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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 15:37
En entrant dans le gouvernement de François Fillon et de Nicolas Sarkozy, Jean-Marie BOCKEL (sénateur, maire de Mulhouse) quitte de fait la gauche et le mouvement socialiste. Vous pouvez lire dans les lignes qui suivent le communiqués de presse de la Fédération du Haut-Rhin du Parti socialiste, dont M. Bockel était membre.

La Fédération du Parti Socialiste du Haut-Rhin prend acte de la décision de Jean-Marie BOCKEL d'intégrer le gouvernement de Nicolas SARKOZY.

Bien entendu, nous regrettons cette décision. Jean-Marie BOCKEL a à cette occasion franchi la ligne jaune en acceptant de travailler dans l'équipe de Nicolas SARKOZY et de François FILLON. Il s'est mis lui même en dehors du parti.

Alors que les français ont envoyé dimanche soir un message d'espoir en équilibrant l'Assemblée nationale et en permettant au groupe Socialiste de compter plus de 200 députés, cette nomination est pour nous une très mauvaise nouvelle.

Dans l'attente de la décision des instances nationales du PS en rapport avec cette nomination, la Fédération du Parti Socialiste du Haut-Rhin reste dans la ligne qui a toujours été la sienne, sans compromission aucune.

Les militants haut-rhinois s'engageront dans les prochains mois dans la rénovation du Parti Socialiste en gardant à l'esprit le choix des français lors du 2ème tour des élections législatives.


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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 14:49
Benoît Hamon commente les résultats du 2nd tour | 18 juin 2007

Lundi 18 juin, Luc Chatel, porte-parole de l’UMP, et Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste pour les législatives étaient les invités de la matinale de Radio France International pour dresser le bilan des dernières élections. Benoît Hamon était aussi l’invité de La Matinale de Canal +.

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 08:49
Ce matin sur France Inter, l'historien démographe Emmanuel Todd a fait résonner un franc parler rare dont je partage la plupart des analyses, notamment sur le décalage du discours de Ségolène Royal avec la réalité des attentes des Français et des électeurs de gauche, sur le danger du confusionnisme au Parti socialiste, sur le danger de la fin des espérances collectives et sur le côté pompier pyromane de Sarkozy, qui passé les quelques tours de passe-passe des mois de mai et juin devrait retrouver la stratégie qu'il avait employé à Beauvau - celle de la désignation du bouc émissaire.
Quelques outrances parfois, mais un chercheur qui reconnaît s'être trompé - dans son analyse sur la non anticipation du syphonnage du vote FN par  Sarkozy - mérite quelques considérations.
à réécouter d'urgence...
FRED

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 15:02
La Vague bleue annoncée par les instituts de sondage et par le gouvernement Fillon n'a pas eu lieu. Au lieu de cela, la Gauche socialiste et écologiste fait mieux que résister.
Le Parti socialiste et ses alliés radicaux de gauche avec près de 205 députés gagnent plus de 50 sièges, le PCF avec près de 18 sièges perd 3 députés mais espère former un groupe avec les Verts qui gagnent un siège et comptabilisent 4 députés.
Au centre le MoDém comptera 4 députés grâce à l'élection d'un député à Mayotte. A droite, le nouveau Centre, supplétif de l'UMP réussit avec un nombre de suffrages ridicules à constituer un groupe de 22 députés. Le MPF n'aura qu'un élu et l'UMP disposera de la majorité absolue avec 324 députés.

