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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 14:56
L’echec des orientations macro-économiques de l’Europe
Tribune de Benoît Hamon - L’Humanité | 24 mars 2007
ligne
L’Europe est en crise. Antonio Gramsci définissait la crise comme «la période qui caractérise le moment où le vieux est mort et le neuf hésite à naître». Au moment où nous fêtons le cinquantième anniversaire du traité de Rome il est temps de nous pencher sur la raison d’être du projet européen.
L’adhésion des peuples est le seul ingrédient indispensable à la construction européenne. C’est pourtant ce soutien qui manque aujourd’hui. Ce qui grandit dans toute l’Europe, c’est le doute à l’égard de la construction européenne, l’incompréhension à l’égard de ses buts, le mécontentement à l’égard de ses politiques. Ce sentiment n’est pas encore majoritaire mais il grandit en raison des choix politiques réalisés au nom de l’Europe. Si ce soutien manque, c’est que la distance entre l’Europe affichée, l’Europe promise et l’Europe vécue, ou perçue, s’est creusée.
Pourtant l’Europe peut être le moteur de changements positifs en France et dans tous les États membres. Pour cela, l’Europe doit commencer par bien faire ce pourquoi elle a été créée : assurer la prospérité économique, promouvoir la croissance et l’emploi. Je me concentrerai sur ce point car il est la clé du progrès social. L’Europe est mise en échec par les orientations macroéconomiques mises en oeuvre depuis plusieurs années. L’UE, qui reste pourtant la première puissance économique mondiale, connaît une croissance moyenne inférieure d’un point à celle des États-Unis et de quatre points à celle de l’Asie sur les vingt dernières années. Il est donc essentiel de reprendre le contrôle des instruments de la politique économique européenne.

Je vois 4 priorités dans ce domaine.

Aujourd’hui la BCE continue, au nom de la stabilité des prix, à encourager la modération salariale, à recommander une plus grande flexibilité du marché du travail et, encore récemment, à signaler les conséquences négatives pour l’emploi de l’existence dsalaire minimum. Simultanément, la politique de «l’euro fort» conduit nos entreprises, comme Airbus, à être moins compétitives que leurs concurrentes, qui facturent leur production en dollars. Résultat, on perd de tous les côtés : la modération salariale provoque un ralentissement de la demande intérieure et, parallèlement, la politique des changes entraîne baisse des exportations et pertes d’emplois. Il est donc devenu indispensable de modifier le mandat de la BCE et de renforcer le rôle des gouvernements dans les orientations de changes pour retrouver la maîtrise des principaux instruments des politiques macroéconomiques européennes.

Si les États de la zone euro voulaient, par l’investissement public, prendre le relais d’une demande privée défaillante, ils ne le pourraient pas, ou si peu. En effet, le pacte de stabilité surveille sévèrement les déficits publics et pénalise les États contrevenants.

Deuxième priorité, il est nécessaire de proposer une réforme durable du pacte qui favorise les dépenses d’avenir (la recherche, l’innovation, l’éducation) qui peuvent creuser provisoirement des déficits mais sont créatrices de richesses à moyen terme.

Mais pour soutenir la croissance en Europe, préparer l’avenir et assurer la solidarité entre les États membres, il est aussi indispensable d’augmenter le budget de l’UE. C’est la troisième priorité. Le budget annuel de l’UE équivaut au tiers du budget de la France. C’est risible. Il est donc urgent d’augmenter les moyens de la puissance publique européenne. Cela suppose une modification des traités, qui autorise l’Europe à réaliser des emprunts et à lever l’impôt. La relance du débat institutionnel doit être l’occasion d’exiger ces modifications, absentes du traité constitutionnel soumis à la ratification des Européens.

Enfin, il faut engager l’harmonisation de la fiscalité des entreprises dans la zone euro pour éviter les délocalisations et stopper la pression à la baisse des impôts sur les sociétés, créée par la concurrence fiscale. Le dumping fiscal provoque la baisse des recettes publiques et donc la diminution des moyens pour financer les politiques sociales et les services publics à la charge des États membres. La France et l’Allemagne peuvent prendre l’initiative d’un mouvement d’harmonisation dans ce secteur.

Voilà quatre priorités pour changer l’orientation des politiques économiques européennes actuelles. Leur mise en oeuvre, même partielle, améliorerait sensiblement la situation sociale en Europe. Ce n’est pas l’Europe qui bloque le progrès, c’est la majorité qui la gouverne. Il revient à la gauche de proposer et de construire une alternative. Au coeur de celle-ci, il faut exiger la mise en oeuvre d’une nouvelle politique économique européenne.

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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 14:41
Juste un bémol pour compléter cette émission de Jean Lebrun sur France Culture, si les régions québécoises rejettent sans doute l'oubli et le politiquement correct montréalais, le Saguenay-Lac-Saint-Jean autour de Chicoutimi a bien voté pour les péquistes.
Fred


Travaux Publics
par Jean Lebrun
du lundi au vendredi de 18h30 à 19h30

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émission du mercredi 28 mars 2007
Les élections au Québec





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Soirée électorale chez les libéraux
© RF/M.Garrigou-Lagrange
Un petit point sur le Blog
Journaliste(s) en campagne ... :

> Voir toutes les contributions & participez à Journaliste(s) ...
> Une nouvelle contribution d'un auditeur, Pierre Masselin sur l'éducation
> Une nouvelle contribution de Matthieu Garrigou-Lagrange sur son vol Paris/Montréal



Au lendemain de l'annonce des résultats des élections provinciales du Québec, Jean Lebrun vous propose, ce soir, une émission consacrée à la campagne électorale telle qu'elle a été vécue ces derniers jours au Québec et sur les résultats de ce scrutin à partir de nombreux reportages enregistrés à Montréal par Matthieu Garrigou-Lagrange.

