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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 11:04
Avoir des désaccords avec l'ex-candidate socialiste à la présidentielle n'empêche pas d'apprécier en tant que secrétaire de section le soutien qu'elle vient d'apporter hier - vendredi 15 juin 2007 - à Gonesse aux candidats socialistes du Val d'Oise.
Vous trouverez photos et vidéos de la visite que j'ai mis en ligne sur le Blog des socialistes du Canton de Luzarches aux url suivantes :
Fred

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 08:13
Pour ou contre la TVA "sociale" ?
Le point de Vue de Liêm Hoang Ngoc, économiste - Le Monde | 15 juin 2007

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La question fondamentale en matière de fiscalité est : qui paie ? En raison du poids des impôts proportionnels (TVA, CSG…), le système fiscal français est déjà des plus injustes. La TVA représente aujourd’hui 51% des recettes fiscales contre 17% pour l’impôt sur le revenu. Les pauvres la paient au premier centime d’euro dépensé pour leur pain quotidien. Les 10% des ménages les plus pauvres concèdent 8% de leur revenu au paiement de la TVA. Les 10% des ménages les plus riches ne lui consacrent que 3% de leur revenu. La hausse de la TVA rendra l’impôt encore plus injuste en reportant sur les pauvres une part croissante du financement du budget.

Malgré la baisse des charges prévue, ni les grandes entreprises, sommées par leurs actionnaires de maximiser leurs marges, ni les PME, étranglées par leurs donneuses d’ordre, ne vont baisser leurs prix. Demander à un restaurateur s’il baissera ses prix si on lui accordait la baisse de TVA qu’il demande de 19,6% à 5,5%, il vous répondra non. Croyez-vous qu’il les baissera si on l’augmente à 22 ou 25% ?

 

Les baisses de cotisations sociales qui se sont déployées depuis 1993 n’ont aucunement enrayé la "vie chère". Avec une telle mesure, les prix augmenteront et provoqueront une détérioration du pouvoir d’achat des ménages, ce qui cassera la consommation, actuellement le seul moteur de la croissance. La hausse de la TVA allemande a déjà relancé l’inflation de 0,5 point au premier trimestre et risque de freiner la consommation intérieure. En apparence, la stratégie allemande est gagnante sur le terrain commercial parce que les industries d’outre-Rhin sont spécialisées sur des créneaux "hors coût" qui leur garantissaient déjà des débouchés mondiaux. La réforme fiscale permet surtout aux actionnaires allemands de bénéficier de dividendes en hausse…

 

La BCE, dont l’œil est rivé sur l’indice des prix, risquerait de relever une fois de plus ses taux d’intérêt. La croissance ralentie amenuiserait les recettes fiscales, déjà entamées par les baisses d’impôts directs. Les déficits se creuseraient, justifiant de nouvelles restrictions budgétaires en matière de redistribution. Un cercle vicieux s’instaurerait et les inégalités se creuseraient.

 

Si tous les pays européens s’engageaient dans cette stratégie de "désinflation compétitive", le jeu serait à somme nulle. Aucun gain de parts de marché de part et d’autre, mais un marasme économique généralisé qui condamnerait une fois de plus le projet européen auprès des peuples. Des effets positifs sur l’emploi ? On estime à 200 000 le nombre de créations nettes d’emplois occasionné par ces politiques de baisse de cotisations salariales depuis une quinzaine d’années, chiffre qui reste très limité.

 

Liêm Hoang-Ngoc, maître de conférences à Paris I et chercheur au centre Panthéon-Sorbonne Economie, rattaché au CNRS

 

Propos recueillis par Anne-Gaëlle Rico

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 08:07
Comment la France a basculé
Par GAËL SLIMAN directeur délégué de BVA. Publié dans Libération du 14 juin. | 14 juin 2007

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Si la droite a bien compris pourquoi elle avait gagné, beaucoup à gauche se trompent encore lourdement sur les causes de l’échec : lorsque celui-ci n’est pas tout simplement nié (les trois discours de soir du vote de la candidate battue), il est souvent excusé en étant imputé à une droitisation préalable des Français. Ce diagnostic «royaliste» est partagé par bon nombre de commentateurs de la vie politique et, du coup, de Français eux-mêmes.