C'est peu de dire que les résultats qui sont tombés dimanche soir en ont surpris plus d'un - moi le premier -, car la gauche fait un bien meilleur score aujourd'hui qu'en 2002 et surtout après un premier tour extrêmement défavorable. L'électorat de gauche s'est donc plus fortement mobilisé au second tour, motivé par le rejet de la TVA sociale et d'une assemblée promise au bleu horizon. Les électeurs de droite ont dû considéré leur devoir accompli lors des trois précédents scrutins. L'abstention semble donc avoir joué à l'inverse du premier tour.
Cette situation est assez heureuse car la gauche se trouve en position de s'opposer convenablement à la politique réactionnaire annoncée par le président de la République, mais elle a aujourd'hui le socle solide qui doit lui permettre de se refonder et de tirer les leçons qu'elle n'a pas tiré en 5 ans du 21 avril 2002, du 29 mai 2005 et dernièrement du 6 mai 2007. En effet, la gauche envoie tout de même quelques jeunes députés qui pourraient peut-être bousculer leurs aînés comme Régis Juanico (Loire) et Olivier Dussopt (Ardèche), élus confortablement. On aura une pensée émue pour Barbara Romagnan, distancée de seulement 126 voix dans le Doubs, et Mathieu Klein, de moins de 400 voix en Meurthe-et-Moselle.
Mais il est également important de ne pas se tromper sur la signification du scrutin. Si 55% de l'électorat du MoDém au premier tour des législatives a choisi de voter à gauche au second tour, ce n'est parce que Ségolène Royal a laissé un message sur le portable de Bayrou, cet électorat étant déjà majoritairement acquis au rééquilibrage une fois partis électeurs et députés du nouveau Centre. On ne discute pas, on ne négocie pas avec quelqu'un qui n'a rien à offrir et qui de toute façon ne voudra donner aucune consigne claire (et il le répète à chaque fois pour ceux qui n'ont pas encore compris) ; le temps n'est pas encore venu, les centristes bayrouistes ne se sont pas encore assez confrontés à la réalité de leur nouvel électorat pour qu'ils évoluent, l'évolution prendra plusieurs années, il était stérile et contre-productif à gauche comme au centre de vouloir brusquer les choses.
Le 17 juin 2007, une fois de plus, le peuple de gauche se sera mobilisé de manière défensive : ne pouvant sérieusement prétendre faire adhérer les électeurs à un programme qu'ils jugeaient avoir été battus le 6 mai (mais pourtant différent de celui que Royal avait dessiné par petites touches d'amendements après Villepinte), les leaders socialistes, Emmanuelli, Hollande, Hamon et Fabius en tête ont martelé le danger que représentait la TVA sociale : preuve qu'on peut mobiliser son électorat quand on a un discours clair et - bien que défensif - clairement ancré à gauche. A la confusion de la campagne présidentielle, aux cafouillages de communication avant le premier tour dû aux coups de bambou reçu le 6 mai sur la tête, le PS a réussi à faire entendre une voix plus forte, plus en tout cas que les quiproquo sur les coups de téléphones et que les petites phrases des uns et des autres (Mélenchon, Valls et Royal se partageant la palme).
Il est temps de reconstruire en parallèle au devoir d'opposition qui nous incombe, reconstruire dans le dialogue avec toute la gauche démocratique, reconstruire dans la clarté car on ne peut accepter des divergences avec ses camarades qu'à la condition que celles-ci soient clairement et sereinement mises sur la tables, reconstruire en faisant face à la réalité du monde tel qu'il est, des conquêtes à réaliser dans notre temps, en faisant face aux erreurs qui nous ont conduits à perdre en 2002 et en 2007 - pas de programme de gauche en 2002, un discours décalé en 2007 sur l'autorité, l'ordre juste, la nation, le refus de l'assistanat et la valeur travail, alors qu'on nous attendait sur l'emploi, le pouvoir d'achat, le logement et l'éducation. Tout déni de réalité prolongé plongerait la gauche et la capacité à transformer la société en France, en Europe et dans le monde, dans une nouvelle impasse.
Fred

L’hémicycle de l’Assemblée nationale au soir du 17 juin 2007carte des circonscriptions au soir du 17 juin 2007

carte des circonscriptions au soir du 17 juin 2007

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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 17:52
Hillary Clinton s'impose en tête des prétendants démocrates
LE MONDE | 16.06.07 | 13h42  •  Mis à jour le 16.06.07 | 13h45
WASHINGTON CORRESPONDANTE

hillaryclinton-copie-1.jpguand il a été élu à la tête du Parti démocrate du New Hampshire, en mars, Ray Buckley croyait disposer d'un état-major de 14 personnes. Il n'en a trouvé que 3 à leur poste. Les autres avaient été recrutées par l'équipe d'Hillary Clinton.