Pour réagir aux reportages et répondre aux questions des auditeurs, Jean Lebrun reçoit Jean-Michel Demetz, journaliste à L'Express. Vous pouvez dès à présent contribuer à notre émission en participant à ce Blog. Nous y attendons vos réflexions, points de vues et questions ... Retrouvez nous également ce mercredi 28 mars à partir de 18h00 :

En direct et en public d'El Sur,
35, Boulevard Saint-Germain,
5ème arrondissement à Paris,
Métro Maubert-Mutualité.


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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 08:45
Lilian Thuram dénonce "la banalisation du discours du Front national"
LEMONDE.FR avec AFP | 27.03.07 | 19h31  •  Mis à jour le 27.03.07 | 19h42

e défenseur de l'équipe de France Lilian Thuram a brisé, mardi 27 mars, la monotonie des conférences de presse en dénonçant "la banalisation du discours du Front national" à propos des questions ayant trait à l'identité nationale. Thuram, membre du Haut Conseil à l'intégration, estime, à la veille du match amical France-Autriche, que 5 ans après le 21 avril 2002, "la situation s'est aggravée".
Le joueur, qui dit suivre la campagne surtout sur Internet, admet que la question de l'identité nationale est un élément du débat. "Pour sortir de la crise identitaire dans laquelle on se trouve, il faut avoir une réflexion et accepter que celle-ci est en mouvement", précise-t-il. Selon lui, "il y a des choses inacceptables et il faut les dénoncer. Regardez l'histoire du Chinois [sans-papiers interpellé le 20 mars devant l'école où sont scolarisés ses deux petits-enfants] que l'on veut expulser. Ce n'est pas l'image que l'on doit donner de la France".

"JE SAIS POUR QUI JE NE VAIS PAS VOTER"

Dans un entretien au site Internet de Métro, il durçit le ton face à Nicolas Sarkozy : "Je suis assez étonné qu'on puisse avoir l'idée de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Quoique, venant de lui, rien ne me surprend. C'est une continuité. Un cheminement pour essayer de récupérer les voix du Front national."

Lilian Thuram "parle un peu"  de ces questions avec ses coéquipiers et affirme aller "voir certains d'entre eux pour leur dire d'aller voter". S'il ne dévoile pas pour qui il va voter, il précise : "Je sais pour qui je ne vais pas voter".

 

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 16:11
Le référendum mis en veilleuse

Antoine RobitailleLe Devoir du mercredi 28 mars 2007

«Ce qui pourrait arriver de pire au PQ, c'est de rester comme il est», dit André Boisclair
[je suis bien d'accord avec cette citation d'André Boisclair, mais je ne suis pas sûr d'en tirer les mêmes conséquences et enseignements que lui. FF]

Le chef du Parti québécois, André Boisclair, en conférence de presse hier à Québec. Il a reconnu que la tenue d'un référendum était impossible à court terme.

Photo: Agence Reuters

Contrairement à la rumeur qui a circulé en début d'après-midi hier, André Boisclair a indiqué qu'il souhaitait rester à la tête du Parti québécois et le transformer en fonction des «messages» envoyés par la population lundi. Selon lui, sa formation politique doit éviter le «déni» dans lequel il s'est plongé après la défaite de 2003 et avoir le courage de remettre en question d'importants éléments de sa stratégie, de son programme et de ses statuts, a-t-il précisé lors de son point de presse post-électoral à l'Assemblée nationale.

L'homme de 40 ans, qui portera désormais le titre de «chef du 2ème groupe d'opposition», a soutenu avoir «les 2 pieds bien ancrés dans le Parti québécois». M. Boisclair aurait refusé «d'abandonner» la formation de manière précipitée, à l'instar de ses prédécesseurs Bernard Landry et Lucien Bouchard, a-t-on appris dans son entourage. «Ce n'est pas vrai que l'on va abandonner ce grand parti-là. On va se battre», a dit un de ses proches. En point de presse, M. Boisclair a soutenu ne pas avoir songé à démissionner après que le PQ a obtenu 28% des voix, son pire score depuis 1970.
Concernant son leadership, il estime avoir reçu «des signaux nombreux qui vont dans la bonne direction». Les militants, a-t-il expliqué, «ont vu quelqu'un qui a mené une bonne campagne, quelqu'un de solide, quelqu'un de courageux, quelqu'un qui a gagné l'estime de la population», a-t-il expliqué. «Je ne les ai pas convaincus à majorité de voter pour moi, mais j'ai très certainement gagné en estime

Par ailleurs, le chef péquiste souhaite entamer une discussion de fond avec son caucus afin d'éliminer l'échéancier référendaire. L'Assemblée nationale sera dorénavant composée, a-t-il souligné, «en majorité de députés représentant une majorité d'électeurs pour qui la tenue d'un 3ème référendum sur la souveraineté ne constituait pas, à l'évidence, une priorité».
Ainsi, le chef péquiste a commencé à faire évoluer son discours, hier, vers une perspective, non plus tant de «rupture souverainiste», mais «de réforme constitutionnelle». Il a par exemple mis en relief le fait que les «2/3 des députés de l'Assemblée nationale ou presque [...] rejettent le statu quo constitutionnel». Entend-il aider l'ADQ à réclamer plus d'«autonomie» ? «Je ferai tout ce qui sera dans le meilleur intérêt du Québec», a-t-il répondu en anglais.