Il est pourtant faux selon moi (cette tribune est le reflet d’une analyse personnelle qui n’engage évidemment ni ma profession de sondeur ni mon entreprise, BVA), l’analyse des données d’enquêtes d’opinion recueillies avant et pendant la campagne présidentielle prouvant que c’est une France encore très majoritairement de gauche en décembre 2006 qui a élu 4 mois plus tard triomphalement le champion de la «droite décomplexée» ! L’analyse des données d’opinion recueillies par BVA durant la campagne et surtout la précampagne de novembre à décembre 2006 font apparaître un net avantage en faveur de la gauche sur nos indicateurs du rapport de force politique et idéologique.
Les électeurs se sont intéressés à des thèmes avantageant structurellement la gauche comme «l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le pouvoir d’achat et l’éducation» (thèmes sur lesquels la gauche dominait encore la droite de 10 à 23 points au démarrage réel de la campagne en janvier 2007). Jusqu’à la fin décembre 2006 les Français se déclaraient plus proches des partis de gauche (à 54% contre 46% sur l’ensemble de l’année 2006) que de ceux de droite et ont constamment été 10 points de plus à souhaiter la victoire du candidat de la gauche plutôt que celle du candidat de la droite (40% contre 30%). Enfin, ils étaient logiquement plus enclins à voter Royal que Sarkozy : dans nos premières intentions de vote BVA-Orange (12 décembre) réalisées juste après leurs investitures par le PS et l’UMP, Ségolène Royal l’emportait sur Nicolas Sarkozy au 1er (35% contre 32%) comme au 2nd tour (51% contre 49%). Le fait que ce potentiel initial n’ait pas été transformé en vote montre simplement le différentiel de persuasion respectif des deux finalistes. Mais il s’agit évidemment moins d’un problème de personne que de projet : la droite a proposé aux Français un projet de société cohérent, lisible et bien marqué idéologiquement, la gauche ne l’a pas fait. Pour autant, si l’élection de Nicolas Sarkozy ne s’explique pas par une droitisation de l’opinion, elle pourrait bien l’avoir amorcée : le rapport gauche-droite en proximité partisane s’est ainsi parfaitement inversé depuis la victoire de Nicolas Sarkozy (il est passé de 54/46 avant la campagne, à 52/48 avant le 1er tour, pour s’établir à 46/54 depuis le 6 mai), et le nouveau président connaît un exceptionnel état de grâce depuis son élection (confiance renouvelée et popularité record). Si l’on y ajoute la nette volonté des Français de lui donner une large majorité pour gouverner et l’atonie des leaders du PS dans la campagne des législatives, on comprend mieux le résultat spectaculaire (mais annoncé depuis longtemps dans les sondages) de dimanche dernier.
Mais si le PS ne peut déjà plus éviter une défaite écrasante, il lui est encore possible de sauver un maximum de sortants. Cela implique de reconnaître sa défaite plutôt que de la relativiser en se référant aux sondages ou à l’Assemblée de 2002, et aussi d’expliquer aux abstentionnistes de gauche pourquoi il leur faut se mobiliser au second tour. Sur ce second point, plutôt que de geindre sur le nombre de députés de droite qu’il y aura à l’Assemblée ( «C’est trop injuste, ils vont être trop puissants, à quoi ça sert ?» ), ou de reprocher aux jeunes de ne pas s’être déplacés, il serait préférable de se concentrer sur le fond politique (cela a été fait, en partie, notamment par François Hollande) en reprochant à la droite de mener une «politique de droite» qui avantagera certaines catégories au détriment des autres. En tout cas, la nouvelle «danse du centre» amorcée par Ségolène Royal ne me semble pas permettre une mobilisation accrue de l’électorat populaire, jeune et de gauche ; bien au contraire. Et les reports Modem-PS étant déjà excellents, les gains supplémentaires sur l’électorat Modem seront minimes, tandis que la déperdition des abstentionnistes de gauche et des électeurs d’extrême gauche du premier tour sera importante.

C’est peut-être la seule surprise de ce 1er tour : voir un parti politique majeur et sa candidate vedette s’obstiner dans l’erreur au point de s’entêter à appuyer sur l’accélérateur à mesure qu’ils voient le mur se rapprocher.

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 08:41
un sujet n'est jamais abordé dans le débat de la TVA sociale : celui de la responsabilité sociale des entreprises... En effet voilà plusieurs années que l'on seurine avec  le fait que seule la baisse du coût du travail et donc des cotisations sociales patronales permettent de créer de l'emploi.  C'est oublier que les cotisations chômages et familiales  sont déjà inexistantes depuis bon nombre d'années sur tous les bas salaires et surtout que c'est l'activité qui crée de l'emploi.
Mais surtout comme pour la prime pour l'emploi (créée par la gauche), ce type de dispositif décharge les entreprises de leurs responsabilités dans la société : responsabilité de payer correctement les salariés pour la prime pour l'emploi, responsabilité de participer à l'effort social qui permet de financer l'assurance-maladie, l'assurance-chômage et les allocations familiales, permettant aux salariés d'être en bonne santé, d'avoir une certaine sécurité, et finalement d'être productif pour l'entreprise - donc ça leur profite aux entreprises !
S'il y a un problème sur le financement de la sécurité sociale c'est sans doute dans le fait qu'effectivement il pèse exclusivement sur le travail - et que au bout d'un moment ça coince - 22 millions de salariés pour 40 millions d'habitants en 1945, 24 millions de salariés pour 60.5 millions d'habitants en 2007 - mais dans ce cas il s'agit d'élargir l'assiette aux bénéfices, pas de faire des baisse de cotisations sociales compensées par une taxe sur la consommation des ménages modestes et moyens, sans que cela ne crée (selon toutes les études) plus de 25 000 emplois et sans résoudre les problèmes de financement.
Fred