Lorsqu'il s'est présenté au QG de campagne de Barack Obama, le rival de Mme Clinton pour l'investiture démocrate, personne ne savait qui il était. La plupart des volontaires étaient des "parachutés" sans attache locale. Pour M. Buckley, l'anecdote résume l'état des lieux, à 7 mois des primaires : "Beaucoup de jeunesse et d'exubérance chez Barack Obama. Mais l'expérience et les esprits brillants sont chez Hillary."

Près de six mois après avoir lancé sa candidature à l'élection présidentielle de 2008, Hillary Clinton s'est installée en tête des prétendants démocrates. Selon les sondages, Barack Obama est distancé d'une dizaine de points. "Hillary en est à sa 3ème campagne présidentielle, si on compte celles de son mari, souligne M. Buckley. Personne n'a plus d'expérience qu'elle." Mme Clinton engrange les soutiens : le maire de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, le sénateur du New Jersey, Robert Menendez...

Sans donner d'interviews, elle est omniprésente dans les médias. Deux nouveaux livres viennent de paraître sur elle. L'un, de plus de 600 pages, écrit par Carl Bernstein, l'alter ego de Bob Woodward dans l'affaire du Watergate ("Une femme aux commandes") ; l'autre, de 438 pages, par deux journalistes d'investigation du New York Times, Don Van Matta et Jeff Gerth ("A sa manière").

En quelques mois, Mme Clinton a adouci son image. Si Barack Obama, 45 ans, insiste sur l'importance du "jugement", elle joue sur l'âge, l'expérience. Lors du dernier débat entre les présidentiables, elle a parlé au nom de l'ensemble des démocrates, coupant court aux chamailleries des "jeunes" sur le vote des crédits pour la guerre. "Les différences entre nous sont mineures. Les différences entre nous et les républicains sont majeures."

La candidate se sert de son mari sans la moindre réticence. Elle rappelle continuellement son expérience à la Maison Blanche et elle dit "nous", en parlant de certaines des décisions de Bill Clinton. Si elle est élue, elle entend faire de son mari un "ambassadeur itinérant" chargé de réconcilier les Etats-Unis d'Amérique avec le reste du monde.

Mme Clinton a aussi essayé de répondre à ceux qui la trouvent froide et ambitieuse. Sur son site Internet, elle a lancé un concours de chansons de campagne. Son clip, pour remercier les contributeurs, est un modèle d'understatement, d'humour pince-sans-rire. Elle se moque d'elle-même et de son côté première de la classe. Mais il y a encore beaucoup de chemin à faire. Selon un sondage CNN publié lundi 11 juin, elle reste au troisième rang pour la sympathie qu'elle attire, loin derrière M. Obama. Son conseiller en image, Howard Wolfson, trouve qu'elle polarise moins sur son image. "Cela s'estompe, dit-il. Nous sommes très satisfaits de notre performance jusqu'à présent."

Mme Clinton a la chance d'être une spécialiste reconnue du système de santé, l'un des principaux sujets de préoccupation des électeurs après l'Irak. Mais échaudée par l'accueil qu'avaient reçu ses propositions en 1993, elle n'a pas l'intention de retomber dans le même piège et elle a laissé à M. Obama l'idée d'une couverture universelle. Dans le New Hampshire, le grand sujet de préoccupation est ""la guerre, la guerre, la guerre", décrit M. Buckley. "Jamais les gens n'ont été aussi unis. Pour la première fois, les militants sont en phase avec le parti tout entier, qui est lui-même en phase avec les électeurs indépendants."

UNE AVANCE PARMI LES ÉLECTRICES

L'un des handicaps de Mme Clinton est d'avoir voté en faveur de la guerre en Irak, le 11 octobre 2002. Dans leur livre, M. Van Matta et M. Gerth affirment qu'elle ne s'est pas préoccupée d'aller lire la partie confidentielle de la synthèse rédigée à l'époque par les services de renseignements américains (National Intelligence Estimate), qui nuançait passablement les affirmations de l'administration Bush sur la menace irakienne ; ce que l'intéressée n'a pu que confirmer (6 sénateurs seulement l'ont lue).

