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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 11:03
entetesrrose.jpgSégolène Royal défend le vrai changement autour de 7 piliers pour une France plus juste :
●Relancer la croissance pour travailler tous
●Améliorer le pouvoir d'achat
●Promouvoir l'éducation
●Garantir la protection sociale des familles
●Défendre l'excellence environnementale
●Lutter contre toutes les formes de violence
●Agir pour une France plus forte en Europe

La droite UMP et UDF détruit toutes les solidarités depuis 5 ans. Demain Bayrou ou Sarkozy iront encore plus loin dans le libéralisme et créeront
une société plus violente.

Pour que la gauche soit présente au 2nd tour
Pour pouvoir vous exprimer au 2nd tour
Votez Ségolène Royal dès le 1er tour
Votez Ségolène Royal dès le 22 avril
segorougelarge.jpg
logopsquadri.jpg

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 15:33
Michel Rocard est un homme politique d'une qualité rare dans notre République. Au-delà de son haut niveau intellectuel et de sa probité, il a toujours mis un point d'honneur à dire ce qu'il pensait complètement, aussi complexe que cela soit, aussi dérangeant que cela puisse être.
C'est sans doute ce qui l'a poussé à faire cet appel dans Le Monde pour François Bayrou rejoigne dès le premier tour Ségolène Royal, mais outre le fait que cela ne peut que mettre en difficulté la manière de conduire la campagne de Ségolène Royal, c'est une véritable erreur stratégique.
D'abord parce qu'on ne demande pas à un de ses adversaires qui court derrière soi de nous rejoindre, à moins qu'on ne craigne d'être rattrappé et dépassé, donc de se mettre ainsi dans une position de battu.
Ensuite et surtout parce que le premier tour de l'élection présidentielle doit être l'occasion de mesurer quelles sont les options les plus soutenues par les Français avant de tenter de les rassembler au second... Que François Bayrou annonce qu'il soutient Ségolène Royal entre le 22 avril et le 6 mai 2007, et l'hypothèse d'une alliance de l'UDF avec la gauche - la première devant ainsi faire une révision assez déchirante de son histoire et de son idéologie - pour empêcher une aventure réactionnaire sarkoziste peut éventuellement devenir un sujet de discussion. Mais il faut d'abord que les Français tranchent entre le projet solidaire et socialiste de Ségolène Royal et le projet libéral de François Bayrou et que les conditions du ralliement soient clairement établies sur les bases posées par la candidate socialiste.
Enfin parce que n'en déplaise à François Bayrou et Michel Rocard, l'UDF gouverne partout avec la droite la plus dure en ce moment même dans les conseils municipaux, généraux et régionaux où elle fait partie de la majorité (c'est-à-dire partout le PS et la gauche sont dans la minorité) et qu'il n'existe aucun exemple où l'UDF soutienne une politique menée par une majorité même relative de gauche. il y a là une impasse politique grave, une illusion majeure que n'ignore par François Bayrou qui pourrait bien ne pas appeler à voter Ségolène Royal au 2nd tour pour la simple raison qu'il a besoin du soutien de l'UMP pour faire réélire ses députés UDF.
Frédéric Faravel

Point de vue
Royal-Bayrou, l'alliance nécessaire, par Michel Rocard
LE MONDE | 13.04.07 | 11h26 • Mis à jour le 13.04.07 | 11h56

i Nicolas Sarkozy est élu dans quelques semaines, nous n'aurons aucune excuse. L'UMP gagnera les élections législatives qui suivront ; et pendant 5 ans, la France va souffrir.

Tous les Français ne souffriront pas de la même façon : les plus riches vivront encore mieux. Les classes moyennes et les petits salariés vivront plus mal. Les exclus seront plus seuls que jamais.

Nous pouvons éviter ce gâchis social dont la majorité des Français ne veut pas. Comment ? Simplement, en unissant nos forces avec ceux qui sont les plus proches de nous. Ceux qui pensent comme nous que le marché doit être régulé, que l'Etat doit défendre la solidarité, que l'égalité des chances doit être assurée pour tous et entre toutes les générations.

Socialiste et européen depuis toujours, j'affirme que sur les urgences d'aujourd'hui rien d'essentiel ne sépare plus en France les sociaux-démocrates et les démocrates-sociaux, c'est-à-dire les socialistes et les centristes. Sur l'emploi, sur le logement, sur la dette, sur l'éducation, sur l'Europe, nos priorités sont largement les leurs. Sur la société, sur la démocratie, sur les femmes, sur l'intégration, sur la nation, nous partageons les mêmes valeurs. Isolés, ni eux ni nous, n'avons aucune chance de battre la coalition de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen. Mais rassemblés avec les Verts, la gauche sociale-démocrate et le centre démocrate-social constituent une majorité dans le pays. Et dans 2 semaines elle peut devenir la majorité réelle. C'est la chance de la France.

Il ne faut pas attendre l'après-2nd-tour pour créer la dynamique de l'alliance. Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy. Et ils le feront d'autant mieux qu'ils sauront que, dans tous les cas, une alliance sincère et constructive défendra au second tour puis aux législatives un projet commun d'espoir pour la France.

J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le 1er tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance. Qu'ils fassent confiance aux Français pour que les Français leur fassent confiance.

Je ne me prononce qu'au nom d'une seule ambition : l'amour de mon pays. L'envie que la France retrouve confiance en elle; que nos jeunes portent l'espoir d'une vie meilleure; que notre Etat se modernise dans le respect de chacun; et que triomphent nos idéaux démocratiques dans un monde en mouvement.

Pour la première fois depuis longtemps, j'atteste que ce chemin nous est ouvert. Nous pouvons déplacer les lignes politiques pour qu'elles soient fidèles à nos convictions. Nous pouvons faire repartir la France sur les rails du progrès économique, de la justice sociale, d'une démocratie impartiale et apaisée. Offrons ce choix aux Français et je suis sûr qu'ils l'approuveront.

Si nous ne saisissons pas cette chance, oui nous n'aurons aucune excuse…


Michel Rocard, premier ministre de 1988 à 1991, député européen


François Hollande : "pas d'alliance concevable"
Réagissant à la proposition faite par Michel Rocard d'une alliance Royal-Bayrou, le premier secrétaire du PS François Hollande a déclaré vendredi à l'AFP qu'il n'y avait "pas d'alliance concevable entre la gauche et une partie de la droite". (AFP)

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 10:13

L'hémisphère gauche d'un cerveau de droite.

L’hémisphère gauche d’un cerveau de droite.
Portrait de Nicolas Sarkozy. Acte 2.
Cambridge, (USA), vendredi 6 avril 2007, 10h10 heure locale.