Selon certaines sources, M. Boisclair pourrait réunir ses ouailles dans les prochaines semaines en congrès spécial et leur proposer d'abroger des pans de leur programme, notamment celui de faire un référendum le plus vite possible. Le projet de modernisation du Parti québécois qu'il avait souhaité lors de son arrivée n'est pas complété, a souligné M. Boisclair. Une des raisons pour expliquer cela, selon lui, est le contexte assez particulier «de lendemain de congrès» dans lequel il a été élu : «Je pense qu'il nous reste encore beaucoup de travail à faire au Parti québécois», a-t-il dit. En anglais, il a affirmé que «ce qui pourrait arriver de pire au PQ, c'est de rester comme il est».

Parlementaire aguerri, M. Boisclair estime que la situation de gouvernement minoritaire pourrait avoir d'intéressants effets sur les travaux parlementaires. «Il y a de très, très belles joutes parlementaires, là, à l'Assemblée nationale. Comme le dit [le titre de] l'émission [de télévision], "il va y avoir du sport".» M. Boisclair a annoncé par exemple qu'il entend «forcer le jeu» sur certaines questions telles que le parc du Mont-Orford, dont il avait promis, en campagne électorale, l'annulation de la privatisation partielle. Quant au budget du ministre des Finances sortant, Michel Audet, il a dit : «Ce budget-là n'est pas encore adopté. Est-ce qu'il y aura un nouveau budget ? Est-ce que M. le premier ministre va faire le choix de poursuivre le budget et son énoncé sans faire de modifications ? Je pense qu'il est un peu tôt pour répondre à cette question.» Quant aux baisses d'impôt promises par Jean Charest en campagne électorale, M. Boisclair estime qu'après les résultats de lundi, le premier ministre voudra apporter certaines modifications : «Il ne peut pas avoir fait le discours qu'il a fait hier, disant qu'il a entendu la population, et tout simplement poursuivre sur la même stratégie. Là ce serait à son tour de faire du déni

Séisme
Certains souverainistes ont formulé des critiques à l'endroit de la formation hier. À Radio-Canada, l'ancienne ministre Louise Beaudoin a dit que, sous la direction d'André Boisclair, le Parti québécois est resté aveugle à l'évolution de l'électorat québécois. «Pour moi, c'est quand même un séisme [...], ce qui vient de se passer [...], et les remises en question, on ne pourra pas y échapper

Aussi sur les ondes de la société d'État, l'ancien député péquiste de Borduas, Jean-Pierre Charbonneau, a expliqué qu'en votant pour un parti adverse au PQ, certains souverainistes ont tenté de saper le leadership de M. Boisclair : «Disons la vérité, il y a des gens qui ont voté ADQ, Québec solidaire ou qui sont restés à la maison parce qu'ils voulaient changer le leadership du Parti québécois. Les gens se sont dit : "On ne peut pas voter pour le PQ avec André Boisclair. On va faire ce qu'il faut pour qu'il y ait un nouveau leadership."» Le syndicaliste Marc Laviolette, candidat péquiste défait dans Soulanges, estime que les citoyens ont rejeté lundi la «langue de bois», soulignant que Mario Dumont a bien réussi parce qu'il parle de manière à ce que les gens comprennent bien. M. Laviolette n'a pas fait de comparaison directe avec le langage de son chef.

Par ailleurs, Partick Bourgeois, éditeur et animateur d'un site Internet indépendantiste «pur et dur», croit qu'il est temps pour le Parti québécois de «réviser complètement sa stratégie». Selon lui, «pour obtenir des succès électoraux, la seule priorité du PQ doit être l'indépendance». Si le PQ s'est fait «rosser» hier, c'est qu'il n'a «rien fait» pour «préparer l'indépendance» depuis 1996. Il reproche aussi à M. Boisclair d'avoir évacué les «arguments identitaires» du discours péquiste, ce qui a laissé «toute la place aux nationalistes niais qui se retrouvent aujourd'hui à l'Action démocratique du Québec. Des idiots incapables de seulement nous expliquer leur concept d'autonomie». M. Bourgeois écrit aussi : «Qu'on l'accepte ou pas, l'immigration est une menace qui pèse de tout son poids sur la pérennité du fait français au Québec, enfin, cela étant vrai tant que nous demeurerons dans un Canada qui anglicise les immigrants systématiquement.»

