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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 15:32
Irlande du Nord : accord politique entre protestants et catholiques
ans 6 semaines, l'Irlande du Nord s'offrira un nouveau destin. Elle reprendra ses affaires en main, sous l'égide d'un gouvernement régional associant protestants et catholiques et dirigé par les ennemis jurés d'hier, le Parti unioniste démocrate (DUP) du révérend Ian Paisley et le Sinn Féin de Gerry Adams. Sauf improbable coup du sort, ce partage du pouvoir entre anciens extrémistes, naguère inconcevable, entrera en vigueur le mardi 8 mai.
Cette date s'inscrira aussitôt dans les livres d'histoire, en même temps qu'une photo, prise lundi 26 mars à Belfast dans la salle à manger du palais de Stormont, siège du Parlement provincial. Sur ce cliché, figurent MM. Paisley et Adams, assis de chaque côté d'un coin de table. Ils viennent d'annoncer, dans 2 brèves allocutions, l'accord scellé à l'issue d'une rencontre d'un peu moins d'une heure, où chacun était accompagné d'une délégation de 11 personnes. Ils ne se serreront pas la main, geste symbolique encore prématuré aux yeux du vieux pasteur. Mais l'essentiel est fait : ils se sont parlé, pour la 1ère fois, eux dont les regards toujours s'évitaient, et ils sont tombés d'accord pour gouverner ensemble.
Ce n'était pas tout à fait le scénario dont rêvait Tony Blair.
Depuis les élections régionales du 7 mars, qui avaient vu le DUP et le Sinn Féin renforcer leur influence sur leurs communautés respectives en remportant 36 et 28 sièges - sur un total de 108 - à l'Assemblée de Belfast, le premier ministre espérait que les 2 principaux partis annonceraient dès lundi la formation d'un gouvernement partagé.
Faute de cela, avait menacé Londres, l'Assemblée fraîchement élue serait aussitôt dissoute et la province à nouveau administrée par Londres, avec la coopération de Dublin, les salaires des députés étant suspendus sine die.
Ian Paisley ne l'a pas voulu ainsi. Après avoir dit "non" pendant des décennies à toute entente gouvernementale avec les catholiques, fussent-ils modérés, après avoir, depuis l'accord de Saint Andrews, en octobre 2006, émis un "oui, peut-être" prometteur, le vieux pasteur calviniste a enfin dit "oui". Mais ce oui sans conditions est assorti d'un ultime délai de six semaines.
Londres a accepté sans trop barguigner ce nouveau retard en soulignant, à juste titre, la portée "historique" de l'engagement pris par Ian Paisley. Après tout, depuis l'accord de paix de 1998, aucune grande échéance n'a été respectée. Pourtant, le processus n'a cessé de progresser en dépit de tous ces rendez-vous manqués.
Le Sinn Féin est mal placé pour s'en plaindre, lui qui laissa l'Armée républicaine irlandaise (IRA) tergiverser pendant des années avant de renoncer à la lutte armée, un engagement pourtant pris dès 1998.
"Tout ce que nous avons fait depuis 10 ans", a déclaré lundi M. Blair, visait à "préparer ce moment". Il ne reste qu'à graver dans la loi la date du 8 mai, ce qui devait être fait par un vote en urgence aux Communes dès mardi. Lors de la présentation du budget britannique il y a quelques jours, une enveloppe de 51,4 milliards d'euros sur quatre ans a été promise pour le développement économique de l'Irlande du Nord.
Fort du soutien massif que lui avait apporté son parti samedi, M. Paisley a tenu lundi des propos apaisants et optimistes, peu familiers chez ce sombre prédicateur. Il a évoqué les "énormes possibilités" qui s'offrent à la province et souligné que "les tragédies du passé" ne devaient plus faire obstacle à "un avenir meilleur". Le DUP, a-t-il promis, prendra toute sa part à l'élaboration d'un programme de gouvernement. Gerry Adams n'a pu que saluer "l'engagement sans équivoque" pris par le DUP, qui "marque le début d'une nouvelle ère politique" pour l'Irlande.
D'ici au 8 mai, le DUP et le Sinn Féin négocieront en coulisses. Ian Paisley, futur Premier ministre provincial, rencontrera à plusieurs reprises Martin McGuinness, un ancien commandant de l'IRA, qui deviendra son vice-premier ministre. Outre 4 ministres du DUP et 3 du Sinn Féin, le gouvernement comprendra 2 protestants du Parti unioniste d'Ulster (UUP) et un catholique social-démocrate du SDLP. Au bout du compte, la date du 8 mai, quoique tardive, est acceptable pour tout le monde. Le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, coparrain de la paix, a salué un accord qui "a le potentiel de transformer le futur de l'île". Et surtout, Tony Blair pourra laisser en héritage un succès irlandais qui interviendra sans doute quelques jours après l'annonce de sa démission.

Jean-Pierre Langellier

CHRONOLOGIE

10 AVRIL 1998

Signature de l'accord de paix du Vendredi saint qui prévoit un partage du pouvoir entre protestants et catholiques au sein d'institutions semi-autonomes et des organes de coopération avec la République d'Irlande.

2 DÉCEMBRE 1999

Un exécutif entre en fonction sous la direction des partis protestant et catholique modérés. L'unioniste David Trimble en prend la tête.

11 FÉVRIER 2000

Première suspension des institutions. Les protestants réclament le désarmement de l'IRA.

27 NOVEMBRE 2003

Elections remportées par les extrêmes des 2 côtés, le DUP du révérend Paisley et le Sinn Féin.

28 JUILLET 2005

L'IRA abandonne officiellement la lutte armée.

