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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 08:37
 
 

«L’avenir est ailleurs» : sur les traces de l’immigration antillaise en France
Un documentaire d’Antoine Léonard-Maestrati

Plus d’un demi million d’Antillais vivent aujourd’hui en France hexagonale. A l’origine de cette présence massive, un bureau de migration mis en place par l’Etat français au début des années 1960 : le BUMIDOM. Le réalisateur Antoine Léonard-Maestrati relate cette histoire à travers un documentaire intitulé L’avenir est ailleurs, actuellement sur les écrans en France.

 

 
 

 
 
 

 
 

A la sortie de la projection de l’Avenir est ailleurs , dans une salle de cinéma de banlieue parisienne, un jeune Antillais, Patrick, qui vient de voir le documentaire se confie : «J’ai grandi ici, et c’était difficile pendant le film de ne pas se laisser submerger.» Susciter l’émotion, c’est là l’une des principales qualités du film. A travers les récits de témoins, il libère une parole enfouie, une histoire que les Antillais racontent peu, car douloureuse, bien souvent, celle de leur venue dans l’Hexagone.

 

Antoine Léonard-Maestrati, le réalisateur, a choisi de relater cette migration à travers le BUMIDOM (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’Outre-mer), car c’est par ce biais, le regroupement familial aidant, que la majorité des Antillais installés en France sont arrivés. Pendant 20 ans, entre 1962 et 1982, l’Etat français, sous l'impulsion initiale de Michel Debré (rappelez-vous le téléfilm sur l'importation forcée de jeunes réunionnais pour servir de femmes de ménages et de garçons de ferme dans le Limousion, c'était lui aussi) a organisé le départ et l’installation sur l’autre rive de l’Atlantique de dizaines de milliers de Martiniquais et de Guadeloupéens afin de palier au manque de main d’œuvre non qualifiée que connaissait la Métropole. Ils deviendront postiers, douaniers, aides-soignants, agents RATP… regroupés dans les bas échelons de la fonction publique. Comme d’autres populations, celles du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne – dont à l’époque l’immigration a également été organisée par l’Etat français –, se retrouveront concentrées dans le secteur industriel.

 

Une « traite migratoire » qui ne dit pas son nom

 

A l’origine du projet, le désir du journaiste guadeloupéen Michel Reinette, co-scénariste du film, et du réalisateur métropolitain Antoine Léonard-Maestrati de faire connaître et de dénoncer ce qu’ils considèrent comme «une traite migratoire». Mais au fil des rencontres, ils se sont rendus compte que la réalité était bien plus complexe. «Au départ, Michel et moi, on voulait taper au bazooka sur le Bumidom, nous a confié le réalisateur après la projection du documentaire. Et finalement, on s’est rendu compte qu’on ne pouvait pas. Cette institution a permis à certaines personnes de s’en sortir. Donc, tout n’est pas tout blanc ou tout noir.» Cependant, le réalisateur a décelé une certaine honte chez ceux qui ont emprunté le bureau de migration : «les Antillais qui sont partis par le Bumidom le cachent, ils disent qu’ils sont partis par leurs propres moyens». Et ceux qui ont le plus souffert du transbordement ont refusé de témoigner devant la caméra.

 

Toutefois, les hommes et les femmes qui racontent leur aventure dans le film délivrent au spectateur une charge émotionnelle considérable. Gracieuse et George Melyon, Faustina et Valentin Clarence, Lilian Thuram et sa mère, par exemple, sont très touchants lorsqu’ils évoquent l’arrachement, leur installation dans l’Hexagone, le racisme... De plus, le réalisateur a illustré ces témoignages d’images d’époque et de scènes de fiction tournées aux Antilles permettant de mieux suivre le parcours des migrants. Enfin, les éclairages de politiques et d’intellectuels contemporains du phénomène tels qu’Aimé Césaire, Pierre Aliker, Henry Bangou, Daniel Boukman viennent renforcer l’œuvre et la lecture des événements.

 

Le film, très riche quant à l’organisation du départ vers l’inconnu, laisse quelque peu le spectateur sur sa faim au sujet de l’installation des Antillais en France. Nous aurions aimé en entendre plus à ce sujet, sur la façon dont ils se sont établis, dont ils ont organisé une vie nouvelle à plusieurs milliers de kilomètres de leurs îles. Il est évident que les populations qui ont vécu cette migration "forcée" ne sont toujours pas prêtes pour une bonne part à témoigner des pires difficultés et des graves humiliations auxquelles elles ont été confrontées à leur arrivée en métropole, qu'on leur avait présenté comme le paradis sur terre ; ne témoignent donc que ceux qui ont pu prendre le plus de recul et pour qui l'aventure a sans doute été moins humiliante que d'autres. Mais ces lacunes laissent espérer que L’avenir est ailleurs ouvre une voie sur l’histoire de la migration et de la communauté antillaise en France, et qu’il donnera l’envie et le courage à d’autres réalisateurs d’y ajouter leur pierre.
Pour conclure, je dirais que c'est un film nécessaire et indispensable que tout responsable politique, militant ou élu de la République se devrait d'aller voir pour comprendre un peu mieux une grande partie des gens avec qui ils vivent au quotidien. Car la rage, l'humiliation rentrée et sa survivance une, deux ou trois générations après, est tout aussi valable pour toutes les migrations du dernier demi-siècle vers la métropole. Il est marquant de constater que l'on réclame sans cesse de ceux qui sont déjà Français de démontrer constamment qu'ils le sont et d'en faire toujours plus pour n'avoir comme récompense que mépris et intimation d'un ordre de rester à sa place.
Parce que la couleur de la peau implique toujours pour la majorité de nos concitoyens et une bonne partie de nos élites une séparation entre le "civilisé" et le "sauvage", comment ne pas voir que là est la source des incompréhensions, des aliénations et des violences de notre pays au début du XXIème siècle.
Alors à ceux qui considèrent encore leurs compatriotes antillais, maghrébins ou africains comme des sauvages, qu'ils ne s'étonnent plus ainsi que le dit Aimé Césaire "que le sauvage t'emmerde !"... et qu'il a raison de le faire.

Fred
 

- L’avenir est ailleurs, d’Antoine Léonard-Maestrati, 80 minutes, sorti en salle le 28 mars

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 09:28
Point presse du PS par Benoît Hamon
WebTV du PS, vendredi 25 mai 2007

A l'occasion du point presse quotidien de campagne, Benoît Hamon est revenu sur la session parlementaire de cet été convoquée par le gouvernement qu'il considère comme celle de "tous les dangers pour les Français." Il s'est également félicité du recul de Nicolas Sarkozy sur la question de l'entrée de la Turquie dans l'Europe, "preuve d'engagements électoralistes qu'il ne tiendra pas."


Point presse du 25 mai : Benoît Hamon
envoyé par PartiSocialiste

Emmanuelli dénonce les cadeaux fiscaux

Le député socialiste accuse le gouvernement de préparer des "cadeaux fiscaux à certaines catégories privilégiées". Il exhorte le PS au rassemblement. 

Henri Emmanuelli (Sipa)

Henri Emmanuelli (Sipa)

Le député socialiste Henri Emmanuelli a accusé dimanche 27 mai le gouvernement de préparer "des cadeaux fiscaux à certaines catégories privilégiées", par des mesures qui selon lui n'apporteront rien à la croissance.
"On est dans une fiscalité d'opportunité en faveur de certaines catégories", mais "cela ne sera pas favorable à la croissance", a-t-il déclaré à propos du projet de détaxer les heures supplémentaires, lors de l'émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
Interrogé sur le projet de déduction fiscale des intérêts d'emprunts immobiliers pour les résidences principales, Henri Emmanuelli a jugé que cette mesure allait "diminuer l'impôt progressif".

Croissance/dette
"Je ne pense pas qu'elle sera favorable à la croissance", a-t-il ajouté. Le gouvernement ne pourra pas faire reculer les déficits et diminuer la dette, car "il va faire des cadeaux fiscaux à certains catégories privilégiées, qui vont diminuer ses recettes", a-t-il dit.
Cette orientation du gouvernement de François Fillon se situe selon lui dans la "bonne vieille tradition conservatrice: donnons un peu plus d'argent aux riches, et ils vont fabriquer de l'activité. Et bien non, ils vont fabriquer de l'épargne."

Rassembler
Henri Emmanuelli a également appelé le Parti socialiste "à se rassembler" autour du premier secrétaire pour les législatives, rappelant à ceux qui envisageraient de prendre la succession de François Hollande que "le leader de ce parti de la gauche sera celui ou celle qui arrivera à rassembler les progressistes".
"Quand on se bat, c'est pour gagner", a expliqué le député socialiste des Landes. "Si les rapports de force rendent la victoire" aux législatives "peu probable, l'objectif c'est d'occuper un maximum de terrain pour en laisser un minimum à l'adversaire, à la fois pour résister mais aussi pour préparer la bataille suivante".
"Finalement, ni les projets des socialistes, ni le pacte présidentiel n'ont été agrées par les Français", a par ailleurs noté le député des Landes. "Donc, leur représenter une deuxième fois ce qu'ils n'ont pas voulu une première fois ne serait pas tout à fait adéquat".