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 08:34
La guerre civile s'est défintivement emparée de Gaza. Personne ne peut penser que l'organisation et la précision avec laquelle les miliciens du Hamas sont en train systématiquement de massacrer leurs adversaires nationalistes de gauche et de prendre le contrôle de toutes les institutions de la Bande n'ait pas été préparé de longue date. Personne non plus ne peut ignorer les concommitences troublantes avec le nouvel attentat au Liban, les nouvelles gesticulations du président iranien et l'aggravation des violences confessionnelles en Irak : le Hamas répond précisément à la commande de la Syrie et de l'Iran.
Il est nécessaire de mettre en oeuvre ce que réclame depuis 2001 les socialistes français : l'envoi d'une force d'interposition armée avec des règles d'engagement militaire précises sous l'égide de l'ONU. Et  par ailleurs il n'est plus de temps de tergiverser : il faut choisir son camp. Le Fatah, membre associé de l'Internationale Socialiste, tient encore la Cisjordanie, ses bases peuvent encore lui permettre de proposer une alternative et un interlocuteur à Israël pour la Paix et la construction de deux  Etats démocratiques, côte à côte et viables... Nous devons lui apporter notre soutien, mais bien plus notre aide : il faut ravitailler d'urgence les Palestiniens de Cisjordanie, financer toutes leurs institutions, et il faut armer le Fatah !
Fred

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 08:26
Je ne m'étais pas tellement intéressé jusqu'ici à la campagne sur la 8ème circonscription du Val d'Oise, tout le monde sait à quel point je ne suis pas particulièrement un proche de Dominique Strauss-Khan, néanmoins camarade socialiste.
Un ami a attiré mon attention sur les vidéos de sa concurrente Sylvie Noachovitz, candidate de l'UMP, et connue pour être l'avocate de l'émission de Julien Courbet sur Sarko TV (euh pardon ... TF1).
Et là j'avoue être arrivé dans un autre monde, où l'hystérie et la vulgarité sont des qualités, l'humiliation et l'insulte des outils de campagne et les rassemblements pentecôtistes (eh oui il n'y en a pas qu'au PS) des exemples marketting.
Alors je sais que pour les gens très à gauche ça va être dur, mais sincèrement, vous ne pouvez pas faire subir aux Sarcellois, Gargeois et Villierois l'humiliation d'avoir cette animatrice TV comme députée.
Il faut voter DSK le dimanche 17 juin 2007 !
Fred

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 15:56
"Le PCF est en crise", selon Patrick Braouezec
NOUVELOBS.COM | 13.06.2007 | 16:33
"Il y a aujourd'hui à repenser la gauche, sans doute à refonder une gauche moderne, contemporaine et qui propose une alternative politique", juge le député.

Patrick Braouezec (Sipa)

Patrick Braouezec (Sipa)

Le député communiste Patrick Braouezec, en ballottage favorable dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis, a jugé, mardi 12 juin, que le Parti communiste Français traverse "une crise qui s'est approfondie à l'occasion de cette élection présidentielle".

"Je ne jette pas la pierre à Marie-George Buffet", a-t-il souligné invité de "A sa place vous feriez quoi?" sur France-Info et i>télé. Ce rénovateur qui a soutenu la campagne de José Bové a au contraire dénoncé "une erreur de stratégie d'une direction, d'une ligne politique".

 

Le PCF "n'est pas seul à être confronté à ce problème de crise politique", a-t-il d'ailleurs relevé, citant la situation des Verts et du Parti socialiste.

"Tirer toutes les conséquences"

 

"Il y a aujourd'hui à repenser la gauche, sans doute à refonder une gauche moderne, contemporaine et qui propose une alternative politique", a jugé Patrick Braouezec. "Je crois d'ailleurs que nous n'avons pas tiré toutes les conséquences du bilan de la gauche plurielle après l'échec de 2002", notamment en montrant "que nous étions un parti qui voulait avoir des responsabilités au gouvernement".

 

Le député communiste a aussi déploré que le rassemblement des différents partis de l'extrême gauche pendant la campagne du référendum contre le traité européen en mai 2005 "n'ait pas pu déboucher sur une candidature unitaire".