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 15:32
Irlande du Nord : accord politique entre protestants et catholiques
ans 6 semaines, l'Irlande du Nord s'offrira un nouveau destin. Elle reprendra ses affaires en main, sous l'égide d'un gouvernement régional associant protestants et catholiques et dirigé par les ennemis jurés d'hier, le Parti unioniste démocrate (DUP) du révérend Ian Paisley et le Sinn Féin de Gerry Adams. Sauf improbable coup du sort, ce partage du pouvoir entre anciens extrémistes, naguère inconcevable, entrera en vigueur le mardi 8 mai.
Cette date s'inscrira aussitôt dans les livres d'histoire, en même temps qu'une photo, prise lundi 26 mars à Belfast dans la salle à manger du palais de Stormont, siège du Parlement provincial. Sur ce cliché, figurent MM. Paisley et Adams, assis de chaque côté d'un coin de table. Ils viennent d'annoncer, dans 2 brèves allocutions, l'accord scellé à l'issue d'une rencontre d'un peu moins d'une heure, où chacun était accompagné d'une délégation de 11 personnes. Ils ne se serreront pas la main, geste symbolique encore prématuré aux yeux du vieux pasteur. Mais l'essentiel est fait : ils se sont parlé, pour la 1ère fois, eux dont les regards toujours s'évitaient, et ils sont tombés d'accord pour gouverner ensemble.
Ce n'était pas tout à fait le scénario dont rêvait Tony Blair.
Depuis les élections régionales du 7 mars, qui avaient vu le DUP et le Sinn Féin renforcer leur influence sur leurs communautés respectives en remportant 36 et 28 sièges - sur un total de 108 - à l'Assemblée de Belfast, le premier ministre espérait que les 2 principaux partis annonceraient dès lundi la formation d'un gouvernement partagé.
Faute de cela, avait menacé Londres, l'Assemblée fraîchement élue serait aussitôt dissoute et la province à nouveau administrée par Londres, avec la coopération de Dublin, les salaires des députés étant suspendus sine die.
Ian Paisley ne l'a pas voulu ainsi. Après avoir dit "non" pendant des décennies à toute entente gouvernementale avec les catholiques, fussent-ils modérés, après avoir, depuis l'accord de Saint Andrews, en octobre 2006, émis un "oui, peut-être" prometteur, le vieux pasteur calviniste a enfin dit "oui". Mais ce oui sans conditions est assorti d'un ultime délai de six semaines.
Londres a accepté sans trop barguigner ce nouveau retard en soulignant, à juste titre, la portée "historique" de l'engagement pris par Ian Paisley. Après tout, depuis l'accord de paix de 1998, aucune grande échéance n'a été respectée. Pourtant, le processus n'a cessé de progresser en dépit de tous ces rendez-vous manqués.
Le Sinn Féin est mal placé pour s'en plaindre, lui qui laissa l'Armée républicaine irlandaise (IRA) tergiverser pendant des années avant de renoncer à la lutte armée, un engagement pourtant pris dès 1998.
"Tout ce que nous avons fait depuis 10 ans", a déclaré lundi M. Blair, visait à "préparer ce moment". Il ne reste qu'à graver dans la loi la date du 8 mai, ce qui devait être fait par un vote en urgence aux Communes dès mardi. Lors de la présentation du budget britannique il y a quelques jours, une enveloppe de 51,4 milliards d'euros sur quatre ans a été promise pour le développement économique de l'Irlande du Nord.
Fort du soutien massif que lui avait apporté son parti samedi, M. Paisley a tenu lundi des propos apaisants et optimistes, peu familiers chez ce sombre prédicateur. Il a évoqué les "énormes possibilités" qui s'offrent à la province et souligné que "les tragédies du passé" ne devaient plus faire obstacle à "un avenir meilleur". Le DUP, a-t-il promis, prendra toute sa part à l'élaboration d'un programme de gouvernement. Gerry Adams n'a pu que saluer "l'engagement sans équivoque" pris par le DUP, qui "marque le début d'une nouvelle ère politique" pour l'Irlande.
D'ici au 8 mai, le DUP et le Sinn Féin négocieront en coulisses. Ian Paisley, futur Premier ministre provincial, rencontrera à plusieurs reprises Martin McGuinness, un ancien commandant de l'IRA, qui deviendra son vice-premier ministre. Outre 4 ministres du DUP et 3 du Sinn Féin, le gouvernement comprendra 2 protestants du Parti unioniste d'Ulster (UUP) et un catholique social-démocrate du SDLP. Au bout du compte, la date du 8 mai, quoique tardive, est acceptable pour tout le monde. Le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, coparrain de la paix, a salué un accord qui "a le potentiel de transformer le futur de l'île". Et surtout, Tony Blair pourra laisser en héritage un succès irlandais qui interviendra sans doute quelques jours après l'annonce de sa démission.

Jean-Pierre Langellier

CHRONOLOGIE

10 AVRIL 1998

Signature de l'accord de paix du Vendredi saint qui prévoit un partage du pouvoir entre protestants et catholiques au sein d'institutions semi-autonomes et des organes de coopération avec la République d'Irlande.

2 DÉCEMBRE 1999

Un exécutif entre en fonction sous la direction des partis protestant et catholique modérés. L'unioniste David Trimble en prend la tête.

11 FÉVRIER 2000

Première suspension des institutions. Les protestants réclament le désarmement de l'IRA.

27 NOVEMBRE 2003

Elections remportées par les extrêmes des 2 côtés, le DUP du révérend Paisley et le Sinn Féin.

28 JUILLET 2005

L'IRA abandonne officiellement la lutte armée.

13 OCTOBRE 2006

Relance du processus de paix à Saint Andrews (Ecosse), par les premiers ministres britannique et irlandais.

7 MARS 2007

Nouvelles élections. Le DUP et le Sinn Féin renforcent leurs positions.

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 08:52
Le 26 mars 2007 sera pour le Parti Québécois l'équivalent
du 21 avril 2002 pour la Gauche française

Le Parti Québécois vient de connaître sa pire défaite en 40 ans de vie politique de la Belle-Province. Plus largement, ce résultat inquiétant interroge la stratégie politique du PQ, de la Gauche québécoise et sur les aspirations culturelles, sociales et politiques d'une société parmi les plus avancées du monde occidental.

Une configuration électorale inédite depuis 1878
Avec une répartition inédite des suffrages, la réalité de la victoire électorale apparaît clairement entre les mains du petit parti populiste et ultra-libéral dirigé par Mario Dumont. En effet, l'ADQ - que l'honnêteté intellectuelle devrait nous faire appeler parti dumontiste, tant il n'existe que par sa tête de prou ("Dumont, ministre de tout", titrait la presse québécoise voici encore 2 jours) - atteint la seconde place avec 31% des voix et 41 sièges à l'Assemblée Nationale, contre 5 dans la chambre précédente. Si le Parti Libéral du Québec menait par Jean Charest conserve la première place avec 33% et 48 députés, le vote du 26 mars constitue pour les Libéraux une véritable sanction pour un gouvernement qui a passé 4 années à mentir aux Québécois et à ne tenir aucune de ses promesses électorales - le score libéral de lundi est le plus mauvais score des fédéralistes québécois.
Le Parti Québécois termine troisième avec 28% des voix et 36 députés, ce n'est pas son plus mauvais score mais on ne peut comparer ces résultats avec ceux de 1970 où il n'avait réuni que 23% des suffrages alors qu'il sortait à peine de sa genèse derrière René Levesque et que le Québec quittait tout juste l'état de guerre imposé par Trudeau et la fédération canadienne.