Trop de choses
Selon lui, "il y avait dans le projet socialiste beaucoup de choses, peut-être trop, ce qui fait que l'on n'a pas vu l'ossature, on n'a pas vu émerger les parties les plus saillantes celles qui pouvaient être les plus attractives".
"Le spectacle qui a été offert" par le Parti socialiste depuis l'échec de Ségolène Royal "n'était pas tout à fait convenable, il était même inopportun par moment", a aussi jugé Henri Emmanuelli soulignant que "les défaites sont des moments de cruelles vérités".
Maintenant que "la mer se retire, on voit émerger les épaves", a-t-il observé. Et de filer la métaphore : "on voit les crabes sortir des trous (...) Le spectacle qu'on a eu sous les yeux n'était pas toujours à la hauteur de l'événement".

Leadership
"Nous devons être tous rassemblés autour du Premier secrétaire, que ce soit les membres du bureau, que ce soit les élus, que ce soit la candidate pour essayer de gagner cette bataille", a tonné Henri Emmanuelli. "La recherche de leadership à la veille d'une bataille me paraît quelque chose de 'bizarroïde'".
"La tradition de la gauche ce n'est pas d'être à la recherche du chef qui va le sauver. La tradition de la gauche, c'est le rassemblement, c'est la réflexion collective", a affirmé l'ancien Premier secrétaire du PS. "Sera leader de ce parti de la gauche, celui ou celle qui arrivera à rassembler les progressistes. Tout le reste c'est de la littérature de circonstance", a-t-il conclu. (AP)

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 08:28
Le Parti populaire remporte une courte victoire sur les socialistes en Espagne
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 28.05.07 | 07h12 • Mis à jour le 28.05.07 | 08h28

bambi.jpglors que la très grande majorité des bulletins ont été dépouillés, la droite espagnole conserve une courte longueur d'avance sur les socialistes au terme des élections municipales et régionales qui se sont tenues dimanche 27 mai. Peu avant minuit, le PP (Parti populaire) était en tête avec 35,67% des suffrages exprimés contre 34,97% pour le PSOE de José Luis Rodriguez Zapatero, soit un écart d'environ cent cinquante mille voix. Ces élections, à dix mois des législatives de mars 2008, faisaient figure de test pour le chef du gouvernement espagnol. "Le Parti populaire est redevenu le premier parti d'Espagne", s'est félicité le chef de l'opposition et président du PP Mariano Rajoy, futur adversaire de M. Zapatero aux législatives.

Comme prévu, le Parti socialiste du président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, a subi un revers cinglant dans la capitale, Madrid, où le maire sortant, Alberto Ruiz-Gallardon (PP), élargit sa majorité de trois sièges, et confirme son statut de prétendant possible à la direction du PP. Le Parti populaire conserverait également Valence et Murcie. Les socialistes sont en revanche reconduits à Séville et Barcelone.

La vice-présidente du gouvernement socialiste Maria Teresa Fernandez de la Vega a minimisé à la télévision le recul du PSOE aux municipales, estimant que ces résultats serrés traduisaient "continuité et stabilité" au plan national. Avec moins de suffrages, le PSOE a en effet obtenu près de 600 conseillers municipaux de plus que le PP. Les socialistes peuvent pourtant s'inquiéter si l'on se réfère aux statistiques des 2 dernières décennies : depuis 1983, le vainqueur des municipales en suffrages exprimés l'a toujours emporté aux législatives suivantes.

UNE BAISSE DE LA PARTICIPATION

Dans les régions, pas de bouleversement : à l'issue du scrutin régional partiel, qui concernait 13 des 17 communautés autonomes, la droite conservait 6 des 7 régions où elle avait la majorité absolue, mais perdait la Navarre (nord). Le PSOE, qui gouvernait seul ou en coalition 5 des régions en jeu semblait en revanche en mesure de les conserver toutes et de gouverner dans 2 autres par le jeu des alliances postélectorales (Navarre et Canaries).

Au Pays basque et en Navarre, ces scrutins ont été marqués par des protestations parfois musclées d'indépendantistes, alors que la plupart des listes proches d'ANV, un parti cousin de Batasuna, le bras politique interdit de l'ETA, avaient été interdites par la justice. En Navarre en particulier, les nationalistes de la coalition Nafarroa Bai (centre et gauche) ont fortement progressé face à la droite.

Ce double scrutin local a été marqué par une baisse de la participation de plus de 3 points par rapport aux élections de 2003, ce qui a favorisé le PP, dont les électeurs sont traditionnellement plus mobilisés que ceux du PSOE. L'abstention ressort à 36% des inscrits.

 

Elections municipales et régionale en Espagne : un test grandeur nature avant les législatives de 2008
LEMONDE.FR avec AFP | 27.05.07 | 11h20 • Mis à jour le 27.05.07 | 18h34

es opérations de vote ont débuté dimanche 27 mai en Espagne pour des élections municipales et régionales test à un an des législatives, avec l'ouverture à 9 heures des bureaux de vote dans le pays à l'exception de ceux des îles Canaries qui ouvriront une heure plus tard.

Quelque 35,2 millions d'électeurs espagnols sont appelés à se rendre tout au long de la journée dans les 23 494 bureaux de vote répartis dans le pays pour élire les maires et conseillers municipaux de 8 111 localités. Parallèlement, près de 18,9 millions d'électeurs renouvelleront les parlements régionaux de 13 des 17 communautés autonomes espagnoles. Les 4 régions qui ne sont pas concernées par ce scrutin régional sont le Pays Basque, la Catalogne, la Galice et l'Andalousie qui disposent de calendriers propres pour le renouvellement des parlements régionaux.

Le vote se terminera à 20 heures. Les premiers sondages à la sortie des bureaux de vote sont attendus immédiatement après et les premiers résultats officiels mais partiels seront diffusés par le gouvernement dans la soirée. C'est la première fois depuis la victoire surprise aux législatives de mars 2004 du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero (PSOE) que l'ensemble de l'électorat espagnol est appelé aux urnes.

M. Zapatero et son opposant Mariano Rajoy, chef du Parti populaire (PP), voient en ce scrutin local un test grandeur nature avant les législatives prévues en 2008, souligne dimanche la presse espagnole.

"Zapatero et Rajoy cherchent à valider aujourd'hui par les urnes leurs politiques nationales", estime ainsi le quotidien de centre-gauche El Pais."Le PP cherche sa première victoire en 7 ans", souligne de son côté le quotidien libéral El Mundo. Depuis 1983, le parti qui a remporté les municipales --en nombre de suffrages exprimés-- a toujours gagné les législatives suivantes.

 

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 13:36
à condition que le Parti socialistes et la Gauche arrête de jouer au jeu de massacre...
cartotriangulairespossibleslegislatives2007.jpg
Les triangulaires possibles pour le second tour des élections législatives (17 juin 2007) au regard du résultats du premier tour de l'élection présidentielle (22 avril 2007)

circonscriptionsbasculantessarko.jpg
Pointage des circonscriptions législatives où Nicolas Sarkozy est arrivé en tête le 7 mai 2007 en fonction de l'étiquette du député sortant

circonscriptionsbasculantessego.jpg
Pointage des circonscriptions législatives où Ségolène Royal est arrivée en tête le 7 mai 2007 en fonction de l'étiquette du député sortant

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 13:07
Bertie Ahern et le Fianna Fail tirent les dividendes du "miracle irlandais"

n politique, rien n'est jamais perdu d'avance. Le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, vient d'illustrer avec force ce vieil adage lors des élections générales du 24 mai. Il y a seulement 2 semaines, on le disait menacé. Les résultats définitifs du scrutin, publiés dimanche 27 mai, lui accordent une belle victoire, qui lui permettra - performance inédite - d'exercer un 3ème mandat d'affilée de 5 ans à la tête du gouvernement.

Avec 41,6% des suffrages - soit un pourcentage de voix similaire à celui de 2002 -, le Fianna Fail de M. Ahern remporte 78 des 166 sièges du Dail, la Chambre basse du Parlement. Il devance son rival de centre gauche, le Fine Gael d'Enda Kenny, pourtant en net progrès, avec 51 élus. Le Labour arrive en 3ème position, avec 20 sièges ; les Verts, eux, disposeront de 6 députés.

Comme c'est le cas depuis 30 ans, le prochain gouvernement sera une coalition. Pour former une équipe majoritaire, M. Ahern a plusieurs options. Son allié du gouvernement sortant, les Démocrates progressistes, a sombré et ne conserve que 2 sièges sur 8. Le Fianna Fail devra donc trouver d'autres partenaires parmi les 5 députés indépendants et sans doute s'allier avec les Verts. Un accord avec le Labour, quoique improbable, n'est pas exclu. Les tractations pour la formation du nouveau gouvernement prendront du temps. En 2002, elles avaient duré 2 semaines.

L'autre grand vaincu du scrutin est le Sinn Féin, l'aile politique de l'Armée républicaine Irlandaise (IRA). Le parti de Gerry Adams perd un siège (4 contre 5), alors qu'il espérait au moins doubler sa représentation. La respectabilité qu'il a récemment acquise en partageant le pouvoir en Irlande du Nord avec les protestants de Ian Paisley ne lui a en rien profité au Sud. L'épilogue heureux du processus de paix en Ulster a surtout bénéficié à M. Ahern, son principal coartisan avec Tony Blair.

