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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 15:35

Breton a imposé à EADS les indemnités de Forgeard

NOUVELOBS.COM | 18.04.2007 | 15:12

Les indemnités de Noël Forgeard lors de son départ d'EADS ont été imposées par Thierry Breton contre l'avis d'Arnaud Lagardère et de Manfred Bischoff, coactionnaires du groupe aéronautique.
NOËL FORGEARD, co-président d’EADS démissionné en juin 2006, ne devait pas toucher son chèque de départ de 8,5 millions d’euros!

Selon nos informations, en effet, tant Arnaud Lagardère, actionnaire français d’EADS, que Manfred Bischoff, représentant de DaimlerChrysler au conseil d’administration du groupe aéronautique européen, souhaitaient que Forgeard fasse place nette sans se prévaloir de son parachute doré. Alors qu’EADS va endurer 5 milliard d’euros de pertes exceptionnelles et s’apprête à licencier 10.000 personnes d’ici 2010, l’indemnité prévue dans le contrat de travail de Noël Forgeard leur paraissait inappropriée.

Le problème, c’est que le co-président d’EADS, lui, ne voulait pas du tout abandonner son poste, et que pour le licencier sans indemnité, il fallait mettre en avant une "faute" de sa part.

Règlement négocié
Bien entendu Forgeard aurait immédiatement attaqué en justice, mettant en avant les déconvenues de l’A380 dans l’usine de Hambourg, qui lui avaient été cachées. On voit déjà le linge sale franco-allemand déballé en public devant une audience aux prud’hommes!

Il n’en a pas fallu davantage pour que Thierry Breton, le ministre de l’Economie, impose un règlement négocié. Les relations entre les actionnaires industriels et l’actionnaire public ont dès lors pris un tour tellement conflictuel qu’il a fallu faire appel à un Monsieur Bons offices, en la personne de Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, et habituel médiateur des causes impossibles. "Son rôle a consisté à convaincre Noël de partir, et à convaincre les actionnaires d’accepter une séparation à l’amiable, confie un proche du dossier. Et la seule solution intelligente pour sortir de l’impasse consistait à assurer la bonne exécution du contrat". Lequel contrat prévoyait une indemnité de départ de 6,1 millions d’euros et une prime de non-concurrence lui interdisant de travailler dans le secteur aéronautique de 2,4 millions d’euros. Contrat qui fut exécuté, dans la douleur.

Forgeard voulait plus encore
Car Noël Forgeard, vexé d’être démis de ses fonctions, exigeait encore plus d’argent, mettant en avant ses états de service à Airbus: quasiment dix ans aux manettes, une place de leader mondial, et des centaines d’avions dans le carnet de commandes. Avec 8,5 millions d’euros de dédommagements, Noël Forgeard n’a aucunement l’intention de revenir en arrière, et de rendre son indemnité, contrairement à ce que lui ont demandé les deux principaux candidats à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Son éviction n’est, pour lui, en rien comparable à celle de Pierre Bilger à Alstom, qui a finalement préféré rembourser la quasi-totalité des quatre millions d’euros touchés lors de son départ forcé.

Il est vrai que, même si les deux entreprises ont été confrontées à un sinistre d’ampleur comparable -de l’ordre de cinq milliards d’euros-, il a laissé Alstom au bord de la faillite, alors qu’EADS ne prévoit aucune difficulté financière, tout du moins avant 2010.

"Un accord informel"
Il reste que l’affaire trouve dans la campagne électorale une chambre d’écho particulièrement sonore: après toutes les réactions des candidats, lundi est venue une mise en demeure de François Hollande, lors du point de presse du PS: "je demande à avoir communication d’ici dimanche des décisions qui ont été prises au sein d’EADS sur ce sujet, et de la position qui a été celle des représentants de l’Etat et de l’actionnaire privé Lagardère. Il faut en effet qu’il y ait eu un accord informel, écrit ou verbal, de la part du ministère de l’Economie pour qu’une telle indemnisation puisse avoir été accordée."

 

Odile Benyahia-Kouider,
rédacteur en chef adjointe à Challenges (groupe Nouvel Observateur)
(le mercredi 18 avril 2007)

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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 14:47
fred.jpgBon voilà j'ai bien le droit de souffler un peu... je pars 3 jour en Poitou retrouver mes deux enfants - qu'on a envoyé ma femme et moi chez leurs grands-parents pour la semaine - donc vous voyez qu'il n'y a rien là-dedans qui puisse faire référence à pélerinage ségolènien. J'y ai bien le droit avec tous les boîtages et collages que je me tape depuis plusieurs semaines...

Mais je franchirai les bouchons du samedi pour revenir assumer mes fonctions de secrétaires de section dans le canton de Luzarches et donc m'assurer que mes camarades peuvent efficacement contrôler l'exécution du vote le dimanche 22 avril. On se retrouvera tous les militants de la 9e circonscription du Val d'Oise dès 21h30 au foyer polyvalent de Fontenay-en-Parisis. Histoire de passer la soirée électorale ensemble et préparer le 2nd tour pour battre Sarkozy, ou Le Pen, ou Bayrou, et donner au pays sa première Présidente de la République.