13 OCTOBRE 2006

Relance du processus de paix à Saint Andrews (Ecosse), par les premiers ministres britannique et irlandais.

7 MARS 2007

Nouvelles élections. Le DUP et le Sinn Féin renforcent leurs positions.

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 08:52
Le 26 mars 2007 sera pour le Parti Québécois l'équivalent
du 21 avril 2002 pour la Gauche française

Le Parti Québécois vient de connaître sa pire défaite en 40 ans de vie politique de la Belle-Province. Plus largement, ce résultat inquiétant interroge la stratégie politique du PQ, de la Gauche québécoise et sur les aspirations culturelles, sociales et politiques d'une société parmi les plus avancées du monde occidental.

Une configuration électorale inédite depuis 1878
Avec une répartition inédite des suffrages, la réalité de la victoire électorale apparaît clairement entre les mains du petit parti populiste et ultra-libéral dirigé par Mario Dumont. En effet, l'ADQ - que l'honnêteté intellectuelle devrait nous faire appeler parti dumontiste, tant il n'existe que par sa tête de prou ("Dumont, ministre de tout", titrait la presse québécoise voici encore 2 jours) - atteint la seconde place avec 31% des voix et 41 sièges à l'Assemblée Nationale, contre 5 dans la chambre précédente. Si le Parti Libéral du Québec menait par Jean Charest conserve la première place avec 33% et 48 députés, le vote du 26 mars constitue pour les Libéraux une véritable sanction pour un gouvernement qui a passé 4 années à mentir aux Québécois et à ne tenir aucune de ses promesses électorales - le score libéral de lundi est le plus mauvais score des fédéralistes québécois.
Le Parti Québécois termine troisième avec 28% des voix et 36 députés, ce n'est pas son plus mauvais score mais on ne peut comparer ces résultats avec ceux de 1970 où il n'avait réuni que 23% des suffrages alors qu'il sortait à peine de sa genèse derrière René Levesque et que le Québec quittait tout juste l'état de guerre imposé par Trudeau et la fédération canadienne.

L'irruption de l'Action Démocratique du Québec
C'est donc l'Action Démocratique du Québec qui sera l'opposition officielle d'un nouveau gouvernement Charest minoritaire et surtout talonné de près. Et il y a de quoi être inquiet puisque si le gouvernement libéral veut tenir, il devra compter sur le soutien ou la neutralité des deux autres partis de l'Assemblée ; or c'est bien Mario Dumont et ses troupes qui ont les moyens de se faire entendre pour imposer leur agenda au PLQ.
Mario Dumont est issu des jeunes libéraux et a quitté le PLQ qui ne lui offrait pas une promotion suffisamment rapide (tient ça peut rappeller la fronde d'un autre "jeune homme" pressé de l'autre côté de l'Atlantique). Sur la question de la souveraineté du Québec qui a fait l'essentiel du clivage politique de la province depuis 40 ans, Mario Dumont avait jeté en 1994-1995 un pont vers le PQ en défendant un autonomisme qui s'avère aujourd'hui compatible virtuellement - car non opérant - avec le fédéralisme libéral du PLQ qui ne cesse de se dire attaché à la "nation québécoise".
Rappelons qu'aucun parti provincial n'accepte officiellement le rapatriement de la constitution canadienne dans les années 1990 - le Canada est donc une fédération qui vit avec des institutions rejetées par sa plus importante province, qui lui envoie pourtant des députés à la Chambre des Communes.
L'autonomie adéquiste ainsi ramenée à ce qu'elle est - c'est-à-dire une baudruche -, c'est sur le programme politique que Mario Dumont et ses zélateurs vont se battre pour imposer leurs priorités à des Libéraux qui finalement n'attendent que cela pour une bonne part.
L'ADQ est un parti populiste, qui vit dans le culte du chef, mais surtout elle déroule une option ultra-libérale et anti-fiscaliste désormais bien connue dans les démocraties occidentales, et partie de Californie en 1976. Nul doute que sur ce terrain, Libéraux et ultra-libéraux sauront se retrouver pour briser les protections sociales, le système de redistribution fiscale, "libéraliser" plus les universités et casser les commissions scolaires.
Le Québec, ses classes moyennes et populaires souffriront fortement dans les prochaines années de la remise en cause virulente du modèle social québécois, seule ébauche de démocratie sociale de marché d'Amérique du Nord. Parallèlement, il y a fort à parier que PLQ et ADQ se lanceront de concert dans des odes à la famille - poussant sans doute à maintenir plus souvent les femmes au foyer et introduisant ainsi un probable recul social dans ce domaine - et chercheront à s'attirer de plus en plus les faveurs des retraités aisés, rivalisant pour se garantir un électorat vieillissant.
Le seul point qui pourrait voir s'affronter sur le fond ADQ et PLQ - qui resteront rivaux par ailleurs car Dumont guigne évidemment la place de Charest - c'est à la fois la personnalisation de la stratégie politique adéquiste, principal atout mais aussi sans doute futur faiblesse de ce parti et la xénophobie sous-jacente de l'ADQ. Il n'a effectivement pas manqué d'exemple dans cette campagne comme dans les précédentes de l'antisémitisme et de la xénophobie, sous le camouflage du franc-parler et d'un "bon sens" nauséabond d'un certain nombre de représentants de l'Action démocratique du Québec. Or qu'ils soient anglophones ou immigrés, les allogènes représentent un électorat incontournable pour les Libéraux et ils ne manqueront pas rappeler à leurs élus qu'on ne peut transiger avec leur sécurité et leur appartenance tranquille à la société québécoise. Le PQ a commencé petitement à refaire son retard parmi les immigrés mais reste encore plombé par les remarques de Parizeau sur le "vote ethnique" lors du référendum manqué de 1995.
L'ADQ a réalisé au Québec une synthèse réussie par plusieurs partis populistes des démocraties occidentales (mais qui ne s'étaient jusqu'ici pas autant rapprochées du pouvoir) : rassembler les petits blancs déclassés et revanchards, les cadres supérieurs ultra-libéraux anti-fiscalistes qui considèrent les partis libéraux traditionnels comme frileux et un vote protestataire dénonçant l'alternance traditionnelle entre PQ et PLQ et qui ne se satisfaisait pas du choix que leur offraient les deux grands partis. Il est simplement inquiétant que cette synthèse ait créé une dynamique telle que l'ADQ apparaisse comme la prochaine probable force gouvernementale quand le gouvernement Charest aura échoué.