Rendez-vous fut donc pris pour une seconde séance. Elle eut lieu au même endroit le Jeudi 1° mars. J’arrive donc à 8h du matin, place Beauvau, avec mes 3 acolytes. Apparemment, Nicolas Sarkozy n’avait pas prévu que je revienne accompagné et m’attendait pour un petit déjeuner en tête à tête … De bonne grâce, il fait ajouter trois couverts par un personnel très balzacien dans le costume et la scénographie.
Nous ne parlons pas de sujets qui fâchent – politique, gaullisme, libéralisme, religion, présidentielles, ministère de l’intérieur- et commençons de plain pied avec Sénèque qu’un ami – probablement de qualité…- lui a conseillé de lire au moment de sa traversée du désert après l’aventure du soutien à Édouard Balladur. Je tiens, de fait, les Lettres à Lucilius pour un immense livre pas si éloigné de ça de l’épicurisme et sûrement pas aussi caricatural à l’endroit de la philosophie d’Épicure que le rabâche la vulgate stoïcienne.
Je conçois que ce livre puisse produire les meilleurs effets sur un homme du commun, mais sur un homme qui évolue dans les couloirs des officines les plus élevées de la République, je suis curieux de l’effet. Car on oublie cette vérité élémentaire que, derrière l’icône médiatique, la caricature journalistique, la réduction de l’image publique, les clichés qui constituent l’occasion d’une réputation, bonne ou mauvaise, les images qui amplifient l’amour des conquis ou développent la haine des opposants, il existe un homme de chair et d’os, d’âme et de peur, d’angoisses et de faiblesses, de fragilités et de névroses, un être qui entretient avec les fantômes de son enfance et les spectres de sa mort, ou de celle des êtres qui comptent pour lui, une relation intime dans laquelle tout est dit, mais codé, transfiguré par un inconscient qui enterre tout cela, ne laissant dépasser de temps en temps que des morceaux d’os et des fragments d’âme .
Sénèque ou l’art de vivre avec, de composer avec les coups du destin, de transformer les échecs (politiques) en succès (existentiels), de rencontrer l’essentiel en face, sans fioritures, sans les emballages mensongers des palais du pouvoir ; Sénèque ou les rendez-vous avec la mort, la douleur, la souffrance, le temps qui passe ; Sénèque et l’amitié ; Sénèque ou l’essentiel après quoi la philosophie morale peut plier bagages pour un long temps ; Sénèque et Néron, aussi. Je suis dans le bureau du Ministre de l’Intérieur… Le Ministre, le pouvoir, l’ingratitude.
Je sens la douleur de cette période - où, dit il, il était «redescendu tout en bas» - dans son existence : il n’aime pas les échecs, lui moins qu’un autre. Il affirme faire de la politique pour être aimé. «Comme tout le monde dit-il, parce que tout le monde a envie d’être aimé». Étrange d’avoir choisi la politique, un monde en noir et blanc où l’on aime si peu, et où l’on déteste tant, même et surtout avec les protagonistes de son propre camp. En politique, il n’y a que des alliances opportunistes, des amitiés de tactique, des liaisons de stratégie aussi vite conclues que dénoncées.
Dans cet univers vipérin, chacun cache une dague dans sa manche et l’on n’est jamais poignardé que par ses plus proches – ici comme ailleurs. Faire de la politique pour être aimé est une étrange démarche, car, dans ce bassin de murènes, on récolte bien plus souvent la haine, le mépris, la détestation dans ce monde ci que dans d’autres où, pourtant, les passions tristes font aussi la loi. Je ne crois donc pas Nicolas Sarkozy quand il avance cette idée écran : la politique pour être aimé…
[...]

Vous trouverez l'intégralité de l'article en cliquant ici

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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 09:49
La droite française s’enfonce dans le Populisme et la Réaction

L’élection présidentielle du printemps 2007 – on votera dans 14 jours – fait partie de ses scrutins qui font tournant dans l’histoire politique de notre pays.
  • - 1965 a été la première élection présidentielle au suffrage universel direct et a démontré que la gauche pouvait mettre en ballottage jusqu’au Général De Gaulle pour peu qu’elle s’unisse ;
  • - 1981 a consacré la conquête du pouvoir par la gauche, identifiant selon le mot de François Mitterrand la majorité sociale à la majorité politique ;
  • - 2002 a été un séisme avec l’accès de Jean-Marie Le Pen et de l’extrême droite au 2nd tour du scrutin, devançant une gauche en perte de repère et un candidat socialiste qui n’avait pas su mobiliser son électorat derrière son absence de programme.
2007 présente après le séisme de 2002 toutes les caractéristiques d’un choix déterminant de société et de valeurs pour le peuple français, qui pourrait marquer pour longtemps de son empreinte la vie de notre pays. Il faut le réaffirmer fortement car les grands médias ne retiennent jusqu’ici que les petites phrases et s’échinent à traiter cette élection comme un reportage people bien en-deçà des enjeux réels du scrutin, avec une forte proportion à soutenir presque explicitement la campagne du candidat de l’UMP.

Mais malgré ses dévoiements, la campagne électorale aura à ce stade mis en lumière un bouleversement majeur du corpus politique français, à savoir le basculement complet de la droite française dans le populisme et la réaction, emportant tous les principes républicains qui s’étaient imposés jusqu’ici à la droite parlementaire.
Que Le Pen, Mégret et Villiers fussent populistes et réactionnaires, c’était chose entendue, et les faits ont démontré à quel point ils représentaient un danger réel qui nécessitait en réponse tout autre chose qu’une stratégie de containment d’un vote protestataire.
Le danger aujourd’hui se diffuse à la droite républicaine, car si on savait que Chirac pouvait être démagogique et souverainiste, Giscard aristocratique et méprisant, Poher et Barre fades et insipides, ils étaient les représentants légitimes et nécessaires d’une droite qui avait définitivement accepté le fait républicain au moins depuis la Libération et l’action de Charles De Gaulle.
Aujourd’hui, il nous faut combattre un Bayrou populiste et un Sarkozy réactionnaire, et il n’apparaît pas aujourd’hui d’expression pleinement républicaine à droite, ce qui déséquilibre durablement le champ politique national.

Bayrou populiste
bayrou.jpgEt c’est bien la première des surprises et des supercheries… Et Madame Simone Veil a finalement raison de dire que des 12 candidats qui se présentent à la charge suprême c’est finalement «le pire de tous». Le Président de l’UDF ne manque pas d’air, voici un responsable politique qui peut s’enorgueillir d’un sacré CV :
  • - il est parlementaire depuis plus de 20 ans,
  • - il est engagé depuis son plus jeune âge au sein d’une famille politique inscrite dans le paysage depuis 1944 avec le MRP, le CDS et l’UDF,
  • - il a dirigé durant plusieurs années d’une main de fer le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques conduisant une majorité de droite UDF-RPR, secondé par Michèle Alliot-Marie,
  • - il fut ministre de l’Éducation Nationale durant 4 ans (1993-1997) des gouvernements Balladur et Juppé, parmi les plus à droite depuis 1945,
  • - il a été membre de la majorité parlementaire de 2002 à 2006, trouvant que la réforme Fillon sur les retraites n’était pas encore assez radicale et encourageant ses députés UDF à l’aggraver et à aggraver la loi sur « l’égalité des chances » en abaissant jusqu’à 13 ans l’âge de la scolarité obligatoire quand l’UMP se « limitait » à 14 ans…
Et voici qu’il vient nous expliquer aujourd’hui que droite et gauche, c’est pareil ; que tous les partis sont pourris, hors le sien, et qu’ils s’entendraient pour se partager les miettes du système et qu’il est ce candidat anti-système.
Voilà le pire des populismes, du Le Pen dans le texte prononcé par un tête d’angelot béarnais.