D'ici là je me repose un peu et je vais prendre le temps de réfléchir à la situation et à l'avenir ; je me suis promis d'écrire un appel à la gauche au lendemain du 6 mai quelques soient les résultats des premier et second tours de l'élection présidentielle. En espérant que les électeurs de gauche ne feront pas de bêtise et permettront à la gauche et à Ségolène Royal d'être présente pour le 2nd tour, en se mobilisant massivement et en votant pour son pacte présidentiel.
Aller, à+
Fred
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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 18:01
segorougelarge.jpgSégolène Royal défend le vrai changement autour de 7 piliers pour une France plus juste :
● Relancer la croissance pour travailler tous
● Améliorer le pouvoir d'achat
● Promouvoir l'éducation
● Garantir la protection sociale des familles
● Défendre l'excellence environnementale
● Lutter contre toutes les formes de violence
● Agir pour une France plus forte en Europe
La droite UMP et UDF détruit toutes les solidarités depuis 5 ans. Demain Bayrou ou avec Sarkozy iront encore plus loin dans le libéralisme et créeront une société plus violente.

Pour que la gauche soit présente au 2nd tour
Pour pouvoir vous exprimer au 2nd  tour
Votez Ségolène Royal dès le 1er tour
Votez Ségolène Royal dès le 22 avril



entetesrrose.jpgSégolène Royal
candidate à l'élection présidentielle

Paris, le 06/04/2007
Monsieur Jean-Pierre BLAZY
Pt de l'Association Ville et Aéroport
66, rue de Paris
95500 GONESSE

Réf : 3353/tm/pg

Monsieur le Député-Maire,

J'ai bien reçu votre courrier du 28 mars dernier et vous en remercie.

Je partage vos inquiétudes sur les conséquences de la croissance continue du trafic aérien sur la qualité de vie des riverains des aéroports, des populations survolées et sur l'environnement.

Depuis 2002, le gouvernement a grandement contribué à détériorer une situation qui était déjà très difficile.

En abandonnant, dès mai 2002, le projet de 3ème aéroport à Chaulnes et en donnant aucune réalité au 3ème réseau aéroportuaire qui devait s'y substituer à partir du renforcement de plates-formes secondaires, le gouvernement a concouru à laisser Roissy absorber la quasi-totalité de la progression du trafic aérien en Île-de-France.

Comme vous, je crois que la situation est désormais grave. En heure de pointe, à Roissy, un avion survole les populations environnantes toutes les 30 secondes, avec des perspectives de croissance continue jusqu'en 2015.

C'est pourquoi, si je suis en situation de le faire, je mettrai en place une politique déterminée pour maîtriser la hausse du trafic aérien et créer les conditions d'une amélioration des nuisances subies par les riverains : substitution du rail à l'aérien, développement d'une 3ème plate-forme en Île-de-France, encadrement plus strict des conditions d'usage de Roissy – notamment la nuit –, renforcement des dispositifs d'aide aux riverains, révision du Plan d'exposition au bruit en seront les axes prioritaires.

Ma démarche s'appuiera sur une concertation préalable avec tous les acteurs concernés (associations, élus locaux, compagnies aériennes, Aéroport de Paris) et devra conduire à l'adoption d'un texte législatif : celui-ci s'inspirera des dispositions de la proposition de loi dont vous êtes signataire aux côtés de Madame Saugues et de Monsieur Jung (députés), sans préjuger bien sûr du résultat de la concertation.

Persuadée de l'importance d'une action législative forte et vous assurant de ma détermination dans ce domaine,

Je vous prie de croire, Monsieur le Député-Maire, en l'assurance de ma parfaite considération.



Ségolène ROYAL

10, rue de Solférino – 75333 Paris cedex 07
Tél. 01 45 56 77 00 – Fax : 01 47 05 15 78 - www.parti-socialiste.fr - www.desirsdavenir.org