Elle essaye de se rattraper en livrant un message simple : "J'arrêterai la guerre en janvier 2009." Et pour l'anniversaire de ce vote, début octobre, elle a proposé de résilier l'autorisation qui avait été donnée au président Bush.

L'une des clefs de l'avance de Mme Clinton réside dans le vote féminin. On les disait tenues à l'écart par sa froideur, son "ambition" et la manière conciliante dont elle avait réagi aux infidélités de son mari. Manifestement, les femmes sont séduites, en particulier celles qui ont des origines modestes. Selon un sondage CNN, Mme Clinton a une avance de 2 contre 1 chez les femmes démocrates alors que, chez les hommes, elle est presque à égalité avec M. Obama. Un autre sondage, publié mardi par le Washington Post, confirme ces résultats : 51% des femmes démocrates préfèrent Clinton (et 24% Obama).

Les Américains sont-ils prêts à élire une femme ? D'après un sondage Gallup publié, début mai, par le Pew Research Center, 88% d'entre eux se déclarent prêts à voter pour une femme "suffisamment qualifiée". Après avoir été séduit un temps par la candidature de M. Obama, le réalisateur Steven Spielberg a apporté, mercredi, son soutien à Mme Clinton. "J'ai pris du temps pour me familiariser avec l'impressionnante palette (de candidats) démocrates et je suis convaincu qu'Hillary Clinton est la candidate la plus apte à nous diriger, dès son premier jour à la Maison Blanche", a-t-il dit.

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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 11:13
Point presse du PS par Benoît Hamon
WebTV du PS, vendredi 15 juin 2007 | 15 juin 2007




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Le député européen qui animait le point presse de ce dernier jour de campagne a lancé un appel aux urnes. «Le Parti socialiste a montré cette semaine quel était le rôle d'une opposition. C'est grâce aux arguments du PS qu'on a débusqué ce qui se cachait derrière la politique du gouvernement», notamment en matière de TVA sociale, a-t-il expliqué.
 
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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 11:04
Avoir des désaccords avec l'ex-candidate socialiste à la présidentielle n'empêche pas d'apprécier en tant que secrétaire de section le soutien qu'elle vient d'apporter hier - vendredi 15 juin 2007 - à Gonesse aux candidats socialistes du Val d'Oise.
Vous trouverez photos et vidéos de la visite que j'ai mis en ligne sur le Blog des socialistes du Canton de Luzarches aux url suivantes :
Fred
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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 08:13
Pour ou contre la TVA "sociale" ?
Le point de Vue de Liêm Hoang Ngoc, économiste - Le Monde | 15 juin 2007

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La question fondamentale en matière de fiscalité est : qui paie ? En raison du poids des impôts proportionnels (TVA, CSG…), le système fiscal français est déjà des plus injustes. La TVA représente aujourd’hui 51% des recettes fiscales contre 17% pour l’impôt sur le revenu. Les pauvres la paient au premier centime d’euro dépensé pour leur pain quotidien. Les 10% des ménages les plus pauvres concèdent 8% de leur revenu au paiement de la TVA. Les 10% des ménages les plus riches ne lui consacrent que 3% de leur revenu. La hausse de la TVA rendra l’impôt encore plus injuste en reportant sur les pauvres une part croissante du financement du budget.

Malgré la baisse des charges prévue, ni les grandes entreprises, sommées par leurs actionnaires de maximiser leurs marges, ni les PME, étranglées par leurs donneuses d’ordre, ne vont baisser leurs prix. Demander à un restaurateur s’il baissera ses prix si on lui accordait la baisse de TVA qu’il demande de 19,6% à 5,5%, il vous répondra non. Croyez-vous qu’il les baissera si on l’augmente à 22 ou 25% ?