L'irruption de l'Action Démocratique du Québec
C'est donc l'Action Démocratique du Québec qui sera l'opposition officielle d'un nouveau gouvernement Charest minoritaire et surtout talonné de près. Et il y a de quoi être inquiet puisque si le gouvernement libéral veut tenir, il devra compter sur le soutien ou la neutralité des deux autres partis de l'Assemblée ; or c'est bien Mario Dumont et ses troupes qui ont les moyens de se faire entendre pour imposer leur agenda au PLQ.
Mario Dumont est issu des jeunes libéraux et a quitté le PLQ qui ne lui offrait pas une promotion suffisamment rapide (tient ça peut rappeller la fronde d'un autre "jeune homme" pressé de l'autre côté de l'Atlantique). Sur la question de la souveraineté du Québec qui a fait l'essentiel du clivage politique de la province depuis 40 ans, Mario Dumont avait jeté en 1994-1995 un pont vers le PQ en défendant un autonomisme qui s'avère aujourd'hui compatible virtuellement - car non opérant - avec le fédéralisme libéral du PLQ qui ne cesse de se dire attaché à la "nation québécoise".
Rappelons qu'aucun parti provincial n'accepte officiellement le rapatriement de la constitution canadienne dans les années 1990 - le Canada est donc une fédération qui vit avec des institutions rejetées par sa plus importante province, qui lui envoie pourtant des députés à la Chambre des Communes.
L'autonomie adéquiste ainsi ramenée à ce qu'elle est - c'est-à-dire une baudruche -, c'est sur le programme politique que Mario Dumont et ses zélateurs vont se battre pour imposer leurs priorités à des Libéraux qui finalement n'attendent que cela pour une bonne part.
L'ADQ est un parti populiste, qui vit dans le culte du chef, mais surtout elle déroule une option ultra-libérale et anti-fiscaliste désormais bien connue dans les démocraties occidentales, et partie de Californie en 1976. Nul doute que sur ce terrain, Libéraux et ultra-libéraux sauront se retrouver pour briser les protections sociales, le système de redistribution fiscale, "libéraliser" plus les universités et casser les commissions scolaires.
Le Québec, ses classes moyennes et populaires souffriront fortement dans les prochaines années de la remise en cause virulente du modèle social québécois, seule ébauche de démocratie sociale de marché d'Amérique du Nord. Parallèlement, il y a fort à parier que PLQ et ADQ se lanceront de concert dans des odes à la famille - poussant sans doute à maintenir plus souvent les femmes au foyer et introduisant ainsi un probable recul social dans ce domaine - et chercheront à s'attirer de plus en plus les faveurs des retraités aisés, rivalisant pour se garantir un électorat vieillissant.
Le seul point qui pourrait voir s'affronter sur le fond ADQ et PLQ - qui resteront rivaux par ailleurs car Dumont guigne évidemment la place de Charest - c'est à la fois la personnalisation de la stratégie politique adéquiste, principal atout mais aussi sans doute futur faiblesse de ce parti et la xénophobie sous-jacente de l'ADQ. Il n'a effectivement pas manqué d'exemple dans cette campagne comme dans les précédentes de l'antisémitisme et de la xénophobie, sous le camouflage du franc-parler et d'un "bon sens" nauséabond d'un certain nombre de représentants de l'Action démocratique du Québec. Or qu'ils soient anglophones ou immigrés, les allogènes représentent un électorat incontournable pour les Libéraux et ils ne manqueront pas rappeler à leurs élus qu'on ne peut transiger avec leur sécurité et leur appartenance tranquille à la société québécoise. Le PQ a commencé petitement à refaire son retard parmi les immigrés mais reste encore plombé par les remarques de Parizeau sur le "vote ethnique" lors du référendum manqué de 1995.
L'ADQ a réalisé au Québec une synthèse réussie par plusieurs partis populistes des démocraties occidentales (mais qui ne s'étaient jusqu'ici pas autant rapprochées du pouvoir) : rassembler les petits blancs déclassés et revanchards, les cadres supérieurs ultra-libéraux anti-fiscalistes qui considèrent les partis libéraux traditionnels comme frileux et un vote protestataire dénonçant l'alternance traditionnelle entre PQ et PLQ et qui ne se satisfaisait pas du choix que leur offraient les deux grands partis. Il est simplement inquiétant que cette synthèse ait créé une dynamique telle que l'ADQ apparaisse comme la prochaine probable force gouvernementale quand le gouvernement Charest aura échoué.