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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 09:25
J'avoue ne pas avoir décoléré du week-end et ce matin encore le candidat Bayrou m'a profondément ulcéré dans son interview sur France Inter.
Cela a commencé par cet appel de Michel Rocard à une alliance PS-UDF, relayé par Kouchner puis par Allègre. Cela s'est poursuivi avec les émissions politiques du week-end qui sont le témoin absolu de cette tendance au zapping des thématiques dans cette campagne, zapping qui empêche tout réel débat de fond et possibilité de développer un projet de société permettant aux électeurs de trancher clairement sur la direction qu'ils veulent faire prendre à notre pays ; ce qui me chagrine encore c'est que je n'ai pas le sentiment que les candidats essaient de briser cette tendance de la campagne et même que pour certains ça les arrange. Bayrou notamment après avoir son numéro de claquette voici 2 mois sur ses vilains média qui formataient la campagne est rentré dans le moule le plus parfait du produit politique mis sur le marché, et a démontré ses talents consommés d'imposteur.
Et puis ce matin, le pompom... François Bayrou le candidat autoproclamé du "parler vrai" et de la rebellitude qui entonne une langue de bois comme on en connaissait plus depuis les plus heures du parti stalinien français des années 1960 : à la question est-ce que vous êtes prêt à répondre positivement à l'interpellation de Michel Rocard qui vous demande de vous allier avec Ségolène Royal pour faire barrage à Sarkozy, y a-t-il une différence entre sociaux-démocrates et démocrates-sociaux ? il répond qu'il n'y a pas de différence mais qu'il ne fera pas alliance avec la gauche, que faire alliance s'est recréer des camps, que Michel Rocard, Kouchner, Allègre, DSK, Delors vont le rejoindre au-dessus des camps, et qu'en toute logique il ne s'alliera pas avec Ségolène Royal. Et que donc si le projet de Sarkozy est dangereux, si Michel Rocard a raison, c'est pour le servir lui mais en aucun cas pour éventuellement aider la gauche à faire barrage à Sarkozy.
Pour ceux qui en doutaient encore, Bayrou est un imposteur, son discours vise à diviser la gauche pour servir ces intérêts personnels, son ambition et son programme économique et social est un programme libéral bien senti : il refuse de dire que oui lui aussi pourrait travailler avec la gauche pour faire barrage à Sarkozy car ce serait servir un camp ... mais soutenir ne serait pas soutenir un camp UDF ?!? quelle blague !!!
Bayrou n'appellera pas à voter contre Sarkozy au 2e tour si Ségolène est présente parce qu'il a besoin des voix de droite pour faire réélire les députés de l'UDF, pour faire réélire les maires et les conseillers généraux UDF.
Alors par quoi se solde les virées malencontreuses de Rocard-Kouchner-Allègre : la confusion car leurs propos impliqueraient que voter Bayrou et Royal serait indifférent - ça ne l'aie pas puisque Bayrou présente un programme économique libéral et que Royal présente un programme économique socialiste -, cela met clairement la candidate socialiste en difficulté car certains électeurs hésitants pour se dire que voter Bayrou plutôt que Ségolène n'aura pas de conséquence ?! Pourtant la conséquence directe serait la disparition de la gauche une nouvelle fois et une politique de droite pour 5 années supplémentaires.
Après cette fin de non recevoir, Rocard, Kouchner doivent clairement dire que la porte est refermée puisque Bayrou refuse de répondre à cet appel à faire barrage à Sarkozy en s'alliant à Ségolène Royal, que donc le seul vote possible est le vote Royal. Delors et DSK mis en cause ce matin par Bayrou qui a dit "mais bien sûr ils me rejoindront" doivent également réfuter cette hyptohèse et rappeler que leur candidate est Ségolène Royal et que c'est elle qui représente à l'alternative aux programmes de la droite libérale.
Frédéric FARAVEL
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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 08:44
«L'élection présidentielle n'est pas une combinaison d'alliances»
Dans une interview au JDD, Ségolène Royal persiste dans son refus d'une alliance avec François Bayrou, malgré les appels de Bernard Kouchner et de Michel Rocard •
Par Liberation.fr (avec agences) -LIBERATION.FR : dimanche 15 avril 2007
Pour l'instant, elle n'en veut pas. Dans une interview parue dans le Journal du Dimanche, Ségolène Royal récuse encore les appels qui lui sont faits pour une alliance avec l'UDF de François Bayrou.

Alors que dans le même journal, Bernard Kouchner rejoint Michel Rocard pour demander à la candidate socialiste de se rapprocher de François Bayrou avant le premier tour, Ségolène Royal ne bouge pas d'un iota.

"L'élection présidentielle n'est pas une combinaison d'alliances entre des candidats ou des formations politiques", réaffirme-t-elle.

Michel Rocard "a le mérite de la constance", dit  encore la candidate socialiste "Depuis des années, il veut faire venir le centre par des alliances de personnes vers les socialistes. Je crois moi à la force des idées qui entraînent et font se lever les espoirs populaires que je vois dans toute la France", souligne-t-elle.

"Au soir du premier tour, nul ne sera propriétaire de ses électeurs et ne pourra en disposer à sa guise. Et c'est avec toutes celles et tous ceux qui se reconnaîtront dans la France présidente que se relèvera le pays", estime Ségolène Royal.

L'UDF, poursuit-elle, "fait partie de la majorité, est présente au gouvernement et vote dans toutes les collectivités territoriales avec l'UMP, sans exception".

"François Bayrou est une personnalité respectable, mais il n'a ni programme, ni équipe", dit-elle.

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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 22:05
La chaîne de la victoire : le mandat parlementaire unique
par Barbara Romagnan, candidate le Doubs (1ere circ.) | 14 avril 2007
ligne

Tous les jours, depuis le 12 février dernier et pendant 70 jours, 70 femmes de gauche forment autour de Ségolène Royal une chaîne qui traverse toute la France, de Lille à Marseille en passant par Besançon et qui nous conduira jusqu’à la victoire de la gauche à l’élection présidentielle.
Chaque jour, ces femmes mettent en avant le Pacte présidentiel de la candidate soutenue par le Parti socialiste, à travers quelques propositions qui leur tiennent à cœur. C’est ainsi que, vendredi 6 avril, Paulette Guinchard a souhaité aborder les questions du co-développement (proposition 96), et Marie-Guite Dufay a exposé l’imbrication du progrès social et du développement économique. Personnellement, j’ai développé les enjeux du mandat parlementaire unique (proposition 69).