 

Cet échec n'est pas simplement dû à "une question d'ego, mais à des questions d'appareils", aussi bien au "Parti communiste Français qu'à la Ligue communiste révolutionnaire. Les deux à mes yeux sont responsables de cet échec et on voit aussi les conséquences de cet échec, de cette stratégie qui nous amènent à 1,9% au soir du premier tour" de l'élection présidentielle, a conclu Patrick Braouezec. (AP)

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 15:55
"Avec la TVA sociale, il y a bien une perte de pouvoir d'achat"
LEMONDE.FR | 07.06.07 | 12h52  •  Mis à jour le 13.06.07 | 16h38

L'intégralité du débat avec Xavier Timbeau, directeur du département Analyse et Prévision de l'OFCE, centre de recherche en économie de Sciences Po. En partenariat avec l'OFCE., mercredi 13 juin, à 15 h .

enoit : Quels sont les éléments objectifs qui permettent de penser que l'inflation pourrait être de retour et quels sont les principaux arguments des tenants de cette thèse ?

Xavier Timbeau : Les éléments objectifs sont assez peu nombreux.

Il y a 1) les indices de prix à la consommation publiés chaque mois. Pour faire un panorama rapide, en gros, ils sont stables et bas en Europe, ils sont, après avoir légèrement accéléré à la fin de l'année 2006, aux Etats-Unis, revenus à des niveaux très contrôlés ; ils ont tendance à accélérer légèrement au Royaume-Uni, et un tout petit peu dans les pays d'Asie en développement.

En revanche, au Japon, les indices de prix caractérisent toujours une situation de déflation. De ce côté-là, les développements récents (depuis le début 2007) ne sont pas porteurs d'inquiétudes.

2) Deuxième indicateur : les prix de l'énergie, des matières premières.

Là, effectivement, on assiste à des tensions sur les prix qui sont liées à des demandes de matières premières et de pétrole très importantes.

Mais ce qui avait été un des facteurs de la cause de l'inflation dans les années 1970 ne paraît pas se transmettre en spirale inflationniste.

3) Troisième élément : le développement des stocks de monnaie, de la masse monétaire, en particulier le développement des crédits, qui se vérifie dans pratiquement toutes les économies du monde.

Et pour un monétariste acharné, il y a là effectivement un signe particulièrement fort de risque inflationniste. La masse monétaire en Europe, par exemple, croît à plus de 10 % par an.

Cela étant dit, le développement d'outils financiers très sophistiqués et l'accès à des instruments de liquidité par l'ensemble des agents rend les mesures de la masse monétaire complètement illusoires et désavouent cette mesure en tant qu'indicateur d'inflation.

4) 4e élément : les développements récents sur les taux d'intérêt longs, et en particulier leur remontée récente. On pourrait penser que celle-ci est due à des craintes inflationnistes. On n'a pas beaucoup d'éléments pour étayer cette thèse.

Si la hausse des taux est indéniable, elle peut être liée à d'autres facteurs que l'inflation. D'autre part, si l'on regarde les obligations indexées qui sont censées révéler dans l'évolution des taux la partie liée à l'inflation, on s'aperçoit qu'elles ne révèlent pas d'élément notable d'accélération de l'inflation.

5) dernier élément, souvent avancé par la BCE : l'amélioration de la situation du marché du travail en Europe, qui pourrait à moyen terme conduire à des augmentations de salaires, ce qui pour la BCE porte le germe d'une inflation.

Ce dernier élément pourrait être discuté longuement, mais jusqu'à maintenant, les évolutions salariales ont plutôt été un facteur de déflation en Europe, il est donc toujours réjouissant de voir la BCE voir, de ce côté-là, un risque d'inflation.

toto : Il fut un temps (années 1970) où l'inflation finançait notamment les crédits contractés pour le logement. L'inflation résorberait aussi le poids de la dette. Alors pourquoi la craindre ?

Xavier_Timbeau : C'est une remarque excellente, et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui, justement, il faut craindre l'inflation. On hérite de 15 ans de lutte avec succès contre l'inflation. Cette lutte a été coûteuse en termes de croissance, de chômage.

Mais cette période d'inflation très basse a permis un développement spectaculaire des relations financières, et donc le développement du crédit, que ce soit pour un ménage, pour des entreprises ou pour des Etats.

Mais l'équilibre bien compris de ce développement financier est que le créancier y trouve aussi son compte.

Aujourd'hui, donc, un retour de l'inflation se traduirait principalement par un formidable retour en arrière en matière de développement du crédit et des relations financières.

Un retour de l'inflation induirait aussi, puisque les niveaux d'endettement sont très élevés, des transferts de revenus considérables entre ceux qui sont endettés à taux fixe, qui y gagneraient fortement, ceux qui ont prêté à taux fixe, qui y perdraient énormément, ou ceux qui ont prêté à taux variable, qui y perdraient.

