au coin du bon sens, même si elle repose quasi exclusivement sur la bonne volonté des patrons. Les exportations françaises pâtissent du coût de la main-d’œuvre. Pourquoi alors ne pas transférer une partie des cotisations patronales destinées à financer la protection sociale sur la TVA ? Ce qui contribuerait à rendre les produits «made in France» plus compétitifs à l’étranger. Pour faire passer la pilule, Fillon a présenté cette hausse de la TVA comme une «taxe anti-délocalisation». Sa majoration pourrait ne s’appliquer qu’aux produits importés issus de pays qui pratiquent un «dumping social». La TVA sociale s’est retrouvée promue, par Nicolas Sarkozy lui-même, au rang des outils permettant de retrouver la confiance : «S’abstenir sur la TVA sociale et regarder passer les trains des délocalisations serait non seulement une faute économique, mais une faute morale, une faute politique», explique le président de la République, le 20 juin.
 
Applaudi.
La présidente du Medef, Laurence Parisot a applaudi des 2 mains cette mesure, tout comme la grande distribution par la voix de Michel-Edouard ­Leclerc. Mais pour la majorité des Français, sociale ou pas, une hausse de la TVA signifie
seulement que le passage à la caisse, le chariot une fois plein, risque d’être plus douloureux. 
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12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 08:49
Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy
Plusieurs écrivains africains se joignent à Raharimanana pour répondre au président français.
Libération : vendredi 10 août 2007 - Antananarivo, le 3 août 2007
 
Monsieur le Président,

 
Vous étiez venu dites-vous à Dakar nous parler — nous les Africains —, avec franchise et sincérité, vous étiez donc venu avec tout le fond de votre pensée, car c’est ainsi je crois qu’on qualifie la franchise et la sincérité, un échange sans fard et sans arrière-pensée. Nous prenons donc acte de la conception que vous avez de ce continent et de ses habitants. Vous étiez venu dites-vous pour nous assurer que la France s’associera à nous si nous voulons la liberté, la justice et le droit, mais permettez-moi d’être franc et sincère également.
 
Au lendemain de votre discours, que faisiez-vous donc avec Omar Bongo, quarante ans de règne dans la dictature, un doyen dites-vous, et quel doyen dans la corruption et l’aliénation de son pays ! De quelle liberté, de quelle justice, de quel droit parlez-vous ? Je n’ose même pas vous poser la question concernant votre sourire à cet autre grand dictateur africain : Muammar al-Kadhafi ! Que dire du don nucléaire que vous lui promettiez ? Il serait maintenant fréquentable ? Sincèrement ? Mais soit… Nous les Africains manquons un peu de raison et ne comprenons pas ces subtilités qui nous éloignent de la nature et de l’ordre immuable des saisons.
 
Vous étiez donc venu — vidi vici complétera l’autre, regarder en face notre histoire commune. Fort bien ! Votre posture tombe à propos pour une génération d’Africains et de Français avides de comprendre enfin ces drames continuels frappant l’Afrique. Il nous reste simplement à tomber d’accord pour définir le sens de ce mot histoire. Car quand vous dites que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire, vous avez tort. Nous étions au cœur de l’histoire quand l’esclavage a changé la face du monde. Nous étions au cœur de l’histoire quand l’Europe s’est partagé notre continent. Nous étions au cœur de l’histoire quand la colonisation a dessiné la configuration actuelle du monde. Le monde moderne doit tout au sort de l’Afrique, et quand je dis monde moderne, je n’en exclus pas l’homme africain que vous semblez reléguer dans les traditions et je ne sais quel autre mythe et contemplation béate de la nature. Qu’entendez-vous par histoire ? N’y comptent que ceux qui y sont entrés comme vainqueurs ? Laissez-nous vous raconter un peu cette histoire que vous semblez fort mal connaître. Nos pères, par leurs luttes sont entrés dans l’histoire en résistant à l’esclavage, nos pères par leurs révoltes, ont contraint les pays esclavagistes à ratifier l’abolition de l’esclavage, nos pères par leurs insurrections — connaissez-vous Sétif 1945, connaissez-vous Madagascar 1947 ? ont poussé les pays colonialistes à abandonner la colonisation. Et nous qui luttions depuis les indépendances contre ces dictateurs soutenus entre autres par la France et ses grandes entreprises — le groupe de votre ami si généreux au large de Malte par exemple, ou la compagnie Elf.
 
