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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 13:08
40 ans après, mai 68 obsède encore Nicolas Sarkozy : pourquoi ?

Comme Le Pen, Sarkozy – le sortant -  s’adresse à "à tous ces sans-grade", "tous ces anonymes", "tous ces gens ordinaires (...) auxquels on ne fait pas attention, que l'on ne veut pas écouter, que l'on ne veut pas entendre »
Sarkozy, l’homme de l’establishment qui gouverne depuis 5 ans (et qui gouvernait déjà avec Balladur), l’homme des petits clans et des petits putschs, des couloirs des banques et des marchands d’armes, des villas et des palais, l’homme des financiers et des fortunes dorées, ose affirmer, a contrario de ce qu’il est  : "C'est à vous que je veux rendre le pouvoir (...). Je veux être le candidat du peuple de France et non pas le candidat des médias, des appareils, de tel ou tel intérêt particulier, des intérêts partisans, des sectarismes."  Lui qui tente de voler son élection grâce aux plus puissants bourrages de crâne médiatique, d’imposer des discours provocateurs, bourrés de mensonges, sans crainte des réactions de la grande presse qu’il contrôle !

Sarkozy le candidat des milliardaires du Cac 40, l’ami des Bouygues, Dassault, Lagardère, Rotschild, le petit frère de Guillaume Sarkozy du Medef, celui qui négocie Avantis-Sanofi pour son autre frère François Sarkozy, le maire des salons de Neuilly accuse pêle-mêle la gauche d ‘avoir prôné « l’assistanat, l’égalitarisme, le nivellement, les 35 h »

Il fait froid dans le dos :

-  « Assistanat » les indemnités que touchent les chômeurs ? alors que ces indemnités, sont un « dû », elles proviennent des cotisations chômage versées par les salariés, c’est une assurance, c’est un droit inaliénable, justifié pour tous les salariés qui ont été licenciés, auxquels on ne retrouve pas un travail correspondant à leur qualification, leur niveau et leur ancienneté !  Est-ce que Sarkozy désigne aussi du doigt les assistés des assurances vie de ses milliardaires de Neuilly pour lesquels l’argent vient en dormant pendant que les autres travaillent ? Non, Sarkozy ne s’en prend qu’aux faibles, pas aux forts.

-   « L’égalitarisme et le nivellement », vieilles lunes patronales, phobies des maîtres des forges depuis le XIX° siècle, menacent-ils ce pays où les inégalités sociales n’ont jamais été aussi grandes qu’après cinq ans de sarko-chiraquisme ?  378 000 millionnaires en eur, les 500 premiers fortunes ont gagné 30 milliards d’eu de plus en 2005, soit trois fois le « trou » présumé de la Sécurité sociale, 100 milliards de bénéfices pour les chefs et actionnaires du Cac 40, des baisses d’impôts pour les riches, des emprunts aux riches et des dettes publiques accrues à rembourser aux riches, en serrant la ceinture aux 7 millions de travailleurs pauvres ?

-  Les 35 h ? Sarkozy est un menteur éhonté ou un ignorant des règles élémentaires du droit du travail chaque fois qu’il ose proposer « la liberté » de « travailler plus pour gagner plus » : chaque mot de ses phrases sont faux. Car pas un salarié de ce pays, pas un seul n’a la « liberté » de la durée de son travail. Tout salarié est subordonné et c’est l’employeur seul qui décide unilatéralement de la durée du travail, (temps partiel, temps plein, heures supplémentaires). Sarkozy est encore un menteur ou un ignorant lorsqu’il dit que « les 35 h doivent être un minimum » : il y a une grande majorité des 3,7 millions de temps partiel (85 % de femmes, 80 % de non qualifiés) qui aimeraient travailler plus, oui, « 35 h minimum ». Sarkozy est encore un menteur lorsqu’il promet de gagner plus à ceux qui feraient des heures supplémentaires, alors qu’il n’a pris, depuis cinq ans avec son ami Fillon, que des mesures pour baisser les salaires liés aux heures supplémentaires :
-       en maintenant à 10 % de majoration les heures comprises entre 35 et 39 h dans les entreprises de moins de 20 salariés, alors qu’elles auraient dû être majorées de 25 % depuis le 1er janvier 2005 : 5 millions de salariés concernés on travaillé plus en gagnant moins !
-       en allongeant les contingents annuels d’heures supplémentaires autorisés de 130 à 200 h (et pire parfois, 230 h dans la poissonnerie et 360 h dans la restauration), ce qui aboutit a reporter de la 131 ° heure à la 221 ° heure le seuil de déclenchement de majorations des heures a 100 % : les salariés concernés travaillent plus et gagnent moins
-       en généralisant les « forfaits jours » et en déduisant « les temps de déplacement professionnels des temps de travail effectifs » forçant des millions de salariés cadres ou non a travailler plus en gagnant moins
-       en permettant le rachat des compte épargne temps à taux zéro, conges payés non pris, heures supplémentaires dissimulées, ce qui revient à faire travailler plus pour gagner moins

