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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 11:21
Les meilleurs d’entre nous l’ont dit. Il faudra refonder notre parti. Je laisse aux réparateurs de logiciels le soin de réformer l’économie virtuelle. C’est dans l’économie réelle que se mène la bataille contre la droite et les intérêts qu’elle représente. Dans le monde réel, c’est d’une boussole, dont tous ceux qui sont désorientés ont besoin. Voici quelques-unes des pistes qu’elle pourrait indiquer.

Tout d’abord, il n’est pas nécessaire de réconcilier les travailleurs avec l’entreprise. Ce sont les entreprises qu’il faut réconcilier avec les Français ! Je veux évidemment parler des entreprises qui réalisent du profit en délocalisant ! Des entreprises qui réalisent du profit sans investir, surtout pas dans les secteurs innovants, jugés insuffisamment rentables ! Des entreprises qui réalisent du profit au bénéfice des nouveaux rentiers !

 

Réconcilier l’entreprise avec ses travailleurs signifie que les travailleurs français, qui sont parmi les plus productifs au monde, voient leurs efforts récompensés par des hausses de salaires et une réduction du temps de travail ! Telle est la version socialiste de la théorie de la valeur travail ! Cela commence par l’augmentation des bas salaires !

 

Lorsque les entreprises ne dépensent pas pour investir dans l’économie (et c’est le cas !), il est sain que l’Etat le fasse, faute de quoi nous plongerions plus encore dans le marasme économique et social ! Il n’y a à cet égard pas de problème de dette ! La dette ne pèse aucunement sur les générations futures ! Elle est financée à bas taux d’intérêt par l’abondante épargne des classes aisées qui raffolent des obligations d’Etat ! Il y a par contre un problème de gaspillage de la dette ! La droite a choisi de gâcher les marges de manœuvre budgétaires existantes dans d’inutiles cadeaux fiscaux dont les faces cachées s’appellent : franchise médicale, TVA anti-sociale, réduction de la moitié des effectifs des services publics sous couvert de réforme de l’Etat et autonomie des universités !

 

Au contraire, la gauche doit stimuler l’investissement public en matière d’innovation, développer les services publics, s’opposer à une nouvelle loi Devaquet et proposer une réforme fiscale progressiste !

 

On le sait, les dépenses sociales sont amenées à croître, malgré la maîtrise médicalisée des dépenses de santé. Ce n’est pas un mal dans une économie en progrès ! La droite entend en privatiser le financement ! La gauche doit proposer son impôt citoyen progressif sur le revenu, fusionnant la CSG et l’impôt sur le revenu ! Elle doit revendiquer la création d’une nouvelle CSG entreprise assise sur la vraie valeur ajoutée, un impôt qui taxe les profits oisifs pour financer la sécurité sociale ! Tout cela n’a rien à voir avec le choix de la TVA, l’impôt le plus injuste, qui pèse sur la consommation ! Trop longtemps, au cours de cette campagne, nous avons esquivé le débat fiscal avec la droite ! La TVA sociale a déjà été expérimentée. C’était en 1995 sous Alain Juppé (les bordelais s’en sont souvenus), lorsque le taux de TVA fut relevé de deux points alors que la baisse du coût du travail montait en puissance dans le plan quinquennal pour l’emploi. La vie chère a poursuivi son chemin alors que la « baisse des charges » n’a pas créé plus de 200 000 emplois ! Les déficits, quant à eux se creusèrent inutilement.

 

La droite propose de lutter contre l’assistanat pour mieux détruire notre système de protection sociale ! Vieille ficelle ! Ce n’est pas de l’assistanat dont la gauche doit s’occuper ! La gauche ne doit pas lutter contre les chômeurs ! Elle doit lutter contre le chômage dont sont victimes les travailleurs licenciés et les jeunes sans perspectives de recrutement ! Elle doit se méfier d’une autre mode arborrée par la droite et qui porte une marque de fabrique danoise ! Attention aux modes ! Le modèle danois est bien moins récent que le modèle français. Il date de 1899. Il prévoit la liberté totale de licencier et inclut désormais une TVA sociale ! Ce que certains appellent la flexi-sécurité n’est pas un compromis gagnant-gagnant, mais risque d’être une compromission perdante-perdante. Perdante pour le CDI, remplacé par un contrat unique avec période d’essai à rallonge, comme le CNE, le CPE ou le contrat Première Chance ! Perdante pour les chômeurs, suspectés de refuser de se former et d’accepter les emplois précaires du marché ! Enfin, la gauche doit relancer le débat européen. Elle doit rejeter le mini traité qui est le meilleur moyen d’asseoir à l’insu des peuples un super-marché ! Un super-marché sans harmonisation fiscale ! Sans budget communautaire conséquent ! Sans contrôle démocratique de la Banque centrale ! Sans tarif extérieur commun !

 

Chers camarades,

 

La boussole socialiste a parfois indiqué d’étranges directions. Celles qui ont conduit sans complexe Eric Besson, Martin Hirsch, Jean-Pierre Jouyet et Jean-Marie Bockel là où ils sont. Il faut maintenant réparer notre boussole, cet instrument indispensable dans un désert idéologique. Prenons pour cela le temps nécessaire.