Un point par exemple de taux d'inflation induirait des transferts entre agents économiques comparables à une augmentation du prix du pétrole de 30 dollars. Il y a là matière pour un séisme dans l'équilibre actuel de l'économie mondiale tout à fait important. Il y aurait des gagnants, mais aussi beaucoup de perdants.

Et à moyen terme, on y perdrait la confiance dans le système financier.

Moubarack : Quel est le bon niveau d'inflation pour l'Europe, tenant compte de ses besoins en créations d'emplois?

Xavier Timbeau : C'est une question importante parce que le bon niveau d'inflation est un niveau bas, mais en même temps ce bas niveau d'inflation doit autoriser des variations de l'inflation, et donc il doit être bas en moyenne (si le prix du pétrole s'accélère, pourquoi ne pas avoir une accélération de l'inflation ?).

Par ailleurs - thèse développée aux Etats-Unis -, le niveau de l'inflation ne doit pas être trop bas pour ne pas risquer de tomber dans la déflation.

Et l'argument est assez simple : quand on entre en déflation, il est très difficile d'en sortir, comme le montre tous les jours le cas de l'économie japonaise.

Donc en résumé, il faut un taux d'inflation bas, mais avec une règle souple et une grande prudence pour ne pas tomber dans la déflation. Cela conduit à une inflation souhaitée pour la zone euro probablement supérieure à celle que la BCE a en tête.

clo : Pourquoi la BCE augmente encore son taux directeur (4 %) alors que le taux d'inflation annuel reste proche de 2 % ?

Xavier Timbeau : L'argument de la BCE est de dire : la politique monétaire met du temps à produire ses effets, donc ce qui compte, ce n'est pas l'inflation aujourd'hui, mais l'inflation dans neuf mois.

Or, en Europe, le chômage a baissé, donc il va y avoir des tensions sur les salaires et il faut au moins remettre la politique monétaire à la neutralité.

Evidemment, cela pose un lourd problème qui est : est-ce que cette anticipation d'un lien entre baisse du chômage et inflation à 9 mois est fondée ou pas ?

Ou est-ce que le taux de chômage de la zone euro peut descendre en dessous de 7 % sans que pour autant il y ait inflation ? La réponse à cette question de la BCE est non.

Et ce n'est pas très réjouissant pour les perspectives d'évolution du chômage en Europe.

La BCE a une stratégie aujourd'hui qui est l'exact opposée de la stratégie de Greenspan dans les années 1990, période où le chômage aux Etats-Unis est passé de 8 % à 4 % et où la croissance y est passée de 2 % à 4 %.

Dans cette période, Greenspan a choisi la voie du pragmatisme absolu et avait décidé de ne pas croire aux prévisions d'inflation. Avec le recul, il a eu raison.

t : L'euro fort est-il le meilleur moyen de lutter contre l'inflation en Europe?

Xavier Timbeau : Oui, c'est un des moyens pour lutter contre l'inflation en Europe. Mais il faudrait qu'il y ait de l'inflation en Europe.

L'euro fort a des avantages : il nous permet d'acheter à bas prix ce qui est fabriqué ailleurs dans le monde ; et il a un coût : nous perdons en compétitivité, en attractivité, et nous localisons de moins en moins de productions sur le territoire européen.

Donc à un moment donné, il faut faire un choix entre ces deux éléments, le positif et le négatif. Et on est probablement aujourd'hui dans un coin : on a choisi à outrance davantage de pouvoir d'achat au détriment de davantage de compétitivité.

josy : La hausse des matières premières est là ! L'immobilier est déjà une bulle en Espagne... et vous ne croyez toujours pas à une reprise de l'inflation ?

Xavier Timbeau : Je ne vois pas aujourd'hui, dans ces éléments-là, matière à craindre l'inflation.

Il y a un risque inflationniste qui existe, mais il est lié à un élément beaucoup plus subtil : les politiques monétaires menées dans chaque pays voient leurs effets dilués sur l'ensemble du monde, et poussent les banques centrales, soit à de l'insouciance ou à l'indifférence, soit à surréagir, en luttant trop fort contre l'inflation ou en se battant désespérément contre la déflation.

L'inflation étant devenue un phénomène essentiellement global, il faudrait, pour la maîtriser complètement, une politique monétaire globale. Or aujourd'hui, la politique monétaire est tout sauf globale.

C'est ce qui porte un risque d'instabilité de l'évolution des prix mondiaux, un risque à la fois d'inflation ou de déflation. Et, du fait des interdépendances financières, c'est un risque qui aurait des conséquences considérables sur l'économie réelle.

