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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 18:52

Point presse du PS par Benoît Hamon
WebTV du PS | 14 mai 2007

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Benoit Hamon, député européen et secrétaire national à l'Europe, animait lundi le point presse hebdomadaire du parti socialiste.

A cette occasion il est revenu sur :

- le Conseil national du PS de samedi dernier
- le refus des Verts d'un accord électoral avec le PS pour les élections législatives
- le futur organigramme de l'UMP sans président
- les éventuelles personnalités de gauche dans un gouvernement de Nicolas Sarkozy

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 12:46

Samedi 12 mai 2007, le Parti socialiste s'est réuni en Conseil national pour se préparer aux élections législatives, qui se présentent dans les pires conditions après la défaite à l'élection présidentielle. Tout n'y aura pas été dit sur les causes de cette défaite, sur les conditions de cette élection "que nous ne devions pas perdre" après 5 années où la Droite s'était pourtant discréditée aux affaires. Les responsables du Parti socialiste ont tenté de faire taire un instant leurs querelles et de présenter une figure, quelque peu articifielle sans doute mais imposée, d'un parti qui veut faire face à la difficulté dans la responsabilité collective. Dominique Strauss-Khan et Ségolène Royal ont pourtant continué à expliquer à la presse tous les handicaps qui plombaient le Parti socialiste, belle manière en effet de mettre ses petits camarades en conditions avant d'aller voir les électeurs qui se sentiront rassurés par un tel tableau et auront plus de facilités encore à voter pour les candidats socialistes... mais passons ! tout cela n'est que vétilles !

Car l'important est ailleurs : Ségolène a raison ! en tout point et d'ailleurs l'élection présidentielle est une victoire de sa réflexion et de sa stratégie (ben 46,94% ça les vaut bien non?) qui avaient très fortement définies les trois thèmes porteurs de la campagne : valeur Travail, refus de l'assistanat, ordre juste... tous critiqués par ces félons de responsables socialistes qui n'ont cessé de les dénoncer comme n'étant "pas de gauche" ! Outre que je n'ai entendu aucun responsable socialiste, où que ce soit et à quelque moment que ce soit, que la valeur Travail était de droite, que des critiques dans un débat d'idée au moment de l'investiture interne ont été émises sur la portée et la signification du concept d'"Ordre juste" (mais plus jamais ensuite), il semble cependant que Nicolas Sarkozy ait été plus convaincant sur ses thèmes là... d'ailleurs la candidate malheureuse l'a généreusement concédé, seule concession à ses ignobles détracteurs socialistes (traîtres !!!!), mais l'important est qu'elle eût raison, tout de même.

Pourtant qui a parlé de "plein emploi", et sût le faire savoir, à propos de la valeur travail ? Nicolas Sarkozy... Qui a fait campagne sur les principales préoccupations des électeurs dans cette élection : logement, emploi, salaire, protection sociale, etc. ? je cherche encore... Par contre que n'a-t-on parlé du drapeau, de l'identité nationale, de l'autonomie des universités, etc. Mais non vous vous trompez : c'est la droite qui a fait campagne sur des thèmes que nous avions définis, donc nous avons gagné ! Aveugles que vous êtes !

Bon c'est vrai que tous n'ont pas été très disciplinés, que le débat interne d'investiture tel qu'il a été organisé aurait fini par desservir n'importe lequel de nos trois candidats qui en serait sorti, donnant à nos adversaires la petite musique nécessaire pour bousculer la crédibilité du ou de la socialiste... OK, et personne ne le contestera, comme personne ne contestera non plus qu'ensuite tous les éléphants ont attendu des ordres, des messages, que tous nous les militants avons été de zélés portes-paroles quelques soient nos sensibilités, que nous avons beaucoup attendu souvent le matériel de campagne, que nous avons parfois eu du mal à suivre les multiples virages en dérapages contrôlés de la stratégie de l'équipe de campagne. Et bientôt les études sortiront pour expliquer que "non le parti socialiste n'a pas été une force d'inertie pour la candidate, non son programme économique n'a pas plombé Ségolène Royal", comme ils rappellent déjà que dès le premier tour la principale motivation de ses électeurs était défensive et non l'adhésion à son "Pacte". Après tout Ségolène Royal a tout fait pour mettre le Parti à distance, dès le début,avant même d'être désignée, et c'est surtout de cela qu'elle a souffert en terme d'organisation.