D'autres facteurs ont favorisé le Premier ministre sortant. Les attaques répétées contre lui à propos d'une sombre affaire d'emprunts vieille de 15 ans ont fini par indisposer les électeurs, qui y ont vu l'expression d'une chasse aux sorcières. Sa popularité en est sortie intacte. M. Ahern a ensuite nettement remporté le duel télévisé préélectoral qui l'opposait à M. Kenny.

Surtout, une majorité d'Irlandais ont jugé inique et inutile, voire dangereux, de sanctionner un homme qui, encore jeune - 55 ans - symbolise depuis 10 ans le "miracle irlandais", dont ils touchent les dividendes. "Bertie" mérite, à leurs yeux, de gouverner cinq années supplémentaires avant, comme il l'a promis, de prendre sa retraite politique.


Early tallies show FF gains and PDs in trouble

ireland.com reporters - Last Updated: 25/05/2007 11:44

Fianna Fáil's vote appears to be holding steady, Fine Gael is set to make some gains, and the Progressive Democrats look to be in serious trouble, according to early tallies from around the State.

The Labour Party looks like it may have been squeezed in many constituencies although former leader Ruairí Quinn appears to have polled better than anticipated.

In Dun Laoghaire independent candidate Richard Boyd Barret is doing well at the expense of the Labour Party who's vote appears to have been severly weakened.

Counting of votes in the general election at the RDS in Dublin today.
Counting of votes in the general election at the RDS in Dublin today.

In the same Dublin South East constituency, with 74% of the boxes opened, PD leader Michael McDowell is in serious trouble and looks like being in a dog fight with Green Party chairman John Gormley for the last seat. Chris Andrews is topping the poll at this stage, with newcomer Lucinda Creighton set for a Fine Gael gain.

In Laois-Offaly, PD president Tom Parlon is in serious difficulty, and with more than 70% of the votes tallied, he has just 8% of the first preferences.

In Dublin South PD deputy leader Liz O'Donnell is also struggling and, based on the early tallies, looks unlikely to retain her seat.

The Green Party does not appear to be polling strongly, and in Galway West, where the party was hoping to make a gain, sitting mayor Niall Ó Brolcháin is some way off the pace.

Unsurprisingly, Taoiseach Bertie Ahern is topping the poll in Dublin Central with more than one-and-a-half quotas, while Sinn Féin's Mary Lou McDonald does not appear to have polled as well as many had anticipated and could be fighting with Fine Gael's Pascal Donoghue for the fourth and final seat. Labour's Joe Costello is polling well, as is independent Tony Gregory.

With a fifth of the boxes opened, Mr Ahern is polling around 31.5% with Mr Costello sitting on 14.9%, Mr Gregory on 14.1% and Mr Donohoe is on 9.5%.
Ms McDonald had attracted 8.2% with ballot boxes in some party strongholds still to be opened, while the Green Party's Patricia McKenna is on 6.7%.

In Dublin South West, Sinn Féin's Sean Crowe topped the poll on the last occasion, but early tallies are showing him on 16 per cent which could leave him fighting for the last seat.

Enda Kenny's personal vote in the Mayo constituency is proving very strong as his party targeted three seats in the five-seat constituency.

In Donegal, Fianna Fáil and Fine Gael are polling well, but Sinn Féin may be struggling to make the breakthrough they had hoped for.

Early tallies from the Sinn Féin target constituency of Donegal South West suggested rising star Pearse Doherty may not make a breakthrough for the party.

Fianna Fáil director of elections PJ Mara has welcomed the early tallies but warned that it was still early days. He said it was "looking reasonably good" for Fianna Fáil and said that Sinn Féin's poor performance had come as no surprise as the party had "flat-lined" over the past 12 months.

 

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 10:56

Le PQ défie Jean Charest
Denis Lessard
- cyberpresse.ca - Québec - jeudi 24 mai 2007

Coup de théâtre hier soir, le Parti québécois a annoncé qu’il allait voter contre le budget déposé dans l’après-midi par Monique Jérôme-Forget, enclenchant du même coup une lutte sans merci avec le Premier ministre Jean Charest.

 

francoisgendron.jpg«Le gouvernement a fait le choix de présenter un budget qui n’obtient d’aucune façon l’adhésion des 2 partis d’opposition», a expliqué hier soir le chef intérimaire du PQ, François Gendron (en photo ci-contre). Après une réunion de 2 heures, «révoltés», les élus péquistes ont «à l’unanimité» décidé de voter contre le budget quand il sera soumis à l’Assemblée nationale, le 1er juin.
Comme l’ADQ a déjà annoncé qu’elle voterait contre, le gouvernement risque d’être renversé la semaine prochaine à moins que le Premier ministre Charest ne recule et revienne avec un budget plus acceptable aux yeux du PQ.

Du côté de Jean Charest, on était loin d’être prêt à des amendements hier soir. «On est encore bien loin du vote. On compte faire des annonces sectorielles qui permettront à l’opposition de réévaluer leur position», a dit Hugo D’Amours, porte-parole du Premier ministre.
Plus belliqueuse, Monique Jérôme-Forget remettait à l’opposition les conséquences de son vote. «S’ils veulent renverser le gouvernement, c’est là leur choix. Une élection coûte 72 millions, s’ils veulent dépenser simplement pour une petite fierté, une coquetterie, je ne suis pas d’accord», a-t-elle lancé. «C’est mon budget, c’est ce que j’ai déposé et on va travailler avec ça», a-t-elle dit à La Presse.

Mais le PQ ne retrouve pas les exigences qu’il avait posées pour appuyer le gouvernement : davantage d’argent pour les soins à domicile, l’aide aux élèves en difficulté et les régions.
Si le Québec est plongé dans une nouvelle campagne électorale, «c’est pas vrai qu’on va porter seul la responsabilité de la suite des choses… M. Charest était conscient de la réalité ; 70% (des gens) dit que ce n’est pas une bonne idée de mettre tout l’argent dans les baisses d’impôts ; il s’en fout royalement», a soutenu M. Gendron. Bien que minoritaire, «au lieu de venir chercher notre adhésion, le Premier ministre a choisi l’affrontement. Demandez à M. Charest si c’est responsable de se foutre de la population», a-t-il renchéri.
Selon lui, le gouvernement a toute la marge de manœuvre nécessaire pour modifier son budget s’il le désire. L’insensibilité du gouvernement est d’autant plus surprenante que lors d’une rencontre privée, M. Charest avait indiqué qu’il comprenait parfaitement les attentes de l’opposition péquiste. «Quand je l’ai rencontré en privé, il m’a dit que nos demandes étaient précises, claires et qu’il comprenait bien la situation», a révélé M. Gendron hier.
Plus tôt, dans le huis clos budgétaire, le critique aux Finances du PQ, François Legault, avait laissé entrevoir ce coup de force, décrivant le budget comme un exercice «irresponsable et sans vision». Au même moment, l’ADQ avait confirmé son intention de s’opposer au budget.

Baisses d’impôts
Avec son budget hier, Monique Jérôme-Forget a sorti un milliard de dollars d’un chapeau, une cagnotte secrète qui, ajoutée à l’augmentation des transferts fédéraux lui permet, en même temps, de baisser les impôts et d’effacer l’important déficit prévu pour l’an prochain par son prédécesseur, Michel Audet. Comme promis en campagne électorale, le gouvernement hausse à 950 millions les baisses d’impôts fixées à 250 millions lors du budget la fin février.
Il y a 3 mois seulement, Québec entrevoyait un déficit de 1 milliard pour l’an prochain, un gouffre comblé hier comme par magie. Mme Jérôme-Forget a pu compter, notamment, sur une «réserve» de 500 millions ajoutée à une hausse «inattendue» de 430 millions des recettes d’Hydro-Québec.
Elle ne s’attendait vraiment pas à ce que le PQ menace de voter contre.

Pour l’ADQ, Gilles Taillon était tombé à bras raccourcis sur un budget qui laisse augmenter la dette publique de 7 milliards en 2 ans. «C’est une taxe différée pour les générations futures, on fait un party aujourd’hui et on refile la facture à nos enfants», a dit M. Taillon qui confirmait hier que son parti votera contre le budget à l’Assemblée nationale.
«On aurait été d’accord avec les baisses d’impôts à condition qu’il y ait une marge de manœuvre» qui n’existe pas selon lui.

Pour le contribuable, le budget d’hier ajouterait 700 millions aux 250 millions de baisses d’impôts promises par le budget de Michel Audet fin février. Comme cette mesure s’applique à compter de janvier 2008, elle coûtera 200 millions pour 2007-2008.

L’effet conjugué des 2 baisses d’impôts signifie un allègement fiscal de 984$ par année pour un couple avec 2 enfants et un seul revenu de 75 000$. La même famille avec 2 salaires épargnera 640$ par année. Pour une famille monoparentale, avec un enfant, l’économie est de 360$ pour un revenu de 50 000$. Pour une personne vivant seule, à faible revenu, l’impact sera mineur, 55$ par année, pour un salaire de 30 000$. Le cadeau augmentera rapidement pour les hauts salariés, jusqu’au plafond de 969$ pour un revenu au-delà de 75 000$.

«Il était temps de donner des baisses d’impôts, d’aider tous les Québécois», a précisé la ministre, interpellée sur sa générosité pour les hauts salariés qui profiteront davantage du budget d’hier. Depuis 4 ans l’essentiel des efforts ont été dirigés vers les familles et les bas revenus, a-t-elle expliqué. Avec cette baisse d’impôts, le Québec sera la 5ème province au pays au palmarès du fardeau fiscal.