En France, aujourd’hui, 93% des parlementaires cumulent plusieurs mandats. Aucun des autres grands pays démocratiques n’a à déplorer un tel fléau qui aboutit à une aggravation du déséquilibre entre les pouvoirs au détriment du législatif et nourrit la désaffection des citoyens pour la chose publique.

Pour retrouver un minimum de crédibilité, il faut en finir avec l’accumulation du pouvoir dans les mains de quelques-uns, pendant des décennies, sur plusieurs mandats.

C’est évidemment une question de principe. Car, même si certains sont capables d’assumer 3 mandats, mieux que d’autres un seul, le fait d’être socialiste implique de partager le pouvoir, de la même manière qu’il implique de partager les richesses.

C’est également une question de démocratie, parce que tout le temps passé à autre chose qu’à son mandat est laissé aux fonctionnaires des services, souvent très compétents. Mais les citoyens votent pour que leurs élus tranchent, décident, et non pas pour que les techniciens le fassent à leur place. Sinon, il faut remplacer les élections par des concours administratifs.

C’est, enfin, une question de crédibilité. Car si nos concitoyens peuvent comprendre que la résolution du problème du chômage est largement entravée par la mondialisation libérale, nous n’avons aucune excuse sur le renouvellement de la vie politique. Une question de crédibilité également parce que la perspective d’inscrire dans la loi une nouvelle limitation du cumul des mandats ne nous exonère pas de la responsabilité d’agir dès maintenant, de nous appliquer à nous-mêmes ce que nous prônons pour tous.

C’est une condition de notre crédibilité, un moyen non suffisant mais nécessaire pour redonner confiance dans la politique. C’est aussi une façon de respecter nos concitoyen-ne-s en nous consacrant pleinement à cette mission qu’ils nous confient.

A voir aussi : Le site de campagne de Barbara Romagnan
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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 11:03
entetesrrose.jpgSégolène Royal défend le vrai changement autour de 7 piliers pour une France plus juste :
●Relancer la croissance pour travailler tous
●Améliorer le pouvoir d'achat
●Promouvoir l'éducation
●Garantir la protection sociale des familles
●Défendre l'excellence environnementale
●Lutter contre toutes les formes de violence
●Agir pour une France plus forte en Europe

La droite UMP et UDF détruit toutes les solidarités depuis 5 ans. Demain Bayrou ou Sarkozy iront encore plus loin dans le libéralisme et créeront
une société plus violente.

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 15:33
Michel Rocard est un homme politique d'une qualité rare dans notre République. Au-delà de son haut niveau intellectuel et de sa probité, il a toujours mis un point d'honneur à dire ce qu'il pensait complètement, aussi complexe que cela soit, aussi dérangeant que cela puisse être.
C'est sans doute ce qui l'a poussé à faire cet appel dans Le Monde pour François Bayrou rejoigne dès le premier tour Ségolène Royal, mais outre le fait que cela ne peut que mettre en difficulté la manière de conduire la campagne de Ségolène Royal, c'est une véritable erreur stratégique.
D'abord parce qu'on ne demande pas à un de ses adversaires qui court derrière soi de nous rejoindre, à moins qu'on ne craigne d'être rattrappé et dépassé, donc de se mettre ainsi dans une position de battu.
Ensuite et surtout parce que le premier tour de l'élection présidentielle doit être l'occasion de mesurer quelles sont les options les plus soutenues par les Français avant de tenter de les rassembler au second... Que François Bayrou annonce qu'il soutient Ségolène Royal entre le 22 avril et le 6 mai 2007, et l'hypothèse d'une alliance de l'UDF avec la gauche - la première devant ainsi faire une révision assez déchirante de son histoire et de son idéologie - pour empêcher une aventure réactionnaire sarkoziste peut éventuellement devenir un sujet de discussion. Mais il faut d'abord que les Français tranchent entre le projet solidaire et socialiste de Ségolène Royal et le projet libéral de François Bayrou et que les conditions du ralliement soient clairement établies sur les bases posées par la candidate socialiste.
Enfin parce que n'en déplaise à François Bayrou et Michel Rocard, l'UDF gouverne partout avec la droite la plus dure en ce moment même dans les conseils municipaux, généraux et régionaux où elle fait partie de la majorité (c'est-à-dire partout le PS et la gauche sont dans la minorité) et qu'il n'existe aucun exemple où l'UDF soutienne une politique menée par une majorité même relative de gauche. il y a là une impasse politique grave, une illusion majeure que n'ignore par François Bayrou qui pourrait bien ne pas appeler à voter Ségolène Royal au 2nd tour pour la simple raison qu'il a besoin du soutien de l'UMP pour faire réélire ses députés UDF.
Frédéric Faravel

Point de vue
Royal-Bayrou, l'alliance nécessaire, par Michel Rocard
LE MONDE | 13.04.07 | 11h26 • Mis à jour le 13.04.07 | 11h56

i Nicolas Sarkozy est élu dans quelques semaines, nous n'aurons aucune excuse. L'UMP gagnera les élections législatives qui suivront ; et pendant 5 ans, la France va souffrir.