Mais il reste des zélateurs absolus, des pour qui le doute n'existe plus : ceux qui derrière chaque responsable du parti, quelqu'aient été son attitude pendant la campagne, venaient hurler derrière lui en discussion avec la presse "Machin avec Ségolène, Machin avec Ségolène", ou encore ces jeunes rassurants de la Ségosphère levant une banderole devant la Mutualité "Gloire à nos dirigeants, qui font bloc avec Ségolène". Là je le sens bien notre grand parti de toute la Gauche : du maoïsme au pentecôtisme...! aimons-nous les uns les autres.

Frédéric FARAVEL

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 12:38

Intervention de Benoît Hamon lors du Conseil national du 12 mai 2007
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Chers camarades, je ne vais pas être très long. Nous avons perdu cette élection présidentielle. Il sera temps de tirer toutes les leçons de cette défaite après les élections législatives. Et je crois que les uns et les autres, Ségolène Royal, François Hollande et tous ici avons raison de tous tourner vers l’avenir et d’essayer de faire en sorte que ces élections législatives ne soient pas perdues d’avance.

Elles ne doivent pas être perdues d’avance qu’il faut se souvenir de la manière dont des milliers d’hommes et de femmes, dimanche soir, après le résultat, n’arrivaient pas à se résoudre à cette défaite. Ils n’arrivaient pas à se résigner à l’idée que Nicolas Sarkozy soit élu. Il faut se souvenir de ces visages de ces hommes et de ces femmes parce que ces visages étaient tristes, que bon nombre d’entre eux étaient même accablés et qu’ils n’arrivaient pas à imaginer ce qu’allait être leur sort, ou alors ils imaginaient trop bien ce qu’allait être leur sort avec Nicolas Sarkozy comme président de la République.

 

Pourquoi étaient-ils si accablés ?

 

Parce que nous sortons de dix ans de chiraquisme, parce que nous sortons de 5 ans d’une politique de casse sociale qui ont mis à genou les plus vulnérables et les plus modestes. Parce que nous sortions d’une période dans laquelle 3 crises majeures avaient rythmé les 2 dernières années la vie politique : le CPE, merci aux jeunes d’avoir donné à la gauche cette victoire, Clearstream et les émeutes en banlieue. Ils étaient accablés parce que, dans cette élection, la hiérarchie des priorités des Français, c’était l’emploi, le pouvoir d’achat, les mécanismes de solidarité, les retraites et l’éducation. Ils étaient accablés parce que le candidat qui était en face d’eux leur faisait plus peur que d’habitude, parce qu’on craignait que, au-delà des politiques de droite traditionnelles, ce soient nos libertés fondamentales qui seraient remises en cause s’il était élu : le droit de grève, la communautarisation de la société française et la remise en cause de la République, tout cela était en jeu.

 

Voilà pourquoi ils étaient si tristes et voilà pourquoi aujourd’hui ils sont beaucoup et très inquiets pour la plupart d’entre eux.

 

Je dis cela parce que notre responsabilité, à l’occasion des élections législatives, est de répondre à cette inquiétude et de faire en sorte que ce qui a été leur tristesse et leur accablement ne se transforme pas en une résignation qui pourrait, pour certains, aller jusqu’à re mettre en cause les principes démocratiques.

 

Voilà notre responsabilité.

 

Notre responsabilité est aussi de nous interroger sur la nature du vote qui s’est porté sur Nicolas Sarkozy et de la nature du vote qui s’est porté sur notre candidate Ségolène Royal qu’en ce moment je veux remercier pour la campagne qu’elle a faite.