Pour les entreprises, Québec accélère la réduction de la taxe sur le capital, une mesure coûteuse – 889 millions par année –, mais qui n’aura aucun impact financier en 2007-2008 et ne coûtera que 34 millions l’an prochain. Mme Jérôme-Forget ne fait d’ailleurs ses projections que sur 2 ans, plutôt que 5.

Les dépenses totales atteignent cette année 61 milliards, une augmentation modérée à 3,9%. Elles sont compensées par des revenus totalisant 48 milliards plus 13 milliards de transferts fédéraux et de péréquation.

Conséquence d’une injection de 30 milliards en 5 ans pour rénover les infrastructures routières et entretenir les écoles et les hôpitaux, la dette publique continuera d’augmenter, passant de 122,4 milliards l’an dernier à 125,2 milliards cette année à 127,7 milliards l’an prochain. Mais, par rapport à la richesse collective, le poids de la dette continue de diminuer, passant de 43 à 41% sur cette période.

Pour présenter un portrait plus limpide des finances publiques, le gouvernement entreprend aussi des travaux avec le Vérificateur général du Québec qui visent à intégrer les établissements de la santé et de l’éducation dans le périmètre comptable du gouvernement, dès le prochain budget. «C’est le budget d’une nouvelle façon de faire», a promis hier la ministre
Parce que le financement de la santé est «de plus en plus problématique», Québec confiera à Claude Castonguay, le père du régime public d’assurance maladie, le mandat de se pencher à nouveau sur le financement public des soins.
Partisan avoué du recours au privé en santé, «il est la personne toute désignée pour jeter un regard critique sur nos façons de faire», a précisé la ministre. Son rapport est attendu pour l’automne et pourrait proposer des modifications à la Loi canadienne sur la santé.

Québec demandera aussi à Hydro-Québec de mettre l’accent sur les exportations. Les revenus supplémentaires permettront d’augmenter, à compter de 2010, de 400 millions annuellement, les versements au Fonds des générations, créé l’an dernier. D’ici 2026, 42 milliards seront ainsi engrangés pour rembourser la dette.

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 14:51
"Pour prendre la tête du PS, 'DSK' et Royal pourraient miser sur leurs jeunes lieutenants"
LEMONDE.FR | 23.05.07 | 19h28 • Mis à jour le 24.05.07 | 15h03

L'intégralité du débat avec Michel Noblecourt, éditorialiste au "Monde", jeudi 24 mai, à 10 h 45.

rise20 : Pourquoi M. Hollande ne veut-il pas se représenter à la tête du PS ?
Michel Noblecourt : François Hollande est premier secrétaire du PS depuis novembre 1997. Il est en passe de battre le record détenu jusqu'à présent par François Mitterrand, qui, lui, est resté un peu moins de 10 ans à la tête du PS, et celui de Lionel Jospin, qui, lui, a été 2 fois secrétaire du PS. Donc ce n'est pas une surprise. F. Hollande avait indiqué, lors du dernier congrès du PS en novembre 2005, que ce serait son dernier mandat.

 

 

Ce qui s'est passé, c'est que, évidemment, la date de son départ effectif était un peu indexée sur le résultat de l'élection présidentielle. Si Ségolène Royal avait été élue, F. Hollande aurait quitté la direction du PS très rapidement, pour prendre d'autres fonctions. Là, le problème devant lequel il était placé, c'est que comme cette élection a été une défaite pour le PS, automatiquement, les tirs se sont concentrés sur lui. Il a été jugé comme le principal responsable de la défaite, donc il y avait une très forte pression sur lui.

 

On peut imaginer que, là, il a voulu un peu empêcher cette pression de monter encore pendant les législatives en indiquant que de toute façon il s'en irait au prochain congrès, normalement prévu en novembre 2008.

 

diogene : Quel rôle jouera François Hollande lorsqu'il quittera son poste de premier secrétaire du PS ?
Michel Noblecourt :
Je pense que son avenir politique sera de peser sur l'orientation du PS. Il continuera à jouer un rôle. Si le congrès a lieu à la date prévue, ce qui n'est pas acquis, en novembre 2008, il aura été onze ans premier secrétaire. Il ne va pas disparaître dans une trappe. Je pense qu'il sera toujours maire de Tulle.

 

Le schéma que je décrivais tout à l'heure de cette fédération, de cette nouvelle alliance de la gauche au centre, il en parle lui-même. Il a évoqué la nécessité de créer un grand parti. Il peut, à l'intérieur de cette coalition, essayer de trouver sa place. Ensuite, la question de ses relations politiques avec Ségolène Royal se posera peut-être au sein de cette nouvelle coalition.

 

 
 

Jean : Puis-je savoir de quelle manière va être choisi le prochain secrétaire du PS ?
Michel Noblecourt :
Il sera choisi par un vote des militants du PS. C'est une procédure qui a été instaurée en 1995, lorsque Lionel Jospin, après son échec à l'élection présidentielle de la même année, a repris la direction du parti. Il a introduit une réforme : l'élection du premier secrétaire par l'ensemble des militants du PS. C'est donc sous cette forme que F. Hollande a été élu en 1997, réélu en 2000, en 2003, en 2005. Son successeur devra donc se soumettre à la même procédure.

 
 

Catherine Fourcade : Quelle est l'influence du vote des nouveaux adhérents, ceux issus de la campagne d'adhésion à 20 € ?
Michel Noblecourt :
Cette campagne a provoqué effectivement un afflux de nouveaux adhérents, à tel point qu'au moment de la primaire socialiste, pour la désignation du candidat à l'élection présidentielle, il y avait 220 000 adhérents qui étaient électeurs. Il y en avait à peu près 100 000 de plus que lors du congrès du Mans en novembre 2005. Depuis, d'autres adhérents ont rejoint le PS, qui a flirté avec les 300 000 adhérents. On ne sait plus très bien son nombre d'adhérents. Il faut savoir que cette formule très avantageuse d'adhésion était tout à fait temporaire. Donc théoriquement, il n'est pas prévu qu'elle soit reconduite.

 

Il n'est donc pas acquis que le PS réussisse à conserver ce nombre d'adhérents, surtout après sa double défaite : la défaite à la présidentielle et celle probable aux législatives. Ce ne sont pas des facteurs qui conduisent à une forte implication des militants, il est donc possible qu'il y ait une érosion. Sur la sympathie des nouveaux adhérents pour S. Royal, elle est évidente. Une grande partie d'entre eux ont voté pour elle et sont venus au PS pour voter pour elle. S'ils restent, ils pèseront certainement d'une façon décisive dans le choix du futur patron du PS.

 

Viking : Qui serait le plus bénéfique pour le PS comme secrétaire : un présidentiable, ou un homme ou une femme qui rassemble, sans ambition personnelle marquée ?
Michel Noblecourt :
L'idée de François Hollande, qu'il n'a pas réussi à imposer quand il était en responsabilité, c'était que le candidat naturel du PS était son premier secrétaire. En fait, on s'aperçoit que cette situation a été plutôt rare au PS, puisque seul F. Mitterrand, lorsqu'il était candidat en 1981, était à ce moment-là premier secrétaire du PS. En 1988, il s'est représenté. En 1995, Lionel Jospin s'est présenté à l'Elysée à l'issue d'une primaire qui l'avait opposé au premier secrétaire du PS en place, Henri Emmanuelli. Et en 2002, Lionel Jospin n'était pas premier secrétaire, puisqu'il était premier ministre.

 

Maintenant, c'était notamment une position défendue par François Hollande après la défaite à la présidentielle, on revient à un schéma où le premier secrétaire devrait être le candidat naturel du PS à l'élection présidentielle. Mais en même temps, ce n'est pas forcément quelque chose qui va s'imposer. François Hollande ne sera plus premier secrétaire, et je ne suis pas sûr qu'il ait abandonné toute ambition de se présenter à la présidentielle. Ségolène Royal à mon avis a peu de chances d'être premier secrétaire, et on sait qu'elle désire se représenter en 2012.

SÉGOLÈNE ROYAL OU DOMINIQUE STRAUSS-KAHN ?

 

Ben : Au-delà de leur opposition actuelle, DSK et Ségolène Royal ne sont-ils pas paradoxalement les plus compatibles au PS ? Leur volonté de rénovation, l'une sur la manière de faire de la politique et l'autre sur le contenu idéologique, ne les rapproche-t-elle pas ? Une alliance est-elle possible ? Une direction collective est-elle possible ?
Michel Noblecourt :
Sur le rapprochement, oui, ça me paraît tout à fait possible. Au niveau des idées, si l'on prend celles qui ont été avancées par ces deux personnalités, il y a des convergences, notamment une convergence importante sur la nécessité de rénover le PS, de redéfinir le logiciel idéologique du PS. Après, sur les solutions avancées par l'une et par l'autre, il y a des divergences.

 

Ségolène Royal ne s'est jamais proclamée sociale-démocrate, à la différence de DSK. Elle n'a pas non plus conduit une analyse sur la nouvelle façon de regarder l'économie de marché, de voir précisément quel pouvait être le rôle de l'Etat. Elle a plutôt privilégié la décentralisation. Et elle s'est davantage avancée que DSK sur les questions de la démocratie sociale et sur la réformes des institutions de la Ve République. Il y a donc des différences entre eux, mais qui à mon avis ne sont pas insurmontables.