Pas un salarié de ce pays n’a intérêt à voter pour Sarkozy, sauf à méconnaître ses droits et à voir baisser son salaire réel, brut et net, pour une plus longue durée du travail…
Car Sarkozy propose de baisser le salaire brut sur lesdites heures supplémentaires qui seraient moins majorées, et moins contrôlées, donc moins payées (c’est déjà, hélas, le champ le plus étendu des délinquances patronales contre les salaires, 9 plaintes sur 10 à l’inspection du travail concernent des heures supplémentaires impayées) Il y a déjà des millions de salariés qui travaillent 45, 50 voire 60 h et qui ne gagnent pas beaucoup !
Mais si un salarié avait un doute, il devrait s’attacher à comprendre pourquoi Sarkozy s’en prend aux 8 à 9 millions de salariés  qui ont fait grève en mai 68 :

Sarkozy contre les 8 millions de grévistes de mai 68

Sarkozy augmente les décibels au fur et à mesure que le deuxième tour approche, comme s‘il voulait mettre la barre de plus en plus haut contre les « fraudeurs du métro » et « les fautes des syndicalistes » qu’il place dans le même sac…   Il accuse mai 68 d’avoir "imposé le relativisme intellectuel et moral", "liquidé l'école de Jules Ferry", "introduit le cynisme dans la société et dans la politique", "abaissé le niveau moral de la politique" (sic)
«  La morale, après 1968, on ne pouvait plus en parler. » Selon lui, pour  "les héritiers de 1968", "il n'y avait plus aucune différence entre bien et le mal, le beau et le laid, le vrai et le faux, l'élève valait le maître". "Les héritiers de ceux qui, en mai 68, criaient « CRS = SS» prennent systématiquement le parti des voyous, des casseurs et des fraudeurs contre la police. "Voyez comment le culte de l'argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portées par les valeurs de mai 68." "Je veux tourner la page de mai 68 une bonne fois pour toute", se lâche enfin Sarkozy.

Pourquoi une telle haine de la part de cet apprenti caudillo qui devait avoir 13 ans en mai 68 ?

Cette tirade hargneuse, hors norme, acharnée, contre un des plus grands mouvements de l’histoire sociale de notre pays, est plus que tout le reste le signal de la grande revanche de l’extrême droite dirigeante de l’Ump !

C’est contre les 8 à 9 millions de grévistes de mai-juin 68 qu’il en a, lui qui ose se faire photographier devant des ouvriers portant le casque de sécurité, pour mieux les berner.
S’il va voir « la France qui se lève tôt » c’est pour qu’elle se lève encore plus tôt, se couche plus tard et gagne moins, pour que les profits de ses amis de Neuilly augmentent : tout cela dans une mise en scène que toute les rédactions en chef de la presse aux ordres orchestrent !  
Nul doute que Sarkozy pense la même chose de toutes les luttes sociales, du Conseil national de la Résistance, de mai- juin 36, de la Commune de Paris, des combats pour les journées de 10 h puis de 8 h, pour les 40 h, pour
« l’assistanat » de la Sécurité sociale et des retraites par répartition…  
N’est-ce pas lui qui a assez d’inculture pour mettre dans son clip télévisé  : « le travail rend libre » (ARBEIT MACHT FREI) ?

En fait ce que signifie avec arrogance, l’homme au karcher, Sarkozy, c’est qu’il veut écraser tout mouvement social de type Cip mars 94, nov-déc 95, retraites printemps 2003, Cpe janvier avril 2006, c’est qu’il fera la guerre aux syndicats puisque sa première loi sera contre le droit de grève !