 

Il est intéressant de regarder, dans les premières enquêtes, qui ont été publiées, il y en aura d’autres, que 8 Français sur 10 qui ont voté pour Nicolas Sarkozy ont voté pour lui, pour l’installer dans le fauteuil de président de la République, quand, pour ce qui nous concerne, bon nombre de ceux qui se sont portés sur la candidature de Ségolène Royal l’ont fait davantage que pour combattre Nicolas Sarkozy. Nous sommes donc confrontés à une situation où nous héritons et nous devons faire le bilan de ce qui a été 5 ans de travail idéologique et culturel de la droite dans cette société. Cela a été évoqué par Claude Bartolone, je crois qu’il faudra que nous ayons le débat. Ne tirons pas comme leçon trop rapidement que la société s’est droitisée. Cependant, quel est celui qui n’a pas rencontré un ouvrier qui s’interrogeait sur notre programme et sur l’augmentation des salaires et qui lui disait : «Écoutez, moi je suis inquiet, je suis pour l’augmentation des salaires, mais est-ce que cette augmentation des salaires ne va pas se traduire pour mon patron par une hausse des cotisations sociales et donc un encourageant, ou à débaucher, ou à délocaliser ?»

 

Cette question nous a été posée, comme celle des mécanismes de solidarité et, je vous en prie, ne rentrons pas dans le discours sur l’assistanat parce que, derrière la remise de l’assistanat, il y a la remise en cause de nos systèmes sociaux. Effectivement, aujourd’hui, dans notre société, parmi les plus vulnérables, certains s’interrogent sur ces dispositifs, sur ces prestations sociales qui seraient un encouragement à ne rien faire, soi-disant. C’est ce que la droite dit. Mais faisons attention qu’en voulant réfléchir à la manière dont on incite les hommes et les femmes à travailler, on ne remet pas en cause ce qui, pour bon nombre d’hommes et de femmes, sont les seuls revenus dont ils disposent, c’est-à-dire les prestations sociales.

 

Donc, sur ces débats-là, nous voyons et nous avons pu mesurer l’ampleur de notre défaite culturelle et, à ce titre, nous devons situer notre combat à l’échelle qui a été celle de Nicolas Sarkozy à l’occasion de sa victoire.

 

Ce qui doit être aujourd’hui notre objectif, c’est bien de préparer la reconquête du pouvoir en y associant la gauche sociale et la gauche intellectuelle pour faire en sorte qu’en 2012, pour l’emporter, nous ayons préparé le terrain de manière idéologique et culturelle en faisant en sorte que celles et ceux qui sont les plus vulnérables dans la société considèrent que ce sont bien les valeurs de gauche, nos principes de redistribution et de solidarité qui seront efficaces à répondre concrètement à leurs problèmes plutôt que les valeurs de droite, l’individualisme, le mérite et l’effort. Oui, nous ne sommes pas contre l’effort et le mérite, cela étant dit, aujourd’hui, ce qui est pour nous essentiel, c’est de dire que cette société n’a jamais été aussi inégalitaire et que la responsabilité de la gauche pour les 5 ans qui viennent, ce doit être de préparer les sociétés et les Français à faire en sorte que les valeurs de gauche redeviennent majoritaires.

 

Alors, mes chers camarades, je pense que cette perspective est indissociable de la question de l’instrument. Et effectivement, aujourd’hui, que constate-t-on ? Que le poste n’a jamais été aussi hégémonique dans une gauche qui n’a jamais été aussi rétrécie, du moins du point de vue électoral ; et que notre responsabilité se pose non seulement en termes de projet, mais elle se pose aussi en termes d’instrument. Et je crois qu’il faut fixer d’ores et déjà la perspective stratégique durable d’un grand parti de la gauche, un parti progressiste, qui s’attache, vis-à-vis des courants qui sont au centre gauche, radicaux, vis-à-vis des courants qui sont à notre gauche, antilibéraux, vis-à-vis des écologistes comme des communistes, à proposer une perspective et un agenda vers la constitution d’un grand parti dont le socle électoral ne soit plus à 20, 25%, mais à 30 ou 35% de l’électorat pour faire en sorte que, si la question des alliances se pose un jour pour gouverner, pour faire en sorte que, si cette question se pose, nous la posions avec un socle de soutien à 30 ou 35% de l’électorat, pas le fusil sur la tempe entre 2 tours d’une élection présidentielle ou législative, et pas en étant contraint, cette fois-ci, alors que nous devons reconstituer une cohérence du projet de la gauche, pas en étant contraints à des accords programmatiques avec une partie de la droite qui ajouterait à la confusion et au défaut de cohérence du projet de la gauche face à un projet de droite parfaitement cohérent.