Sarkozy réactionnaire
sarkozy.jpgLa polémique initiée par le candidat de l’UMP sur le «ministère de l’immigration et de l’identité nationale» qu’il souhaite créer, si par malheur il accédait à la présidence de la République, a eu au moins un mérite, celui de forcer les candidats à préciser les contours de leur définition de l’identité nationale. Car les interrogations sont toujours légitimes et les difficultés que traversent la France dans un contexte de mutations profondes et multiples peuvent légitimement inquiéter les plus exposés de nos concitoyens (à ce rythme, ils sont près de devenir la majorité).
Les définitions se sont succédés mais une seule est restée et permet d’affronter l’avenir et de rassembler les Français et au-delà. L’identité nationale n’a d’existence que dans le cadre de la République dont les valeurs essentielles fondent sa devise : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.
Or justement quelle a été l’action de Nicolas Sarkozy et quelles sont ses propositions au regard de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité ?
Liberté
Le ministre d’État à l’intérieur, à l’aménagement du territoire et aux cultes a fait voter à 18 mois de distances deux lois différentes sur l’entrée et le séjour des étrangers (RESEDA, CESEDA). Outre que ce type de pratique marque en soi l’échec d’une politique et l’incompétence de celui qui l’a conduit (qui devrait donc en tirer en tirer les conséquences et prendre du recul plutôt que de solliciter les suffrages des électeurs), ces deux lois ont accru l’insécurité pour toute une partie de la population qui vit en France, réduisant de fait les libertés publiques, fabriquant des sans-papiers et les instrumentalisant au passage. Nicolas Sarkozy nous en promet une troisième, votée prioritairement dès qu’il accèdera au pouvoir, marquant à la fois l’échec des deux précédentes qu’il a lui-même élaborées et mises en œuvre et le mirage dans lequel il conduit les Français de réduire tous les problèmes de la France à une immigration qui est la plus faible d’Europe.
Plus grave, sous le prétexte de lutter contre la criminalité et le terrorisme, Nicolas Sarkozy a contribué comme ministre de l’intérieur à criminaliser une partie des Français : à titre d’exemple, le fichier des empreintes génétiques - qui ne concernaient au départ que les auteurs présumés ou avérés de crimes sexuels - a été étendu à des catégories pour le moins improbables ; en effet, les faucheurs d’OGM sont désormais contraints de se soumettre à cette identification génétique, sous peine  de poursuites supplémentaires pouvant entraîner des peines de prisons fermes. Que l’on puisse considérer comme répréhensible les fauchages d’OGM en plein champ peut à la rigueur se discuter, mais cette dérive sarkozienne démontre à quel point le danger existe de fragiliser durablement les libertés publiques par la pratique généralisée du fichage des individus, sous le prétexte de la tranquillité publique.
Égalité
Nicolas Sarkozy a démontré comme ministre de l’intérieur et comme ministre de l’économie et des finances, quelle conception il avait de l’égalité. Suspendant la double peine au début de la législature – il ne l’a pas abrogé comme il a voulu le faire croire aux habitants des quartiers populaires quand il draguait électoralement les enfants et petits-enfants d’immigrés – il l’a aussitôt rétabli à l’occasion des émeutes urbaines de la Toussaint 2005 qu’il avait lui-même contribué à allumer. Ainsi en France, l’égalité devant la loi n’existe pas et pour une même faute certains peuvent payer deux fois plus que les autres, en fonction du seul intérêt stratégique du moment d’un futur candidat à la présidence de la République.
Ministre de l’économie, il a procédé aux baisses d’impôts promises par Chirac en direction des catégories les plus privilégiées du pays, demandant et obtenant avec le soutien de son parti le « bouclier fiscal » qui favorise les plus riches des Français.
Ministre de l’intérieur, il a élaboré avec Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian de nouvelles lois de décentralisation, qui ont consisté en un dramatique transfert de charges de l’État vers les collectivités locales, contraignant Départements et Régions à augmenter les impôts pour faire face à la rénovation des réseaux ferrés et du matériel roulant, la réfection des réseaux routiers et le financement du RMI, dont le chiffre des bénéficiaires explose du fait de la politique menée depuis 2002 par Chirac, Raffarin, Sarkozy et Villepin. C’est dans les départements les plus populaires que les charges les plus lourdes ont été reportées. On voit bien qu’elle est ici la conception de l’égalité territoriale et de l’équité sociale chez Monsieur Sarkozy.
Candidat à la présidence, Sarkozy propose de «travailler plus pour gagner plus», supprimant de nouvelles cotisations sociales pour les entreprises et oubliant par la même que la participation de celles-ci à la solidarité nationale concourent au fait qu’elles disposent de salariés en bonne santé (par exemple), oubliant qu’aucun employés ou ouvriers n’a jamais vraiment eu le choix de ses heures supplémentaires, que bien des femmes préfèreraient effectivement travailler plus si leur patrons ne leur imposaient pas un temps partiel, et que sa proposition revient tout bonnement à légaliser le travail au noir. Belle perspective pour l’égalité avec le candidat Sarkozy.
Fraternité
On a vu déjà que la définition de l’identité nationale chez Nicolas Sarkozy ne répondait pas à celle de la République, puisque mêler dans un même ministère immigration et identité nationale dévoile la conception ethnique qu’a le candidat de la nation française. Simone Veil a encore le temps de se ressaisir et de lâcher avant le 22 avril cet individu qui fait du mal à la Fraternité avec cette simple proposition. Car la Fraternité est cette partie de l’identité nationale qui fait qu’en France vous êtes citoyens non pas en fonction de là où vous venez mais de là où vous voulez aller avec vos concitoyens.
onfray.jpgMais avec Nicolas Sarkozy, il faut s’attendre à trouver toujours plus ailleurs que là où on l’attend ; ainsi comme Kennedy l’avait lancé à Nixon «Ce que vous êtes crie plus fort que ce que vous dites», et bien ce qu’il dit – son programme présidentiel officiel – résonne finalement bien moins fort que ce qu’il démontre être dans une conversation philosophique avec le libertaire et athéologiste Michel Onfray (en photo), rapportée par Philosophie Magazine. Ainsi pour l’homme Sarkozy l’on naît pédophile, et si certains jeunes se suicident c’est qu’ils y étaient prédisposés génétiquement. Cette prédétermination génétique n’est aujourd’hui défendue que dans les milieux conservateurs et fondamentalistes anglo-saxons, mais elle résonne désormais dans la bouche d’un responsable politique français qu’il faut bien qualifier de premier plan. En choisissant de s’afficher sur ce terrain, Nicolas Sarkozy remet en cause l’universalité de l’être humain, il fait rompre la droite avec l’universalisme et la Fraternité.