Savez-vous au moins combien de jeunes Africains sont tombés dans les manifestations, les grèves et les soulèvements depuis cette quarantaine d’années de dictature et d’atteinte aux droits de l’homme ?
 
Fait-on partie de l’histoire quand on tombe dans un coin de rue d’Andavamamba, les bottes des militaires foulant votre corps et vous livrant aux chiens ? Croyez-vous vraiment que jamais l’homme (africain) ne s’élance vers l’avenir, jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin ? Jamais dites-vous ? Devons-nous l’interpréter comme ignorance, comme cynisme, comme mépris ? Ou alors, comme ces colonisateurs de bonne foi, vous vous exprimez en croyant exposer un bien qui serait finalement un mal pour nous. Seriez-vous aveugle ? Dans ce cas, vous devriez sincèrement reprendre la copie nous concernant. Vous avez tort de mettre sur le même pied d’égalité la responsabilité des Africains et les crimes de l’esclavage et de la colonisation, car s’il y avait des complices de notre côté, ils ne sont que les émanations de ces entreprises totalitaires initiées par l’Europe, depuis quand les systèmes totalitaires n’ont-ils pas leurs collaborateurs locaux ? Car oui, l’esclavage et la colonisation sont des systèmes totalitaires, et vous avez tort de tenter de les justifier en évoquant nos responsabilités et ce bon côté de la colonisation. Mais tout comme vous sûrement, nous reconnaissons qu’il y a eu des «justes». Or vous savez fort bien que les justes n’excusent pas le totalitarisme. Vous avez tort de penser que les dictateurs sont de nos faits. Foccart vous dit peut-être quelque chose ? Et les jeux des grandes puissances — dont la France évidemment, qui font et défont les régimes ? Paranoïa de notre part ? Oui, nous devons résister, et nous résistons déjà, mais la France est-elle franchement de notre côté ? Qui a oublié le Rwanda ? Vous appelez à une «renaissance africaine», venez d’abord parler à vos véritables interlocuteurs, de ceux qui veulent sincèrement et franchement cette renaissance, nous la jeunesse africaine, savons qu’ils ne se nomment pas Omar Bongo, Muammar al-Kadhafi, Denis Sassou Nguesso, Ravalomanana ou bien d’autres chefs d’Etat autoproclamés démocrates.

 
Nous vous invitons au débat, nous vous invitons à l’échange. Par cette lettre ouverte, nous vous prenons au mot, cessez donc de côtoyer les fossoyeurs de nos espérances et venez parler avec nous. Quant à l’Eurafrique, en avez-vous parlé à Angela ?
 
Sincèrement et franchement à vous.

Raharimanana et les écrivains Boubacar Boris Diop (Sénégal),Abderrahman Beggar (Maroc, Canada), Patrice Nganang (Cameroun, Etats-Unis), Koulsy Lamko (Tchad), Kangni Alem (université de Lomé),  et l’éditrice Jutta Hepke (Vents d’ailleurs).
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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 06:00
Voilà je prends 3 semaines de vacances méritées. J'ai chargé quelques articles pour qu'ils soient publiés peu à peu dans les jours qui viennent mais les affaires ne reprendront que le 3 septembre.
bonne lecture à tous
Fred
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 14:13
Ayant eu l'occasion d'intervenir sur le cas d'une mère de famille chinoise arrêtée la semaine dernière, dont la collectivité où je travaille a pu intervenir avec RESF pour faire annuler l'APRF, je confirme cette impression que l'administration d'Hortefeux cherche à faire du chiffre.
Fred

 
RESF dénonce une accélération des interpellations de sans-papiers
LEMONDE.FR | 09.08.07 | 20h26  •  Mis à jour le 09.08.07 | 20h33


n enfant russe de 12 ans de parents sans papiers a été hospitalisé dans un état grave après une chute accidentelle du quatrième étage d'un immeuble à Amiens, jeudi 9 août. Il voulait fuir avec son père la police qui s'apprêtait à les interpeller. L'enfant est dans le coma, et son pronostic vital "est engagé", selon le procureur d'Amiens, Patrick Beau.