 

Voilà la perspective dans laquelle je crois que le Parti socialiste doit s’inscrire et je remercie le premier secrétaire qu’il ait eu le souci d’intégrer à cette perspective la volonté que notre parti, mais aussi le parti de la gauche demain s’il existe, soit plus représentatif de la société française.

 

Après tout, la droite est représentative la plupart du temps d’une France très homogène, nous sommes représentatifs d’une mosaïque. Pourtant, quand nous parlons, nous ne voyons pas mosaïque et la droite a su mettre en avant cette mosaïque de visages, d’origines sociales et de parcours. Nous devons, sur ce terrain là aussi, être plus exemplaires, celles et ceux qui se sont portés parfois pour la première fois pour nous, qui ont fait comme premier geste démocratique de mettre un bulletin Ségolène Royal dans l’urne, ceux-là doivent se retrouver, non seulement dans nos combats, mais aussi dans les visages de celles et ceux qui portent ces combats. Dans l’avenir, je pense aussi que nous serons en capacité de proposer aux hommes et aux femmes qui veulent résister à la droite une perspective sérieuse et durable à condition qu’évidemment nous sachions tirer les leçons de cet échec, que nous fixions comme perspective la constitution d’un grand parti de la gauche et que nous disions le ce grand parti de la gauche sera véritablement représentatif du camp de celles et ceux qui nous soutiennent aujourd’hui.

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 16:41

on ne peut que saluer cet esprit de Ségolène Royal qui laissera donc la circonscription dont elle était députée sortante à Delphine Batho alors que tout le monde - ses proches au Parti socialiste, les commentateurs de la presse - lui conseillait de se représenter.

Elle tient parole, c'est assez rare pour le souligner et lui accorder plus qu'un bon point. Cela ne remet pas en cause le droit d'inventaire que nous devrons faire de cette campagne présidentielle.

FRED

 

Ségolène Royal ne sera pas candidate aux législatives
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.05.07 | 10h02  •  Mis à jour le 11.05.07 | 10h09

 

égolène Royal a indiqué, vendredi 11 mai, qu'elle n'avait "pas l'intention de se représenter à la députation","Je n'ai pas l'intention de me représenter", a déclaré la députée des Deux-Sèvres. "Bien que la loi l'autorise, l'avenir est au non-cumul des mandats, et je m'applique à moi-même le non-cumul dont j'avais défendu le principe lors de la campagne présidentielle", a déclaré Mme
conformément au principe de non-cumul des mandats qu'elle défend. Royal.

Vendredi matin, plusieurs médias, (dont Le Parisien, Le Figaro et la Check-List du Monde.fr) annonçaient pourtant qu'elle serait candidate dans sa circonscription. "Je reste fidèle à mon principe de choix personnel", a-t-elle ajouté, bien que la situation dans sa circonscription soit selon elle "assez compliquée", et qu'une "pétition de tous les élus circule" pour qu'elle se représente.

La présidente de la région Poitou-Charentes est élue dans la 2e circonscription des Deux-Sèvres depuis 1988. En juin 2006, avant sa candidature aux primaires socialiste, Mme Royal avait annoncé, dans un chat sur Le Monde.fr, sa volonté de "respecter avant l'heure le principe de non-cumul". Et de ne pas se présenter aux législatives, quelle que soit l'issue de la présidentielle. Dans sa circonscription, Mme Royal soutient la candidature de Delphine Batho, secrétaire nationale du PS, chargée de la sécurité, proche de Julien Dray. 

Mais au soir de sa défaite présidentielle, l'ex-candidate avait annoncé son intention d'être en "première ligne" pour les combats à venir, sans préciser sous quelle forme. Traditionnellement, l'Assemblée sert de tribune au chef de l'opposition. Si elle n'est pas députée, Mme Royal tentera peut-être de se placer à la tête du Parti socialiste, actuellement dirigé par François Hollande.