La gauche et les socialistes, seuls garants de la République
Face à ce basculement, qu’on n’ose croire définitif, de la droite française vers ses vieux démons du populisme et de la réaction, la gauche française doit impérativement réaffirmer les valeurs républicaines pour permettre aux Français de se rassembler et reconstruire ensemble un droit à l’avenir pour tous…
Aucun mouvement politique n’arrive à conquérir et à conserver durablement le pouvoir pour réformer ou transformer la société, sans avoir imposé ses thèmes et ses valeurs au sein du corps social. Antonio Gramsci, leader des communistes italiens emprisonné par Mussolini, avait appelé cette option «l’hégémonie culturelle du prolétariat», le mouvement ouvrier devait conquérir la domination culturelle de la société avant d’accéder à la direction des affaires. Aujourd’hui, celui qui a durablement compris cette réalité politique est Jean-Marie Le Pen ; ce dernier a par ailleurs clairement exprimé l’intégration de cette tactique dans son corpus politique dès les années 1990 et Robert Badinter avait d’ailleurs mis en garde les Français et leurs responsables politiques sur la traduction concrète de cette stratégie dans la «lepénisation des esprits». Tentation à droite, cette lepénisation l’a désormais conquise.
affichesS--gol--ne.jpgLa gauche doit prendre conscience que la bataille culturelle - que nous livre l’extrême droite, la droite et ses relais industrialo-médiatiques – a connu une première phase et que désormais une contre-offensive est à mener. Ségolène Royal a choisi de ne laisser aucun champ à la démagogie de la droite et d’y réinsérer les valeurs de la République, c’est une bonne chose ; mais il est temps dans les 14 jours qui restent avant le 1er tour de rétablir dans l’esprit de la population que ce n’est pas en marchant sur celui qui partage la même peine et les mêmes difficultés que soi qu’on permettra de résoudre la grave crise sociale et politique de traverse le pays et que subissent les exclus, les couches populaires et moyennes. Il faut rétablir l’espoir chez nos concitoyens, leur volonté d’agir collectivement contre les égoïsmes et l’accaparement de la richesse nationale, européenne et mondiale par quelques privilégiés qui aujourd’hui comme hier cherchent également à confisquer le pouvoir.
Liberté, Égalité, Fraternité, ces valeurs de la République sont au cœur du combat de la gauche française et l’unifie depuis 1848. Elles sont la démonstration du message d’universalité de la République française (débarrassée désormais du dévoiement colonial) et dépassent même la notion de nation française. Rappelons que la déclaration de principes du Parti des socialistes européens (qui rassemblent les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes des 27 États membres de l’Union européenne et au-delà) est fondée sur ce même triptyque, Liberté, Égalité, Fraternité. Il reste des débats à mener avec nos camarades européens, mais en France avec Ségolène Royal et en Europe avec les socialistes européens c’est à gauche et à gauche seulement que peuvent être défendues et étendues les valeurs de la République française et le dépassement positif de sa nation.

Frédéric FARAVEL

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 17:39
Pour un scrutin proportionnel
lundi 2 avril 2007 - cyberpresse.ca - Mario Girard

L’idée d’une réforme du mode de scrutin au Québec refait surface une fois de plus. Une poignée de personnalités du monde politique ont lancé hier une pétition afin qu’un système proportionnel soit mis en place dès les prochaines élections.

Au cours d’une conférence de presse donnée à Montréal, des personnalités publiques ont lancé une opération de sensibilisation aux avantages du mode de scrutin proportionnel. Claude Béland, ancien président du Mouvement Desjardins, Jean-Pierre Charbonneau et Louise Beaudoin, anciens ministres péquistes, Liza Frulla, ex-ministre libérale fédérale et provinciale, Jean Allaire, président-fondateur de l’ADQ, et plusieurs autres font partie du groupe.

Selon eux, notre système uninominal à un tour est profondément injuste. «Ce système empêche les partis d’obtenir une représentation équitable de députés, dit Mercedes Roberge, présidente du Mouvement pour une démocratie nouvelle. Ça nuit également à l’égalité des sexes et à la présence des représentants des communautés ethnoculturelles à l’Assemblée nationale

Dans l’histoire du Québec, il est arrivé à quelques reprises qu’un parti s’empare du pouvoir même s’il arrivait 2ème pour le nombre de votes exprimés. «Quand un parti peut prendre le pouvoir avec seulement 35% des votes, il y a quelque chose d’inacceptable», dit Jean-Pierre Charbonneau.
Selon des calculs simples, si un système proportionnel avait été en vigueur le 26 mars dernier, les libéraux auraient eu un peu moins de députés, pense Jean-Pierre Charbonneau. L’ADQ et le PQ en auraient eu un peu plus. Quant à Québec solidaire et au Parti vert, avec 4% de votes chacun, ils auraient pu avoir une représentation à l’Assemblée nationale. «Ils auraient pu former une coalition», ajoute M. Charbonneau. De même, aux élections de 2003, l’ADQ, qui avait reçu 19% des voix, n’a pu obtenir que 4 sièges.

Le collectif juge que le moment est opportun pour réfléchir à une telle réforme puisque les Québécois ont, pour la première fois depuis plus de 100 ans, élu un gouvernement minoritaire, si «accidentel» soit-il.

Selon Claude Béland, les citoyens sont prêts pour un tel changement. «C’est du côté des élus que ça bloque, dit-il. Le système que nous avons favorise le bipartisme, sauf que, là, on se rend compte que les citoyens n’en veulent plus
Ces personnalités hésitent à favoriser un système proportionnel en particulier. Il pourrait s’agir, selon eux, d’un mélange des systèmes proportionnel et uninominal à un tour, un peu comme en Allemagne.
Parallèlement, Jean Allaire souhaiterait que les élections aient lieu à date fixe. «Quand le parti au pouvoir déclenche les élections, il prend les autres partis par surprise et on se retrouve avec un choix déficient de candidats», explique-t-il.

Un avant-projet de loi prônant une réforme du mode de scrutin a été déposé il y a plusieurs mois à l’Assemblée nationale. Pour le moment, le dossier se trouve entre les mains du Directeur général des élections, qui devrait donner son avis en juin prochain.
«On ne veut pas son avis sur les effets d’un système proportionnel, ça ne le regarde pas, dit Jean-Pierre Charbonneau. Il doit seulement examiner la façon dont on pourrait appliquer un tel système

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 09:32

La souveraineté peut-elle survivre?