La bulle immobilière en Espagne ne fait qu'illustrer le découplage entre les conditions locales et les phénomènes globaux. Mais il n'y a pas de raison de penser que l'inflation immobilière en Espagne va gonfler jusqu'à devenir une inflation mondiale.

coassak : Comment s'explique l'affirmation selon laquelle les prix ne grimperont pas malgré l'instauration d'une TVA (sociale !) supérieure ?

Xavier Timbeau : Si l'on fait une TVA sociale pure, c'est un schéma dans lequel on augmente d'un côté la TVA et de l'autre on baisse les cotisations sociales employeurs.  Pour chaque milliard de recettes de TVA en plus, on abaisse le coût des entreprises d'autant.

Donc si tout se passe bien, d'un côté les prix de production baissent, et de l'autre côté les prix TTC compensent cette baisse des prix de production.

Cela n'est pas vrai pour les produits exportés, qui ne font que baisser, et pas vrai pour les produits importés, qui, eux, augmentent.

Donc l'affirmation selon laquelle la TVA sociale n'augmentera pas les prix est vraie si tout se passe bien et si on fait la moyenne entre le prix des produits importés et celui des produits exportés.

En revanche, la TVA sociale conduit bien à prendre du pouvoir d'achat au consommateur, car il va payer plus cher les produits importés, pour favoriser la compétitivité des entreprises. Du côté du consommateur, il y a bien une perte de pouvoir d'achat.

Asimov : En cas d'instauration de la TVA sociale, ne pensez-vous pas qu'il y a un risque que les entreprises, pour ne pas être accusées de favoriser l'inflation, ne la répercutent sur les produits en jouant sur la qualité ou la quantité, ce qui leur permettrait de donner l'illusion que les prix restent inchangés tout en conservant leurs marges ?

Xavier Timbeau : C'est un risque. Les entreprises ont tout un tas de stratégies pour manipuler leurs prix.

A cela, a priori, une remarque s'impose : si la concurrence est grande entre les entreprises, qu'elles jouent sur leurs prix ou sur la qualité des produits, la sanction du marché finit par arriver.

Donc en conclusion, ce phénomène est d'autant plus probable que les entreprises ont un pouvoir de marché, et en revanche, il est d'autant moins probable qu'elles sont exposées à une concurrence féroce.

Renault aujourd'hui aura beaucoup de mal à jouer de cet effet, car ses produits sont scrutés dans toutes les dimensions, de la qualité et du prix.

Par contre, dans le secteur des télécoms, le pouvoir de marché est plus grand, donc la capacité de manipulation est aussi plus grande.

doudou : La TVA sociale est censée pénaliser les importations. L'Allemagne, notre plus grand partenaire européen, a mis en place cette TVA. Sait-on si nos exportations là-bas en ont pris un coup ? Et dans quelle mesure ? Peut-on alors penser que, petit à petit, si chaque pays met en place cette taxe, tous nos produits seront pénalisés ?

Xavier Timbeau : La TVA sociale joue comme une dévaluation, elle accroît la compétitivité.

Quand un pays la fait, il gagne en compétitivité, mais la contrepartie automatique, c'est que ses voisins perdent en compétitivité. C'est un jeu à somme nulle.

Donc c'est tout le débat autour de la TVA sociale : doit-on la faire parce que les Allemands l'ont fait, pour regagner la compétitivité qu'ils ont gagnée sur nous ?

Et les avantages de cette TVA sociale ne seront-ils pas perdus quand les Espagnols ou les Italiens feront pareil ?

Aujourd'hui, en tout cas, les effets sur le commerce extérieur sont tout à fait caractéristiques, puisque l'Allemagne a un commerce extéieur florissant, alors que la France, l'Espagne, l'Italie ont un commerce extérieur très dégradé.

On peut même montrer que l'Allemagne a perdu des parts de marché hors de la zone euro, subissant comme les autres l'appréciation de l'euro, mais qu'elle a gagné des parts de marché à l'intérieur de la zone euro.

nil : Peut-on craindre une spirale inflationniste en Chine ? Aurait-elle des impacts au niveau mondial ?

Xavier Timbeau : On peut craindre beaucoup de choses en Chine : une spirale inflationniste, du surinvestissement, qui conduirait à une spirale déflationniste, une accumulation de mauvaises créances par le système financier, donc des mécanismes de récession à la japonaise.

On peut craindre soit une crise de change, soit que la Chine soit l'acteur d'une crise de change sur le dollar, car la Chine possède des réserves phénoménales. Et l'économie chinoise a un poids aujourd'hui dans l'économie mondiale qui est de moins en moins marginal.

Donc une crise massive en Chine aura des conséquences sur le reste du monde.

Cela étant dit, imaginons qu'il y ait une déflation ou une crise inflationniste en Chine, la globalisation, et en particulier la globalisation de la production, conduira à une réallocation de la production, non plus du monde vers la Chine, mais de la Chine vers le reste du monde.