Tous les Français ne souffriront pas de la même façon : les plus riches vivront encore mieux. Les classes moyennes et les petits salariés vivront plus mal. Les exclus seront plus seuls que jamais.

Nous pouvons éviter ce gâchis social dont la majorité des Français ne veut pas. Comment ? Simplement, en unissant nos forces avec ceux qui sont les plus proches de nous. Ceux qui pensent comme nous que le marché doit être régulé, que l'Etat doit défendre la solidarité, que l'égalité des chances doit être assurée pour tous et entre toutes les générations.

Socialiste et européen depuis toujours, j'affirme que sur les urgences d'aujourd'hui rien d'essentiel ne sépare plus en France les sociaux-démocrates et les démocrates-sociaux, c'est-à-dire les socialistes et les centristes. Sur l'emploi, sur le logement, sur la dette, sur l'éducation, sur l'Europe, nos priorités sont largement les leurs. Sur la société, sur la démocratie, sur les femmes, sur l'intégration, sur la nation, nous partageons les mêmes valeurs. Isolés, ni eux ni nous, n'avons aucune chance de battre la coalition de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen. Mais rassemblés avec les Verts, la gauche sociale-démocrate et le centre démocrate-social constituent une majorité dans le pays. Et dans 2 semaines elle peut devenir la majorité réelle. C'est la chance de la France.

Il ne faut pas attendre l'après-2nd-tour pour créer la dynamique de l'alliance. Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy. Et ils le feront d'autant mieux qu'ils sauront que, dans tous les cas, une alliance sincère et constructive défendra au second tour puis aux législatives un projet commun d'espoir pour la France.

J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le 1er tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance. Qu'ils fassent confiance aux Français pour que les Français leur fassent confiance.

Je ne me prononce qu'au nom d'une seule ambition : l'amour de mon pays. L'envie que la France retrouve confiance en elle; que nos jeunes portent l'espoir d'une vie meilleure; que notre Etat se modernise dans le respect de chacun; et que triomphent nos idéaux démocratiques dans un monde en mouvement.

Pour la première fois depuis longtemps, j'atteste que ce chemin nous est ouvert. Nous pouvons déplacer les lignes politiques pour qu'elles soient fidèles à nos convictions. Nous pouvons faire repartir la France sur les rails du progrès économique, de la justice sociale, d'une démocratie impartiale et apaisée. Offrons ce choix aux Français et je suis sûr qu'ils l'approuveront.

Si nous ne saisissons pas cette chance, oui nous n'aurons aucune excuse…


Michel Rocard, premier ministre de 1988 à 1991, député européen


François Hollande : "pas d'alliance concevable"
Réagissant à la proposition faite par Michel Rocard d'une alliance Royal-Bayrou, le premier secrétaire du PS François Hollande a déclaré vendredi à l'AFP qu'il n'y avait "pas d'alliance concevable entre la gauche et une partie de la droite". (AFP)
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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 10:13
L'hémisphère gauche d'un cerveau de droite.
L’hémisphère gauche d’un cerveau de droite.
Portrait de Nicolas Sarkozy. Acte 2.
Cambridge, (USA), vendredi 6 avril 2007, 10h10 heure locale.