L'échec du blairisme québécois
Pour le PQ, arriver troisième du scrutin le 26 mars 2006 équivaut largement à l'élimination de Lionel Jospin au 1er tour de l'élection présidentielle française le 21 avril 2002.
On voudra bien accorder aux péquistes que le mode de scrutin de type anglo-saxon (uninominal à un tour) est particulièrement cruel et qu'un 2nd tour aurait permis d'obtenir un tout autre résultat ; on rappellera cependant que le PQ n'a jamais eu le courage de s'attaquer sérieusement au renforcement démocratique des institutions provinciales, que le mode de scrutin l'a tout autant favorisé lors d'autres consultations ; ce n'est pas seulement en siège que le Parti québécois est troisième mais également en voix, il n'y a pas de distorsion majeure induite par le mode de scrutin. Les souverainistes se sont faits tailler des croupières par Mario Dumont. C'est d'autant plus grave qu'ils pouvaient légitimement prétendre revenir au pouvoir après 4 années de mauvaise gestion libérale ; autant Lionel Jospin était le sortant en 2002, le PQ était l'opposition officielle depuis 2003.
Ce résultat désastreux signe à mon sens l'échec de la stratégie portée par André Boisclair, chef du Parti Québécois, désigné triomphalement par les militants fin novembre 2005. A aucun moment, le jeune chef n'a donné de message clair sur ce qui fait l'identité essentielle du parti qu'il conduisait aux élections : la souveraineté du Québec. Au mieux, on pouvait considérer en écoutant André Boisclair que oui bien sûr on ferait un référendum parce que fallait bien le faire, mais bon on n'était pas pressé et si on perdait encore ce n'était pas la mer à boire, il y avait d'autres choses importantes à mener.
Manque d'entrain sur l'identité centrale du parti, on aurait presque pu l'entendre, tant il est vrai que les commentateurs s'entendaient tous pour dire que l'organisation d'un nouveau référendum et surtout sa réussite au regard des aspirations à la souveraineté apparaissaient aléatoires. Sans doute avait-il beaucoup écouté ces commentateurs plutôt que les convictions profondes de son parti et la question de la souveraineté n'est apparue que tardivement dans la campagne de Boisclair.
Alors quelles auraient pu être ses autres choses importantes à mener, finalement quelle était l'alternative qu'André Boisclair proposait aux Québécois après quatre années de Charest. Allait-il renforcer la justice sociale, la redistribution, améliorer l'égalité des chances dans le système scolaire québécois ? Non après 4 années de libéralisme mou et pitoyable, André Boisclair proposait un social-libéralisme soft, directement inspiré par Tony Blair et qui faisait mal apparaître la différence avec les Libéraux canadiens (renvoyés à leurs études voici un an) et les Libéraux québécois jugés plus que fréquentables par Tony Blair et les Démocrates américains. A partir du moment où le clivage fédéralisme-souverainisme était plus ou moins tu et que le clivage gauche-droite s'affadissait au centre qu'est-ce qui pouvait bien rester à une bonne partie des Québécois face à une mondialisation encore forte outre-Atlantique qu'en Europe et la nécessité de bâtir des systèmes complexes ? Comme tous les peuples des démocraties occidentales ils ont choisi la protestation et le seul parti qui se présentait comme une alternative, aussi dangereuse soit-elle, l'ADQ.
D'autant qu'à plusieurs reprises Boisclair a crédibilisé l'option ADQ notamment en parlant de "coalition souverainiste" auquel les populistes auraient pu prendre part et en affadissant lui-même son discours sur l'indépendance qui faisait passer l'autonomisme pour une audace folle.
Boisclair n'est pas seul responsable de la blairisation du PQ, la période de gouvernement provincial du PQ sous l'autorité de Lucien Bouchard, chef du Bloc venu des milieux conservateurs, avait déjà jeté un trouble sur la doctrine économique et sociale du Parti Québécois, créant une réelle rupture avec l'aile gauche de la formation et du mouvement souverainiste plus largement. Le bon professseur Landry tout de modération avait rétabli une politique plus sociale-démocrate mais sans réelle vigueur, s'assurant avant tout une sortie honorable avec un discours clair sur la souveraineté, mais l'affadissement social était bien avancé. A Ottawa, le "tout sauf Chrétien et Martin" a conduit néo-démocrates et bloquistes à permettre l'installation d'un gouvernement conservateur minoritaire, qui développe une vision économique ultra-libérale et anti-écologique, on ne peut pas dire que la gauche apporte une vision claire de son action à l'échelle fédérale, n'en déplaise à mes amis québécois qui m'ont expliqué combien ce choix était le meilleur pour le Québec.
Aucun des rivaux (internes au PQ) "centristes" de Boisclair ne s'en sort bien  dans ce scrutin. Richard Legendre, notamment, perd son comté. Par contre au Saguenay/Lac-Saint-Jean, le PQ déjà ancré fortement reprend les 5 comtés sur fond de cohérence souverainiste et sociale-démocrate prononcée (lire les articles dans Le Devoir - ci-dessous).
La scission à gauche a par ailleurs démontré l'impasse qu'elle constituait. Si le Parti des Verts double son score au Québec en passant à 3,9% - donnant ainsi une visibilité électorale au courant post-matérialiste qui traverse les sociétés occidentales -, Québec Solidaire connaît un échec cuisant et n'a pas pu se faire entendre. Il revit l'expérience du PSU français et devrait s'effondrer peu à peu dans le gauchisme et l'incantation.
Le Parti Québécois va devoir interroger à nouveau ses fondammentaux, le SPQ Libre qui démontrait sa cohérence aura-t-il la capacité à créer une dynamique sans humilier ses contradicteurs que les faits électoraux viennent de mettre à mal.
La gauche québécoise doit repenser globalement son articulation, y compris en lien avec le Canada, entre souverainté et aspiration à la démocratie sociale. Elle a encore des cartes à jouer au regard du désirs de changement qui existe dans tout le continent, mais si elle continue à ne pas présenter d'alternative elle sera peu à peu marginalisée.