L'échec du blairisme québécois
Pour le PQ, arriver troisième du scrutin le 26 mars 2006 équivaut largement à l'élimination de Lionel Jospin au 1er tour de l'élection présidentielle française le 21 avril 2002.
On voudra bien accorder aux péquistes que le mode de scrutin de type anglo-saxon (uninominal à un tour) est particulièrement cruel et qu'un 2nd tour aurait permis d'obtenir un tout autre résultat ; on rappellera cependant que le PQ n'a jamais eu le courage de s'attaquer sérieusement au renforcement démocratique des institutions provinciales, que le mode de scrutin l'a tout autant favorisé lors d'autres consultations ; ce n'est pas seulement en siège que le Parti québécois est troisième mais également en voix, il n'y a pas de distorsion majeure induite par le mode de scrutin. Les souverainistes se sont faits tailler des croupières par Mario Dumont. C'est d'autant plus grave qu'ils pouvaient légitimement prétendre revenir au pouvoir après 4 années de mauvaise gestion libérale ; autant Lionel Jospin était le sortant en 2002, le PQ était l'opposition officielle depuis 2003.
Ce résultat désastreux signe à mon sens l'échec de la stratégie portée par André Boisclair, chef du Parti Québécois, désigné triomphalement par les militants fin novembre 2005. A aucun moment, le jeune chef n'a donné de message clair sur ce qui fait l'identité essentielle du parti qu'il conduisait aux élections : la souveraineté du Québec. Au mieux, on pouvait considérer en écoutant André Boisclair que oui bien sûr on ferait un référendum parce que fallait bien le faire, mais bon on n'était pas pressé et si on perdait encore ce n'était pas la mer à boire, il y avait d'autres choses importantes à mener.
Manque d'entrain sur l'identité centrale du parti, on aurait presque pu l'entendre, tant il est vrai que les commentateurs s'entendaient tous pour dire que l'organisation d'un nouveau référendum et surtout sa réussite au regard des aspirations à la souveraineté apparaissaient aléatoires. Sans doute avait-il beaucoup écouté ces commentateurs plutôt que les convictions profondes de son parti et la question de la souveraineté n'est apparue que tardivement dans la campagne de Boisclair.
Alors quelles auraient pu être ses autres choses importantes à mener, finalement quelle était l'alternative qu'André Boisclair proposait aux Québécois après quatre années de Charest. Allait-il renforcer la justice sociale, la redistribution, améliorer l'égalité des chances dans le système scolaire québécois ? Non après 4 années de libéralisme mou et pitoyable, André Boisclair proposait un social-libéralisme soft, directement inspiré par Tony Blair et qui faisait mal apparaître la différence avec les Libéraux canadiens (renvoyés à leurs études voici un an) et les Libéraux québécois jugés plus que fréquentables par Tony Blair et les Démocrates américains. A partir du moment où le clivage fédéralisme-souverainisme était plus ou moins tu et que le clivage gauche-droite s'affadissait au centre qu'est-ce qui pouvait bien rester à une bonne partie des Québécois face à une mondialisation encore forte outre-Atlantique qu'en Europe et la nécessité de bâtir des systèmes complexes ? Comme tous les peuples des démocraties occidentales ils ont choisi la protestation et le seul parti qui se présentait comme une alternative, aussi dangereuse soit-elle, l'ADQ.
D'autant qu'à plusieurs reprises Boisclair a crédibilisé l'option ADQ notamment en parlant de "coalition souverainiste" auquel les populistes auraient pu prendre part et en affadissant lui-même son discours sur l'indépendance qui faisait passer l'autonomisme pour une audace folle.
Boisclair n'est pas seul responsable de la blairisation du PQ, la période de gouvernement provincial du PQ sous l'autorité de Lucien Bouchard, chef du Bloc venu des milieux conservateurs, avait déjà jeté un trouble sur la doctrine économique et sociale du Parti Québécois, créant une réelle rupture avec l'aile gauche de la formation et du mouvement souverainiste plus largement. Le bon professseur Landry tout de modération avait rétabli une politique plus sociale-démocrate mais sans réelle vigueur, s'assurant avant tout une sortie honorable avec un discours clair sur la souveraineté, mais l'affadissement social était bien avancé. A Ottawa, le "tout sauf Chrétien et Martin" a conduit néo-démocrates et bloquistes à permettre l'installation d'un gouvernement conservateur minoritaire, qui développe une vision économique ultra-libérale et anti-écologique, on ne peut pas dire que la gauche apporte une vision claire de son action à l'échelle fédérale, n'en déplaise à mes amis québécois qui m'ont expliqué combien ce choix était le meilleur pour le Québec.
Aucun des rivaux (internes au PQ) "centristes" de Boisclair ne s'en sort bien  dans ce scrutin. Richard Legendre, notamment, perd son comté. Par contre au Saguenay/Lac-Saint-Jean, le PQ déjà ancré fortement reprend les 5 comtés sur fond de cohérence souverainiste et sociale-démocrate prononcée (lire les articles dans Le Devoir - ci-dessous).
La scission à gauche a par ailleurs démontré l'impasse qu'elle constituait. Si le Parti des Verts double son score au Québec en passant à 3,9% - donnant ainsi une visibilité électorale au courant post-matérialiste qui traverse les sociétés occidentales -, Québec Solidaire connaît un échec cuisant et n'a pas pu se faire entendre. Il revit l'expérience du PSU français et devrait s'effondrer peu à peu dans le gauchisme et l'incantation.
Le Parti Québécois va devoir interroger à nouveau ses fondammentaux, le SPQ Libre qui démontrait sa cohérence aura-t-il la capacité à créer une dynamique sans humilier ses contradicteurs que les faits électoraux viennent de mettre à mal.
La gauche québécoise doit repenser globalement son articulation, y compris en lien avec le Canada, entre souverainté et aspiration à la démocratie sociale. Elle a encore des cartes à jouer au regard du désirs de changement qui existe dans tout le continent, mais si elle continue à ne pas présenter d'alternative elle sera peu à peu marginalisée.