Donc, assez rapidement, la crise chinoise serait contenue dans le territoire chinois. L'exemple du Japon est encore frappant à cet égard, puisqu'au début des années 1990 le Japon est entré dans une crise de déflation très grave, et qui finalement n'a pas eu beaucoup de conséquences, sauf peut-être l'émergence de la Chine.

Donc une crise en Chine serait probablement absorbée par l'économie mondiale.

Il y a encore une profonde différence à cet égard entre les Etats-Unis et la Chine. Une crise dont le point de départ serait les Etats-Unis serait plus lourde de conséquences qu'une crise dont le point de départ serait la Chine.

Pignouf : Une exonération fiscale des intérêts pour l'achat d'immobilier en France ne risque-t-elle pas d'augmenter le demande de logements sans augmenter l'offre, et donc de faire augmenter les prix (alors que l'on commence à voir un ralentissement de la hausse des prix) ?

Xavier Timbeau : Le mécanisme est très bien décrit : la déduction des intérêts d'emprunt va augmenter le pouvoir d'achat des ménages qui souhaitent emprunter ; en gros, au maximum, pour un couple, cela correspond à une augmentation du pouvoir d'achat de 7 500 euros, soit, si on prend une transaction moyenne à 150 000 euros, un gain de pouvoir d'achat de l'ordre de 5 %.

Le gain de pouvoir d'achat est instantané, le marché immobilier met beaucoup de temps à ce qu'il y ait de nouvelles constructions, donc le pouvoir d'achat a tendance à se matérialiser sous forme de hausse des prix.

Comme là le pouvoir d'achat augmente de 5 %, l'ordre de grandeur de l'augmentation des prix sera de 5 %.

e chiffre est à relativiser. Ces dernières années, on a connu des hausses de l'ordre de 15 % par an. Le chiffre de 5% reste donc modéré tout en restant significatif.

nil : Est-ce qu'il existe toujours une relation significative entre l'inflation et les anticipations des agents (ménages et industriels) en matière d'inflation?

Xavier Timbeau : On ne peut malheureusement pas répondre à cette question. C'est le problème pour la conduite de la politique monétaire. Les anticipations d'inflation sont aujourd'hui bloquées sur les cibles d'inflation des banques centrales.

Et les anticipations aujourd'hui ne reflètent que la confiance qu'ont les agents dans les banques centrales.

Tant que les agents ont confiance dans les banques centrales, ils sont convaincus que l'inflation ne dépassera pas, par exemple 2,5 %, donc ils situent leur anticipation d'inflation en dessous de ce plafond. Du coup, leur anticipation d'inflation ne fait que révéler leur confiance dans la Banque centrale.
 
En revanche, les anticipations d'inflation, si cette confiance venait à disparaître, ferait un bond rapide, montrant un profond changement de nature dans la façon dont les agents se mettent à anticiper l'inflation.

Mais jusqu'à maintenant, rien n'est venu perturber cette confiance.

pascal : Pensez-vous qu'il y a un écart important entre l'inflation telle qu'elle est perçue et l'inflation réelle ? Quels facteurs expliquent ce décalage ?

Xavier Timbeau : Il y a une différence entre l'inflation perçue et l'inflation mesurée, en tout cas en zone euro, et ce phénomène est très développé depuis l'introduction de l'euro.

Il y a une part de facteur psychologique qui a été largement avancée et argumentée par les banques centrales de la zone euro, qui ont beaucoup insisté sur ce caractère psychologique de cet écart de perception.

En revanche, il y a peut-être un peu plus d'attention à accorder à cet écart et il faut en chercher la signification. Probablement ce que les économistes appellent l'inflation ne correspond pas exactement à ce que les consommateurs appellent l'inflation.

Pour ceux-ci, c'est plus une notion de pouvoir d'achat que le concept beaucoup plus étroit d'inflation des banques centrales.

Cela peut expliquer aussi ce hiatus croissant qui existe entre, d'un côté, une situation économique dans laquelle on avance souvent une inflation faible, voire un risque de déflation, et de l'autre, un sentiment de pouvoir d'achat très dégradé.

Les deux ne sont pas incompatibles, mais aujourd'hui, probablement, les banques centrales refusent l'interpellation

Chat modéré par Pauline Schatz

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 14:50
Le problème c'est que lorsque Barak fut premier ministre et patron du Parti travailliste il n'a pas cherché à redonner un projet clair aux travaillistes, qui pensaient en être exonérés pour avoir trouvé un nouvel "homme providentiel". On a vu où ça a mené, Barak finissant par sortir en pleine campagne électorale un débat sur la laïcité alors que c'était le processus de paix qui était en train de mourrir...
espèrons qu'il ait un peu réfléchi depuis.
Fred

Shimon Peres élu président d'Israël

(Reuters).
 