Sarkozy a amalgamé à Bercy, dimanche 29 avril, “la France qui paye toujours pour tous les autres, (...)  qui paye pour les fautes des politiques, des technocrates, des syndicalistes, qui paye pour les fraudeurs, qui paye pour les voyous, qui paye pour ceux qui profitent du système, qui paye pour ceux qui demandent toujours et qui ne veulent jamais rien donner".
Le lien est clair dans sa réthorique et ses objectifs entre syndicalistes, fraudeurs, voyous... Tout ça, c’est des “racailles”.

Comme il a fait la chasse aux « racailles », et, il le redit, « aux poignées de voyou qui se croit au-dessus des lois et de la morale », il veut remonter jusqu’à atteindre dans la mémoire ce qu’il doit appeler des « casseurs » de 68… C’est la même chose pour lui, c’est le peuple dont il feint de se réclamer, les sans grades auxquels il prétend parler et que pourtant il hait du haut de ses talonnettes d’apprenti caudillo. C’est la haine ancestrale des riches contre les
« partageux »,  les « rouges »,  les « syndicalistes », qu’il a exprimé à Bercy dans son dernier meeting show à l’américaine. Sarkozy annonce qu’il entend écraser tout mouvement social ! Au Karcher contre les luttes sociales, contre la pègre syndicale  !

Que les électeurs protégent dimanche 6 mai, la France de la victoire de ce caudillo, c’est le pire qui puisse lui arriver !  Que pas une voix ne manque à Ségolène Royal…

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 09:52

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 09:08
Après avois réalisé une synthèse post-fasciste par écrit (avec Gianfranco Fini) et à l'oral (en discutant avec Michel Onfray), Nicolas Sarkozy tente une nouvelle synthèse entre Caliméro et Zavatta. Avec une touche de Jean-Louis Debré pour le côté "demeuré érigé en juge constitutionnel"...
Mais ne vous y trompez pas : qu'il vous fasse rire ou pleurer, le candidat de l'UMP reste profondément un réactionnaire.
FRED

Sarkozy : le débat Royal-Bayrou "contraire à l'esprit des institutions"
NOUVELOBS.COM | 29.04.2007 | 09:53

Dans une interview au Journal du Dimanche, le candidat de l'UMP estime que le débat de samedi entre son adversaire socialiste et le président de l'UDF est "le summum de ce que la Ve république a de plus caricatural".

Le candidat UMP Nicolas Sarkozy

Le candidat UMP Nicolas Sarkozy (c) AFP

Nicolas Sarkozy estime dans un entretien au Journal du dimanche que le débat de samedi entre Ségolène Royal et François Bayrou était "contraire à l'esprit des institutions" françaises et "a apporté de la confusion".
"Ce débat a incarné, à mes yeux, le summum de ce que la Ve république avait de plus caricatural", lance le candidat de l'UMP. "Redescendons sur terre! François Bayrou n'a pas été qualifié pour le second tour" de l'élection présidentielle, rappelle-t-il.

Sarkozy se dit "victime de bassesses"
Nicolas Sarkozy dénonce par ailleurs les "bassesses" commises à son encontre pendant cette campagne électorale. "Le mensonge, l'insulte, la diffamation ne devraient pas être des éléments du débat démocratique", dit-il.
Pour ce qui est des pressions que la candidate socialiste et l'ex-candidat centriste l'accusent d'avoir exercées avec son entourage sur les médias, le candidat de la droite pense que "c'est insultant pour les journalistes et dégradant pour ceux qui se sont livrés à ces insinuations" "C'est une vision salissante de la vie politique."
Interrogé sur Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy le juge "serein, bien dans sa tête" car "il quitte la vie politique en paix avec lui-même". AP

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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 15:22

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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 15:06
Créer un «grand parti progressiste», antilibéral et réformiste, au lendemain du 2nd tour
Sud-Ouest

Très discret depuis le début de la campagne du second tour, Henri Emmanuelli est sorti de sa réserve, hier soir à Morcenx (Landes), lors d’un meeting unitaire de la gauche «pour la victoire de Ségolène Royal». Le député socialiste des Landes a appelé de ses voeux la constitution d’un «grand parti progressiste» au lendemain de la présidentielle. Quelques heures avant son discours, l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste nous a reçus dans son bureau du Conseil général des Landes pour expliquer sa position.