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 08:35
La presse et quelques thuriréfaires crient au génie pour saluer la conclusion du sommet européen de Bruxelles samedi 23 juin 2007, qui aurait vu la victoire sarkozienne sur les forces anglo-polonaises de l'obscurantisme eurosceptiques. Je ne ferai pas la fine bouche, et je concèderai avec d'autres que ce compromis vaut mieux que le blocage dans lequel l'Europe avait été plongé par les bêtises chiraquiennes. Mais il est clair que le principal obstacle que connaissait l'Europe était celui de l'unanimité et d'une pondération des voix rendant toutes décisions sérieuses impossibles dans l'Europe à 27. Or qualifier de victoire le fait que le principe de double majorité sur quelques dossiers intérieurs qui ne concernent pas les principaux problèmes économiques et sociaux de l'Europe soit renvoyé à 2014 à la demande de la Pologne est un peu fort de café... D'autre part, la Grande Bretagne a obtenu de ne pas être soumise à la Charte européenne des droits fondammentaux, ce qui devrait encourager de sa part l'accroissement du dumping social. Enfin deux sujets majeurs restent à l'unanimité quand il eût fallu les faire passer à la majorité pour construire ce gouvernement économique dont l'Union a besoin face à l'indépendance de la BCE : la fiscalité et le social. Silence sur les coopérations renforcées...
Je considère ce bilan comme mitigé, mais ayant le principal mérite de ne plus empêcher les évolutions qu'enterrait le projet de TCE.

Vous trouverez ci-dessous un texte qui résume un projet de fédération européenne dans l'union qui me paraît le seul à dépasser les impasses qui se perpétuent Sarkozy ou pas...

"
Pour une République européenne :

Pour que nos concitoyens se reconnaissent durablement dans la construction européenne, nous devons proclamer la souveraineté populaire européenne, plutôt que de conforter un fonctionnement qui donne la part belle à une commission irresponsable et à des gouvernements honteux de leurs choix européens. C'est de démocratie dont l'Europe a besoin, non d'une meilleure « gouvernance ».

Européens convaincus, nous ne saurions nous réjouir de la situation de blocage dans laquelle les dirigeants européens ont décidé de maintenir l'Union européenne depuis les «non» français et néerlandais au projet de Traité constitutionnel européen. Dénonçant l'absence de «Plan B», les défenseurs du TCE et leurs relais en France se sont hâtés de ne rien faire, avec le prétexte d'attendre le résultat de l'élection présidentielle française ; celle-ci acquise, Nicolas Sarkozy propose de faire adopter par voie parlementaire les parties I et II du-dit projet. Mais il serait illusoire de croire que le problème sera ainsi résolu ; d'abord parce que rien ne dit que cette version restreinte recevra l'aval des États qui ont déjà approuvé le projet de TCE, ou qu'elle recevra l'aval de la Grande-Bretagne ou de la Pologne ; ensuite parce que l'architecture institutionnelle de la partie I conserve d'importantes et graves imperfections qui rendent complexes toutes nouvelles avancées vers une intégration politique plus poussée par la suite ; enfin parce que, dans ce débat de dupes, rien n'est dit des conditions de révisions d'un TCE raccourci alors que le projet soumis à référendum multipliait les obstacles à la révision (plus que pour tout autre traité) et fermait de fait la voie vers le fédéralisme.
[...]"

Vous pouvez télécharger l'intégralité du texte en cliquant sur pourunerepubliqueeuropeenne.pdf



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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 09:30
Alors qu'il serait temps de discuter enfin collectivement et de s'assumer, Ségolène Royal n'est même pas venue...
FRED

Le Parti socialiste organise l'après défaite
NOUVELOBS.COM | 23.06.2007 | 10:23
Le Conseil national s'est réuni à 10h00, en l'absence de Ségolène Royal. Il devrait valider la proposition de François Hollande de préparer des Etats généraux du PS à l'automne, puis des Assises de la gauche en décembre.

François Hollande et Ségolène Royal

François Hollande et Ségolène Royal (Sipa)

Le Parti socialiste tente, samedi 23 juin, de trouver un modus vivendi pour les mois à venir, lors d'un Conseil national sous-tendu par la compétition désormais plus visible entre François Hollande et Ségolène Royal, qui a d'ailleurs fait sa voir qu'elle ne se rendrait pas au Conseil national, qui s'est ouvert à 10h00.
Depuis la divulgation de leur séparation, en pleine soirée électorale dimanche, le premier secrétaire et l'ex-candidate se sont opposés par médias interposés.
Dernière pomme de discorde en date, le Smic à 1 500 € et la généralisation des 35h - 2 mesures-phares du projet du PS - que la présidente de Poitou-Charentes aurait intégrées à reculons dans son "pacte présidentiel".

Un "calendrier de la refondation"
"Il y a toujours eu des problèmes de liaison entre la candidate et le parti lui-même", a déploré l'ex-compagnon de 30 ans sur France Inter, pour qui cette "contradiction" plaide en faveur du "calendrier de la refondation" qu'il présente aux quelque 300 membres du Conseil national.
La composition interne du "Parlement" du parti, décalque du congrès du Mans, lui est favorable. En novembre 2005, Ségolène Royal figurait dans le courant majoritaire qu'il emmenait.
Le député de Corrèze, qui a annoncé qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat à la tête du PS lors du prochain congrès, proposera, après l'université d'été de La Rochelle fin août, des Etats généraux du PS à l'automne puis des Assises de la gauche en décembre, selon son entourage.
Le congrès, seule instance habilitée à changer la ligne idéologique, serait organisé au lendemain des municipales, à l'été 2008, la désignation du prochain candidat à l'Elysée du PS dès 2010 et ce pour que "lui ou elle" organise le projet présidentiel, a déclaré François Hollande.
Il faut "éviter demain qu'il puisse y avoir cette contradiction" entre le parti et le postulant, comme cela a été le cas cette année, a-t-il fait valoir.