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 10:46

Interview

 

Images_2 Le Parti socialiste est-il menacé d'explosion ?Benoît Hamon

 

Benoît Hamon. Non. Il a déjà connu des moments aussi difficiles, des lendemains de défaite électorale. La question qui lui est posée aujourd'hui, c'est à la fois comment il prépare les élections législatives et comment il s'organise, autour de quelles orientations pour faire face à la victoire culturelle et idéologique de la droite.

 

Le PS doit-il s'allier avec le centre ?

 

Toute alliance avec le centre, donc avec la droite, aujourd'hui, supposerait un minimum d'accord programmatique, qui, plutôt que de favoriser la clarté de notre projet, ajouterait à la confusion. Ce n'est pas la meilleure manière de tirer les enseignements de cette élection.

 

Vous remettez à plus tard l'analyse des raisons de la défaite ?

 

On hiérarchise les événements. On a aujourd'hui à réussir les législatives pour avoir le contre-pouvoir le plus fort qui soit face à la droite. Après se posera la question de l'organisation de la gauche pour les cinq ans qui viennent. Nous sommes favorables à la constitution d'un grand parti de la gauche, qui irait du centre gauche aux antilibéraux.

 

Vous avez tout de même quelques explications à cette défaite ?

 

Là où je me suis senti hier soir (dimanche soir) en décalage avec mes camarades, c'est quand j'ai vu que la droite présentait le visage du renouveau avec Rama Yade, Rachida Dati ou Laurent Wauquiez, alors que nous avions les mêmes pour expliquer la défaite de 2007 que ceux qui expliquaient la défaite de 2002 et celle de 1995 ! On a aujourd'hui l'électorat le plus divers, le plus jeune, le plus curieux, et pour autant c'est la droite qui donne l'exemple de la diversité, et nous, on donne le sentiment d'être restés scotchés aux années Mitterrand...

 

Ségolène Royal doit-elle devenir le chef de l'opposition ?

Ségolène Royal n'a pas été désignée pour diriger l'opposition, mais pour être élue présidente de la République. La question du leader se posera en temps et en heure. Moi, je ne suggère pas que le PS fasse de la question du leadership le sujet central. Clarifions d'abord le projet socialiste.

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 10:13
file-252626-195837.jpgLa chronique du sauveur de la France se poursuit en Méditerrannée. Non, Nicolas ne nous a pas abandonné, il reviendra bientôt pour notre plus grand plaisir et sa résurrection n'en sera que plus éclatante. Car notre nouveau Christ est descendu aux enfers, contraint sans doute malgré lui, d'embarquer dans un jet privé puis sur un Yacht à 200 000€ la semaine prêté par le grand Satan Bolloré, après avoir été forcé de passer 2 nuits dans une chambre du Fouquet's offertes par la maison pour 3 000€ la nuit, grâce au petit Satan local.
Mais réjouissons nous déjà car après les multiples résurrections de momies vagissantes opérées par imposition des mains sur la scène de la place de la Concorde en public dimanche 6 mai, saint Nicolas nous offre en avant première la résurrection de Lazare Halliday, annoncée avec une touchante candeur par l'éplorée Laeticia sur RTL.
C'est vrai que la vie lui été devenue impossible à cette pauvre femme...
Pendant ce temps, alors que Johnny revient, Laure Manaudou vient de partir, et Yannick Noah s'apprête à le faire...
Bienvenus dans la Nouvelle France !
FRED


Bolloré se dit "honoré" d'accueillir M. Sarkozy, après Blum et Mohammed V
LE MONDE | 09.05.07 | 11h03 • Mis à jour le 09.05.07 | 11h27

près avoir refusé de confirmer pendant deux jours que Nicolas Sarkozy était son hôte et que le jet privé et le yacht empruntés par le président élu étaient sa propriété, Vincent Bolloré est sorti de son silence, mercredi 9 mai matin, dans un communiqué.

"A la question posée par François Hollande, il est indiqué que ce n'est bien sûr ni la République, ni le groupe Bolloré, mais Vincent Bolloré à titre personnel qui a invité M.Sarkozy et sa famille, pour quelques jours de vacances" , souligne le communiqué.