Pourquoi appeler entre les 2 tours à la création d’un grand parti progressiste ?
Henri Emmanuelli. Je pense que Ségolène Royal a raison de dire qu’il faut bouger. Je me félicite que la candidate socialiste ait réalisé un bon score au premier tour en bénéficiant notamment du vote utile, mais en même temps je regrette la faiblesse du reste de la gauche. Je considère que nous sommes arrivés au bout d’un cycle, entamé avec le congrès d’Epinay. Il est donc temps de bouger et de créer un grand parti progressiste, qui permette de référencer à nouveau la gauche. Un parti de rassemblement, ouvert à toutes celles et ceux qui défendent des valeurs de progrès et de solidarité. La base militante existe.

Quelles doivent être, selon vous, les valeurs défendues par ce nouveau parti ?
J’en vois trois essentielles : la laïcité, la régulation politique de l’économie de marché et la redistribution. Il faudra aussi apporter une réponse progressiste au problème de l’immigration.

Il s’agit donc d’un parti plus antilibéral que réformiste...
Cette opposition entre antilibéraux et réformistes n’a aucun sens. Réformistes, les socialistes le sont depuis toujours. Je suis évidemment favorable à l’économie de marché. Mais je crois nécessaire de la soumettre à des règles sociales, fiscales et à l’action publique. La question du socialisme et de l’économie de marché a été tranchée très exactement le 23 mars 1983, à 11 heures du matin. C’était un vendredi. Et ce jour-là, le Conseil des ministres a adopté le plan Delors pour que la France reste dans le serpent monétaire européen. Cela dit, la libre compétition n’a jamais garanti naturellement un optimum économique et social. Elle ne favorise pas la redistribution. Je suis donc réformiste et antilibéral, et j’assume les deux.

Qui peut conduire la création de ce parti progressiste [...] et dans quel délai ?
Si Ségolène Royal est élue, ce que je souhaite, il lui reviendra de créer ce grand parti progressiste. Dans le cas contraire, ce sera à la direction du Parti socialiste de prendre l’initiative. Le principe devra à mon avis être acté avant les législatives.

En attendant, Ségolène Royal tend la main à l’UDF...
Il est normal qu’une candidate au second tour multiplie les efforts pour rassembler un maximum d’électeurs. Mais je ne pense pas qu’une campagne doive être assortie de tractations sur la composition du gouvernement ou le choix du Premier ministre. Comme je ne crois pas à un mixage de la gauche et de la droite. Ma conviction profonde est qu’une démocratie doit vivre normalement et sainement avec un camp progressiste et un camp conservateur.

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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 09:35
Henri Emmanuelli prône la création d'un "grand parti progressiste"

emmanuelli.jpgans un entretien au quotidien Sud-Ouest, samedi 28 avril, le député des Landes Henri Emmanuelli appelle de ses voeux la création d'un "grand parti progressiste" au lendemain du 2nd tour de la présidentielle. Le mitterrandiste historique a choisi de s'exprimer au moment où Ségolène Royal ouvre vers le centre et n'exclut pas qu'il y ait des ministres UDF si elle était élue.

Pour M. Emmanuelli, le nouveau parti, présenté comme "un élargissement du socle politique et électoral" du PS, devrait réunir "les anti-libéraux" et "les réformistes de gauche". Le député prend au mot la candidate socialiste : "Ségolène Royal a raison de dire qu'il faut bouger". Mais pour lui, il ne s'agit pas de bouger vers le centre. "Je considère que nous sommes arrivés au bout d'un cycle, entamé avec le congrès d'Epinay", affirme-t-il.

Le député PS des Landes estime que ce nouveau parti devra défendre trois valeurs essentielles : "la laïcité, la régulation politique de l'économie de marché et la redistribution". Il ajoute qu'"il faudra aussi apporter une réponse progressiste au problème de l'immigration". "La base militante existe", assure-t-il.

"EXCLUT PAR NATURE LA DROITE"

"Si Ségolène Royal est élue, ce que je souhaite, il lui reviendra de créer ce grand parti progressiste, précise M. Emmanuelli. Dans le cas contraire, ce sera à la direction du Parti socialiste de prendre l'initiative. Le principe devra à mon avis être acté avant les législatives."

Benoît Hamon Selon le secrétaire national Benoît Hamon, dirigeant comme M. Emmanuelli du courant Nouveau parti socialiste, "des contacts et un dialogue" sont en cours pour concrétiser ce projet. "Ils sont de toute façon constants" entre hommes et femmes de gauche, a-t-il ajouté.