Alliance de circonstance
A l'approche de la réunion, les proches de Dominique Strauss-Kahn se retrouvent alliés de circonstance avec ceux de Laurent Fabius et du Nouveau parti socialiste de Benoit Hamon et Henri Emmanuelli. Pour eux, pas question de se passer de François Hollande, meilleur rempart contre les tentations de Ségolène Royal.
Pour les Strauss-Kahniens, un calendrier étalé sur la longueur joue en faveur de l'ancien ministre de l'Economie. "Les choses se décantent, les responsabilités apparaissent", explique-t-on après la publication de deux sondages donnant l'ancien ministre de l'Economie en pole position de la refondation.
Un ancien collaborateur de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle déplore que se mette en place un "tout sauf Ségo" sur le modèle du front anti-Sarkozy pendant la course à l'Elysée. "Ils ne vont pas plus loin dans l'analyse mais il serait sain que les caciques socialistes reconnaissent que le score du 6 mai était assez remarquable" et donc une base de rénovation, estime-t-il.

Royal veut accélérer le tempo
Mercredi, tout en affirmant qu'elle ne voulait pas "faire un conflit sur un calendrier", la présidente de Poitou-Charentes a de nouveau défendu une accélération du rythme.
"C'est aux militants de trancher les choix et la ligne politique (...) et plus les militants auront la parole tôt plus le PS pourra se remettre en mouvement et se réformer", a-t-elle expliqué sur LCP.
Jeudi, en sa qualité d'ancienne candidate présidentielle, Ségolène Royal a été reçue par Nicolas Sarkozy à l'Elysée dans le cadre des consultations précédant le sommet de Bruxelles.
Devant cette volonté de bousculer les échéances, un ancien de la rue de Solférino dresse un parallèle peu flatteur entre Ségolène Royal et Michel Rocard.
En 1993, dans la foulée de la défaite socialiste aux législatives, l'ancien Premier ministre devient premier secrétaire, pour un an seulement, jusqu'à l'échec des européennes au printemps suivant. "Il n'y avait pas d'envie idéologique et au premier coup de vent il a sauté", rappelle l'ancien ministre qui veut "qu'on gagne mais pas seulement sur le culte de la personnalité". (Reuters) 

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 16:18

Voici le texte de la pétition signée par 200 intellectuels, publiée, vendredi 22 juin, par Libération, appelant au changement de nom du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.

NON AU MINISTERE DE L’IMMIGRATION ET DE L’IDENTITE NATIONALE

Comme l’ont souligné les historiens démissionnaires des instances officielles de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, associer "immigration" et "identité nationale" dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans l'histoire de la République : c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l’immigration comme "problème" pour la France et les Français dans leur "être" même.
En tant que citoyens, ce rapprochement nous inquiète car il ne peut que renforcer les préjugés négatifs à l’égard des immigrés. De notre point de vue, l'identité nationale constitue, aujourd’hui, une synthèse du pluralisme et de la diversité des populations et ne saurait être fixée dans le périmètre d'un ministère.
Le décret du 31 mai 2007 qui définit les compétences de ce nouveau ministère montre, de surcroît, que les effets institutionnels dépassent la seule question de sa dénomination. Ainsi, ce ministère, qui détient en priorité des pouvoirs de police et de contrôle est aussi chargé de "promouvoir l’identité nationale" et de définir "une politique de la mémoire" dans le domaine de l’immigration. Il dispose d’une autorité complète et nouvelle sur l’asile politique et d’une autorité partagée sur une multitude d’administrations, y compris sur la "direction de la mémoire, du patrimoine et des archives" du ministère de la Défense.
Cette confusion des rôles et des fonctions est inadmissible et inquiétante. Nous protestons énergiquement contre la dénomination et les pouvoirs dévolus à ce ministère et demandons solennellement au Président de la République de revenir à des choix plus conformes aux traditions démocratiques de la République française.

Les premiers signataires : 