Vincent Bolloré se dit "honoré d'avoir reçu M. Sarkozy et sa famille après sa campagne et avant qu'il ne soit président. C'est d'ailleurs une tradition dans la famille Bolloré qui a eu l'occasion de recevoir Léon Blum plusieurs semaines dans son manoir, au retour de captivité [après la seconde guerre mondiale], ou Mohammed V de retour [d'exil] de Madagascar avant qu'il ne devienne roi du Maroc".

Il précise que son groupe, "fondé en Bretagne il y a 185 ans", "ne fait pas partie du CAC 40 et n'a jamais eu aucune relation commerciale avec l'Etat français".

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 09:30
je vous propose ici la trame de mon intervention lors du débat qui a eu lieu sur les conséquences de l'élection présidentielle, lors du conseil fédéral du Val d'Oise du Parti socialiste.

"La défaite d'hier est sans appel. quelque soit le biais que l'on puisse prendre, elle s'impose à nous et nous devons le reconnaître, sans chercher d'échappatoire. Ce n'est pas une victoire en soi d'accéder au 2nd tour de l'élection présidentielle ; bien sûr nous pourrons toujours dire qu'après l'humiliation du 21 avril 2002 nous avons panser quelques plaies, mais fondamentalement les causes du 21-Avril n'ont toujours pas été corrigées. Il ne s'agissait pas non plus de déterminer qui détiendrait le leadership à gauche entre "radicaux" et "réformistes", cette question n'a jamais été posée dans la campagne car elle n'avait pas à l'être. La seule victoire eût été l'Elysée, la seule victoire eût été une nouvelle présidence de gauche.
Il n'y a pas eu d'adhésion au projet de la gauche contrairement à ce qui s'est passé à droite, où les électeurs ont fortement adhéré au projet que leur présentait Nicolas Sarkozy. Au premier tour, les électeurs de gauche ont cherché avant tout à empêcher l'élimination de la gauche quelques soient leurs sensibilités, au second tour ils ont essayé d'empêcher Nicolas Sarkozy de devenir président de la République. Loin de moi l'idée de dénigrer notre candidate, Ségolène Royal a démontré de nombreuses qualités durant cette campagne mais elles n'ont pas suffit à susciter un rassemblement réellement positif autour d'elle.
La droite emporte une victoire électorale mais avant tout culturelle, car elle a réussi à imposer sont interprétation propre sur l'ensemble des thématiques abordées dans la campagne, et notamment sur celle du Travail. Je me souviens qu'après le 21-Avril quelques uns d'entre nous parler d'une bataille culturelle à reprendre à gauche, on nous a ri au nez et j'espère qu'aujourd'hui ce qui s'est passé en fera réfléchir plus d'un.
Lors de la soirée électorale télévisée, aucun de nos leaders n'a eu un mot en direction de ceux qui vont souffrir le plus durement dans les 5 prochaines années de la politique promise par Sarkozy, après avoir subi les 5 dernières années, c'était pourtant le message essentiel à faire passer. Le Parti a donné une image excécrable de lui-même hier soir et, comme pour ne rien arranger, les mêmes qui sont venus à la TV en 1995 nous expliquer pourquoi on avait perdu, les mêmes qui sont venus à la TV en 2002 nous expliquer pourquoi on avait perdu, tous ceux-là étaient encore présents dimanche soir sur les plateaux et les radios pour nous faire entendre leurs petites musiques. Il y a un moment sans doute où il faut se dire qu'il y a là une relation de cause à effet et que ceux qui a chaque fois refusent de tirer les leçons de nos échecs sont constamment remis en selle pour nous mener à nouveau à la défaite : il va falloir que cela change enfin !

Il va nous falloir rassembler et refonder la gauche française bien sûr, peut-être au sein d'un grand parti progressiste, mais avant tout il faut comprendre que le Parti socialiste tel que nous l'avons connu n'existe plus. L'Alliance au Centre est clairement aujourd'hui un non-sujet : Bayrou est seul, les trois quarts des députés UDF ayant rallié la "majorité présidentielle". A ceux qui y penseraient tout de même je leur demande, avec qui voulez-vous discuter ? Hervé Morin, Maurice Leroy ?
Pour ma part je ne suis pas sûr que d'ici 2012 cette question ait fini de décanter.