Ségolène Royal qui est soumise à une forte concurrence de la candidature centriste de François Bayrou devrait d'urgence tirer une analyse forte de ce qui vient de se passer au Québec, même si tout n'est pas transposable ; un mauvais gouvernement de droite n'ouvre pas automatiquement la voie à une alternance à gauche. Les tentations populistes et illusionnistes (deux composantes de l'alchimie bayrouiste) existent des deux côtés de l'Atlantique. Seule une gauche sociale-démocrate affirmée peut ouvrir la voie au rassemblement de la gauche et à la victoire.
Frédéric FARAVEL

Lire les articles de la presse québécoise
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 15:20
Saint-Martin-du-Tertre avec Ségolène Royal
candidate pour une France plus juste
candidate de la gauche pour vous redonner droit à l'avenir

FORUM DU CHANGEMENT
Présentation des propositions de Ségolène Royal

Dans le Val d'Oise, dans le canton de Viarmes, la Communauté de communes Carnelle-Pays de France et dans toute la France :
UDF+UMP = la droite aux affaires contre vos intérêts

En présence de Didier Arnal, candidat socialiste aux élections législatives, les militants socialistes de Saint-Martin-du-Tertre et du Canton de Viarmes, vous invitent à venir débattre avec eux des propositions de leur candidate


Relever votre pouvoir d'achat – Lutter contre la vie chère - Garantir un logement digne pour tous - Assurer la Réussite éducative et culturelle –
Créer une véritable sécurité sociale professionnelle


Jeudi 5 avril 2007
à 20h45
Salle de La Martinoise
place du 19 Mars 1962


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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 11:23

La liste des parrains des 12 candidats

Le Journal Officiel a publié, samedi 24 mars, la liste intégrale des élus ayant parrainé les 12 candidats à l'élection présidentielle retenus par le Conseil constitutionnel.
Pour consulter cette liste, cliquer ici (en pdf).
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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 11:21
Rouge ou bleu, mais minoritaire

Denis Lessard - La Presse - Québec - vendredi 23 mars 2007

Ce sera une victoire à l’arraché lundi soir prochain et, assurément, un gouvernement minoritaire. À 3 jours des élections, les libéraux menaient toujours dans les intentions de vote, mais cette avance reste plutôt mince et Jean Charest n’a pas la garantie qu’il aura, lundi soir, beaucoup plus de sièges qu’André Boisclair.

 


À l’issue de sa dernière enquête de la campagne électorale, la photo prise par la maison CROP montre une course très serrée entre les 3 principaux partis.
Selon le coup de sonde réalisé pour La Presse, les libéraux obtiendront lundi 34% des suffrages, contre 28% au Parti québécois et 25% à l’Action démocratique, une fois répartis les 12% d’indécis selon l’intention de vote référendaire. Québec solidaire récolterait 5% et le Parti vert 8%.
Menée auprès de 1053 personnes, du 15 au 22 mars, l’enquête, précise à 3 points près, révèle aussi que le budget fédéral, un élément important du plan de match électoral, n’a guère eu d’impact sur l’électorat.

De tels résultats invitent à beaucoup de prudence quand sonne l’heure des prédictions, explique Claude Gauthier, vice-président de CROP.
«On peut dire de façon certaine que l’ADQ ne gagnera pas. Un gouvernement libéral, minoritaire, est le scénario le plus probable. Mais une victoire péquiste reste possible, surtout quand on voit que les libéraux sont 3èmes auprès des électeurs francophones», dit-il.

L’expert voit surtout que les 2 grands partis «ont perdu des plumes» – les libéraux étaient à 46% et le PQ à 33% aux élections de 2003. En comptant l’ADQ, les tiers partis obtenaient alors 21% des suffrages; ils ont presque doublé, depuis, avec 38% des appuis.

Les intentions de vote ne se transposent pas directement dans les circonscriptions – dans les habituelles courses PLQ-PQ, on admet généralement que le PLQ a besoin d’une demi-douzaine de points d’avance pour compenser la concentration de son électorat dans les circonscriptions plus anglophones. Mais la course à 3 suscitée par la montée de l’ADQ brouille les cartes, explique Claire Durand. Légèrement différente, la répartition des indécis faite par la spécialiste de l’Université de Montréal donnerait 35% au PLQ, 28% au PQ et 26% à l’ADQ.