Rendez-vous fut donc pris pour une seconde séance. Elle eut lieu au même endroit le Jeudi 1° mars. J’arrive donc à 8h du matin, place Beauvau, avec mes 3 acolytes. Apparemment, Nicolas Sarkozy n’avait pas prévu que je revienne accompagné et m’attendait pour un petit déjeuner en tête à tête … De bonne grâce, il fait ajouter trois couverts par un personnel très balzacien dans le costume et la scénographie.
Nous ne parlons pas de sujets qui fâchent – politique, gaullisme, libéralisme, religion, présidentielles, ministère de l’intérieur- et commençons de plain pied avec Sénèque qu’un ami – probablement de qualité…- lui a conseillé de lire au moment de sa traversée du désert après l’aventure du soutien à Édouard Balladur. Je tiens, de fait, les Lettres à Lucilius pour un immense livre pas si éloigné de ça de l’épicurisme et sûrement pas aussi caricatural à l’endroit de la philosophie d’Épicure que le rabâche la vulgate stoïcienne.
Je conçois que ce livre puisse produire les meilleurs effets sur un homme du commun, mais sur un homme qui évolue dans les couloirs des officines les plus élevées de la République, je suis curieux de l’effet. Car on oublie cette vérité élémentaire que, derrière l’icône médiatique, la caricature journalistique, la réduction de l’image publique, les clichés qui constituent l’occasion d’une réputation, bonne ou mauvaise, les images qui amplifient l’amour des conquis ou développent la haine des opposants, il existe un homme de chair et d’os, d’âme et de peur, d’angoisses et de faiblesses, de fragilités et de névroses, un être qui entretient avec les fantômes de son enfance et les spectres de sa mort, ou de celle des êtres qui comptent pour lui, une relation intime dans laquelle tout est dit, mais codé, transfiguré par un inconscient qui enterre tout cela, ne laissant dépasser de temps en temps que des morceaux d’os et des fragments d’âme .
Sénèque ou l’art de vivre avec, de composer avec les coups du destin, de transformer les échecs (politiques) en succès (existentiels), de rencontrer l’essentiel en face, sans fioritures, sans les emballages mensongers des palais du pouvoir ; Sénèque ou les rendez-vous avec la mort, la douleur, la souffrance, le temps qui passe ; Sénèque et l’amitié ; Sénèque ou l’essentiel après quoi la philosophie morale peut plier bagages pour un long temps ; Sénèque et Néron, aussi. Je suis dans le bureau du Ministre de l’Intérieur… Le Ministre, le pouvoir, l’ingratitude.
Je sens la douleur de cette période - où, dit il, il était «redescendu tout en bas» - dans son existence : il n’aime pas les échecs, lui moins qu’un autre. Il affirme faire de la politique pour être aimé. «Comme tout le monde dit-il, parce que tout le monde a envie d’être aimé». Étrange d’avoir choisi la politique, un monde en noir et blanc où l’on aime si peu, et où l’on déteste tant, même et surtout avec les protagonistes de son propre camp. En politique, il n’y a que des alliances opportunistes, des amitiés de tactique, des liaisons de stratégie aussi vite conclues que dénoncées.
Dans cet univers vipérin, chacun cache une dague dans sa manche et l’on n’est jamais poignardé que par ses plus proches – ici comme ailleurs. Faire de la politique pour être aimé est une étrange démarche, car, dans ce bassin de murènes, on récolte bien plus souvent la haine, le mépris, la détestation dans ce monde ci que dans d’autres où, pourtant, les passions tristes font aussi la loi. Je ne crois donc pas Nicolas Sarkozy quand il avance cette idée écran : la politique pour être aimé…
[...]

Vous trouverez l'intégralité de l'article en cliquant ici
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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 09:49
La droite française s’enfonce dans le Populisme et la Réaction

L’élection présidentielle du printemps 2007 – on votera dans 14 jours – fait partie de ses scrutins qui font tournant dans l’histoire politique de notre pays.
  • - 1965 a été la première élection présidentielle au suffrage universel direct et a démontré que la gauche pouvait mettre en ballottage jusqu’au Général De Gaulle pour peu qu’elle s’unisse ;
  • - 1981 a consacré la conquête du pouvoir par la gauche, identifiant selon le mot de François Mitterrand la majorité sociale à la majorité politique ;
  • - 2002 a été un séisme avec l’accès de Jean-Marie Le Pen et de l’extrême droite au 2nd tour du scrutin, devançant une gauche en perte de repère et un candidat socialiste qui n’avait pas su mobiliser son électorat derrière son absence de programme.
2007 présente après le séisme de 2002 toutes les caractéristiques d’un choix déterminant de société et de valeurs pour le peuple français, qui pourrait marquer pour longtemps de son empreinte la vie de notre pays. Il faut le réaffirmer fortement car les grands médias ne retiennent jusqu’ici que les petites phrases et s’échinent à traiter cette élection comme un reportage people bien en-deçà des enjeux réels du scrutin, avec une forte proportion à soutenir presque explicitement la campagne du candidat de l’UMP.

Mais malgré ses dévoiements, la campagne électorale aura à ce stade mis en lumière un bouleversement majeur du corpus politique français, à savoir le basculement complet de la droite française dans le populisme et la réaction, emportant tous les principes républicains qui s’étaient imposés jusqu’ici à la droite parlementaire.
Que Le Pen, Mégret et Villiers fussent populistes et réactionnaires, c’était chose entendue, et les faits ont démontré à quel point ils représentaient un danger réel qui nécessitait en réponse tout autre chose qu’une stratégie de containment d’un vote protestataire.
Le danger aujourd’hui se diffuse à la droite républicaine, car si on savait que Chirac pouvait être démagogique et souverainiste, Giscard aristocratique et méprisant, Poher et Barre fades et insipides, ils étaient les représentants légitimes et nécessaires d’une droite qui avait définitivement accepté le fait républicain au moins depuis la Libération et l’action de Charles De Gaulle.
Aujourd’hui, il nous faut combattre un Bayrou populiste et un Sarkozy réactionnaire, et il n’apparaît pas aujourd’hui d’expression pleinement républicaine à droite, ce qui déséquilibre durablement le champ politique national.