Clairandrée Cauchy - Le Devoir du samedi 31 mars et du dimanche 01 avril 2007

L'option risque d'être orpheline de son parti

L'option souverainiste peut-elle survivre à la débâcle électorale du parti politique qui la porte depuis près de 40 ans ? Voilà la question que se posent aujourd'hui de nombreux indépendantistes lorsqu'ils ne sont pas occupés à chercher qui, du chef ou du programme, il faut blâmer pour la déconfiture du Parti québécois.

Avec 28% des suffrages, le PQ est passé lundi sous le seuil des «purs et durs», évalué à 34%, soit le noyau qui voterait pour la «séparation» sans offre de partenariat avec le Canada. Pourtant, il y a moins de 2 ans, l'option caracolait à 54% dans les sondages, gonflée par le scandale des commandites. On rappelait aussi que les aînés attachés à l'identité canadienne-française étaient progressivement remplacés par les baby-boomers, que les jeunes étaient plus souverainistes et que les néo-Québécois devenaient moins réfractaires à cette idée.

Le fruit espéré n'a pas pu être cueilli et le PQ est maintenant relégué au 3ème rang à l'Assemblée nationale. À l'horizon, une crise interne menace au sein du Parti québécois. «L'option souverainiste risque d'être orpheline de son parti», fait observer le sociologue Simon Langlois, de l'Université Laval. Il croit néanmoins que le noyau dur pourrait raviver les braises souverainistes, d'autant plus que l'appui à la souveraineté oscillait toujours autour de 44% pendant la campagne électorale (avec une question référendaire qui n'impliquerait pas de partenariat avec le Canada).
«Depuis le début des années 2000, il y a un divorce entre le niveau d'appui à la souveraineté et celui des intentions de vote en faveur du Parti québécois. On veut la souveraineté, mais on pense que les conditions ne sont pas réunies, que les astres ne sont pas alignés pour s'engager dans un référendum», fait observer le sociologue, précisant qu'auparavant, le PQ était généralement plus populaire que son option.

Résultat des courses : bon nombre de ces électeurs qui se déclarent souverainistes ont accordé leur vote à l'ADQ lundi, sans compter ceux qui ont opté pour les Verts, pour Québec solidaire, ou qui sont carrément restés chez eux.

Discours identitaire
Comment une telle faction de souverainistes a-t-elle pu faire le saut à l'ADQ ? La question est complexe et il faudra certainement plusieurs mois avant d'y voir clair. Cependant, plusieurs observateurs pointent déjà en direction du sentiment identitaire, que l'ADQ aurait mieux su incarner à l'extérieur de Montréal.

«Nos nationalistes ont eu le sentiment que le vrai défenseur de l'identité québécoise, c'était Mario Dumont. Ça fait mal», avance l'historien Éric Bédard, qui présidait le comité des jeunes du PQ au moment du référendum de 1995. Selon lui, c'est le discours du chef adéquiste sur les accommodements raisonnables qui a été le point tournant. «En disant que ce n'est qu'une question de droits et de libertés, André Boisclair a laissé le cheval de l'identité québécoise, dont Mario Dumont s'est emparé. Cela a été le laissez-passer pour aller vers l'ADQ», poursuit M. Bédard, qui trace un parallèle avec la position du Premier ministre unioniste Jean-Jacques Bertrand en faveur du libre choix en matière de langue d'enseignement en 1969 (bill 63), ce qui lui avait coûté la victoire par la suite.
Pour M. Bédard, le Parti québécois a mis en sourdine le discours identitaire dans son argumentaire depuis le traumatisme causé par la déclaration de Jacques Parizeau sur le vote ethnique le soir du référendum de 1995. «On a tellement voulu montrer patte blanche qu'on a tourné le dos au pathos identitaire. Ça ne sentait pas bon, ça sentait l'ethnicisme», fait valoir M. Bédard, qui estime que le PQ a fait la promotion d'un «souverainisme dénationalisé». «On veut faire la souveraineté au nom de la vertu supérieure du peuple québécois, plus écologiste, social-démocrate, ouvert sur le monde, plutôt que parce que nous sommes un peuple inscrit dans l'histoire, qui veut s'inscrire aussi dans la durée», analyse l'historien.

Tout en jugeant adéquate la réponse du chef péquiste aux accommodements raisonnables, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Jean Dorion, est lui aussi d'avis que la question identitaire est négligée dans le discours péquiste depuis plusieurs années. Il cite en preuve le peu de cas fait de la langue française dans le programme péquiste. «C'est même le parti qui en a le moins parlé», déplore M. Dorion, rappelant que le PQ n'a pas fait entrer en vigueur la loi adoptée en 2003 qui faisait du français la langue des communications de l'État. «M. Dumont a fait vibrer la corde identitaire d'une façon pas très saine. Cela a contribué à le faire monter et à distraire les gens de questions tellement plus importantes, comme le bilinguisme de la société et l'hégémonie de l'anglais», croit M. Dorion, qui dénonce le fait que la moitié des nouvelles infrastructures hospitalières de la métropole sera gérée en anglais.

Au discours identitaire, pierre d'assise du Parti québécois dès sa fondation, a succédé un autre discours, plus pragmatique, qui s'est appuyé entre autres sur le déséquilibre fiscal au cours des dernières années. Cette réorientation a mené à une argumentation un peu trop «comptable» au goût du président du Conseil de la souveraineté, Gérald Larose. «Ma préoccupation, c'est que la souveraineté redevienne une question identitaire et moins une question comptable, de bouts de ski, moins une question de stratégie où on travaille sur les modalités et le calendrier», plaide l'ancien syndicaliste, convaincu qu'il faut maintenant recréer une nouvelle coalition souverainiste puisque le PQ n'en est plus une en soi.
«Ça reste à inventer. J'ai récemment rencontré des artistes qui étaient eux aussi surpris des résultats électoraux. Ils pensent qu'il faut qu'on reparle du pays, mais pas comme des comptables», explique M. Larose.