 

Après, c'est une bataille d'ego, de personnalités. Chacun voudrait conduire cette rénovation, et évidemment il y en a un de trop. Direction collective, je n'y crois pas du tout. Les directions collectives, si on regarde ce qui s'est passé dans les rares cas où elles ont été mises en oeuvre, n'ont jamais bien fonctionné. Elles supposent une homogénéité rarement trouvée.

 

 

 

 
 

Je pense que le PS devra reconduire son schéma de direction actuel, celle d'un homme ou d'une femme au poste de premier secrétaire. Il faudrait dissocier dans ce débat le PS d'un côté et l'ensemble de la gauche, de l'autre. Quelle gauche demain ? quelles alliances ? quel PS ? Il y a un double débat, une double reconstruction à faire.

sandra :
Un récent sondage indiquait que les militants socialistes considèrent de loin Ségolène Royal comme la personnalité la plus à même de conduire la gauche à l'avenir, tandis que l'ensemble des Français donnerait plutôt un avantage à Dominique Strauss-Kahn. Comment expliquez-vous la différence d'opinion entre les militants socialistes et l'ensemble des Français ?
Michel Noblecourt :
La différence d'opinion, c'est que je pense que les deux personnalités en question ne sont pas perçues de la même manière.

DSK est quelqu'un qui est connu pour s'être impliqué depuis de nombreuses années dans la vie du PS. Il a tenté d'incarner notamment lors de la primaire de 2006 une voie sociale-démocrate et donc, il est apparu effectivement comme un agent possible de la rénovation du PS.

 

Ségolène Royal a également cette image de rénovation, c'est là-dessus qu'elle a connu son succès. Mais elle apparaît plus à la marge du PS.
C'est quelqu'un qui ne s'est jamais impliqué dans l'appareil du PS, et de plus, elle a construit sa campagne en interne et, lors de l'élection, souvent en opposition à la fois avec l'appareil et un certain nombre de dogmes socialistes. Mais il apparaît que, pour les sympathisants socialistes, Ségolène Royal reste plébiscitée. Elle a conservé cette image d'électron libre prêt à bousculer les dogmes et les tabous socialistes qui a fait son succès pendant la campagne présidentielle.

 
 

pierrot : En quoi les programmes de Royal et DSK sont-ils différents ? et leur vision de la rénovation à mener ?
Michel Noblecourt :
DSK s'est beaucoup plus avancé sur la rénovation du PS que Ségolène Royal. DSK a affiché comme objectif ce qu'il a appelé un réformisme radical, qu'il a ensuite présenté comme une rénovation sociale-démocrate avec un PS qui s'assume ainsi véritablement, même si cela pose un certain nombre de questions par rapport au modèle social-démocrate.

 

Mme Royal s'est beaucoup moins occupée de l'outil que représente le PS. Elle se place plus au niveau d'une rénovation de la gauche dans son ensemble, en l'invitant à revisiter ses fondamentaux, qu'il s'agisse de son rapport à la société, à la mondialisation, au travail, à l'économie de marché, à l'Europe.

 

Le tournant de Ségolène Royal après le premier tour correspondait en fait à une nécessité mathématique, dans la mesure où la gauche est à un niveau très faible, puisque l'ensemble de ses candidats n'avait réuni que 36,44%, niveau le plus faible depuis 1969. Donc elle a été obligée, pour avoir une chance d'être élue, de se tourner vers l'électorat de Bayrou. Il lui fallait l'apport d'une majorité des électeurs de celui-ci pour pouvoir l'emporter. Ce qui l'a conduite à prendre des initiatives, à aller jusqu'à envisager la participation de ministres venant de l'UDF dans son éventuel gouvernement. Dans cette affaire, c'était donc un calcul électoral. Nécessité fait loi. Elle a été contrainte à cette opération, mais celle-ci n'a pas été pensée en termes plus idéologiques. Cela supposerait que le PS se redéfinisse, se rénove, se refonde, mais aussi que le centre décline clairement son identité et dise explicitement quelle est sa vision de la société, de ses rapports avec la droite, par exemple.

beteya : Mme Royal a-t-elle une chance de succéder à son compagnon à la tête du PS ?
Michel Noblecourt : Sur le papier, oui, puisque si elle conserve le score qui était le sien lorsqu'elle a été désignée candidate (60,65% des suffrages des militants), cette audience dans le PS, elle peut tout à fait s'imposer comme premier secrétaire. Mais je ne suis pas sûr que ce soit son ambition. Pour deux raisons : la première, c'est qu'elle n'est pas une familière de la vie d'un parti. Elle a toujours évolué en marge de l'appareil socialiste. Elle s'est même dressée plusieurs fois contre lui au moment de la primaire, et on a vu dans sa campagne qu'il y a eu des dysfonctionnements entre elle et le PS.

 

 

 

 

Donc je pense que la direction du PS n'est pas vraiment sa tasse de thé. Elle préférerait avoir un proche, un fidèle à la tête du parti, dans une relation moins complexe que celle qui était la sienne avec l'actuel premier secrétaire, dans la mesure où c'est son compagnon.

 

Deuxième raison : elle vise plus haut. Ce qui l'intéresse, c'est la reconstruction d'une nouvelle gauche, avec de nouvelles frontières. C'est un peu ce qu'elle a dit après sa défaite. Je pense que l'idée qu'elle a en tête, c'est une sorte de fédération, d'arc-en-ciel réunissant plusieurs familles politiques dans une sorte de coalition qui pourrait aller du PS au centre, en passant par un certain nombre de formations qui se trouvent à l'heure actuelle à la gauche du PS. Dans l'idéal, il faudrait faire venir ce qui reste du PC, les amis de J.-P. Chevènement, et peut-être une partie du courant altermondialiste qui a tenté de s'agréger autour de Bové dans sa campagne. L'extrême gauche de Besancenot, cela m'étonnerait, car elle n'est pas intéressée par le pouvoir.

Je pense que l'ambition de Ségolène Royal serait plutôt de prendre la tête de cette coalition, plutôt que de s'engager dans une bataille d'appareil pour prendre la direction du PS. Cette fédération, c'est ce qui s'était fait en 1965. F. Mitterrand avait créé la Fédération de la gauche démocrate et socialiste, qui comprenait plusieurs partis, dont le PS, mais sans le PC et sans le centre.

 
 

Legrec : Dominique Strauss-Kahn peut-il réellement prendre le poste de Premier Secrétaire du PS après sa lourde défaite (partagée par Laurent Fabius) lors de la primaire interne du PS en novembre dernier ?
Michel Noblecourt :
Je ne suis pas totalement convaincu que DSK veuille être premier secrétaire. Il ne l'a pas dit, il a dit qu'il voulait jouer un rôle important dans la rénovation du PS. Je pense qu'en tout état de cause, à moins de bénéficier du soutien des amis de Ségolène Royal et de François Hollande, ses chances de l'emporter seraient faibles. Il faut savoir que DSK n'avait pas déposé de motion au congrès du Mans, et lors de la primaire, il a été lourdement battu. Il avait obtenu 40 points de moins que Ségolène Royal. Sur le papier, il a donc peu de chances de devenir premier secrétaire. Lui aussi peut choisir la même méthode que Mme Royal et essayer de mettre un proche à la tête du PS.

 

Bibi : Quel est l'avenir politique de Laurent Fabius ?
Michel Noblecourt :
L'avenir politique de Fabius, je pense qu'il est plutôt derrière lui... Fabius a connu pas mal d'échecs dans la dernière période, il n'a pas réussi à créer une dynamique ni autour de la gauche ni autour de sa personne. Il avait présenté une motion au congrès du Mans en 2005. Il avait été lourdement battu, avec 21 % des suffrages. Et encore plus lourdement battu à la primaire socialiste (environ 18 %). Son courant traverse un peu une crise existentielle, et certains de ses amis commencent à se demander s'il ne faut pas envisager d'autres voies pour rénover le PS.

 

 
 

LES CHANCES DE LA NOUVELLE GÉNÉRATION
Renouveau
:
Quels sont les quadras en situation pour diriger le PS ? Manuel Valls ? Arnaud Montebourg ? Vincent Peillon ?
Michel Noblecourt :
Manuel Valls a des atouts incontestables, car effectivement, c'est un jeune, qui incarne bien la relève générationnelle. Il est maire d'Evry, député. Il a eu des responsabilités au conseil régional d'Ile-de-France. Il a eu des fonctions à la direction du PS. Il a l'avantage d'avoir été à différents moments proche de la plupart des dirigeants du PS : Jospin, Hollande, DSK. Il a été même à un moment proche de Fabius, puisqu'il s'était prononcé pour le non à la Constitution européenne. Il a donc eu des alliances variées dans le PS et incarne aussi parfaitement une volonté de rénovation du PS. C'est donc un candidat qui à mon avis pourrait convenir à DSK.

 

Arnaud Montebourg, c'est plus compliqué, car lui était vraiment dans la minorité du PS. Il faut se souvenir qu'au congrès du Mans, il avait refusé la synthèse, et qu'ensuite, il s'est rallié à Ségolène Royal. Mais je pense que la popularité de Montebourg dans le PS est assez faible, qu'il désoriente souvent les militants par des prises de position jugées parfois un peu trop opportunistes. Par ailleurs, il a un grand problème, celui de se faire réélire député dans sa circonscription de Saône-et-Loire, sachant que Ségolène Royal y a été battue par Sarkozy le 6 mai. Il a donc un combat difficile à mener, et s'il était battu, cela lui couperait la voie d'un poste de premier secrétaire du PS pour un moment.