Enfin nous entrons dans la séquence des élections législatives. Elle ne nous autorise pas à nous lancer dans les règlements de compte. Aujourd'hui il s'agit avant tout de nous donner les moyens pour envoyer le maximum de députés de gauche à l'Assemblée Nationale et empêcher le nouveau président d'avoir les mains complètement libres pour exercer sa Réaction. Nous n'opérerons pas dans l'urgence et la douleur, au milieu d'une campagne électorale, en 6 semaines, une rénovation sociale-démocrate, d'autant plus qu'il est certain que Dominique et moi-même ne donnons pas la même définition à la rénovation ou à la sociale-démocratie...
Fini de jouer maintenant, au combat !"

Frédéric FARAVEL

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 15:02
file-252241-158507-moyenne-evt.jpgça y est... il es parti !
oh non ! Nicolas par pitié ne nous laisse pas ! tu es notre sauveur !
Mais ne vous inquiétez pas les enfants dans trois jours saint Nicolas réapparaîtra et comme le Christ, revenant des enfers, il reviendra à la vie vétu de l'Habit présidentiel comme d'autres vétissent l'habit de lumière pour sauver les riches, achever les pauvres et insulter la mémoire des morts...
Ouf !
Qu'est-ce qui va pas imaginer Nicolas, c'est dingue !
Fred

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 11:11
Benoît Hamon, Entretien dans le journal 20 Minutes. | 7 mai 2007
ligne

Quel est votre sentiment à la lecture des résultats ?

On ne s’attendait pas à une défaite aussi nette. C’est une grosse déception, surtout si on se retourne sur le scénario « successful » qui aurait dû être le notre. Victoire aux régionales, mouvements sociaux d’importance, crises gouvernementales, CPE… Si on ajoute Le Pen et Bayrou pour troubler le jeu, on aurait quand même dû être favori.


Mais on s’est heurté aux conséquences, qu’on a peut-être sous-estimées, d’un travail très ancien de la droite sur la société française. Un combat gagné sur la dialectique, qui a imposé des définitions au peuple sur des mots tels que mérite, travail, sécurité, immigration, et qui a rendu nos réponses infructueuses.

Quel avenir désormais pour le PS ?

Il faut nous inscrire dans la construction d’un grand parti de gauche avec une base électorale à 30/35%. La tâche qui est la nôtre, c’est de ne pas tomber dans l’euphorie des 47%, ni dans la déprime post-47%. Pour cela, on doit s’adresser à ceux qui font vivre la gauche, du PCF à la LCR en passant par les Verts. Il nous faut mettre de la clarté dans tout ça, dans nos débats et relancer les bases d’un grand projet de gauche.

Que pensez-vous de l’attitude de Ségolène Royal et de son discours d’après-résultat, à l’opposé de Jospin en 2002 ?

Jospin avait permis une chose en se retirant : il réglait de fait la question de la responsabilité de la défaite. Là, on doit se poser la question du diagnostic et se demander qu’est-ce qui justifie la défaite ? On ne peut pas demander à Ségolène Royal de sortir de la campagne dès ce soir, mais le Premier secrétaire va devoir prendre ses responsabilités et rebondir tous ensemble, collectivement. Il faut se faire à l’idée que le parti pour lequel on militait n’existe plus.

Quelle stratégie adopter pour les législatives ?

Il faut défendre l’idée que les Français doivent donner des contre-pouvoirs puissants pour éviter que Sarkozy puisse tomber dans les excès que l’on redoute. Sincèrement, on ne va pas chercher la grande révolution démocratique en cinq semaines. J’espère qu’il n’y aura pas de confusion avec un éventuel renversement d’alliance.

L’ouverture au centre ne vous semble pas crédible ?