 

Les baisses de cotisations sociales qui se sont déployées depuis 1993 n’ont aucunement enrayé la "vie chère". Avec une telle mesure, les prix augmenteront et provoqueront une détérioration du pouvoir d’achat des ménages, ce qui cassera la consommation, actuellement le seul moteur de la croissance. La hausse de la TVA allemande a déjà relancé l’inflation de 0,5 point au premier trimestre et risque de freiner la consommation intérieure. En apparence, la stratégie allemande est gagnante sur le terrain commercial parce que les industries d’outre-Rhin sont spécialisées sur des créneaux "hors coût" qui leur garantissaient déjà des débouchés mondiaux. La réforme fiscale permet surtout aux actionnaires allemands de bénéficier de dividendes en hausse…

 

La BCE, dont l’œil est rivé sur l’indice des prix, risquerait de relever une fois de plus ses taux d’intérêt. La croissance ralentie amenuiserait les recettes fiscales, déjà entamées par les baisses d’impôts directs. Les déficits se creuseraient, justifiant de nouvelles restrictions budgétaires en matière de redistribution. Un cercle vicieux s’instaurerait et les inégalités se creuseraient.

 

Si tous les pays européens s’engageaient dans cette stratégie de "désinflation compétitive", le jeu serait à somme nulle. Aucun gain de parts de marché de part et d’autre, mais un marasme économique généralisé qui condamnerait une fois de plus le projet européen auprès des peuples. Des effets positifs sur l’emploi ? On estime à 200 000 le nombre de créations nettes d’emplois occasionné par ces politiques de baisse de cotisations salariales depuis une quinzaine d’années, chiffre qui reste très limité.

 

Liêm Hoang-Ngoc, maître de conférences à Paris I et chercheur au centre Panthéon-Sorbonne Economie, rattaché au CNRS

 

Propos recueillis par Anne-Gaëlle Rico

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 08:07
Comment la France a basculé
Par GAËL SLIMAN directeur délégué de BVA. Publié dans Libération du 14 juin. | 14 juin 2007

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Si la droite a bien compris pourquoi elle avait gagné, beaucoup à gauche se trompent encore lourdement sur les causes de l’échec : lorsque celui-ci n’est pas tout simplement nié (les trois discours de soir du vote de la candidate battue), il est souvent excusé en étant imputé à une droitisation préalable des Français. Ce diagnostic «royaliste» est partagé par bon nombre de commentateurs de la vie politique et, du coup, de Français eux-mêmes.