Dominique A, auteur/chanteur ;Tony ALBINA enseignant ;Robert ALDRICH, professor of European History (Univ. de Sydney) ;Claire ANDRIEU, historienne (IEP de Paris) ;Philippe ARTIERES, historien (CNRS) ;Ariane ASCARIDE, comédienne ;Serge AUDIER, philosophe (Univ. de Paris 4) ;Leonor BALDAQUE, comédienne ; Jacques BANGOU, médecin ;Marc-Olivier BARUCH, historien (CNRS) ;Olivier BASSUET, assistant-producteur,  Christian BAUDELOT, sociologue (ENS de Paris) ;Laurent BAZIN, anthropologue (CNRS) ;Stéphane BEAUD, sociologue (Univ. de Nantes) ;Antonio BECHELLONI, historien (Univ. de Lille 3) ;Irène BELLIER, directrice de recherche (CNRS),Françoise BENHAMOU, économiste (Univ. de Rouen) ;Alban BENSA, anthropologue (EHESS) ;Edward BERENSON, historien (directeur de l’Institute of French Studies de New York) ;Madeleine BLAMEBLE, professeur d’allemand ;Marie-Claude BLANC-CHALEARD, historienne (Univ. de Paris 1) ;Christian BOLTANSKI , artiste ;Luc BOLTANSKI, sociologue (EHESS) ;François BON, écrivain ;Jean-Luc BONNIOL, anthropologue (Univ. d’Aix-Marseille 3) ;Pierre BOUVIER, socio-anthropologue (Univ. de Paris 10) ;Raphaëlle BRANCHE, historienne (Univ. de Paris 1) ;Alain BRESSON, historien (Univ. de Bordeaux 3) ;Geneviève BRISAC, écrivain ;Anne-Sophie BRUNO, enseignante-chercheuse (Univ. de Paris 10) ;Dominique CABRERA, cinéaste ;Michel CAHEN, chercheur (CNRS) ;Véronique CHAMPEIL-DESPLATS, professeur de droit (Univ. de Paris 10) ;Jean-François CHANET, historien (Univ. de Lille 3) ;Herrick CHAPMAN, historien (New York University) ;Christophe CHARLE, historien (Univ. de Paris 1) ;Roger CHARTIER, historien (Collège de France) ;Michel CHAUMONT, responsable des relations publiques (théâtre des Amandiers, Paris) ;Patrick CHEMLA, psychiatre ;François CHEREQUE, secrétaire général de la CFDT ;Denis CLERC, économiste ;  Olivier COHEN, éditeur ;Huguette et Pierre CORDELIER, enseignants ;Albano CORDEIRO, économiste-sociologue (CNRS),Paola CORTI, historienne (Univ. de Turin) ;Mariannick DAGOIS, musicienne ;  David DAHOMAY, enseignant ;Jacky DAHOMAY, philosophe ;Oliviers DEJOURS, chef d’orchestre ;  Edouard DELEPINE, historien ;Martine DERRIER, directrice d’un bureau de théâtre ;Agnès DESARTHE, écrivain ;Mamadou DIOUF, historien (Univ. du Michigan) ;Richard DRAYTON, historien (Univ. de Cambridge) ;  Michel DREYFUS, historien (CNRS) ;Geneviève DREYFUS-ARMAND, historienne ;Stéphane DUFOIX, sociologue (Univ. de Paris 10) ;Florence DUPONT, professeur de littérature ancienne (Univ. de Paris 7) ;  Guillaume DUVAL, journaliste ;Alain EHRENBERG, sociologue (CNRS) ;ELDIABLO, auteur ;Driss EL YAZAMI, directeur de l’association Génériques ;Christine ERHEL, économiste (Univ. de Paris 1) ;Jean FABBRI, secrétaire général du SNESup ;Joëlle FARCHY, professeur des sciences de l'information  (Univ. de Paris 1) ;  Arlette FARGE, historienne (CNRS) ;Didier FASSIN, professeur (Univ. de Paris 13) ;Eric FASSIN, sociologue (ENS de Paris) ;FEFE/SAÏAN SUPA CREW, auteur/chanteur ;Georges FELOUZIS, sociologue (Univ. de Bordeaux 2) ;Richard FIGUIER, directeur de publications (Ecole française de Rome) ;Didier FRANCFORT, historien (Univ. de Nancy 2) ;Etienne FRANCOIS, historien (Freie Universität Berlin) ;Emilio FRANZINA, historien (Univ. de Verone) ;Patrick FRIDENSON, directeur d´études (EHESS) ;Raphaël FRYDMAN, réalisateur ;Jean-Philippe GENET, historien (Univ. de Paris 1) ;François GEZE, éditeur ;Ralph GIESEY, historien (Univ. de l’Iowa) ;Marie-Pierre GRACEDIEU, éditrice ;Nancy GREEN, historienne (EHESS) ;Claude GRUNITZKY, directeur de magazine (New-York) ;  Robert GUEDIGUIAN, cinéaste ;  Michelle GUILLON, géographe ;  André GUNTHERT, chercheur (EHESS) ; Simonne GUYON, enseignante retraitée ;Jean-Louis HALPERIN, professeur de droit (ENS de Paris) ;Patrick HASSENTEUFEL, professeur de science politique (Univ. de Versailles-Saint Quentin) ;Jean-Paul HEBERT, économiste (EHESS) ;Marie-Antoinette HILY, sociologue (CNRS) ;  Hubert JABOT, avocat ;  Paul JANKOWSKI, historien (Brandeis University) ;  JAVA, auteur/chanteur ;  Eric JENNINGS, historien (Univ. de Toronto) ;  Marina JULIENNE, journaliste ;Hartmut KAELBLE, historien (Université Humboldt, Berlin) ;Michel KAPLAN, historien (Univ. de Paris 1) ;  Jürgen KOCKA, historien (Freie Universität, Berlin) ;  Sandrine KOTT, historienne (Univ. de Genève) ;Jean-Louis LABARRIERE, philosophe (Maison Française d’Oxford) ;Mehdi LALLAOUI, cinéaste ;  Benoît LAMBERT, metteur en scène ;  Marie-Christine LAVABRE, politiste (CNRS) ;  Marie LAVIN, inspectrice d'académie honoraire ;Herman LEBOVICS, historien (State University of New York) ;Safia LEBDI, chef de projets ;Arnaud LECHEVALIER, économiste (Univ. de Paris 1) ;Jacques LE GOFF, professeur honoraire (Collège de France) ;Jocelyn LETOURNEAU, historien (Univ. Laval, Québec) ;Claire LEVY-VROELANT, professeure de sociologie (Univ. de Paris 8) ;Natacha LILLO, historienne (Univ. de Paris 7) ; Antoine LILTI, historien (ENS de Paris) ; Patricia LORCIN, historienne (Univ. du Minnesota) ; Liêm-Khê LUGUERN, professeur d’histoire-géographie ; Alf LUDTKE, historien (Univ. d’Erfurt) ; LUKE, groupe de rock ; Aïssa MAÏGA, actrice ; Alain MANQUAT, chef d’entreprise ; Thierry MAREMBERT, avocat ; Elsa MARTAYAN, urbaniste ; Roger MARTELLI, professeur d’histoire ; Antoine MATH, chercheur (IRES) ; Claude MAZAURIC, historien ; Fabrice MELQUIOT, écrivain ; Dominique MEURS, économiste  (Univ. de Paris 2) ; Nobutaka MIURA, professeur d’études françaises (Univ. Chûô, Tokyo) ; Ariane MNOUCHKINE, metteur en scène ; Claudia MOATTI, historienne (Univ. de Paris 8) ; Jean-Claude MONOD, philosophe (CNRS) ; Gérard MOREAU ; Bernard MULLER, anthropologue (CNRS) ; Odile NAVE, professeur d'histoire-géographie ; David NIRENBERG, historien (Univ. de Chicago) ; Francine NOEL, professeur d’histoire ; Gérard NOIRIEL, historien (EHESS) ; Philip NORD, historien (Univ. de Princeton) ; Nicolas OFFENSTADT, historien (Univ. de Paris 1) ; Les OGRES DE BARBACK, groupe de rock-tziganes ; Ariane PAILHE, chercheuse (INED) ; Thierry PECH, éditeur ; Claude PENNETIER, chercheur (CNRS) ; Michelle PERROT, historienne ; Marc PIAULT, anthropologue ; Laurent PINON, historien (ENS Paris) ; Janine PONTY, historienne ; Judith RAINHORN, historienne (U. de Valenciennes) ; Andrea REA, sociologue (Université Libre de Bruxelles) ; Frédéric REGENT, historien (Univ. Antilles-Guyane) ; RIDAN, auteur/chanteur ; Jacques RIGAUDIAT, fonctionnaire ; ROCCA, rappeur/auteur ; Jean-Louis ROCCA, sociologue (Univ. Tsinghua, Pékin) ; Régis ROINSARD, réalisateur ;Diane ROMAN, professeure de droit public (Univ. de Tours) ; Henry ROUSSO, historien (CNRS) ; La RUMEUR, rappeur/ auteur ; Peter SAHLINS, historien (Social Sciences Research Council, New York) ; Patrick SAVIDAN, philosophe (Univ. de Paris 4) ;Jair de SOUZA RAMOS, professeur (Univ. Federal Fluminense, Rio de Janeiro); Todd SHEPARD, historien (Univ. de Philadelphie); Cindy SKACH, politiste (Univ. de Harvard); Patrick SIMON, démographe (INED);Nathalie SIMONNOT, administratrice ONG internationale ; Yves SINTOMER, sociologue (Univ. de Paris 8) ;Serge SLAMA, enseignant-chercheur en droit public (Univ. de Paris 10) ;Martine SONNET, historienne (CNRS) ; Dominique STOENESCO, professeur de portugais ; Martine STORTI, écrivaine ; Alain TARRIUS, sociologue (Univ. de Toulouse) ; Manuel TAVARES, pédopsychiatre ; Emile TEMIME, historien ; Sylvie THENAUT, historienne (CNRS) ; Olivier THEVENON, démographe (INED) ; Bernard THIBAULT, secrétaire général de la CGT ; Yann TIERSEN, chanteur/auteur ; Igor URRESOLA, consultant ; Béatrice de VARINE, professeur d'histoire ; Hugues de VARINE, consultant ; Pierre VESPERINI, éditeur ; Vincent VIET, historien ; Michel VOLOVITCH, biologiste (ENS de Paris) ; Pierre VOLOVITCH, économiste ; Marie-Christine VOLOVITCH-TAVARES, historienne ; Loïc WACQUANT, sociologue (Univ. de Berkeley) ; Sophie WAHNICH, historienne (CNRS) ; Patrick WEIL, historien (CNRS) ; Stephen WHITE, historien (Emory University) ; Catherine WIHTOL de WENDEN, politiste (CNRS) ;Sylvie ZAIDMAN, attachée de conservation du patrimoine (Bobigny) ; Claire ZALC, historienne (CNRS) ; Michelle ZANCARINI-FOURNEL, historienne (Univ. de Lyon-IUFM).