Bayrou populiste
bayrou.jpgEt c’est bien la première des surprises et des supercheries… Et Madame Simone Veil a finalement raison de dire que des 12 candidats qui se présentent à la charge suprême c’est finalement «le pire de tous». Le Président de l’UDF ne manque pas d’air, voici un responsable politique qui peut s’enorgueillir d’un sacré CV :
  • - il est parlementaire depuis plus de 20 ans,
  • - il est engagé depuis son plus jeune âge au sein d’une famille politique inscrite dans le paysage depuis 1944 avec le MRP, le CDS et l’UDF,
  • - il a dirigé durant plusieurs années d’une main de fer le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques conduisant une majorité de droite UDF-RPR, secondé par Michèle Alliot-Marie,
  • - il fut ministre de l’Éducation Nationale durant 4 ans (1993-1997) des gouvernements Balladur et Juppé, parmi les plus à droite depuis 1945,
  • - il a été membre de la majorité parlementaire de 2002 à 2006, trouvant que la réforme Fillon sur les retraites n’était pas encore assez radicale et encourageant ses députés UDF à l’aggraver et à aggraver la loi sur « l’égalité des chances » en abaissant jusqu’à 13 ans l’âge de la scolarité obligatoire quand l’UMP se « limitait » à 14 ans…
Et voici qu’il vient nous expliquer aujourd’hui que droite et gauche, c’est pareil ; que tous les partis sont pourris, hors le sien, et qu’ils s’entendraient pour se partager les miettes du système et qu’il est ce candidat anti-système.
Voilà le pire des populismes, du Le Pen dans le texte prononcé par un tête d’angelot béarnais.

Sarkozy réactionnaire
sarkozy.jpgLa polémique initiée par le candidat de l’UMP sur le «ministère de l’immigration et de l’identité nationale» qu’il souhaite créer, si par malheur il accédait à la présidence de la République, a eu au moins un mérite, celui de forcer les candidats à préciser les contours de leur définition de l’identité nationale. Car les interrogations sont toujours légitimes et les difficultés que traversent la France dans un contexte de mutations profondes et multiples peuvent légitimement inquiéter les plus exposés de nos concitoyens (à ce rythme, ils sont près de devenir la majorité).
Les définitions se sont succédés mais une seule est restée et permet d’affronter l’avenir et de rassembler les Français et au-delà. L’identité nationale n’a d’existence que dans le cadre de la République dont les valeurs essentielles fondent sa devise : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.
Or justement quelle a été l’action de Nicolas Sarkozy et quelles sont ses propositions au regard de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité ?
Liberté
Le ministre d’État à l’intérieur, à l’aménagement du territoire et aux cultes a fait voter à 18 mois de distances deux lois différentes sur l’entrée et le séjour des étrangers (RESEDA, CESEDA). Outre que ce type de pratique marque en soi l’échec d’une politique et l’incompétence de celui qui l’a conduit (qui devrait donc en tirer en tirer les conséquences et prendre du recul plutôt que de solliciter les suffrages des électeurs), ces deux lois ont accru l’insécurité pour toute une partie de la population qui vit en France, réduisant de fait les libertés publiques, fabriquant des sans-papiers et les instrumentalisant au passage. Nicolas Sarkozy nous en promet une troisième, votée prioritairement dès qu’il accèdera au pouvoir, marquant à la fois l’échec des deux précédentes qu’il a lui-même élaborées et mises en œuvre et le mirage dans lequel il conduit les Français de réduire tous les problèmes de la France à une immigration qui est la plus faible d’Europe.
Plus grave, sous le prétexte de lutter contre la criminalité et le terrorisme, Nicolas Sarkozy a contribué comme ministre de l’intérieur à criminaliser une partie des Français : à titre d’exemple, le fichier des empreintes génétiques - qui ne concernaient au départ que les auteurs présumés ou avérés de crimes sexuels - a été étendu à des catégories pour le moins improbables ; en effet, les faucheurs d’OGM sont désormais contraints de se soumettre à cette identification génétique, sous peine  de poursuites supplémentaires pouvant entraîner des peines de prisons fermes. Que l’on puisse considérer comme répréhensible les fauchages d’OGM en plein champ peut à la rigueur se discuter, mais cette dérive sarkozienne démontre à quel point le danger existe de fragiliser durablement les libertés publiques par la pratique généralisée du fichage des individus, sous le prétexte de la tranquillité publique.
Égalité
Nicolas Sarkozy a démontré comme ministre de l’intérieur et comme ministre de l’économie et des finances, quelle conception il avait de l’égalité. Suspendant la double peine au début de la législature – il ne l’a pas abrogé comme il a voulu le faire croire aux habitants des quartiers populaires quand il draguait électoralement les enfants et petits-enfants d’immigrés – il l’a aussitôt rétabli à l’occasion des émeutes urbaines de la Toussaint 2005 qu’il avait lui-même contribué à allumer. Ainsi en France, l’égalité devant la loi n’existe pas et pour une même faute certains peuvent payer deux fois plus que les autres, en fonction du seul intérêt stratégique du moment d’un futur candidat à la présidence de la République.
Ministre de l’économie, il a procédé aux baisses d’impôts promises par Chirac en direction des catégories les plus privilégiées du pays, demandant et obtenant avec le soutien de son parti le « bouclier fiscal » qui favorise les plus riches des Français.
Ministre de l’intérieur, il a élaboré avec Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian de nouvelles lois de décentralisation, qui ont consisté en un dramatique transfert de charges de l’État vers les collectivités locales, contraignant Départements et Régions à augmenter les impôts pour faire face à la rénovation des réseaux ferrés et du matériel roulant, la réfection des réseaux routiers et le financement du RMI, dont le chiffre des bénéficiaires explose du fait de la politique menée depuis 2002 par Chirac, Raffarin, Sarkozy et Villepin. C’est dans les départements les plus populaires que les charges les plus lourdes ont été reportées. On voit bien qu’elle est ici la conception de l’égalité territoriale et de l’équité sociale chez Monsieur Sarkozy.
Candidat à la présidence, Sarkozy propose de «travailler plus pour gagner plus», supprimant de nouvelles cotisations sociales pour les entreprises et oubliant par la même que la participation de celles-ci à la solidarité nationale concourent au fait qu’elles disposent de salariés en bonne santé (par exemple), oubliant qu’aucun employés ou ouvriers n’a jamais vraiment eu le choix de ses heures supplémentaires, que bien des femmes préfèreraient effectivement travailler plus si leur patrons ne leur imposaient pas un temps partiel, et que sa proposition revient tout bonnement à légaliser le travail au noir. Belle perspective pour l’égalité avec le candidat Sarkozy.
Fraternité
On a vu déjà que la définition de l’identité nationale chez Nicolas Sarkozy ne répondait pas à celle de la République, puisque mêler dans un même ministère immigration et identité nationale dévoile la conception ethnique qu’a le candidat de la nation française. Simone Veil a encore le temps de se ressaisir et de lâcher avant le 22 avril cet individu qui fait du mal à la Fraternité avec cette simple proposition. Car la Fraternité est cette partie de l’identité nationale qui fait qu’en France vous êtes citoyens non pas en fonction de là où vous venez mais de là où vous voulez aller avec vos concitoyens.
onfray.jpgMais avec Nicolas Sarkozy, il faut s’attendre à trouver toujours plus ailleurs que là où on l’attend ; ainsi comme Kennedy l’avait lancé à Nixon «Ce que vous êtes crie plus fort que ce que vous dites», et bien ce qu’il dit – son programme présidentiel officiel – résonne finalement bien moins fort que ce qu’il démontre être dans une conversation philosophique avec le libertaire et athéologiste Michel Onfray (en photo), rapportée par Philosophie Magazine. Ainsi pour l’homme Sarkozy l’on naît pédophile, et si certains jeunes se suicident c’est qu’ils y étaient prédisposés génétiquement. Cette prédétermination génétique n’est aujourd’hui défendue que dans les milieux conservateurs et fondamentalistes anglo-saxons, mais elle résonne désormais dans la bouche d’un responsable politique français qu’il faut bien qualifier de premier plan. En choisissant de s’afficher sur ce terrain, Nicolas Sarkozy remet en cause l’universalité de l’être humain, il fait rompre la droite avec l’universalisme et la Fraternité.