M. Hamon a souligné que l'objectif était "de gagner au 2e tour et de préparer la majorité présidentielle, au service du pacte présidentiel" de Mme Royal. Avant de préciser : "Nous pensons que cette majorité exclut par nature la droite, quel que soit son visage, et l'UDF en est un", a affirmé l'eurodéputé.

La sortie des dirigeants du NPS prolonge des déclarations de socialistes affichant leur prudence quant aux pourparlers entre Mme Royal et M. Bayrou. Samedi, la candidate du PS débat avec le président de l'UDF, en public, à 11 heures.


Un bémol tout de même : pour ma part, je crois que dans les circonstances actuelles, Ségolène Royal n'a pas d'autres choix que d'entamer les démarches nécessaires pour convaincre l'électorat Bayrou du 22 avril 2007 de la rejoindre dans un barrage républicain au Réactionnaire Sarkozy. S'il faut débattre avec Bayrou, faisons le, et elle le fait d'ailleurs et nous n'avons pas à la condamner. Par contre, je reste convaincu que l'UDF ou le futur Parti démocrate ne pourra pas et n'en a d'ailleurs pas l'intention participer à la future majorité présidentielle de Ségolène Royal. Le chemin n'est pas fini... Nous devrons rassembler la Gauche, dépasser les congrès de Tous et d'Amiens.
FRED

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 16:20
meetingRoyal1erMai.jpg

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 15:23
Sacré Nicolas : il me manquera jamais une occasion pour faire rire son auditoire !

Chronique d'un face-à-face télévisé proposé, accepté, reporté puis annoncé
LE MONDE | 27.04.07 | 12h15 • Mis à jour le 27.04.07 | 16h01


endredi 27 avril, 15 h 48 : Nicolas Sarkozy dénonce à Puy-Guillaume les "procès de Moscou" intentés à son encontre par Ségolène Royal et François Bayrou.

13 h 43 : "L'arithmétique pointilleuse du CSA d'un côté, le poids des sympathies auprès du candidat Sarkozy de l'autre, font que le devoir d'informer subit une entrave insupportable dans une démocratie", souligne le Syndicat national des journalistes dans un communiqué.

13 h 30
: Simone Veil, soutien de Nicolas Sarkozy, dénonce "la haine" de François Bayrou envers le candidat UMP et l'accuse de vouloir "enfreindre les règles" du CSA sur le temps de parole.

13 heures : Ségolène Royal fait état de pressions sur le "système médiatico-financier" qu'elle dit lié à Nicolas Sarkozy dans le but de faire échouer l'organisation d'un débat télévisé avec François Bayrou, mais "pense que le débat aura lieu".

12 h 30 : Des sources proches du PS indiquent au Monde que le débat aura lieu samedi après-midi 28 avril, et sera organisé par BFM TV et RMC Info. De son côté, la radio confirme avoir eu l'accord des socialistes, mais dit attendre encore la réponse de François Bayrou.

11 heures : "Canal+ m'obéit", ironise Nicolas Sarkozy, estimant que "c'est insulter la presse régionale comme la presse tout court que de penser qu'elle peut céder à quelque pression que ce soit".

Matinée : Accusations et réactions se multiplient. "Nous avons envoyé des invitations à l'UMP qui sont restées lettre morte. Dans ces conditions, il était difficile d'organiser ce débat en sachant que Canal+ a très peu de programmes en clair et qu'il nous aurait fallu trouver un temps de parole équivalent pour l'UMP", explique Rodolphe Belmer, directeur général de Canal+, pour expliquer l'annulation du débat d'abord prévu sur son antenne. Jean-Pierre Elkabbach, PDG de Public Sénat, indique au Monde qu'il refuse de "jouer les dépanneurs". Le CSA nie toute pression. La chaîne localeTélé Lyon Métropole (TLM) d'une part, les hebdomadaires Marianne et La Vie d'autre part proposent d'organiser le débat.

8 heures : François Bayrou accuse Nicolas Sarkozy et son entourage d'être intervenus pour obtenir l'annulation du débat sur Canal+/i-télé et retransmis sur France Inter, évoquant des "intimidations" et des "menaces". "Je n'en ai pas la preuve, mais j'en ai la certitude", indique-t-il, disant s'appuyer sur des témoignages nombreux.

Jeudi 26 avril

21 heures. "Nicolas Sarkozy se comporte comme le Berlusconi français, considérant que les médias sont à sa botte", déclare Arnaud Montebourg (PS) à l'AFP.