 

Quant à Vincent Peillon, lui aussi, comme Valls ou Montebourg, incarne la nouvelle génération de quadras dont le PS a fortement besoin à mon avis. Il a aussi des avantages en ce sens qu'il a toujours été favorable, depuis 1994, à la rénovation du PS. C'est chez lui un combat très ancien. Il s'est impliqué dans la fondation du Nouveau Parti socialiste, courant qui portait cette volonté de rénovation du parti. Il a aussi un problème électoral : se faire élire député. Par ailleurs, son parcours a été un peu sinueux par rapport aux différents courants du PS dans la dernière période, dans la mesure où il a soutenu François Hollande, a été son porte-parole, a ensuite milité pour le non au référendum sur la Constitution européenne. Ensuite il s'est fâché avec Montebourg au congrès du Mans. Puis il s'est rapproché de Ségolène Royal. Son principal atout aujourd'hui, c'est qu'il est devenu un proche de Mme Royal. De même que DSK pourrait être tenté de jouer la carte Valls, Ségolène Royal pourrait être tentée de jouer la carte Peillon.

 

Autre carte que Ségolène Royal peut jouer, peut-être plus sûre au niveau du résultat mais qui aurait l'inconvénient de ne pas opérer cette relève générationnelle : la carte de François Rebsamen. C'est le n° 2 du PS actuellement, il est maire de Dijon, il n'est pas député, et au PS c'est celui qui a la responsabilité des fédérations. C'est un homme d'appareil, qui connaît bien les fédérations socialistes. Il avait l'avantage d'être à la fois proche de Ségolène Royal et de François Hollande, et qui pourrait donc se poser un peu en candidat du consensus, pour justement permettre aux différents courants du PS de se retrouver. Mais son principal inconvénient, c'est que ce n'est pas un quadra, il ne peut pas incarner ce renouvellement générationnel qui semble très désiré par les militants socialistes.

 

Jean-Louis Bianco, je n'y crois pas du tout. Il a le même avantage que Rebsamen car il est proche de Ségolène Royal, mais il ne faut pas négliger le fait qu'il est de 1943, il a donc 64 ans. Il a été collaborateur de Mitterrand, ministre, il est maintenant député, mais il n'a jamais joué de rôle dans l'appareil du PS.

 
 

gerard : Que pensez-vous de la "tête montante" du PS : Benoit Hamon ?
Michel Noblecourt :
La tête montante, je ne sais pas. C'est un jeune militant qui a commencé sa carrière comme président du Mouvement des jeunes socialistes. Il a été très proche de Martine Aubry. Il était très hostile au départ à Ségolène Royal et soutenait plutôt la candidature de Jospin. Il était également partisan du "non" au référendum de 2005. Il a l'avantage d'être très jeune, puisqu'il a 30 ans [correction : ce jeune homme va avoir 40 ans en juin 2007], mais je pense que c'est trop jeune. Il a besoin de faire un peu ses classes, son chemin dans le PS avant d'envisager d'en être le premier secrétaire. Il fait l'apprentissage de la vie politique, il est député européen.

 

Autre inconvénient : il avait soutenu Fabius lors de la primaire socialiste, donc il est un peu marqué de ce côté-là. Je pense donc que ses chances sont très limitées. Mais c'est un jeune très talentueux qui peut figurer dans la direction du PS, qui a besoin de jeunes pour incarner la nouvelle génération. Et les trentenaires ne sont pas très nombreux au PS.

Mimi : Qui va prendre la tête du PS, un petit pronostic ?
Michel Noblecourt : C'est un peu difficile à dire, car il faut déjà savoir quand le congrès a lieu. Si le PS connaît une lourde défaite aux législatives, il se pourrait que le congrès ait lieu au début 2008. Je pense qu'aujourd'hui, la personne qui aurait le plus de chance d'être premier secrétaire, c'est Rebsamen.

 

 

 

 

Mais en même temps, je pense que la compétition va se déplacer assez rapidement entre des plus jeunes. Elle pourrait opposer Valls et Peillon, et dans cette hypothèse, je donnerais un avantage à Manuel Valls. Si la défaite aux législatives est relative et que le congrès a lieu en novembre 2008, cela redistribuera les cartes. Là, ce serait une nouvelle génération qui prendrait la relève.