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 16:16

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 10:49
Ben comment vous dire ?
Jour après jour on pense avoir tout entendu et pourtant chaque jour elle continue de nous surprendre, après avoir soutenu selon elle des idées auxquelles elle ne croyait pas (mais sur lesquelles elle ne s'étaient jamais exprimé depuis les 5 dernières années, notamment le smic, en ces termes), voici que Madame Ségolène Royal a décidé de transformer le fonctionnement du Parti socialiste pour en faire un groupe de supporters ; en effet, si l'on tranche les orientations du parti au printemps 2008 - outre le fait que cela se fera quand tout le monde pensera à autre chose c'est-à-dire aux élections municipales et cantonales (et qu'auparavant nous auront traversé les désignations de têtes de liste et les rédactions des programmes locaux à l'automne 2007...) - pourquoi réunir un congrès en son temps (novembre 2008) :  un congrès du Parti socialiste sert bien sûr à désigner ses dirigeants mais ils ne le sont qu'en cohérence avec l'orientation politique majoritaire qui s'y est dégagée ! Souhaite-t-elle donc que le congrès de novembre 2008 - le seul possible au regard du calendrier électoral - se résume à un choix de personnes, sans que ne soit discuté l'orientation du parti, le bilan des 5 dernières années et de la campagne ?

Autre incohérence de Ségolène Royal : elle dit souhaiter se présenter comme future candidate mais refuse désormais de cumuler avec le poste de premier secrétaire du  parti... Les propres critiques qu'elle a donc émise précédemment ne tiennent donc déjà plus ? le fait que la dichotomie du parti et du candidat ait constitué un handicap ? ah non, ça s'est fini... quelle constance ! Pour une fois, son ex-compagnon a raison sur le calendrier - convoquer un congrès extraordinaire en 2010 pour désigner le candidat - qui ne pourra faire autrement que d'être le chef du parti - et rédiger le programme apparaît bien plus cohérent que les nouvelles propositions de l'ex-candidate...
FRED

 

2012 : Royal "probable" candidate à l'investiture
NOUVELOBS.COM | 22.06.2007 | 11:32

"Bien évidemment j'ai envie de continuer, mais les militants socialistes le décideront", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle.

Ségolène Royal (AFP)

Ségolène Royal (AFP)

Ségolène Royal a annoncé vendredi 22 juin que sa candidature à la présidentielle de 2012 serait "probable". A la veille du conseil national du Parti socialiste, elle a également demandé que les grandes orientations du parti soient tranchées "rapidement", avant le congrès prévu en 2008.
Interrogée sur France-2 à propos de sa candidature à la présidentielle de 2012, l'ancienne candidate a expliqué qu'elle "ne le sait pas encore" mais que "c'est probable, oui".