L'autonomie
Une autre explication de la désertion de plusieurs souverainistes vers l'ADQ pourrait se trouver du côté de la position autonomiste de ce parti. La célèbre boutade d'Yvon Deschamps («Un Québec fort dans un Canada uni») représente peut-être encore l'idéal de plusieurs Québécois.
Mario Dumont peut-il aller au bout de sa logique et exiger de nouveaux pouvoirs à Ottawa, à la faveur d'un gouvernement conservateur ? Le champ de la politique-fiction est ouvert. S'il se hissait au pouvoir, s'il osait mener cette bataille et se faisait dire non, qu'adviendrait-il ? Et si on lui disait oui ?
«Comme c'est un film qu'on a déjà vu, il se jouerait vite. Je ne crois pas qu'on va veiller tard sur la question de l'autonomie. Je ne sais même pas si Mario Dumont va avoir la force d'aller au bout du processus», affirme Gérald Larose. Celui-ci est convaincu qu'un hypothétique pèlerinage de Mario Dumont à Ottawa se terminerait dans le même «cul-de-sac» que celui où avait abouti Robert Bourassa. «[Les adéquistes] vont finir par se démarquer : les uns seront canadiens, les autres québécois

Jean Dorion juge lui aussi la position autonomiste de l'ADQ complètement «irréaliste». «Si Mario Dumont va à Ottawa et se fait dire non, peut-être que cela pourrait aider un parti indépendantiste ou l'idée d'indépendance», avance-t-il prudemment avant de préciser que le PQ ne doit surtout pas laisser de terrain à l'ADQ. Une chose est certaine, tant pour M. Dorion que pour plusieurs autres indépendantistes : le PQ ne doit pas renoncer à son option et devenir une 2ème ADQ. «Ce serait la mort du PQ. On ne peut pas battre un tel parti populiste sur son propre terrain», lance-t-il.
Moins tranché, le philosophe Michel Seymour, ex-président des Intellectuels pour la souveraineté, est prêt à appuyer Mario Dumont s'il se lance dans une quête constitutionnelle. «Si on transformait radicalement l'État fédéral en un État multinational, je deviendrais moi-même un fédéraliste. Mais je suis souverainiste parce que je crois que c'est devenu impossible», fait-il valoir, conscient que les péquistes sont plutôt réfractaires à une telle ouverture. «On refait le script de Meech, mais cette fois-ci, peut-être qu'on aurait autre chose qu'un Premier ministre qui, en fait, ne voudrait jamais de la souveraineté comme Bourassa», suggère M. Seymour.

Pour l'heure, de telles questions ne se posent pas : Mario Dumont n'est pas Premier ministre et ne peut donc pas formuler de demandes à Ottawa. Les souverainistes en sont plutôt à se demander comment traverser le désert.

Pour les militants de la première heure, quelques leçons doivent d'abord être tirées de la campagne électorale. D'abord, un chef en campagne ne doit plus être encarcané dans un échéancier référendaire trop strict, qui le mène à promettre un référendum le plus tôt possible au cours d'un premier mandat et à pousser l'audace jusqu'à vouloir le tenir en situation de gouvernement minoritaire.

C'est notamment l'avis de l'ancien ministre péquiste Marc-André Bédard. «Les Québécois n'acceptent pas que le Premier ministre de tous les Québécois soit enchaîné sur la stratégie et sur le moment de la réaliser par un parti», fait valoir M. Bédard, dont le fils, Stéphane, est aujourd'hui député de Chicoutimi.
Selon M. Bédard, les souverainistes doivent cesser de chercher «des raccourcis» pouvant mener à la souveraineté. «Faire la souveraineté, c'est convaincre, animer un milieu et sa population, s'inscrire dans tous les secteurs d'activité», plaide-t-il.

Le conseil du sage péquiste qui fut aux côtés de René Lévesque dès la fondation du Parti québécois reçoit écho dans les propos de Gérald Larose et de Jean Dorion. «Il faut reprendre la pédagogie de la souveraineté. Il n'y a eu aucune démarche dynamique sur l'indépendance depuis des années, et pas juste sous Boisclair: ça remonte au départ de Jacques Parizeau. On dirait qu'on attend que l'idée se diffuse d'elle-même dans la population», déclare Jean Dorion.
Celui qui a la tâche titanesque de faire la promotion de la souveraineté à l'extérieur du cadre péquiste, Gérald Larose, pense lui aussi que tous les enjeux doivent être «traités systématiquement à l'aulne du projet à construire». «Le développement local, les accommodements raisonnables, le développement durable, etc., il faut systématiquement imposer notre point de vue indépendantiste», plaide-t-il. À l'instar de Marc-André Bédard, il conclut que les Québécois en ont assez de «la fixation sur la modalité référendaire et sur son calendrier». «Pour moi, c'est secondaire. On n'est plus prêts à parler de la question de la souveraineté sur la question de la modalité. Sur celle d'un projet de société à construire, oui !»

Le lendemain de veille est difficile pour les souverainistes, qui doivent encore comprendre ce qui s'est produit lundi, panser leurs plaies, reprendre leur souffle. Mais la plupart des souverainistes interrogés ne sont pas prêts à renoncer au pays. L'idée saura-t-elle traverser la tempête ? Seul l'avenir le dira. Ceux qui s'ennuient déjà des débats référendaires peuvent toujours se sustenter partiellement en suivant les élections écossaises du 1er mai prochain, alors que le Scottish National Party (SNP), qui domine dans les sondages, promet un référendum sur l'indépendance.

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 09:14
Rendre à l’Education sa place de premier budget de la nation
De Jean-Pierre Dufau, candidat dans les Landes (2e circ) | 1er avril 2007

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A l’issue de la dernière des quatre grèves nées du « décret Robien », il semble que tous les candidats aient annoncé leur volonté de revenir sur ce décret qui supprime une partie des décharges horaires, favorise la bivalence (enseignement de deux matières par un même professeur) et développe les nominations dans plusieurs établissements. Si l’on ne peut que se réjouir de voir l’UMP et l’UDF en campagne ouvrir enfin les yeux, il convient cependant de ne pas être dupes.

De fait, le quinquennat durant lequel les mêmes UMP et UDF se sont succédées au ministère de l’Education a été celui d’une régression sans précédent : déclin régulier du budget de l’éducation depuis 2002 et réduction permanente du nombre d’enseignants (-30.000 dans le seul enseignement secondaire !) ne représentent qu’une partie des atteintes parachevées par le « décret Robien ». Gilles de Robien et le Rectorat de Paris ont été moins actifs dans leur soutien à la Directrice d’école parisienne de Rampal placée en garde-à-vue après l’algarade entre la police et les parents d’élèves et enseignants. Quant à Sarkozy, il n’est plus ministre de l’Intérieur et donc n’est plus concerné ! Consternant !

Le Pacte présidentiel de Ségolène Royal entend inverser la tendance, en rendant notamment à l’éducation sa place de premier budget de la nation garanti par une loi de programmation, en organisant dès le mois de mai des « états généraux des enseignants » sur le mode participatif et en rétablissant les postes supprimés. La révision et non l’abandon de la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, le doublement de l’allocation de rentrée scolaire dès la rentrée 2007, la mise en place d’un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans ainsi que l’organisation du soutien scolaire individualisé gratuit font aussi partie du pilier Education du pacte présidentiel.