Quelques constats ne sont pas de bonnes nouvelles pour Jean Charest. L’insatisfaction à l’endroit du gouvernement a continué d’augmenter : on est passé de 53% à 60% de mécontents entre le sondage du 20 février, lors du déclenchement des élections, et celui terminé le 22 mars.


Le PLQ 3ème chez les francophones

Chez les francophones, le PLQ arrive 3ème, avec 26%, par rapport à 28% à l’ADQ et 32% au PQ quand on répartit les indécis selon la formule de CROP. Par région, il n’y a guère de mouvements significatifs ; l’ADQ gagne 3 points dans l’île de Montréal, où elle reste en 3ème place ; mais elle en perd autant dans la couronne Nord et sur la Rive-Sud, où elle obtient 24% et où l’avance du PQ paraît plus nettement, à 37% des intentions de vote – les libéraux y obtiennent 28%.

Si on compare les intentions de vote globales à ce qui était observé au déclenchement des élections, le 21 février, on ne voit guère de changements chez les libéraux ou les péquistes. Entre le 20 février et le 22 mars, le PLQ a descendu d’1 point et le PQ de 4. En revanche, l’ADQ a monté de 7 points.


Plafonnement de l’ADQ

Certains indices montrent que l’ADQ a plafonné la semaine dernière. En réponse à la question sur celui qui ferait le meilleur Premier ministre, Mario Dumont a baissé de 7 points, passant de 29% à 22% entre le 1er mars et aujourd’hui.

Durant la même période, Jean Charest, toujours perçu comme le plus apte à gouverner, a monté de 2 points, à 33%, et André Boisclair a grimpé de 3 points, à égalité avec Mario Dumont (à 22%). Depuis le début le la campagne, Mario Dumont avait toujours devancé André Boisclair comme «premier-ministrable».

Plus que les précédentes, la campagne a attiré l’attention : 58% des gens s’y sont intéressés, comparativement à 47%, à quelques jours du vote, en 2003. La volonté de changement de gouvernement reste forte : 58% voudraient en changer, alors que 35% souhaitent «continuer», soit presque exactement le score du PLQ au chapitre des intentions de vote.
Très majoritairement, les Québécois prévoient toujours que le PLQ va l’emporter, mais ce verdict est un peu moins répandu qu’il y a 2 semaines. Début mars, 69% des gens voyaient les libéraux l’emporter ; c’est le cas de seulement 58% aujourd’hui.
3 Québécois sur 4 (74%) pensent que le gouvernement sera minoritaire, et presque autant (72%) n’y voient pas de source d’inquiétude.

CROP a aussi scindé son échantillon pour vérifier l’impact du budget fédéral, élément important de la stratégie électorale libérale. On est partout à l’intérieur des marges d’erreur, mais quand on compare les semaines avant et après le budget Flaherty, on observe une montée de 2 points du PQ et une chute identique pour les libéraux.
L’ADQ, elle, est descendue de 4 points durant cette semaine, qui coïncidait surtout avec la publication de son cadre financier. «Le budget devait être un tremplin, c’est un coup d’épée dans l’eau. Il est arrivé bien tard, au moment où l’opinion était déjà cristallisée», souligne M. Gauthier.

C’est le débat télévisé qui aurait pu être le tournant, comme lors des précédentes campagnes. Or, à la différence de l’affrontement de 2003, Jean Charest n’a pas été vu comme le vainqueur de cet échange, analyse Claude Gauthier. C’est plutôt Mario Dumont qui a été le plus convaincant, un constat confirmé par le sondage d’hier.

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 16:41
De Lionel Jospin à Clémentine Autain, l'hommage de l'UNEF à ses "anciens"
LE MONDE | 23.03.07 | 11h15
Lionel Jospin et Martine Aubry fêtent les 100 ans de l'UNEF lors d'un banquet avec le président du syndicat étudiant, Bruno Julliard, le 22 mars 2007 à Lille. | AFP/PHILIPPE HUGUENAFP/PHILIPPE HUGUEN Lionel Jospin et Martine Aubry fêtent les 100 ans de l'UNEF lors d'un banquet avec le président du syndicat étudiant, Bruno Julliard, le 22 mars 2007 à Lille.


l a été ovationné", dit Martine Aubry, toute contente. Lionel Jospin, assis à ses côtés, a été très applaudi par les 800 délégués du 80e congrès de l'UNEF, qui se tient à Lille du jeudi 22 au dimanche 25 mars. Un bain de jouvence, et un rappel de sa propre jeunesse pour l'ancien premier ministre, qui fut adhérent de l'UNEF de 1956 à 1961.
M. Jospin intervenait lors d'un banquet, jeudi soir, destiné à fêter les 100 ans d'existence de l'organisation étudiante. Pour l'occasion, celle-ci avait invité près de deux cents de ses anciens militants de tous âges. Bruno Julliard, son président, dans son discours d'ouverture du congrès, avait auparavant salué les "générations militantes" ayant, "au fil des décennies", bâti le syndicalisme étudiant.
Debout au milieu des tables, Lionel Jospin a évoqué son "premier engagement total" à une époque où la guerre d'Algérie, contre laquelle l'UNEF était mobilisée, plongeait la jeunesse et lui-même dans "un trouble profond". Il a fait état de ses "bonnes relations" maintenues par la suite avec l'organisation étudiante au fil de sa carrière politique. Même si, ministre de l'éducation puis chef du gouvernement, il fut lui-même confronté à quelques manifestations. "Cela m'a fait un peu bizarre", a-t-il commenté.