 
C'est l'un des derniers pères fondateurs de l'Etat hébreu qui accède, à 83 ans, à la fonction suprême et au terme d'une carrière politique sinueuse.
 
Par AFP
 
LIBERATION.FR : mercredi 13 juin 2007
Shimon Peres, un des derniers pères fondateurs d’Israël, présent sur le devant de la scène politique depuis plus d’un demi-siècle, accède à 83 ans à la présidence, point d’orgue d’un destin hors du commun.
 
Toujours bon pied bon oeil, il est conscient qu’il apporte son «ultime contribution» au pays par cette fonction symbolique de rassembleur et d’autorité morale, alors qu’il se dit «fâché avec la mort».

Bien que sa nouvelle fonction soit essentiellement protocolaire, connaissant son tempérament, il est clair qu’il ne fera pas sien ce propos amer prêté à Haïm Weizman, premier président du pays: «Le seul endroit où on me laisse fourrer mon nez est mon mouchoir.»

Cet éternel battant à l’aura internationale, qui avait fêté ses 80 ans en présence d’un parterre impressionnant de personnalités dont l’ancien président américain Bill Clinton venu lui jouer un morceau de saxophone, a confié que le secret de sa longévité consistait à pratiquer quotidiennement la gymnastique, à manger peu et à boire un ou deux verres de bon vin.

Figure historique du parti travailliste, parti fondateur du pays, il n’hésitera pas à le quitter pour rallier le Kadima d’Ariel Sharon, un autre dinosaure de la politique israélienne, afin, selon lui, de promouvoir la paix, qu’il affirme être le but de sa vie. Ce faisant, il rendait hommage au passage à David Ben Gourion, le «vieux lion» fondateur de l’Etat juif, qui, en le prenant en auto-stop alors qu’il avait 25 ans, le propulsa vers son fabuleux destin.

«J’ai appris de mon maître, David Ben Gourion, à toujours préférer l’Etat au parti», avait-il affirmé. Ariel Sharon, dans le coma depuis janvier 2006, et Shimon Peres sont les derniers représentants d’une génération de dirigeants qui ont fait leurs premières armes lors de la création de l’Etat d’Israël en 1948.

Shimon Peres, actuellement numéro deux du gouvernement d’Ehud Olmert, a pratiquement exercé toutes les fonctions ministérielles au cours d’une impressionnante carrière politique: deux fois chef de gouvernement, ministre des Affaires étrangères, de la Défense, des Finances, de l’Information, des Transports, de l’Intégration... La fonction de président de l’Etat lui a échappé lorsqu’il a été battu par Moshé Katzav en 2000.

Sa carrière politique a suivi de sérieux méandres. Classé parmi les «faucons» travaillistes, il a cautionné, alors qu’il était ministre de la Défense dans les années 1970, les premières colonies juives en Cisjordanie occupée. Par la suite, il a acquis une réputation de «colombe» en jouant un rôle moteur dans les accords d’Oslo conclus avec Yasser Arafat en 1993, alors que Yitzhak Rabin, le Premier ministre de l’époque restait encore très sceptique.

En guise de reconnaissance, Shimon Peres, longtemps prophète d’un «nouveau Proche-Orient» censé devenir un havre de paix et de prospérité, a obtenu en 1994 le prix Nobel de la paix qu’il partagea avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat. Shimon Peres a également fait preuve d’une ténacité à toute épreuve.

Il détient sans doute un record des défaites après ses échecs aux législatives de 1977, 1981, 1984, 1988 et 1996, si bien qu’une image d’«éternel perdant» lui colle à la peau. Mais après chacun de ces KO, il s’est relevé pour reprendre le combat, et estime, «si Dieu me prête vie», être encore en mesure d’ajouter quelques chapitres à son destin hors du commun.

Né à Vichnev (alors en Pologne, maintenant au Bélarus) en 1923, il a onze ans lorsqu’il immigre en Palestine. A 29 ans, quatre ans après sa rencontre avec Ben Gourion, il est directeur général du ministère de la Défense. Israël lui doit ses puissantes entreprises d’armements, ses industries aéronautiques. Selon les experts étrangers, c’est également le «père» du programme nucléaire israélien qui a fait de l’Etat hébreu la sixième puissance atomique dans le monde.

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 14:28
Benoît Hamon animait ce 13 juin le point presse quotidien de campagne du PS. Il est revenu sur "la stratégie économique inefficace et injuste" du gouvernement. En effet, le projet de TVA sociale du gouvernement dont la conséquence sera une hausse de cette taxe de 5 points, entraînera une baisse considérable du pouvoir d'achat. "Les hypothétiques augmentations de salaire seront absorbées par l'augmentation des prix".

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