A voir aussi : Le blog de campagne de Jean-Pierre Dufau

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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 16:39

Nous sommes au printemps 2009, deux ans après le séisme électoral qui a propulsé mario dumont dans le siège de chef de l'opposition officielle. Pendant ces deux années, Jean Charest s'est maintenu au pouvoir avec le concours alterné de l'Action démocratique et du Parti québécois. De son côté, le parti de René Lévesque a digéré, de peine et de misère, son amère défaite. D'intenses discussions, de graves déchirements ont agité le PQ. Avec des acteurs et des stratèges de la scène politique québécoise, nous avons voulu faire un petit exercice de politique-fiction: de quoi pourrait avoir l'air le PQ dans 2 ans? Montez dans la machine à voyager dans le temps et choisissez votre scénario.

Scénario A: l'éclatement

Ce qui est arrivé
Après les élections, André Boisclair est demeuré 1 an à la tête du Parti québécois. Sous sa gouverne, le PQ a officiellement mis son option en veilleuse. La souveraineté demeure donc l'objectif ultime, mais le référendum n'est plus un automatisme. C'est, en gros, le retour aux conditions gagnantes de Lucien Bouchard. Le programme du PQ reste de centre gauche. Les purs et durs, ulcérés par ce qu'ils considèrent comme une trahison, ont quitté le parti. Les souverainistes qui se retrouvent plus à droite dans le spectre idéologique ont aussi quitté le PQ pour l'ADQ, persuadés que Mario Dumont sera, à terme, celui qui fera la souveraineté. Car, à l'issue de négociations constitutionnelles infructueuses, il pourrait, croient-ils, être contraint de tenir un référendum sur la souveraineté.

Ce qu'ils en pensent
Les purs et durs du Parti québécois n'accepteraient pas facilement que l'on mette la souveraineté sur la glace. «Le Parti québécois existe pour faire la souveraineté du Québec», lance Paul Bégin, ex-ministre péquiste et membre de la faction dure. Il partirait, advenant une mise en veilleuse de l'option ? «Certainement», dit-il, rappelant le schisme qu'avait créé, en 1985, la doctrine d'affirmation nationale de Pierre Marc Johnson.

«À partir du moment où le PQ n'est plus souverainiste, quelle est la différence entre le PQ et le PLQ dans la gestion de l'État à la petite semaine ? Pas grand-chose», ajoute Patrick Bourgeois, éditeur du journal Le Québécois et membre, jeune celui-là, de l'aile pure et dure. «Si on s'enligne pour un autre beau risque, à l'aile orthodoxe, on va se réunir et voir ce qu'on fait

«Le risque d'éclatement est réel», dit un ancien élu péquiste. «Parce que nous n'avons plus de chef immense pour nous tenir. Le réflexe de l'Homo pequs, c'est le Messie. Mais là, c'est fini».

Une fois la souveraineté mise en veilleuse, le Parti québécois, une coalition hétéroclite de gens de gauche et de droite, perdrait son ciment, estime Jean-Claude Rivest, sénateur libéral et fin observateur de la scène politique québécoise. «Si on enlève le couvercle sur la marmite du Parti québécois, il y a 2 sauces qui vont sortir : une de droite et une de gauche», illustre-t-il.

Le débat gauche-droite s'engagerait donc au PQ. Et si d'aventure l'aile gauche, qui a gagné beaucoup de muscle, remportait la mise, un certain nombre de souverainistes partiraient, estime l'ex-ministre Jacques Brassard. «On a encore un programme social-démocrate des années 1960-1970. Si on choisit de s'engager à gauche encore davantage, moi, je décroche. Et il y en a beaucoup qui vont décrocher

Ces souverainistes de droite iraient-ils se réfugier dans les bras de Mario Dumont ? En tout cas, un gouvernement Dumont relancerait «l'industrie constitutionnelle», croit Jean-Claude Rivest, qui était l'éminence grise de Robert Bourassa au moment de l'accord du lac Meech. «Avec Mario, on rembarque dans la démarche de Jean Lesage, de Robert Bourassa. Mais si on accepte ça, on va frapper un mur

«Beaucoup de souverainistes sont tentés par l'ADQ parce qu'ils pensent qu'il faut rejouer dans le grand film constitutionnel», admet un péquiste de longue date.


Scénario B: le «New PQ»

Ce qui est arrivé
Oui, le Parti québécois a mis son option sur la glace en revenant aux conditions gagnantes de Lucien Bouchard. Mais non, cette redéfinition n'a pas causé de schisme. Quelques « caribous» sont partis, mais la majorité des membres a volontiers accepté que le référendum ne soit plus un automatisme. Cependant, la discussion sur la nature idéologique du programme a été vive. Les tenants d'un «New PQ», à l'image du New Labour de Tony Blair, ont finalement remporté le combat. Le Parti québécois, disent-ils, sera donc fidèle à ses racines - souveraineté et social-démocratie -, mais les moyens pour atteindre ces objectifs seront différents. Cette orientation n'a pas plu aux éléments les plus à gauche, qui ont quitté le parti pour se joindre à Québec solidaire.

Ce qu'ils en pensent
«L'erreur qu'on fait, c'est de penser que le référendum est le ciment du PQ. Le ciment, c'est la souveraineté, observe Jacques Brassard. L'immense majorité des membres va accepter d'emblée cette réorientation

Sauf rares exceptions, les purs et durs resteraient au Parti québécois, croit aussi Jean-François Lisée, ex-conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard. «Lévesque a essayé toute sa vie de les faire partir et ils ne partent jamais», dit-il à la blague de cette faction orthodoxe, qui représente, selon lui, un minime 5% des membres du PQ.

«Ces gens-là continuent de parler de souveraineté comme si on était en 1971! Ils m'exaspèrent, lance le père de la stratégie étapiste, Claude Morin. Il faut proposer une feuille de route pour la souveraineté, mais la route n'a pas à être construite avant l'hiver !»

Jonathan Valois, l'un des 3 mousquetaires péquistes qui avaient pondu un rapport incisif sur la souveraineté, est d'accord. «À un moment donné, il va falloir arrêter de se faire gouverner par ces gens-là. Il va falloir les convaincre qu'on est en train d'étouffer la question nationale», lance-t-il.

Cependant, les remises en question au Parti québécois devront aller bien au-delà de son article 1, estime l'ex-ministre Joseph Facal. « Les Québécois veulent une offre politique qui part de leurs besoins réels. On ne renie pas la social-démocratie ; on offre une réponse social-démocrate aux besoins des gens

«Personne n'avait de doute sur les valeurs de Tony Blair. Et ça lui a permis de faire des ouvertures au centre», observe Jean-François Lisée. 
Et qu'est-ce que ça veut dire, concrètement ? «Relisez le manifeste des lucides», dit Joseph Facal. Dégel des droits de scolarité, augmentation des tarifs d'électricité.