"COUP DE JEUNE"
Si M. Jospin a été l'attraction politique de la soirée, Maryse Dumas, n°2 de la CGT, a suscité autant d'enthousiasme de la part des délégués. Ces derniers n'ont pas oublié son rôle, en 2006, contre le CPE et, selon l'expression d'un congressiste, le "bon feeling" qui s'était établi entre elle et le mouvement étudiant. Jacques Auxiette, président PS de l'Association des régions de France et président de la région Pays de la Loire, s'est livré à son tour à l'exercice consistant à lier son passé de militant étudiant, lui aussi contre la guerre d'Algérie, aux défis d'aujourd'hui.
Après une pause, une 2nde vague d'ex-militants de l'UNEF a pris la parole dans une ambiance échauffée, les convives entonnant parfois L'Internationale ou La Jeune Garde. Bien qu'il soit, remarquait-t-elle en riant, "difficile de parler dans ce bordel", Clémentine Autain, ajointe au maire de Paris apparentée PCF, a raconté le mouvement de 1995 "contre le CIP de Balladur", "un coup de jeune dans la vie politique".
Gérard Filoche, membre du conseil national du PS, s'est essayé lui aussi à l'envolée rhétorique, contre le "saccage" du droit du travail par l'actuel gouvernement. Jean-Luc Villeneuve, secrétaire général du SGEN-CFDT, a renoncé à s'exprimer, bougonnant qu'il ne s'agissait pas de "tenir un meeting". Jack Lang a fini par s'éclipser après avoir conversé avec tout le monde. A la même table, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, est resté sagement en place jusqu'à la fin du banquet.

Luc Cédelle
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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 16:36
ENTRETIEN AVEC ROMANO PRODI, PRESIDENT DU CONSEIL ITALIEN
Pour Romano Prodi, "le plus important est de supprimer la règle de l'unanimité"
LE MONDE | 23.03.07 | 14h40  •  Mis à jour le 23.03.07 | 14h40

ous souvenez-vous du 25 mars 1957 ? Que faisiez-vous ce jour-là, qu'avez-vous pensé de l'événement ?
Je ne me souviens pas du jour lui-même, mais de ces années-là, oui. Dans mon école, où la moitié des élèves étaient des orphelins de guerre, nous avions une sensibilité particulière à la construction de l'Europe. Je me souviens que les enseignants nous préparaient en continu à cet événement. Dans les années précédant le traité, le programme prévoyait une matinée entièrement consacrée à l'Europe. Puis l'avenir de l'Italie et la modernisation de l'Europe ont toujours été étroitement liés. C'est précisément en 1957 qu'a commencé le boom économique italien. Cette corrélation entre Europe et développement est un des motifs pour lesquels, en Italie, malgré les crises et la secousse de l'euro, le sentiment européen est encore très fort.

50 ans plus tard, la déclaration de Berlin s'annonce tiède et minimale. N'est-ce pas insuffisant pour relancer le processus européen ?
Elle est peut-être tiède, mais c'est le maximum que l'on pouvait dire dans la situation actuelle. Elle arrive à un moment particulier, où s'achève un travail de deuil. Ce qui a prévalu, c'est l'idée de clore une phase, d'en ouvrir une nouvelle, de poser des bases indiscutables pour créer les conditions d'un dialogue positif. Il fallait tenir compte de la forte tension politique existant sur ce sujet dans certains pays, comme la Pologne et la République tchèque. Et surtout, on ne pouvait rien faire de plus avant l'élection présidentielle française. La difficulté d'aboutir à une Constitution attriste l'Européen convaincu que je suis, car des liens juridiques sont nécessaires pour vivre ensemble.

Êtes-vous favorable à l'adoption rapide d'un mini-traité institutionnel pour sortir de l'impasse politique, comme le veut M. Sarkozy ?

Par définition, je suis en désaccord avec le terme "mini". Mais pourquoi pas un texte qui reprendrait la première partie de la Constitution en y ajoutant un chapitre social, et qui serait allégé des considérations techniques et opérationnelles de la troisième partie. Pour moi, le plus important serait de supprimer la règle de l'unanimité, ou de la réserver à des actes fondateurs comme l'acceptation de nouveaux Etats membres. Pour la plupart des décisions, il suffirait d'avoir une double majorité. Il n'y aura pas de progrès possible dans une Europe bloquée par des motifs de politique intérieure des divers pays. Comme président de la Commission, j'ai vécu cette tragédie de l'unanimité, voilà pourquoi j'insiste sur ce point.

Comment voyez-vous la nouvelle phase du processus européen : à 27 ou avec une avant-garde de quelques pays ?

Beaucoup parlent de l'avant-garde comme quelque chose de négatif. Or, l'euro est le fruit d'une avant-garde, et personne n'a pensé que l'euro était contre l'Union. Il faut donc une avant-garde à condition qu'elle ne signifie pas exclusion des autres membres, mais que les portes leur restent ouvertes. La nécessité de l'avant-garde est fille des vetos, qui n'ont conduit qu'à la paralysie. Le développement de l'Europe n'est pas un problème de nombre ou de taille des pays, mais de motivation et d'histoire.

Dans la campagne française, François Bayrou et les socialistes ont évoqué la nécessité d'un nouveau référendum. Cela vous inquiète-t-il ?

Peut-être est-il juste de vouloir guérir la blessure du référendum par un autre référendum. Mais cela pourrait devenir risqué, si on a la même interférence de la politique intérieure que la dernière fois. La consultation pourrait être utile si elle est bien préparée, si elle se concentre véritablement sur la question posée et surtout si elle intervient dans une période politique apaisée.

En cas de nouvel échec, une avant-garde sans la France est-elle envisageable ?