Chat modéré par Anne-Gaëlle Rico

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 08:28
manuelvalls.jpgCe matin sur France Inter, sous l'intitulé "le PS entre en campagne : la nouvelle génération veut du changement à la tête du parti" Manuel Valls pour une "gauche moderne, renouvelée et populaire", nous avons eu droit à un numéro de trapéziste blairo-ségolèniste auquel finalement Manuel Valls avait habitué ceux qui le connaissent depuis quelques temps.
Le candidat aux législatives dans la 1ère circonscription de l'Essonne, député et maire d'Evry, s'est ingénié pendant 30 minutes à réaliser une synthèse de la droite sociale-libérale et blairiste du Parti socialiste, tout en disqualifiant chacun de ses tenants pour bien démontrer que lui-seul, jeune et vierge, pouvait incarner le renouvellement comme futur premier secrétaire, renouvellement une fois de plus confondu avec la rénovation et la refondation du Parti socialiste.
Ainsi il a cité tous ceux dont il espère pouvoir négocier à un moment ou un autre le soutien, qu'ils soient de l'ancienne - DSK, Delanoë, Royal, Ayrault, Peillon, Montebourg - ou de la nouvelle génération - Najat Belkacem, Faouzi Lamdaoui ou Barbara Romagnan (et sans doute au corps défendant de cette dernière). en premier lieu, il a dénoncé comme il le fait dans l'hebdomadaire de droite Le Point, tous ces compromis, synthèses, le fait que l'on est privilégié le rassemblement et l'unité (un comble quand on sait qu'il fut de ceux qui n'ont cessé de nous agresser parce que certains d'entre nous auraient mis en danger l'unité du PS) bref la mollitude imposée par François Hollande, odieux premier secrétaire qui n'a pas voulu transformé le PS en 5 ans, et qui fut suivi dans cette stratégie par quasiment tous ceux qu'il a cité en exemple : DSK, Delanoë, Ayrault, Royal...
Sur la candidate malheureuse à l'élection présidentielle, dont il fut un soutien tardif, il lui dénit toute prétention au leadership socialiste pour avoir créer un hiatus dans la campagne avec le Parti socialiste, induisant par ailleurs un engagement tardif dans la campagne législative alors qu'elle promettait le 6 mai au soir, sourire aux lèvres, de continuer le combat. Mais finalement, Manuel Valls salue les "vraies intuitions" de l'ex-candidate et la rejoint dans son analyse de la société française et donc dans son erreur ! La campagne a été forte sur des bonnes thématiques selon lui : autorité, valeur travail, ordre juste. Dans son exposé, il énumère une fois l'ordre juste, deux fois l'autorité, une fois la protection, deux fois la sécurité, trois fois la valeur travail, une fois le refus de l'assistanat et l'individualisme, mais seulement une fois la promotion sociale et la transformation sociale. Le processus de transformation en new Labour et montré en exemple et d'ailleurs Valls dit qu'il faut avoir maîtrise et méthode pour la rénovation du parti, méthode à regarder en Grande Bretagne.
Il s'étonne enfin que la plateforme législative du PS soit distincte du pacte présidentiel de Ségolène Royal, qui a rassemblé 47% des suffrages ; faut-il lui rappeler que les 47% n'ont pas forcément adhéré à ce pacte mais ont cherché avant tout à faire barrage à Nicolas Sarkozy ?
Faut-il également lui dire que ce n'est pas en faisant la liste des handicaps du Parti socialiste qu'on permet à ses petits camarades d'être en position confortable pour mener campagne sur le terrain et se faire élire ? cette opération, suposée mettre fin à la langue de bois pour écouter les électeurs, s'apparente avant tout à "comment compliquer la tâche de tous ceux qui s'ils étaient élus pourraient me faire de l'ombre dans le prochain congrès ?". On ne rénove pas un parti dans les 2 semaines entre deux tours des présidentielles, on ne rénove pas un parti dans les 6 semaines de campagne pour les législatives ; ici il y a un prétexte fallacieux et surtout délétère de la part de ce nouveau candidat au poste de premier secrétaire, la rénovation prend du temps.
Mais ce qui est plus grave c'est la démission idéologique qu'induit le discours de Manuel Valls : parce que l'évolution d'une partie de l'électorat de droite et de l'électorat populaire tend à une radicalisation sécuritaire et autoritaire, il faudrait aujourd'hui avoir une attitude suiviste, une stratégie de renoncement. Encore une fois, rappelons-le, s'il ne faut abandonner aucun terrain, si la sécurité, nation ou l'autorité ne sont pas une propriété intellectuelle de la droite, ce n'est pas sur ces thèmes que notre électorat se mobilise, se rassemble et entre en dynamique. Pour gagner il nous faut être offensif socialement et économique, c'est que l'on nous attend et que nous apportons une valeur ajoutée, et c'est là que nous avons pêché dans la campagne précédente, et Manuel Valls reconduit cette même de tous les sociaux-libéraux à tendance autoritaire (Bockel et Royal essentiellement).
Encore une fois je me permets de citer le BILAN DES ENSEIGNEMENTS DU BAROMETRE BVA-BFM-LES ECHOS SUR LA CAMPAGNE ELECTORALE :
"un sort à plusieurs idées plus ou moins à la mode parmi les commentateurs selon lesquelles :
  • La très large victoire de Nicolas Sarkozy prouverait une droitisation de la société française ;
  • Ségolène Royal a perdu car elle a été «plombée» par le programme économique et social que lui imposait le PS ;
  • La «centrisation» était et est encore attendue par les électeurs de gauche et c’est pour ne pas l’avoir effectuée assez nettement que Ségolène Royal a perdu.
L’examen de nos études dément indéniablement chacune de ces trois «analyses». Il prouve au contraire que la gauche avait toutes ses chances de l’emporter mais qu’elle n’y est pas parvenue en n’assumant pas assez ses mesures et l’orientation idéologique et politique qu’elle induisait. C’est bien l’absence de lisibilité politique de la candidate sur les grands enjeux économiques et sociaux conjuguée à une propension à se « centriser » (entre-deux tours) voire à se « droitiser » (autorité, sécurité et drapeau) en faisant campagne sur les thèmes de son adversaire qui explique le mieux cette déroute.[...]
"... serait important pour Ségolène Royal de pouvoir faire entendre de façon claire et audible ses propositions en matière économique [...] Ségolène Royal pourra peut-être regretter d’avoir donner l’impression de désavouer les orientations fiscales souhaitées par son compagnon, François Hollande. [...] A l’instar de ce qu’a d’ores et déjà réussi Nicolas Sarkozy au sein de l’électorat de droite, c’est peut-être avec des annonces de ce type – polémiques et clivantes – que Ségolène Royal parviendra à fédérer un électorat potentiel, pour l’heure, encore très volatil. [...]
"Pourtant, la prééminence des enjeux sociaux sur les enjeux économiques avantage toujours la candidate socialiste. Les enjeux majeurs de cette campagne pour les Français étant bien plus sociaux qu’économiques, il
convient de relativiser la domination globale de Nicolas Sarkozy sur ceux-ci. [...] Or, Ségolène Royal est toujours dominante sur ces enjeux prioritaires, même si elle est en forte baisse [...]. La baisse enregistrée par Ségolène Royal sur ces enjeux prioritaires, tout particulièrement auprès des ouvriers, devrait sans doute inciter la candidate à réorienter son action et son discours dans cette voie, plutôt que dans celle de l’identité nationale, ou de l’insécurité, sujets nettement moins prioritaires pour les électeurs et sur lesquels Nicolas Sarkozy la domine structurellement.
"Le recul de Ségolène Royal s’explique essentiellement par une démobilisation du noyau dur de l’électorat populaire et de gauche au fur et à mesure de la campagne :
Seulement 61% des sympathisants de gauche la jugent plus crédible que Nicolas Sarkozy en moyenne sur nos 5 indicateurs (73% en déc.), et seulement 57% spécifiquement sur le chômage (74% en déc.). Inversement, Nicolas Sarkozy est plébiscité par 77% des sympathisants de droite au niveau global et par 76% d’entre eux en ce qui concerne spécifiquement le chômage.
- Les électeurs de François Bayrou, par ailleurs déjà sensiblement plus enclins à un vote Royal que Sarkozy sont tout aussi sévères à l’égard de cette dernière que la moyenne des Français concernant sa crédibilité économique et sociale. Il serait donc bien difficile et pas forcément «rentable», du fait de la démobilisation de l’électorat de gauche que cela pourrait induire, de trop en faire dans la conquête des voix centristes. [...] Royal perd contre Sarkozy alors que le programme économique et social du PS est jugé bien meilleur que celui de l’UMP.
Les principales mesures économiques et sociales prônées par Nicolas Sarkozy suscitent presque toutes l’adhésion d’une majorité de Français, à l’exception notable «du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite» (53% contre 43% y sont opposés). [...] Même des mesures que certains pensaient impopulaires, comme «la hausse de l’IR pour les plus hautes tranches» (72%) ou qui ont été parfois présentées comme trop autoritaires, comme «la reprise des aides versées aux entreprises délocalisant» (81%) suscitent une très forte adhésion.
Très populaires auprès des Français (76%) ces mesures semblent très mobilisatrices pour les sympathisants de gauche (86%) tout en étant fort appréciées des électeurs de François Bayrou (77%).
Ces derniers sont d’ailleurs plus nombreux (77% contre 66%) à soutenir les mesures du «pacte présidentiel» que celles du programme de Nicolas Sarkozy.
C’est donc sans doute davantage dans son programme, et son ancrage à gauche, que dans sa personnalité et son ouverture plus forte au centre que résident les principaux atouts de Ségolène Royal."

S'il faut effectivement aller vers la société, élargir la base sociale du Parti socialiste, alors cette méthode contredit toutes les analyses idéologiques de Manuel Valls, de Jean-Marie Bockel et de Ségolène Royal. Pour rassembler, mobiliser l'électorat de gauche et créer une dynamique, la Gauche doit parler essentiellement sur l'emploi, le pouvoir d'achat, le logement et l'éducation et ne pas donner l'impression que Nicolas Sarkozy défendrait"comme tout le monde" la valeur travail parce qu'il appelle à "travailler plus pour gagner plus". fred-1.jpgQu'est-ce qu'il a fallu attendre pour entendre dire que la valeur travail c'était déjà le travail pour tous, alors que Nicolas Sarkozy avait déjà développé son imposture partout et qu'il avait été le premier à lancer la perspective du plein emploi. Comment comprendre que l'ex-candidate puisse dire que la nomination de Hirsch, Jouyet et Kouchner au gouvernement est un hommage à son pacte présidentiel ? à ce compte, plus besoin de voter socialiste puisque Sarkozy "applique" le programme de Royal !!!
Là où on touche le délire c'est que sur le constat d'un Etat-Providence en crise et d'une sociale-démocratie dépassée, Manuel Valls et quelques autres nous propose l'abdication idéologique et culturelle devant la droite. Gardez moi de mes amis, mes ennemis je m'en occupe !
Frédéric FARAVEL

 

 

Valls : Hollande "doit céder sa place après les législatives"
NOUVELOBS.COM | 24.05.2007 | 07:36

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Pour le député PS de l'Essonne, proche de Lionel Jospin, le premier secrétaire du PS doit partir, pour que le processus de rénovation du parti "aille jusqu'au bout". François Hollande a réitéré sa volonté de ne pas être candidat à sa propre succession mais a refusé d'avancer la date éventuelle d'un congrès.

Manuel Valls

Manuel Valls (Sipa)

Le député PS de l'Essonne Manuel Valls estime dans un entretien au Point de jeudi 24 mai que François Hollande "doit céder sa place après les législatives" pour que le processus de rénovation du PS "aille jusqu'au bout".
"Il faut rentrer dans un processus de refondation" et "éviter la préparation d'un congrès traditionnel qui aboutit aux synthèses", déclare-t-il.
"C'est la raison pour laquelle François Hollande ne peut pas être le porteur de cette rénovation. Il doit céder sa place après les législatives pour que ce processus aille jusqu'au bout", ajoute-t-il.
Pour lui, le vote à la présidentielle "s'est beaucoup structuré autour de valeurs fortes : autorité, mérite, travail", et ce "mouvement correspond davantage à la progression de l'indidualisme de notre société, à des peurs liées aux conséquences de la mondialisation qu'à la régression des valeurs de justice sociale".
 
Pour l'émergence d'une nouvelle génération
Le PS a "tardé" à "assimiler" ces tendances auxquelles "il faut apporter des réponses de gauche", a insisté Manuel Valls.
Selon le député de l'Essonne, Ségolène Royal "a eu de vraies intuitions en prenant la mesure de la crise politique, en parlant d'ordre juste, en rappelant que la Nation a été inventée par la gauche", mais "ces sujets n'étaient pas mis en cohérence, dans une ambition collective".
"Définissons notre réformisme" suggère-t-il, appelant à l'apparition à la tête du PS "d'une nouvelle génération pour épouser le cycle politique", en faisant appel "aux élus locaux, aux jeunes représentatifs de la diversité, mais aussi à des citoyens issus du monde de l'entreprise ou de la culture".
Hollande ne veut pas en dire plus
De son côté, le premier secrétaire du PS François Hollande a réitéré mercredi sa volonté de ne pas être candidat à sa propre succession à la tête du parti socialiste après les élections législatives.
"Je ne serai pas candidat à ma propre succession", a déclaré François Hollande. "Il faudra à un moment qui est proche passer à une autre phase de direction du parti socialiste", a-t-il ajouté, après avoir rappelé qu'il était à la tête du Parti socialiste depuis 1997.
"Nous aurons, au lendemain des élections législatives, un grand débat", a-t-il précisé dans l'émission "Questions d'info" sur LCP/Le Monde/France-Info. Il s'est toutefois refusé à répondre à toute question sur la date éventuelle d'un congrès, indiquant ne pas "être dans l'après-législatives".
"Aujourd'hui, l'enjeu est tellement grand, ce n'est pas 2012, (...) c'est de savoir ce que les Français vont pouvoir là pendant les cinq ans qui viennent avoir comme pouvoir et contre pouvoir", a-t-il ajouté.
"Et je ne me distrairai pas de ce seul objectif", a-t-il affirmé.