Selon M. Beau, le garçon a tenté de descendre derrière son père le long des balcons de l'immeuble pour échapper à la police venue demander à la famille de répondre à une "convocation pour audition". Une enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), car pour le procureur, "les conditions de l'accident restaient incertaines".

Cet accident survient alors que le Réseau éducation sans frontières dit observer une accélération des interpellations de sans-papiers. A l'initiative du réseau associatif qui regroupe 185 organisations, une centaine de personnes ont manifesté sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris, aux cris de "Arrêts des rafles, arrêt des expulsions".

UN "PARTICULARISME DU MOIS D'AOÛT" ?

Pour RESF, le mois d'août est une période propice à la multiplication des contrôles. Le réseau, qui tient un compte journalier des sans-papiers poursuivis, relève qu'à Paris, au moins six parents d'enfants scolarisés ont été placés en rétention mardi.

Dans un communiqué, RESF s'inquiète également du fait que la police s'en prenne à des parents. "Jusqu'ici, les parents d'enfants scolarisés qui passaient au tribunal administratif voyaient le plus souvent leur arrêté préfectoral de reconduite à la frontière cassé par le juge au titre du respect de leur vie personnelle installée en France. Beaucoup de parents étaient libérés du commissariat avant la fin de leur garde à vue", précise le texte.

En marge d'une réunion avec le ministre de l'intérieur italien, Brice Hortefeux, le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement a contesté l'augmentation des interpellations, assurant "qu'il n'y a pas de particularisme du mois d'août".

Le Monde.fr, avec AFP
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 08:45

Polémique après l'entrevue entre le Pape et un antisémite
Par Pierre Rouchaléou (Journaliste)    00H40    10/08/2007

Le Vatican tente de désamorcer les critiques concernant la visite du père polonais Rydzyk, directeur de Radio Maryja.

Le Pape et Tadeusz Rydzyk (Reuters)

(De Berlin) Depuis des années, la radio polonaise ultra catholique et nationaliste Radio Maryja, n’a de cesse de tenir des propos antieuropéens et même antisémites. L'audience que le pape Benoît XVI a accordé dimanche à son directeur, le prêtre Tadeusz Rydzyk, soulève une vague de protestations internationales.

 

Dans une lettre adressée au Saint-Siège, le Congrès juif européen s’est dit choqué par cette audition du pape et a fait part de son émoi auprès du Vatican. "Les propos antisémites de Tadeusz Rydzyk sont toujours retransmis par sa radio", a rapporté le quotidien La Reppublica en citant la lettre de protestation. Benoît XVI avait brièvement reçu le sulfureux ecclésiastique polonais dimanche dernier, en compagnie d’autres pèlerins dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo, près de Rome.

 

Dans un communiqué, le Saint-Siège a indiqué que la réunion ne porte en aucun cas atteinte aux bonnes relations qu’entretiennent juifs et chrétiens. "Le fructueux dialogue entre juifs et chrétiens n’est nullement menacé par la salutation donnée par le Saint-Père au directeur de Radio Maryja", a minimisé le cardinal Achille Silvestrini.

 

Radio Maryja a donné de cette banale rencontre une autre version, puisqu’elle rapporte que le pape a remercié "les milliers d’auditeurs de Radio Maryja pour leurs prières et a béni Radio Maryja pour son travail". Mais, selon le communiqué, la rencontre entre le directeur de Radio Maryja et Benoît XVI se serait limitée à un simple "baisemain".

 

Des cercles proches du Vatican ont fait savoir que "le pape recevait à Castel Gandolfo de nombreuses personnes qui en font la demande et dont on ne sait généralement rien, sauf quand celles-ci font elles-mêmes état de la rencontre".

 

Connue pour distiller en permanence des propos antisémites, Radio Maryja a été fondée il y a 15 ans par le père rédemptoriste Tadeuyz Rydzyk. Basée à Torun (au nord de la Pologne), Radio Maryja diffuse régulièrement des opinions nationalistes, anti-européennes et antisémites. La station, qui revendique 3 millions d'auditeurs (un million, selon des statistiques indépendantes), possède aussi un quotidien national, Nasz Dziennik, une station de télévision, Trwam, et une école supérieure de journalisme - pour laquelle une aide auprès de l'Union européenne a été sollicitée.