En théorie, c'est possible. Il y a déjà eu des périodes de l'histoire de l'Europe sans la France. Un éloignement est envisageable ponctuellement. Mais quand je dis qu'il n'y a pas d'Europe sans la France, je me place sur le long terme. Le rôle de la France est unique car on ne peut faire abstraction du fait que l'Europe est née de la réconciliation entre la France et l'Allemagne. De ce fait, elle a un rôle particulier, de grande responsabilité.

L'avenir de l'Europe vous inspire-t-il optimisme ou pessimisme ?

La Constitution européenne est l'unique grande innovation institutionnelle de l'histoire contemporaine. Elle est la seule à se faire dans une phase pacifique, non violente. Alors soyons patients. Il nous a fallu 45 ans pour faire l'euro, acceptons l'idée de travailler encore quelques années pour avoir une politique étrangère.

L'essentiel, entre-temps, est de ne pas galvauder l'Europe, la banaliser ou la ridiculiser comme cela s'est fait dans les dernières années par un jeu de dénigrement de l'institution de la part de certains politiques et de médias. Nous sommes encore loin d'une conscience européenne, c'est ce qui m'a le plus déplu à Bruxelles.

Propos recueillis par Jean-Jacques Bozonnet
Article paru dans l'édition du 24.03.07
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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 10:56
Élections québécoises: les conservateurs reculent

Lia Lévesque et Karine Fortin - cyberpresse.ca - Ottawa - jeudi 22 mars 2007

Les conservateurs qui menaçaient de ne pas négocier avec un éventuel gouvernement souverainiste ont reculé devant le tollé provoqué par leurs déclarations et promettent désormais de respecter le résultat des élections de lundi.

Le premier ministre Stephen Harper étant absent de la Chambre des communes, c'est son lieutenant québécois Lawrence Cannon qui a répliqué jeudi au Bloc québécois qui exigeait des excuses pour la «grossière ingérence» du fédéral dans la campagne électorale québécoise.

«Je tiens à rassurer mon collègue que, de ce côté-ci de la Chambre, il est bien évident que nous allons respecter le choix des Québécois, lundi soir prochain», a déclaré le ministre des Transports à la période des questions.
Juste avant, M. Cannon avait assuré que le gouvernement allait continuer à réformer le fédéralisme «de façon à ce que le Québec, encore une fois, puisse être renforcé à l'intérieur d'un Canada fort et uni».

Pour le chef bloquiste Gilles Duceppe, les conservateurs n'avaient pas le choix de reculer, après avoir été dénoncés non seulement par le péquiste André Boisclair, mais aussi par le chef adéquiste Mario Dumont et par le premier ministre sortant Jean Charest.
En anglais, il a souligné que le chef du gouvernement canadien pouvait avoir une préférence, mais qu'il était de son devoir de discuter avec les élus, quelle que soit leur allégeance politique.

M. Duceppe considère que le Premier ministre a manqué de courage en ne revenant pas lui-même sur ses propos controversés de la veille. Il estime que les déclarations de mercredi sont une preuve que la campagne électorale québécoise rend M. Harper très nerveux.

Nuances de Fortier
Les déclarations de Lawrence Cannon en Chambre diffèrent sensiblement de celles de son collègue des Travaux publics, Michael Fortier. En matinée, celui-ci avait cherché à atténuer l'ampleur des propos de son chef au sujet de la campagne électorale québécoise en soutenant que rien de ce qui avait été dit ne pouvait représenter une surprise.
Le ministre Fortier assistait jeudi à Montréal à l'allocution que prononçait M. Harper au salon des technologies environnementales Americana. Le premier ministre n'a pas rencontré les journalistes après l'événement.

Mercredi après-midi, M. Harper avait déclaré à Ottawa qu'il était «nécessaire» d'avoir un gouvernement fédéraliste au Québec afin de négocier avec le gouvernement fédéral sur un éventuel transfert de points d'impôt ou une limite au pouvoir fédéral de dépenser dans les champs de compétence provinciale.
«Quand on est un parlementaire à Ottawa, c'est parce qu'on croit au Canada», qu'on veut faire progresser le pays, a insisté M. Fortier, qui ne voyait rien d'étonnant dans les propos du Premier ministre.
«Pour faire avancer le Canada, pour parler de fédéralisme d'ouverture, il est normal qu'il faille que les gens qui sont assis à la table soient des gens qui croient au Canada. C'est du sens commun», a encore commenté le ministre fédéral des Travaux publics.
Lui qui est également responsable de la région de Montréal a ajouté : «Je suis Québécois et personne ne m'a dit pour qui voter».

M. Fortier a également rejeté l'idée que le budget du ministre des Finances Jim Flaherty, déposé à une semaine du scrutin québécois et réglant en bonne partie la question du déséquilibre fiscal, constitue une ingérence dans la campagne électorale québécoise.
«La seule ingérence que je vois dans ce budget, c'est une ingérence positive pour les familles, pour tous les Canadiens et pour les provinces», a-t-il répliqué.

Il a également relevé le fait que le chef bloquiste Gilles Duceppe faisait campagne aux côtés d'André Boisclair sans que personne ne s'en émeuve.