Les militants décideront
"Bien évidemment j'ai envie de continuer, mais les militants socialistes le décideront", a-t-elle dit. Ségolène Royal a ajouté que, selon elle, "il faut que le candidat à l'élection présidentielle soit désigné avant que le projet soit fait pour qu'il y ait un travail collectif" entre le candidat et le parti. (AP)

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 09:27
Paquet fiscal : pour accroître les injustices
Liêm Hoang Ngoc - Politis | 21 juin 2007

ligne
Les mesures fiscales néo-conservatrices de la France d’après l’élection présidentielle vont accroître les injustices fiscales. La quasi-suppression des droits de succession est contraire au principe libéral d’égalité des chances, affirmerait un authentique Self made Man comme Bill Gates, qui s’est récemment élevé contre un projet de ce type dans l’Amérique de George Bush.

Le bouclier fiscal à 50% supprimera de fait l’ISF. La déductibilité des intérêts d’emprunts pour la résidence principale est une aubaine pour les ménages aisés déjà détenteurs de logements. Elle ne favorisera en rien l’accès à la propriété de la moitié des foyers qui n’est pas imposable et entretiendra de surcroît la flambée des prix de l’immobilier. La hausse de la TVA (trompeusement baptisée TVA «sociale»), envisagée pour réduire à nouveau les cotisations sociales, ainsi que la franchise médicale, auront pour effet de reporter sur les ménages une part croissante du financement de la sécurité sociale. Enfin la défiscalisation des heures supplémentaires sous-entend que ceux qui ne veulent pas «travailler plus» sont les seuls responsables de la stagnation de leur pouvoir d’achat, à laquelle l’exploitation capitaliste serait absolument étrangère… Cette politique fiscale n’est pas seulement une politique de classe. Elle s’avère à contre-emploi pour un gouvernement qui entend relancer la croissance et réduire la dette.

 

Avant même le débat sur la première loi de finance élaborée sous sa responsabilité, le nouveau Ministre du budget a déjà annoncé une pause dans la réduction des déficits publics ! Les réformes envisagées risquent en effet d’accélérer l’érosion des ressources fiscales sans produire d’effet positif sur la croissance. Le coût cumulé de la baisse de la progressivité du seul impôt sur le revenu peut être chiffré à 30 milliards d’euros de 2002 à 2007. Les allègements envisagés pour 2008 s’élèveront à 15 milliards d’euros. La baisse du taux marginal des tranches supérieures depuis 2000, puis la réduction de 7 à 5 du nombre de tranches, le bouclier fiscal à 60% et la précédente baisse des droits de succession, instaurés par le Gouvernement Villepin, ont déjà pour effet de réduire la redistributivité du système pris dans son ensemble, engendrant des incidences macroéconomiques perverses observables à l’œil nu. Les réformes envisagées risquent d’accélérer cette tendance.

 

Les allègements fiscaux bénéficiant aux hauts revenus soutiennent certes la consommation des ménages aisés. Ils gonflent aussi, à travers la forte épargne des rentiers sur les marchés, une bulle boursière qui se forme dès lors que, comme on le constate, l’augmentation du cours des actions ne s’accompagne pas d’investissements dans l’économie réelle. Son éclatement ne manquerait pas de produire des effets récessifs. La hausse des hauts revenus nourrit également une spéculation immobilière. Celle-ci renforce le pouvoir des propriétaires face à la masse des locataires, dans l’impossibilité d’accéder à la propriété et condamnée à leur verser une rente de plus en plus élevée. Enfin, la hausse de 3 à 5 points la TVA, prévue pour réduire à nouveau les cotisations patronales, touchera au premier chef les ménages à faible revenu. Ces derniers consacrent déjà plus de 8% de leurs revenus au paiement de la TVA, alors que les 10% des ménages les plus aisés, bénéficiaires des nouvelles baisses d’impôt, n’y consacrent que 3% de leurs revenus. La consommation populaire s’en trouvera atteinte car il est peu probable que la baisse des cotisations patronales se traduise par une réduction de l’inflation. Les baisses de «charges», qui se sont déployées depuis quinze ans, n’ont pas enrayé la «vie chère» et n’ont pas engendré plus de 200 000 créations d’emplois. La dernière hausse de deux points de la TVA, opérée par Alain Juppé en 1995, fut par ailleurs intégralement répercutée sur les prix.

 

Désormais, le seul moteur de la croissance est la consommation de 10% des ménages, les ménages les plus aisés. Ceci s’avère insuffisant pour que l’économie retrouve le plein-emploi, à l’heure où l’investissement et les exportations sont en berne, pour cause d’absence d’innovations de la part d’entreprises pourtant excessivement profitables. Il en résulte un déficit de recettes fiscales par rapport à celles qui sont anticipées dans le cadre de chaque préparation de budget. La mauvaise dette prolifère, celle qui finance d’inutiles cadeaux fiscaux. Ces derniers, loin de peser sur les générations futures, profitent déjà aux créanciers de l’État... L’économie de rentiers qui se constitue est donc plus que jamais tributaire de la consommation et de la spéculation des classes aisées, pour le meilleur, comme pour le pire. Quant aux serviteurs de la chose publique, ils seront montrés du doigt lors des prochains exercices budgétaires. La «Réforme de l’État» réduira de moitié les effectifs des services publics, où le droit de grève sera prochainement limité…

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 14:10

Universités : Sarkozy durcit le ton

Le président du syndicat étudiant se dit "atterré" par les propos du chef de l'Etat, qui a indiqué mercredi que la réforme, "prête", serait "votée cet été". "Une quasi-déclaration de guerre vis-à-vis des syndicats".