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 10:40
Selon l’Institut BVA, la France ne s’est pas « droitisée »
Les Echos - Cecile Cornudet | 22 mai 2007

ligne

Les résultats de la présidentielle seraient trompeurs pour BVA, qui continue de penser que le rapport de force idéologique penche du côté de la gauche. Ce que Nicolas Sarkozy aurait parfaitement intégré en proposant un gouvernement «d’ouverture».

 

A quatre semaines des élections législatives, tous les instituts de sondage prédisent une nette victoire de l’UMP, voire un raz de marée. Et pourtant, «contrairement à l’impression que pourraient donner les résultats de l’élection présidentielle, la France ne s’est pas droitisée», affirme Gaël Sliman, directeur adjoint de BVA Opinion, qui vient de passer au crible 6 mois de résultats et d’attentes des Français.

Si l’on regarde les attentes des électeurs, leurs valeurs et même leurs affinités partisanes, «l’état des forces idéologiques dans le pays penchait même encore assez nettement à gauche avant le 1er tour», avance-t-il. En décembre dernier, quelque 54% des électeurs se disaient «proches de la gauche», contre 46% de la droite. Quand on leur demandait, mi-novembre, de qui ils «souhaitaient» la victoire, 41% contre 30% répondaient que c’était «celle du candidat de gauche». Quand on faisait la liste de leurs préoccupations, les sujets sociaux - emploi, pouvoir d’achat, précarité, éducation - arrivaient devant la sécurité et l’immigration. Et ils faisaient alors nettement plus confiance au PS qu’à l’UMP pour y répondre.

 

Thèmes secondaires

 

Alors, que s’est il passé ? Une campagne électorale, tout simplement. En l’espace de 3 mois, la donne a radicalement changé. Exemple ô combien symbolique : l’emploi. En décembre 2006, Ségolène Royal avait, dans la lutte contre le chômage, une avance de «crédibilité» de 5 points sur son rival UMP. 3 mois plus tard, c’est lui qui la devançait de 13 points. En réalité, c’est moins le positionnement de la candidate socialiste qui aurait déstabilisé les électeurs, avance BVA, que son choix de faire campagne sur des thèmes pour eux secondaires, et l’absence de cohérence d’ensemble de sa ligne économique et sociale. «Elle a eu tendance à aller sur des sujets périphériques (démocratie sociale...) ou à vouloir se positionner sur les lignes de force de son adversaire (sécurité, nation...)», observe Gaël Sliman, «sans fournir, jusqu’au soir du premier tour, d’éléments clairs sur sa ligne et sur ce qu’elle ferait en matière économique et sociale si elle était élue». En face, Nicolas Sarkozy a certes mené une campagne très à droite, mais «il a au moins proposé des solutions sur des enjeux qui intéressaient les gens, notamment "travailler plus pour gagner plus"», poursuit-il.

 

Reste à savoir quelles conséquences en tirer. Pour le PS, ce sera très difficile de redresser la barre d’ici aux 10 et 17 juin, «parce qu’on ne bâtit pas une cohérence politique en quelques semaines».

 

Des gages d’ouverture

 

En revanche, cette analyse du rapport de force idéologique expliquerait en grande partie le choix de Nicolas Sarkozy d’intégrer des personnalités de gauche dans son gouvernement. «Il a vilipendé Mai 68 et accueille dans son gouvernement Bernard Kouchner, incarnation vivante de Mai 68, au risque de déstabiliser son électorat», relève Gaël Sliman. Le président de la République ne chercherait pas uniquement à affaiblir le PS à la veille des élections législatives. Il aurait compris, lui le grand consommateur d’études d’opinion, que, pour mettre en oeuvre son programme de droite, il lui fallait donner des gages d’ouverture aux Français.


Consulter le
baromètre BVA - bilan de la présidentielle 2007
Consulter le dossier présidentielles 2007 de BVA

Cette étude confirme ce que quelques uns d'entre nous ressentaient, c'est-à-dire que les thèmes de campagne développées par la candidate socialiste n'étaient ceux qui étaient en phase avec les attentes de l'électorat, que la gauche n'a donc pas su développer ses propositions sur les thématiques attendues qui lui étaient pourtant favorables (emploi, logement, pouvoir d'achat, éducation) et que Sarkozy a lui réussi sa triangulation en faisant passer ses vessies pour des lanternes.
Faut-il que nous continuions dans cette même direction ? les socialistes le diront collectivement après les législatives.

FRED

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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 14:53
Piero Fassino, secrétaire des Démocrates de gauche, explique dans un entretien au "Monde" les raisons de la recomposition de la gauche italienne.
Piero Fassino : "Le vieux schéma tripolaire droite, centre, gauche, ne fonctionne plus"
LE MONDE | 22.05.07 | 13h41 • Mis à jour le 22.05.07 | 13h41


pierofassino.jpgssu de la fusion des 2 principaux partis de centre gauche, les Démocrates de gauche (DS, héritiers du Parti communiste italien) et la Démocratie libérale-Marguerite (DL, héritiers de la Démocratie chrétienne), le Parti démocrate - une formation de type social-démocrate - doit voir le jour le 14 octobre, dans le cadre d'une assemblée constituante pour laquelle les dirigeants des deux formations comptent faire voter un million de sympathisants.

Quels sont les objectifs du Parti démocrate ?

Avec la coalition de l'Olivier, nous avons mis en route depuis 12 ans, et plus particulièrement ces 5 dernières années, un processus d'unification de notre électorat qui a besoin d'être complété.
Le Parti démocrate entre dans le cadre d'une stratégie d'unité des forces réformistes qui s'est déjà réalisée dans L'Olivier et qui a été approuvée par les électeurs. Le deuxième objectif est d'amorcer une réorganisation du système politique à travers une réforme des partis. La réforme des institutions et celle de la loi électorale ne suffisent pas.

En Italie, nous en avons la preuve : l'adoption d'un système bipolaire majoritaire n'a pas mis fin à la culture proportionnelle. C'est pourquoi nous mettons en place une grande force politique qui a l'ambition de réunir plus de 30 % de l'électorat. Notre but est de dépasser la désespérante fragmentation politique qui caractérise le système italien.

Pourquoi le faire maintenant ?

Nous sommes à un moment où le pays a besoin de grands changements et de réformes profondes. Cela ne peut pas se faire seulement à travers le gouvernement. Pour conduire une phase de grande transformation, on a besoin de s'appuyer sur un grand parti politique. Aux États-Unis, Roosevelt l'a fait pour son New Deal, Adenauer en Allemagne après la guerre et de Gaulle au moment de créer la Ve République.

L'Italie d'aujourd'hui a besoin d'une grande formation de centre gauche qui soit le moteur du changement.

Sur quel projet idéologique repose cette gauche réformatrice ?

Le Parti démocrate est l'équivalent italien des grands partis sociaux-démocrates européens, en termes de culture, de programmes et de rôle. Sauf qu'on ne peut pas parler seulement de social-démocratie parce que, en Italie, il y a en plus l'apport d'une culture catholique progressiste.

Une constante italienne, c'est le catholicisme en politique. Pendant longtemps, les catholiques ont été représentés par un parti, la Démocratie chrétienne, qui avait une vertu : c'était un parti du centre qui regardait à gauche, c'est-à-dire qui a empêché que les catholiques deviennent la base d'une action conservatrice.

Depuis qu'il n'y a plus de parti catholique, la tentation est récurrente de greffer sur le monde catholique une politique de droite. Le Parti démocrate est aussi la réponse à ce problème : maintenir le monde catholique dans le camp progressiste.

L'avenir de la gauche en Europe est-il celui-ci, toujours plus au centre ?

Les élections des 2 dernières années en Europe se sont jouées à un point ou un point et demi. Cela signifie que la compétition est de plus en plus centre-droit contre centre-gauche. Le vieux schéma tripolaire droite, centre, gauche, l'un cherchant à gagner contre les deux autres, ne fonctionne plus.

Même en France, l'hypothèse d'un Bayrou comme troisième pôle s'est révélée inexistante. Il doit choisir, être ici ou là. La gauche doit être capable de parler au centre et de le représenter. Le parti qui guide le front progressiste doit toujours être un grande formation de centre gauche. C'est ce qu'ont fait Tony Blair avec le Parti travailliste et Gerhard Schröder avec le SPD.

Votre expérience peut-elle servir de modèle pour le Parti socialiste français ?

Il n'y a pas de doute que l'élection présidentielle pose ce problème en France. Mais elle ne le pose pas seulement au PS. Il serait trop simple de dire que la gauche ne peut pas vivre sans une alliance avec le centre ; ce dernier doit aussi absolument s'allier. C'est tout le schéma qui a changé.

Il faut réorganiser le système politique en fonction de cette bipolarité nouvelle. Ce n'est pas un hasard si des dirigeants français comme Michel Rocard, Jacques Delors et Dominique Strauss-Kahn regardent avec intérêt notre expérience.

Partout, il faut une force pour conduire une alliance plus large car, en Europe, la bipolarisation n'est jamais un bipartisme.

Propos recueillis par Jean-Jacques Bozonnet
Article paru dans l'édition du 23.05.07

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