Si on avait gagné, on pouvait se poser la question. Dès lors qu’on a paumé… Franchement, si nos candidats doivent se traîner un débat sur les alliances avec l’UDF durant toute la campagne, on ne s’en sortira pas. Je n’imagine pas DSK vouloir faire émerger un centre fort, car il sait comme moi que le parti de Bayrou n’a comme seul objectif d’être présent au second tour en 2012 face à Sarkozy. On va quand même pas lui donner un coup de pouce pour ça…

Propos recueillis par Stéphane ALLIES

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 08:16
On le sentait venir tout de même depuis un petit moment, mais comme d'autres je voulais espérer jusqu'au bout que les Français ne donneraient pas le pouvoir à Nicolas Sarkozy... que dans un sursaut républicain ils empêcheraient finalement cet apprenti-Bonaparte, celui qui a réintégré la Réaction et le discours d'extrême droite dans le logiciel de la Droite française, d'entrer à l'Elysée pour placer Ségolène Royal à sa place, comme garante de la persistance républicains.
Et puis, les résultats sont tombés comme un couperet, implacables... avec une telle marge que cela fait froid dans le dos, et que tous les leviers sont désormais presque mécaniquement entre les mains de "Sarkozy l'Américain" (je l'écris comme cela parce que cela fait plaisir au nouveau président et que comme Guy Carlier, je rejoins pour une micro-seconde la horde des lécheurs de bottes).
Ma première pensée hier soir a été pour tous ceux qui vont durement subir la politique que nous promet Nicolas Sarkozy pour les cinq prochaines années, après avoir déjà encaissé bien des coups. Oui, la majorité de la population en France va se voir confrontée à une société plus dure et plus violente encore qu'elle ne l'a été durant les cinq dernières années. Pour moi, il m'apparaît inévitable que les fractures s'élargissent dans la société française, qu'une minorité tire chaque jour un peu mieux son épingle du jeu alors qu'elle n'en avait même pas besoin et qu'une grande partie de la population se trouve parquée dans la marginalisation, avec un certain nombre de quartiers populaires que l'on considèrera finalement comme des "réserves indiennes". Cette société-là est lourde de menaces pour l'avenir et je suis d'autant plus amer qu'aucun des leaders socialistes que j'ai vu à la Télévision hier soir (il faut dire que je ne suis pas resté longtemps devant le poste) n'a eu un mot pour ceux qui vont souffrir cruellement et qu'il nous fallait défendre !
Mon autre pensée a été pour mes enfants... Car si je pense que personnellement je ne fais pas partie de ceux qui ont le plus à souffrir de l'élection de ce réactionnaire, j'ai peur de la société qu'il prépare pour les plus jeunes et dans laquelle ils évolueront et devront construire leur avenir, leur vie. J'ai peur qu'ils grandissent dans une société où les valeurs de Liberté, Egalité et Fraternité auront été si largement dévoyées qu'on ne comprendra même plus ce que ces principes signifient, que lorsqu'on leur parlera de la solidarité et de la justice sociale ils nous regardent avec des grands yeux éberlués. Je ne laisserai pas faire ; mes enfants - je m'y engage - ne se feront pas bouffer le cerveau et le coeur par cet individualisme et cet égoïsme social qui gangrène toute la société.
Un mot pour conclure dans la foulée de cette dernière phrase, nous entrons dans les législatives où il faut espérer et se battre pour que la Droite réactionnaire n'ait pas les coudées trop franches dans les cinq prochaines années. Cet objectif nécessite une union de combat à gauche : et c'est pourquoi j'ai été particulièrement meurtri que dès hier soir nous donnions sur les plateaux de TV et des radios le spectacle des règlements de compte et de promotion des ego. Bien des choses seront à dire sur la gauche, sur son message et sur la manière de le porter, des conditions à mettre en oeuvre pour revenir au pouvoir et surtout à nouveau changer la vie, mais cela ne se fait ni dans la précipitation ni devant les caméras d'un soir de défaite électorale surtout aussi cruelle. Et surtout je préviens ceux qui espèrent secrètement qu'avec la tornade Sarkozy, les conservateurs vont faire en France le boulot de destruction réalisé par Thatcher en Grande-Bretagne pour permettre à quelques uns d'imposer ensuite leurs méthodes et leurs ambitions si peu collectives avec plus de facilité : ce pari, cette stratégie est immorale et délétère, elle mènera à long terme à d'autres catastrophes.

FRED

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