Bruno Julliard (AP)

Bruno Julliard (AP)

Devant l'opposition des syndicats, notamment de l'Unef, au texte sur l'autonomie des universités, Nicolas Sarkozy a durci le ton, mercredi 20 juin. Il a assuré qu'il n'abandonnerait pas au motif que ce serait "trop risqué politiquement" et annonçant des moyens supplémentaires pour les universités volontaires.
 
"On ne peut pas dire sans arrêt que le XXIe siècle sera le siècle de la connaissance et garder notre système universitaire à l'abandon pour la seule raison qu'il serait trop risqué politiquement de le réformer", a déclaré le président de la République devant les parlementaires UMP.
 
"Tout le monde est d'accord sur la nécessité de le réformer, un seul argument s'y oppose : c'est dangereux", a-t-il ajouté, suggérant à "ceux qui n'aiment pas le danger" de "choisir une autre activité".
 
"N'opposons pas les universités entre elles"
L'avant-projet de loi sur l'autonomie des universités présenté par la ministre Valérie Pécresse a été accueilli fraîchement par les acteurs de l'université, en particulier les étudiants de l'Unef qui ont mené la bataille contre le CPE en 2006.
 
Personnels, présidents d'université et étudiants reprochent dans leur quasi totalité au texte de prévoir que seules les universités qui le peuvent et qui le souhaitent accèdent, sans obligation ni date butoir, à leur autonomie financière, en matière de ressources humaines comme de propriété des locaux.
 
"Toutes les universités ont la capacité d'accéder à l'autonomie, à leur rythme, n'opposons pas les universités entre elles, elles peuvent toutes progresser vers ce nouveau statut", a estimé Michel Lussault, 3e vice-président de la Conférence des présidents d'université (CPU).
 
"Ce n'est pas acceptable, nous allons utiliser le temps qu'il reste pour l'amender mais si au bout du compte il reste en l'état, nous organiserons la mobilisation des étudiants", a prévenu de son côté Bruno Julliard, président de l'Unef.
 
Prise de risque
Pour manifester néanmoins sa volonté de "prendre (ses) responsabilités", le chef de l'Etat a pris le risque mercredi de mécontenter plus encore les opposants au texte présenté mardi. Il a affirmé que les universités qui "choisissent le nouveau statut recevront des moyens supplémentaires".
 
Il s'agit d'"une incitation pour encourager les universités à prendre leur autonomie et les épauler dans cette démarche", a expliqué l'Elysée à l'AFP, en précisant qu'"il n'y a pas de limitation a priori au volontariat" qui pourra concerner toutes les universités.
 
La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse "mettait de l'huile dans les rouages, (Nicolas Sarkozy) met de l'huile sur le feu", a déclaré Bruno Julliard mercredi, se disant "abasourdi".
 
Il a aussi regretté que l'avant-projet de loi prévoit que les universités pourront soumettre l'entrée en 2ème cycle (master 1, bac+4) aux "conditions définies dans les conseils d'administration", ce qui revient pour lui à "une sélection"
 
Julliard juge Sarkozy "très agressif"
"C'est incompréhensible, on avait un engagement qu'il n'y aurait pas de conditionnement des moyens", s'est étonné Bruno Julliard, jugeant de plus que Nicolas Sarkozy se montrait "très agressif".
 
"Il s'agit d'un contresens", a commenté Michel Lussault, de la CPU. "La France a besoin de toutes ses universités, c'est une erreur de croire qu'en développant seulement certaines universités, nous arriverons à répondre aux besoins de formation et de recherche", a-t-il analysé. (AFP)
 

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 13:53
Hollande recadre les critiques de Royal sur les mesures «pas du tout crédibles» du PS
 
 
Le patron des socialistes a répondu jeudi aux attaques de l'ex-candidate sur le Smic à 1500 euros et la généralisation des 35 heures. Il annonce également que le PS devra désigner son candidat en 2010.
 
Par A.V. (d'après AFP)
 
LIBERATION.FR : jeudi 21 juin 2007

Bisbilles au PS. Invité jeudi matin sur France Inter, François Hollande a répondu aux critiques de plusieurs mesures du projet socialiste formulées mercredi par Ségolène Royal. Evoquant le Smic à 1500 € et la généralisation des 35h, elle avait indiqué que «ces 2 idées, qui étaient dans le projet des socialistes», n’avaient pas été «du tout crédibles».

 

Selon François Hollande, Ségolène Royal «a toujours eu cette distance à l’égard du projet des socialistes».«Elle sous-estime peut-être un autre point. Il faut que dans une campagne, il y ait une cohérence plus forte entre ceux qui soutiennent et le ou la candidate», a-t-il ajouté.

 

La veille, à l’émission «Question d’info» (LCP-Le Monde-France Info), Ségolène Royal avait déclaré qu’il fallait «remettre en cause un certain nombre de choses» dans l’idéologie socialiste : «Par exemple, le Smic à 1500 € brut dans 5 ans, qui est une idée phare de Laurent Fabius, ou la généralisation des 35h, sont 2 idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j’ai dû reprendre dans mon pacte présidentiel et qui n’ont pas du tout été crédibles.»

 

Elle a rappelé que «dans (sa) profession de foi, il n’y avait pas le Smic à 1500 €». Cependant, a-t-elle ajouté, «certaines mesures (étaient) en même temps politiquement fondées : le message politique était de dire que les socialistes sont favorables à une augmentation des bas salaires».