Ségolène Royal qui est soumise à une forte concurrence de la candidature centriste de François Bayrou devrait d'urgence tirer une analyse forte de ce qui vient de se passer au Québec, même si tout n'est pas transposable ; un mauvais gouvernement de droite n'ouvre pas automatiquement la voie à une alternance à gauche. Les tentations populistes et illusionnistes (deux composantes de l'alchimie bayrouiste) existent des deux côtés de l'Atlantique. Seule une gauche sociale-démocrate affirmée peut ouvrir la voie au rassemblement de la gauche et à la victoire.
Frédéric FARAVEL

Lire les articles de la presse québécoise

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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 15:20
Saint-Martin-du-Tertre avec Ségolène Royal
candidate pour une France plus juste
candidate de la gauche pour vous redonner droit à l'avenir

FORUM DU CHANGEMENT
Présentation des propositions de Ségolène Royal

Dans le Val d'Oise, dans le canton de Viarmes, la Communauté de communes Carnelle-Pays de France et dans toute la France :
UDF+UMP = la droite aux affaires contre vos intérêts

En présence de Didier Arnal, candidat socialiste aux élections législatives, les militants socialistes de Saint-Martin-du-Tertre et du Canton de Viarmes, vous invitent à venir débattre avec eux des propositions de leur candidate


Relever votre pouvoir d'achat – Lutter contre la vie chère - Garantir un logement digne pour tous - Assurer la Réussite éducative et culturelle –
Créer une véritable sécurité sociale professionnelle


Jeudi 5 avril 2007
à 20h45
Salle de La Martinoise
place du 19 Mars 1962


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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 11:23

La liste des parrains des 12 candidats

Le Journal Officiel a publié, samedi 24 mars, la liste intégrale des élus ayant parrainé les 12 candidats à l'élection présidentielle retenus par le Conseil constitutionnel.
Pour consulter cette liste, cliquer ici (en pdf).

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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 11:21
Rouge ou bleu, mais minoritaire

Denis Lessard - La Presse - Québec - vendredi 23 mars 2007

Ce sera une victoire à l’arraché lundi soir prochain et, assurément, un gouvernement minoritaire. À 3 jours des élections, les libéraux menaient toujours dans les intentions de vote, mais cette avance reste plutôt mince et Jean Charest n’a pas la garantie qu’il aura, lundi soir, beaucoup plus de sièges qu’André Boisclair.

 


À l’issue de sa dernière enquête de la campagne électorale, la photo prise par la maison CROP montre une course très serrée entre les 3 principaux partis.
Selon le coup de sonde réalisé pour La Presse, les libéraux obtiendront lundi 34% des suffrages, contre 28% au Parti québécois et 25% à l’Action démocratique, une fois répartis les 12% d’indécis selon l’intention de vote référendaire. Québec solidaire récolterait 5% et le Parti vert 8%.
Menée auprès de 1053 personnes, du 15 au 22 mars, l’enquête, précise à 3 points près, révèle aussi que le budget fédéral, un élément important du plan de match électoral, n’a guère eu d’impact sur l’électorat.

De tels résultats invitent à beaucoup de prudence quand sonne l’heure des prédictions, explique Claude Gauthier, vice-président de CROP.
«On peut dire de façon certaine que l’ADQ ne gagnera pas. Un gouvernement libéral, minoritaire, est le scénario le plus probable. Mais une victoire péquiste reste possible, surtout quand on voit que les libéraux sont 3èmes auprès des électeurs francophones», dit-il.

L’expert voit surtout que les 2 grands partis «ont perdu des plumes» – les libéraux étaient à 46% et le PQ à 33% aux élections de 2003. En comptant l’ADQ, les tiers partis obtenaient alors 21% des suffrages; ils ont presque doublé, depuis, avec 38% des appuis.

Les intentions de vote ne se transposent pas directement dans les circonscriptions – dans les habituelles courses PLQ-PQ, on admet généralement que le PLQ a besoin d’une demi-douzaine de points d’avance pour compenser la concentration de son électorat dans les circonscriptions plus anglophones. Mais la course à 3 suscitée par la montée de l’ADQ brouille les cartes, explique Claire Durand. Légèrement différente, la répartition des indécis faite par la spécialiste de l’Université de Montréal donnerait 35% au PLQ, 28% au PQ et 26% à l’ADQ.

Quelques constats ne sont pas de bonnes nouvelles pour Jean Charest. L’insatisfaction à l’endroit du gouvernement a continué d’augmenter : on est passé de 53% à 60% de mécontents entre le sondage du 20 février, lors du déclenchement des élections, et celui terminé le 22 mars.


Le PLQ 3ème chez les francophones

Chez les francophones, le PLQ arrive 3ème, avec 26%, par rapport à 28% à l’ADQ et 32% au PQ quand on répartit les indécis selon la formule de CROP. Par région, il n’y a guère de mouvements significatifs ; l’ADQ gagne 3 points dans l’île de Montréal, où elle reste en 3ème place ; mais elle en perd autant dans la couronne Nord et sur la Rive-Sud, où elle obtient 24% et où l’avance du PQ paraît plus nettement, à 37% des intentions de vote – les libéraux y obtiennent 28%.

Si on compare les intentions de vote globales à ce qui était observé au déclenchement des élections, le 21 février, on ne voit guère de changements chez les libéraux ou les péquistes. Entre le 20 février et le 22 mars, le PLQ a descendu d’1 point et le PQ de 4. En revanche, l’ADQ a monté de 7 points.


Plafonnement de l’ADQ

Certains indices montrent que l’ADQ a plafonné la semaine dernière. En réponse à la question sur celui qui ferait le meilleur Premier ministre, Mario Dumont a baissé de 7 points, passant de 29% à 22% entre le 1er mars et aujourd’hui.