18 h 50. Canal+ annonce qu'il n'organise pas le débat "en raison des règles d'égalité édictées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel" (CSA). "C'est une atteinte intolérable à la liberté d'information. L'Etat Sarkozy se croit déjà tout permis", déclare Jack Lang dans un communiqué. "D'une manière ou d'une autre, il aura lieu", assure Julien Dray.

Le CSA publie un communiqué où il "dément être intervenu auprès de Canal+ au sujet de ce débat dont l'organisation relève de l'entière responsabilité éditoriale de la chaîne".

17 h 20. Claude Guéant, directeur de campagne de M. Sarkozy évoque un "problème de compensation des temps de parole".

14 heures. Jean-Louis Bianco, codirecteur de campagne de la candidate socialiste, annonce que le débat Royal-Bayrou aura lieu samedi en fin de matinée et sera retransmis sur i-télé, Canal+ et France Inter.

12 h 40. "Je pense que cet épisode est une tragicomédie un petit peu ridicule. Il y a un débat entre les deux candidats sélectionnés pour le second tour. Tout le reste, c'est de l'agitation politicienne", déclare M. Sarkozy à son QG de campagne.

12 h 10. "Ce n'est pas le président de la PQR qui, paraît-il, a été reçu par M. Sarkozy, qui va empêcher le moindre débat", réplique Mme Royal. Michel Comboul, président du SPQR, qui dément formellement toute rencontre, juge ces déclarations "inacceptables".

10 h 50. Le Syndicat de la presse quotidienne régionale, refuse d'organiser ce débat avec M. Bayrou. "Nous avions organisé depuis lundi deux débats vendredi matin, l'un avec M. Sarkozy à 9 heures, l'autre avec Mme Royal à 11 heures, nous ne voulions pas changer ce dispositif", explique Hubert Coudurier, directeur de l'information du Télégramme de Brest.

Premier contre-feu de l'équipe de M. Sarkozy : ce débat entre M. Bayrou et Mme Royal "est antidémocratique et même anticonstitutionnel", déclare André Santini, maire (UDF) d'Issy-les-Moulineaux sur Canal+.

Mercredi 25 avril

20 heures. Invité de France2, M. Bayrou donne son accord à ce débat à condition, précise-t-il, qu'il "ait lieu devant vous, à la télévision, que tous les Français puissent y accéder". "Si France 2 veut amener des caméras [au forum de la PQR], venez filmer", répond immédiatement Mme Royal, sur la même chaîne. Informé en direct, Nicolas Sarkozy écarte sur TF1 toute idée de "débat contradictoire" avec le président de l'UDF.

18 heures. Mme Royal, qui doit participer, vendredi 27 avril, à un forum de la presse quotidienne régionale (PQR) propose aussitôt à M. Bayrou "de partager ce temps de parole et de débat".

15 h 30. Au cours de sa conférence de presse, François Bayrou répond qu'il est "ouvert à toute discussion de bonne foi". "J'accepte d'avoir ce dialogue, sans arrière-pensées, par exemple à la télévision. Nicolas Sarkozy n'a pas proposé le même débat, mais s'il le faisait je l'accepterais aussi", précise-t-il.

Lundi 23 avril

A Valence, devant la presse, Ségolène Royal propose à François Bayrou "un débat public, en toute clarté, en toute transparence et devant tout le monde. J'attends une réponse. A M. Bayrou de dire s'il souhaite ce débat".



Services France et Médias

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 13:35
Premier débat courtois entre les candidats démocrates américains à la présidentielle

ObamaClinton.jpgamais un débat entre prétendants à l'investiture démocrate n'avait été organisé si tôt. A 18 mois de la présidentielle, les 8 candidats démocrates à la Maison Blanche se sont retrouvés à Orangeburg, en Caroline du Sud. Les discussions, plutôt courtoises, ont notamment tourné autour de l'assurance-maladie. Mais c'est la politique irakienne de l'administration Bush qui était au centre du débat. Les critiques les plus virulentes des participants se sont concentrées sur le sujet, peu après le vote au Sénat, jeudi, d'une proposition de loi sur le financement de la guerre et la mise en place d'un calendrier de retrait des forces américaines.

Les électeurs ont pu observer sur la longueur le comportement des 2 favoris des sondages, les sénateurs Barack Obama et Hillary Clinton.