 

En 2006, le Congrès juif européen avait en vain engagé des poursuites judiciaires. Mais la radio jouit de la protection du gouvernement polonais. Lors de la campagne présidentielle de 2005, elle a franchement soutenu le PiS (le droit et la justice), le parti des frères jumeaux Lech et Jaroslaw Kaczynski.

 

Face à la contestation suscitée en Pologne et à l’étranger par le contenu de ses programmes, le Vatican avait demandé l’an dernier que Radio Maryja soit placée sous observation par l’épiscopat polonais. Le rapport qu’il en a fait n’a rien changé. Propriété de l’ordre des Rédempteurs, le groupe du catholique berlusconien Tadeusz Rydzyk échappe au contrôle des évêques. Son supérieur, le Père Zdzislaw Klafka, l'a ouvertement soutenu et blanchi des récentes accusations d'antisémitisme.

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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 13:34
Combien de temps va-t-elle survivre à cette passe d'armes ?
 
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 13:32
L'employée modèle selon Sarkozy... Mais sera-t-elle payée plus à la fin du mois ? Cela permettra-t-il de nouvelles créations d'emplois ?
 
 
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 09:58
L'OPA ratée de Ségolène Royal sur les régions
LE MONDE | 07.08.07 | 15h40  •  Mis à jour le 07.08.07 | 15h40


vec 20 présidents de région socialistes sur 22 régions en France métropolitaine, l'Association des régions de France (ARF) fait figure de bastion de gauche. Selon les confidences de plusieurs présidents de région, Ségolène Royal a tenté d'en prendre la tête, pour rebondir juste après son échec à l'élection présidentielle.

Elle s'est appuyée principalement sur Jacques Auxiette, président de la région Pays-de-Loire et l'un des plus fervents "royalistes" à l'ARF. "La question s'est posée lors d'une réunion préparatoire (à l'élection du président de l'ARF), reconnaît celui-ci. C'était une hypothèse. Mme Royal s'est posé la question. Le débat a eu lieu. Finalement, il nous a semblé plus pertinent que Mme Royal se consacre au débat idéologique national."

La réalité est que la candidature de Mme Royal, qui n'était pas présente à cette réunion préparatoire, a dû faire face à un tir de barrage d'une majorité de présidents de région socialistes. Outre Jacques Auxiette, elle pouvait compter sur l'appui de Jean-Pierre Masseret, président de la région Lorraine, de Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, et de Michel Sapin, président de la région Centre. En face, le président sortant de l'ARF, Alain Rousset - qui dirige par ailleurs la région Aquitaine -, espérait bien se présenter à sa propre succession. Il pouvait être assuré du soutien, parmi d'autres, de Michel Vauzelle, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, et de Martin Malvy, président de Midi-Pyrénées. Ceux-ci ont fait valoir que la place de Ségolène Royal était ailleurs.

Face à cette opposition, Jacques Auxiette a préféré abandonner. Exit donc la candidature de Mme Royal. "On a réglé cela en amont, parce qu'on ne voulait pas qu'elle soit élue", avoue un président de région socialiste. Lors de l'assemblée générale réunie le 5 juillet pour élire le président de l'ARF, le vote était donc réglé. M. Rousset était seul candidat à sa succession. Il a été réélu sans problème.

Les réticences des présidents de région à l'encontre de Mme Royal ne sont pas nouvelles. Pendant la campagne électorale, plusieurs barons du socialisme régional lui reprochaient, plus ou moins ouvertement, de mettre en avant la thématique de la décentralisation sans aller assez loin. "Cela n'a pas été une campagne aussi révolutionnaire qu'on aurait pu le souhaiter sur la décentralisation", regrette Jean-Paul Huchon, président (PS) de la région Ile-de-France. M. Vauzelle estime, lui aussi, que la candidate a un peu mis en veilleuse ses ambitions décentralisatrices : "Ceux qui veulent être trop décentralisateurs au Parti socialiste sont immédiatement rappelés à l'ordre", explique-t-il.

La candidate socialiste à la présidentielle n'a plus désormais d'autre mandat que celui de présidente de Poitou-Charentes. Plusieurs présidents de région se demandent si elle pourra continuer à exister médiatiquement et politiquement sans mandat national.

Xavier Ternisien
Article paru dans l'édition du 08.08.07
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