Durant la même période, Jean Charest, toujours perçu comme le plus apte à gouverner, a monté de 2 points, à 33%, et André Boisclair a grimpé de 3 points, à égalité avec Mario Dumont (à 22%). Depuis le début le la campagne, Mario Dumont avait toujours devancé André Boisclair comme «premier-ministrable».

Plus que les précédentes, la campagne a attiré l’attention : 58% des gens s’y sont intéressés, comparativement à 47%, à quelques jours du vote, en 2003. La volonté de changement de gouvernement reste forte : 58% voudraient en changer, alors que 35% souhaitent «continuer», soit presque exactement le score du PLQ au chapitre des intentions de vote.
Très majoritairement, les Québécois prévoient toujours que le PLQ va l’emporter, mais ce verdict est un peu moins répandu qu’il y a 2 semaines. Début mars, 69% des gens voyaient les libéraux l’emporter ; c’est le cas de seulement 58% aujourd’hui.
3 Québécois sur 4 (74%) pensent que le gouvernement sera minoritaire, et presque autant (72%) n’y voient pas de source d’inquiétude.

CROP a aussi scindé son échantillon pour vérifier l’impact du budget fédéral, élément important de la stratégie électorale libérale. On est partout à l’intérieur des marges d’erreur, mais quand on compare les semaines avant et après le budget Flaherty, on observe une montée de 2 points du PQ et une chute identique pour les libéraux.
L’ADQ, elle, est descendue de 4 points durant cette semaine, qui coïncidait surtout avec la publication de son cadre financier. «Le budget devait être un tremplin, c’est un coup d’épée dans l’eau. Il est arrivé bien tard, au moment où l’opinion était déjà cristallisée», souligne M. Gauthier.

C’est le débat télévisé qui aurait pu être le tournant, comme lors des précédentes campagnes. Or, à la différence de l’affrontement de 2003, Jean Charest n’a pas été vu comme le vainqueur de cet échange, analyse Claude Gauthier. C’est plutôt Mario Dumont qui a été le plus convaincant, un constat confirmé par le sondage d’hier.

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 16:41
De Lionel Jospin à Clémentine Autain, l'hommage de l'UNEF à ses "anciens"
LE MONDE | 23.03.07 | 11h15
Lionel Jospin et Martine Aubry fêtent les 100 ans de l'UNEF lors d'un banquet avec le président du syndicat étudiant, Bruno Julliard, le 22 mars 2007 à Lille. | AFP/PHILIPPE HUGUENAFP/PHILIPPE HUGUEN Lionel Jospin et Martine Aubry fêtent les 100 ans de l'UNEF lors d'un banquet avec le président du syndicat étudiant, Bruno Julliard, le 22 mars 2007 à Lille.


l a été ovationné", dit Martine Aubry, toute contente. Lionel Jospin, assis à ses côtés, a été très applaudi par les 800 délégués du 80e congrès de l'UNEF, qui se tient à Lille du jeudi 22 au dimanche 25 mars. Un bain de jouvence, et un rappel de sa propre jeunesse pour l'ancien premier ministre, qui fut adhérent de l'UNEF de 1956 à 1961.
M. Jospin intervenait lors d'un banquet, jeudi soir, destiné à fêter les 100 ans d'existence de l'organisation étudiante. Pour l'occasion, celle-ci avait invité près de deux cents de ses anciens militants de tous âges. Bruno Julliard, son président, dans son discours d'ouverture du congrès, avait auparavant salué les "générations militantes" ayant, "au fil des décennies", bâti le syndicalisme étudiant.
Debout au milieu des tables, Lionel Jospin a évoqué son "premier engagement total" à une époque où la guerre d'Algérie, contre laquelle l'UNEF était mobilisée, plongeait la jeunesse et lui-même dans "un trouble profond". Il a fait état de ses "bonnes relations" maintenues par la suite avec l'organisation étudiante au fil de sa carrière politique. Même si, ministre de l'éducation puis chef du gouvernement, il fut lui-même confronté à quelques manifestations. "Cela m'a fait un peu bizarre", a-t-il commenté.

"COUP DE JEUNE"
Si M. Jospin a été l'attraction politique de la soirée, Maryse Dumas, n°2 de la CGT, a suscité autant d'enthousiasme de la part des délégués. Ces derniers n'ont pas oublié son rôle, en 2006, contre le CPE et, selon l'expression d'un congressiste, le "bon feeling" qui s'était établi entre elle et le mouvement étudiant. Jacques Auxiette, président PS de l'Association des régions de France et président de la région Pays de la Loire, s'est livré à son tour à l'exercice consistant à lier son passé de militant étudiant, lui aussi contre la guerre d'Algérie, aux défis d'aujourd'hui.
Après une pause, une 2nde vague d'ex-militants de l'UNEF a pris la parole dans une ambiance échauffée, les convives entonnant parfois L'Internationale ou La Jeune Garde. Bien qu'il soit, remarquait-t-elle en riant, "difficile de parler dans ce bordel", Clémentine Autain, ajointe au maire de Paris apparentée PCF, a raconté le mouvement de 1995 "contre le CIP de Balladur", "un coup de jeune dans la vie politique".
Gérard Filoche, membre du conseil national du PS, s'est essayé lui aussi à l'envolée rhétorique, contre le "saccage" du droit du travail par l'actuel gouvernement. Jean-Luc Villeneuve, secrétaire général du SGEN-CFDT, a renoncé à s'exprimer, bougonnant qu'il ne s'agissait pas de "tenir un meeting". Jack Lang a fini par s'éclipser après avoir conversé avec tout le monde. A la même table, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, est resté sagement en place jusqu'à la fin du banquet.

Luc Cédelle

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