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 10:45
Quelle raison peut pousser un être humain à vivre jour après jour la détresse d'être un sans-papier sinon l'amour pour un pays, pour sa langue ?
Je me sentais de France, j'étais de France
Par Chochana BOUKHOBZA - rebonds dans Libération - vendredi 23 mars 2007
Chochana Boukhobza, écrivain. Dernier ouvrage paru : Quand la Bible rêve, Gallimard (2005).
Il y a 3 semaines, poussée par je ne sais quel sentiment d'urgence, je me suis rendue auprès du tribunal d'instance pour réclamer un certificat de nationalité, pas vraiment certaine de l'obtenir, alors que, depuis 1987, j'ai été «réintégrée» dans la nationalité française. 2 jours plus tard, j'ai reçu de ce même tribunal une convocation me demandant de me présenter le 14 mars à 13h50. 15 jours d'attente. Je n'étais sûre de rien. Et pourtant, ce ne fut qu'une formalité. On m'a remis un feuillet rose, bien plus précieux qu'un passeport ou une carte d'identité. J'ai dit à la préposée «champagne !» . Elle a ri. Elle a cru à une boutade. 7 années de clandestinité (de 1980 à 1987) se sont effacées d'un seul coup.
Il a fallu à la jeune femme que j'étais alors du courage, de la ténacité, de la volonté, de l'obstination. J'ai affronté la peur des flics, de l'expulsion, le travail au noir, le logement au noir. 7 années durant, je me suis levée chaque matin en tremblant d'être reconduite à la frontière et je dois d'être restée en France, d'être devenue un écrivain, à des gens qui m'ont offert leur coeur, leur gîte, leur appui, et qui m'ont aidée à devenir ce que je voulais être.
Quelle raison peut pousser un être humain à vivre jour après jour la détresse d'être une «sans-papier», sinon l'amour pour un pays et pour sa langue ? Je me sentais de France. J'étais de France. Et ce sentiment-là m'a fait résister, en silence, m'a fait accepter la précarité, le manque d'argent, des années sans toit. Un siècle plus tôt, la Tunisie était sous protectorat français. Mes arrière-grands-parents ont demandé la naturalisation française et l'ont obtenue. Ma grand-mère est devenue française, comme ses quatre frères. Ma mère devait choisir de l'être ou de ne pas l'être à sa majorité. Elle s'est mariée avant ses 18 ans, et mon père tunisien, par négligence, n'a pas fait sa demande auprès de l'administration.
En 1964, mon père a quitté la Tunisie et débarqué à Paris avec sa famille. Et la course aux papiers a commencé. Mes parents patientaient sur les bancs de la préfecture pour présenter le document qu'on avait oublié de leur demander la veille, absolument nécessaire à l'obtention d'une carte de séjour ; certains d'avoir à se représenter une nouvelle fois encore, car, étrangement, il y avait toujours un papier qui manquait, un papier qui demandait encore un peu de sueur, de fatigue, de lettres à écrire, de cavalcade dans Paris.
Nous avons vécu avec une carte de séjour valable 10 ans. Nous ignorions que 10 années vous claquent entre les doigts comme un pétard. Nous trouvions que dix ans, c'est long, toute la vie.
J'ai fait ma scolarité à Paris. J'ai appris Baudelaire, Rimbaud, Balzac, j'ai manifesté avec les lycéens de mon âge, aimé et respiré le parfum de liberté qui s'exhalait des milieux gauchistes avant de partir vivre en Israël. Je ne savais pas alors que j'étais prise dans une langue comme dans une nasse, tatouée au plus profond de moi. J'ignorais encore que l'écriture était ma seule voie, ma thérapie, ma destinée. Et que je ne pouvais écrire qu'en français. Même Jérusalem n'a pu défaire cet attachement. Comment vivre sur la Terre promise quand on continue de penser et rêver en français ? Paris était partout, sur les pierres des remparts de la vieille ville, sur les feuilles des oliviers.
Quand je suis revenue en France, on m'a appris que ma carte de séjour avait cessé d'être valable. Que je pouvais circuler trois mois, comme touriste, mais qu'il me faudrait ensuite partir. La suite a été simple. Pendant sept ans, je me suis cachée en vivant au grand jour. Coupable seulement d'être née hors de France. Coupable de n'être pas du sol, mais d'ailleurs, de plus loin que moi, coupable d'aimer deux pays, d'avoir une jambe ici, et l'autre là. Coupable de vouloir jeter jour après jour un pont entre deux mondes, en pensée et en actes. Je me suis tue pour les sans-papiers de Calais. Je me suis tue pour Melilla. Je me suis tue pour mes enfants qui ne savent rien de mon passé, pour être tranquille, pour savourer ce que j'avais gagné. Et puis, un jour, le silence devient pesant. Et, soudain, il n'y a plus d'autres solutions que d'exploser. Car nous sommes cent et mille comme moi. A être de France. Et à être aussi sans France quand nous revient au front le boomerang de l'identité. Encore et toujours cette identité. Jusqu'à quand ? Et pourquoi ?
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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 14:58
Le Parti socialiste de la 9ème circonscription du Val d'Oise et les comités de soutien Désirs d'Avenir à Ségolène Royal, candidate socialiste à l'election présidentielle, organisent
MARDI 3 AVRIL
à 20h30
à Gonesse - Salle Jacques-Brel


une réunion publique de débat autour de la candidature de Ségolène Royal.


en présence de


VINCENT PEILLON
DEPUTE SOCIALISTE EUROPEEN
PORTE PAROLE DE SEGOLENE ROYAL

JEAN-PIERRE BLAZY
DEPUTE, MAIRE DE GONESSE
CANDIDAT SOCIALISTE AUX ELECTIONS LEGISLATIVES

&
DOMINIQUE LEFEBVRE
MAIRE DE CERGY
PRESIDENT DE LA COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION DE CERGY-PONTOISE
PREMIER SECRETAIRE FEDERAL DU VAL D'OISE DU PARTI SOCIALISTE


Venez nombreux pour débattre avec nous, exprimer vos revendications, votre désir de changement et/ou pour apporter votre soutien à Ségolène ROYAL, candidate du vrai changement.

PLUS JUSTE LA FRANCE SERA PLUS FORTE
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