 

 Haro sur le parti
Ségolène Royal s'en est pris également au PS. Mercredi, elle a déclaré que l’entrée dans le gouvernement Fillon de personnalités de gauche ou issues de la diversité devait «interpeller le PS», souhaitant qu’«il se passe quelque chose rapidement» dans son parti. «Ça doit faire réfléchir. Je pense que la gauche a été en retard, les socialistes ont été en retard» à propos de la diversité, a déclaré Royal, reconnaissant qu’il y a «quelques figures symboliques fortes qui entrent au gouvernement».

 

«Je pense qu’il faut qu’il se passe quelque chose rapidement, qu’il y ait du mouvement, que les gens sentent que le PS redevient un lieu de discussion, de refondation idéologique, de travail, attire les meilleurs pour (...) faire converger vers nous des forces vives avant qu’elles ne partent.» Critiquant le langage du parti, comme les mots «motion» et «congrès», elle a estimé qu’il fallait «tout revoir de fond en comble, y compris le vocabulaire». «Il faut redonner la parole aux militants. Je veux être la garante de la démocratie interne dans le parti socialiste. (...) Plus les militants auront la parole, plus la clarification sera possible. Et plus les militants auront la parole tôt, plus le PS pourra se réformer.»

 

Évoquant le Conseil national du PS samedi, où François Hollande proposera le maintien du congrès à l’automne 2008, Ségolène Royal a affirmé : «Je ne vais pas faire un conflit sur un calendrier mais je pense qu’il aurait été meilleur d’aller plus vite pour trancher une ligne politique.»

 
Jeudi matin, le patron des socialistes a ajouté que le PS devra préparer son projet avec le ou la candidate. Il a ainsi indiqué qu’il proposerait de désigner le candidat du parti à l’Élysée en 2010 et «faire le projet avec ce candidat». Pour 2007, «nous avions fait d’abord un projet puis le choix du candidat. Tirons-en les leçons. Il faut faire l’inverse».

 

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 09:32
Plus rien  ne l'arrête  ; ce n'est pas non plus l'humilité et la modestie qui l'étouffe ni la capacité à se remettre un minimum en question quand elle vient d'offrir à la gauche sa troisième défaite présidentielle consécutive alors qu'on avait pas le droit de perdre cette fois-ci.
Une fois encore Madame Royal n'est pour rien dans le fiasco du 6 mai 2007 - les éléphants l'ont trahis, on l'a forcé à défendre des idées qu'elle ne jugeait pas crédible (les camarades de la gauche du parti qui l'ont soutenu en espérant un plat de lentilles apprécieront les exemples qu'elle donne), les socialistes n'étaient pas prêts et ne s'étaient pas rénovés...
Mais alors je repose les questions :
  • pourquoi a-t-elle sans cesse oscillé entre l'utilisation des éléphants et leur remise au placard ?
  • pourquoi n'a-t-elle pas dénoncé dans les congrès du Parti, dans la préparation du projet socialiste (1er semestre 2006), puis dans la campagne interne pour l'investiture, ces idées si peu crédibles et donc si dommageable ?
  • pourquoi n'a-t-elle pas cherché à porter la rénovation du PS lors des deux derniers congrès de 2003 et 2005, préférant se fondre dans gloubiboulga idéologiquement invertébré rassemblant Hollande, DSK, Aubry, Dray et même Fabius en 2003 ?
Ségolène Royal a donc menti durant toute la campagne d'investiture puis pendant la campagne présidentielle ! et aujourd'hui il faudrait la croire sincère quand elle dit qu'il faut précipiter les échéances pour le bien du parti, mais surtout pour profiter de la masse de certains nouveaux adhérents fanatisés par le ségoléno-pentecôtisme, plutôt que de leur permettre de prendre un peu de recul et la mesure des enjeux qui s'offrent à nous ?!! Cette dernière et rationnelle solution comporte pour elle le risque de faire apparaître durant le nécessaire inventaire de sa campane les erreurs d'analyse commises par son équipe et elle (je ne les rappelerai pas ici je vous renvois aux notes précédentes)...
Alors où se trouve la la sincérité !
FRED 
Ségolène Royal affirme avoir dû défendre des idées qu'elle ne jugeait "pas crédibles"
LEMONDE.FR avec AFP | 21.06.07 | 09h03  •  Mis à jour le 21.06.07 | 09h39

mic à 1 500 €, généralisation des 35 h. Selon Ségolène Royal, "ce sont des idées qui ne sont pas crédibles, pas cohérentes avec le projet socialiste". L'ex-candidate socialiste à la présidentielle les a pourtant défendues pendant sa campagne. Elle a "dû les reprendre dans son pacte présidentiel", a-t-elle précisé, mercredi 20 juin, lors de l'émission Question d'info (LCP-Le Monde-France Info).Parlant du smic à 1 500 € brut en 5 ans, "qui est une idée phare de Laurent Fabius", Mme Royal a rappelé que la mesure n'était pas évoquée "dans [sa] profession de foi". Cependant, a-t-elle ajouté, "certaines mesures [étaient] en même temps politiquement fondées : le message politique était de dire que les socialistes sont favorables à une augmentation des bas salaires".

"LES SOCIALISTES ONT ÉTÉ EN RETARD"

Ségolène Royal a aussi estimé que l'entrée dans le gouvernement Fillon de personnalités de gauche ou issues de la diversité devait "interpeller le PS". "Cela doit faire réfléchir. Je pense que la gauche a été en retard, les socialistes ont été en retard", a-t-elle affirmé.

Evoquant l'idéologie socialiste, l'ex-candidate à l'Elysée a jugé qu'il fallait "remettre en cause un certain nombre de choses". Selon elle, il faut "tout revoir de fond en comble, y compris le vocabulaire". Elle s'est dite "favorable à ce que les militants soient le plus rapidement possible appelés à trancher une ligne et des priorités" car "sinon, il y a un risque d'inertie" et de départ des militants.

 

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