Il est pourtant faux selon moi (cette tribune est le reflet d’une analyse personnelle qui n’engage évidemment ni ma profession de sondeur ni mon entreprise, BVA), l’analyse des données d’enquêtes d’opinion recueillies avant et pendant la campagne présidentielle prouvant que c’est une France encore très majoritairement de gauche en décembre 2006 qui a élu 4 mois plus tard triomphalement le champion de la «droite décomplexée» ! L’analyse des données d’opinion recueillies par BVA durant la campagne et surtout la précampagne de novembre à décembre 2006 font apparaître un net avantage en faveur de la gauche sur nos indicateurs du rapport de force politique et idéologique.
Les électeurs se sont intéressés à des thèmes avantageant structurellement la gauche comme «l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le pouvoir d’achat et l’éducation» (thèmes sur lesquels la gauche dominait encore la droite de 10 à 23 points au démarrage réel de la campagne en janvier 2007). Jusqu’à la fin décembre 2006 les Français se déclaraient plus proches des partis de gauche (à 54% contre 46% sur l’ensemble de l’année 2006) que de ceux de droite et ont constamment été 10 points de plus à souhaiter la victoire du candidat de la gauche plutôt que celle du candidat de la droite (40% contre 30%). Enfin, ils étaient logiquement plus enclins à voter Royal que Sarkozy : dans nos premières intentions de vote BVA-Orange (12 décembre) réalisées juste après leurs investitures par le PS et l’UMP, Ségolène Royal l’emportait sur Nicolas Sarkozy au 1er (35% contre 32%) comme au 2nd tour (51% contre 49%). Le fait que ce potentiel initial n’ait pas été transformé en vote montre simplement le différentiel de persuasion respectif des deux finalistes. Mais il s’agit évidemment moins d’un problème de personne que de projet : la droite a proposé aux Français un projet de société cohérent, lisible et bien marqué idéologiquement, la gauche ne l’a pas fait. Pour autant, si l’élection de Nicolas Sarkozy ne s’explique pas par une droitisation de l’opinion, elle pourrait bien l’avoir amorcée : le rapport gauche-droite en proximité partisane s’est ainsi parfaitement inversé depuis la victoire de Nicolas Sarkozy (il est passé de 54/46 avant la campagne, à 52/48 avant le 1er tour, pour s’établir à 46/54 depuis le 6 mai), et le nouveau président connaît un exceptionnel état de grâce depuis son élection (confiance renouvelée et popularité record). Si l’on y ajoute la nette volonté des Français de lui donner une large majorité pour gouverner et l’atonie des leaders du PS dans la campagne des législatives, on comprend mieux le résultat spectaculaire (mais annoncé depuis longtemps dans les sondages) de dimanche dernier.
Mais si le PS ne peut déjà plus éviter une défaite écrasante, il lui est encore possible de sauver un maximum de sortants. Cela implique de reconnaître sa défaite plutôt que de la relativiser en se référant aux sondages ou à l’Assemblée de 2002, et aussi d’expliquer aux abstentionnistes de gauche pourquoi il leur faut se mobiliser au second tour. Sur ce second point, plutôt que de geindre sur le nombre de députés de droite qu’il y aura à l’Assemblée ( «C’est trop injuste, ils vont être trop puissants, à quoi ça sert ?» ), ou de reprocher aux jeunes de ne pas s’être déplacés, il serait préférable de se concentrer sur le fond politique (cela a été fait, en partie, notamment par François Hollande) en reprochant à la droite de mener une «politique de droite» qui avantagera certaines catégories au détriment des autres. En tout cas, la nouvelle «danse du centre» amorcée par Ségolène Royal ne me semble pas permettre une mobilisation accrue de l’électorat populaire, jeune et de gauche ; bien au contraire. Et les reports Modem-PS étant déjà excellents, les gains supplémentaires sur l’électorat Modem seront minimes, tandis que la déperdition des abstentionnistes de gauche et des électeurs d’extrême gauche du premier tour sera importante.

C’est peut-être la seule surprise de ce 1er tour : voir un parti politique majeur et sa candidate vedette s’obstiner dans l’erreur au point de s’entêter à appuyer sur l’accélérateur à mesure qu’ils voient le mur se rapprocher.

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 08:41
un sujet n'est jamais abordé dans le débat de la TVA sociale : celui de la responsabilité sociale des entreprises... En effet voilà plusieurs années que l'on seurine avec  le fait que seule la baisse du coût du travail et donc des cotisations sociales patronales permettent de créer de l'emploi.  C'est oublier que les cotisations chômages et familiales  sont déjà inexistantes depuis bon nombre d'années sur tous les bas salaires et surtout que c'est l'activité qui crée de l'emploi.
Mais surtout comme pour la prime pour l'emploi (créée par la gauche), ce type de dispositif décharge les entreprises de leurs responsabilités dans la société : responsabilité de payer correctement les salariés pour la prime pour l'emploi, responsabilité de participer à l'effort social qui permet de financer l'assurance-maladie, l'assurance-chômage et les allocations familiales, permettant aux salariés d'être en bonne santé, d'avoir une certaine sécurité, et finalement d'être productif pour l'entreprise - donc ça leur profite aux entreprises !
S'il y a un problème sur le financement de la sécurité sociale c'est sans doute dans le fait qu'effectivement il pèse exclusivement sur le travail - et que au bout d'un moment ça coince - 22 millions de salariés pour 40 millions d'habitants en 1945, 24 millions de salariés pour 60.5 millions d'habitants en 2007 - mais dans ce cas il s'agit d'élargir l'assiette aux bénéfices, pas de faire des baisse de cotisations sociales compensées par une taxe sur la consommation des ménages modestes et moyens, sans que cela ne crée (selon toutes les études) plus de 25 000 emplois et sans résoudre les problèmes de financement.
Fred
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