Les propositions des lucides devraient cependant être remaniées, estime Richard Nadeau, professeur de sciences politiques, qui a aussi été conseiller de Bernard Landry. «Il faudrait faire une synthèse en intégrant les éléments de diagnostic des lucides, mais aussi d'autres éléments qu'ils n'avaient pas abordés, comme l'environnement

Mais l'aile gauche n'accepterait jamais ce genre de compromis. «Le SPQ-libre va faire ses valises et on devra l'assumer», renchérit Jacques Brassard en parlant du club politique de gauche formé au PQ sous Bernard Landry.

Scénario C: le statu quo

Ce qui est arrivé
Après la défaite crève-coeur de 2007, André Boisclair a fait long feu comme chef. Juste avant l'été, il tombe, achevé par les couteaux bien aiguisés de ceux qui lui reprochaient sans relâche la débandade du PQ. Une course à la direction s'engage, dominée par Gilles Duceppe. Parce qu'ils veulent être élus, les aspirants à la direction s'écartent très peu de l'orthodoxie péquiste. Tous s'engagent donc à tenir un référendum au cours du premier mandat s'ils sont élus. La social-démocratie classique demeure également à l'ordre du jour. Après une longue course à la direction, Gilles Duceppe est élu par une large majorité.

Ce qu'ils en pensent
«Relisez les journaux de 1987 ou 1988. Le PQ était mort, le PQ était rétrograde... Des mots très durs. Et pourtant, avec Jacques Parizeau, on a réussi à remonter la pente. Ce n'est pas vrai que c'est en renonçant à ce qu'on est qu'on va réussir», dit Paul Bégin.

Pour l'ex-ministre de la Justice, la recette du succès est simplissime : le PQ doit retrousser ses manches et continuer la pédagogie. «Il faut faire le cheminement qu'on a oublié de faire depuis le départ de Jacques Parizeau : faire la promotion de la souveraineté.» Et la chose passe immanquablement, croit M. Bégin, par un changement de chef. «Scénario probable : le PQ fait comme d'habitude : il tue son chef et ne change rien», ironise un ex-ministre péquiste.

Or, selon plusieurs, ce scénario serait suicidaire. «Ce serait la NPDisation du PQ. On se condamnerait à être un parti de protestation qui ferait 20% et moins du vote. C'est l'insignifiance», dit un péquiste de longue date. «La pire chose, ce serait que rien ne change», acquiesce Jonathan Valois.

«On est entrés dans un autre beau risque. Mais ce n'est pas nous qui l'avons lancé : c'est l'électorat qui a répondu», dit Jean-Pierre Charbonneau, ex-ministre péquiste. «La stratégie de 2004 a un petit côté suicidaire. Elle est insensée. Elle risque de nous conduire à un 3ème référendum perdant», ajoute Jacques Brassard. «Il faut que les gens acceptent de tout remettre en cause», renchérit Yves Martin, ex-conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard.

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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 10:38
Lorsque les banlieues s'étaient embrasées en novembre 2005 suite à la morte de Zyed et Bounah à entre Clichy et Livry-Gargan, Sarkozy et les préfectures avaient répété sur toutes les ondes que la police nationale avaient poursuivi de dangereux malfaiteurs qui venaient de perpétrer un vol aggravé et que les forces de l'ordre avaient de bonnes raisons de poursuivre ses dangereux délinquants, qu'elles n'étaient par ailleurs aucunement responsables de l'acte insensé et suicidaire qui les avaient amenés à se réfugier dans une centrale électrique. Depuis les faits et les enquêtes ont démontré à quel point le ministre de l'intérieur de l'époque et les services de l'Etat, qui en dépendaient, avaient outrageusement menti à la population française et sans aucune doute ainsi aggravé les émeutes qui avaient douloureusement marquées nos quartiers populaires.
Depuis plus d'un an, la gauche, les syndicats, les associations et les maires de bon sens ne cessent de répéter que la tension n'est pas réellement descendue, que la braise couve, que la moindre étincelle peut à nouveau déclencher le pire et que les pouvoirs publics se doivent de faire preuve d'une grande responsabilité pour tenter de rétablir sur le long terme la confiance qui a disparu entre une grande partie de la population et les institutions républicaines.
Et Sarkozy avec Baroin n'ont rien appris ; après les scènes d'émeutes de la Gare du Nord voilà à nouveau qu'ils nous assènent le même type de mensonge que pour Zyed et Bounah : le fraudeur est un Congolais sans papier, expulsable avec 22 condamnations pour faits de délinquances graves dont le trafic de stupéfiants à son actif !!! Terrifiant...
Quand on regarde de plus près, rien n'excuse le fait de ne pas payer son ticket et d'ameuter le public de la Gare du Nord pour empêcher son interpellation, mais l'homme en question est entré légalement sur le territoire français, à l'âge de 10 ans grâce au regroupement familiale, 7 condamnations ont été réellement prononcées, essentiellement pour vol de nourriture dans un supermarché, la plus grave étant la possession illégale d'une arme à feu (mais on en nous dit pas s'il s'en est servi un jour). Quelle distorsion entre les discours du candidat réactionnaire, et de sa doublure au ministère de l'intérieur, et les faits ? On voudrait déclencher le pire qu'on ne s'y prendrait pas autrement, d'autant que ces informations sont désormais connues de tous mais que Sarkozy persiste à colporter des mensonges ! Cet homme est dangereux ; en 5 ans, il a créé une ambiance de guerre civile dans la moitié du pays en étant ministre ou chef de parti ; s'il venait à gouverner ce serait pire encore.

Frédéric FARAVEL

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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 10:27
J'écoutais comme tous les matins dans ma voiture le 7-9/30 animé par Nicolas de Morand sur France Inter. Aujourd'hui c'est Philippe de Villiers qui était l'invité.
et rapidement je crois que j'ai eu envie de vomir comme rarement. Ce type manie l'amalgame avec un applomb que même Jean-Marie Le Pen n'a pas (ou plus) et si pour lui la France n'est pas une race, il semble bien que le concept de races par contre lui soit pleinement familier.
Le comble ça a été quand il n'a pas voulu répondre à la question sur le fait de savoir comment devait prendre les jeunes Français d'origine maghrébine, dont les compétences techniques enrichissaient la france, d'être systématiquement stigmatisés et comparés à des délinquants. Son seul propos a été de dire que les informaticiens, mathématiciens, médecins et techniciens d'origine étrangère devaient rentrer chez eux : et jusqu'à combien de générations de présence et d'intégration dans la nationalité française faut-il remonter ?
Enfin quant à savoir si les Musulmans français avaient le droit d'exercer normalement leur culte dans la République, comme les autres religions, il a dit qu'il était pour une Charte républicaine de la construction de Mosquées, fondé sur l'absence de polygamie, d'excision, du mariage forcé, etc. C'est quoi le rapport avec la construction de mosquées ?
Pas étonnant que Jacques Bompard et la maire FN de Chauffailles l'aient rejoint, ce mec est pire que Le Pen.
Frédéric FARAVEL

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