Barack Obama, actuel sénateur de l'Illinois, en a profité pour se féliciter de sa position sur l'Irak : "Je suis fier de m'être opposé, depuis le début, à cette guerre, car je pensais qu'elle créerait les conditions désastreuses qui prévalent aujourd'hui sur le terrain en Irak". Il a exhorté les démocrates à trouver les moyens de balayer le veto annoncé de Bush.

MME CLINTON REFUSE DE PRÉSENTER SES EXCUSES

En tête des sondages dans la course à l'investiture démocrate, Hillary Clinton a de nouveau refusé de présenter ses excuses pour avoir voté en 2002 l'intervention en Irak, une position qui gêne pourtant nombre de militants démocrates. Les autres candidats démocrates à l'investiture qui ont voté la guerre en 2002, parmi lesquels l'ancien sénateur John Edwards et les sénateurs Chris Dodd et Joseph Biden, ont tous parlé d'une erreur.

Bill Richardson, le gouverneur du Nouveau Mexique, toujours au sujet de l'intervention américaine, a parlé de "désastre" ajoutant qu'il fallait "en finir". Les 2 autres participants à ce débat étaient le représentant de l'Ohio, Dennis Kucinich, et l'ancien sénateur Mike Gravel.

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 13:19

Affirmer le choix du progrès social


Le premier tour de l’élection présidentielle du 22 avril 2007 est d’abord marqué par une forte augmentation de la participation des électeurs, inscrits plus nombreux sur les listes électorales.

Dans un contexte d’insatisfaction sociale très large, qui s’est manifestée par de nombreuses mobilisations syndicales, ce vote révèle une aspiration grandissante des salariés, des chômeurs et des retraités à intervenir sur les choix qui conditionnent l’avenir de chacune et de chacun, l’avenir de la société française.

Cette vitalité démocratique est porteuse d’espoir. La CGT y a contribué.

Le recul, en pourcentage et en nombre de voix, de Jean-Marie LE PEN est positif. Cependant, la CGT est préoccupée par la reprise et la banalisation de ses thèses dans d’autres discours politiques.

Le climat social qui prévaut dans cette campagne électorale n’est pas une surprise. La CGT n’a cessé, ces dernières années, d’agir contre les mesures gouvernementales précarisant l’emploi (CPE, CNE…), creusant les inégalités sociales, portant atteinte au pouvoir d’achat et affectant les libertés démocratiques.

Après le premier tour des élections présidentielles, le sens et les contenus des politiques qui seront mises en œuvre demeurent incertains.

A cette étape, la CGT alerte à nouveau les salariés sur le risque qu’à l’issue des élections, s’installe un gouvernement totalement acquis à une vision ultralibérale de la société et de l’économie dont les salariés et leurs libertés seraient les victimes. Les positions et les ambitions du MEDEF s’en trouveraient grandement renforcées.

Il y a danger que des attaques de grande ampleur soient menées contre le syndicalisme en tant que moyen d’intervention et de défense des salariés. Ce n’est pas de mise en concurrence ni de plus d’individualisme dont a besoin la société, mais de plus de solidarité et de plus de justice sociale.

En tant que syndicat agissant pour la conquête du progrès social en France, en Europe et partout dans le monde, dans une démarche indépendante vis-à-vis des gouvernements, des partis politiques et des directions d’entreprises, la CGT est résolument opposée à toute restriction des libertés syndicales et du droit constitutionnel de grève.

A l’évidence, une large majorité de citoyens aspire à de profonds changements dans l’orientation de la politique économique et sociale du pays.

Dans les domaines de l’emploi, du pouvoir d’achat, des conditions de travail, des droits à la retraite comme pour l’accès aux droits fondamentaux en matière de santé, de logement, de transport, d’énergie, d’éducation, de culture… des réformes visant le plein emploi, le progrès social et la démocratie sociale sont nécessaires et possibles.

Les candidats encore en lice doivent répondre à ces exigences. Les citoyens peuvent peser dans ce débat.

La CGT appelle les salariés :

  • à se saisir du 1er Mai et à se mobiliser très nombreux pour en faire une grande journée d’expression des revendications sociales ;

  • à gagner l’unité syndicale la plus large et à assurer le succès des 218 rassemblements et manifestations organisés dans tous les départements ;

  • à participer massivement au second tour des présidentielles.


Montreuil, le 24 avril 2007

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