La gauche et les socialistes, seuls garants de la République
Face à ce basculement, qu’on n’ose croire définitif, de la droite française vers ses vieux démons du populisme et de la réaction, la gauche française doit impérativement réaffirmer les valeurs républicaines pour permettre aux Français de se rassembler et reconstruire ensemble un droit à l’avenir pour tous…
Aucun mouvement politique n’arrive à conquérir et à conserver durablement le pouvoir pour réformer ou transformer la société, sans avoir imposé ses thèmes et ses valeurs au sein du corps social. Antonio Gramsci, leader des communistes italiens emprisonné par Mussolini, avait appelé cette option «l’hégémonie culturelle du prolétariat», le mouvement ouvrier devait conquérir la domination culturelle de la société avant d’accéder à la direction des affaires. Aujourd’hui, celui qui a durablement compris cette réalité politique est Jean-Marie Le Pen ; ce dernier a par ailleurs clairement exprimé l’intégration de cette tactique dans son corpus politique dès les années 1990 et Robert Badinter avait d’ailleurs mis en garde les Français et leurs responsables politiques sur la traduction concrète de cette stratégie dans la «lepénisation des esprits». Tentation à droite, cette lepénisation l’a désormais conquise.
affichesS--gol--ne.jpgLa gauche doit prendre conscience que la bataille culturelle - que nous livre l’extrême droite, la droite et ses relais industrialo-médiatiques – a connu une première phase et que désormais une contre-offensive est à mener. Ségolène Royal a choisi de ne laisser aucun champ à la démagogie de la droite et d’y réinsérer les valeurs de la République, c’est une bonne chose ; mais il est temps dans les 14 jours qui restent avant le 1er tour de rétablir dans l’esprit de la population que ce n’est pas en marchant sur celui qui partage la même peine et les mêmes difficultés que soi qu’on permettra de résoudre la grave crise sociale et politique de traverse le pays et que subissent les exclus, les couches populaires et moyennes. Il faut rétablir l’espoir chez nos concitoyens, leur volonté d’agir collectivement contre les égoïsmes et l’accaparement de la richesse nationale, européenne et mondiale par quelques privilégiés qui aujourd’hui comme hier cherchent également à confisquer le pouvoir.
Liberté, Égalité, Fraternité, ces valeurs de la République sont au cœur du combat de la gauche française et l’unifie depuis 1848. Elles sont la démonstration du message d’universalité de la République française (débarrassée désormais du dévoiement colonial) et dépassent même la notion de nation française. Rappelons que la déclaration de principes du Parti des socialistes européens (qui rassemblent les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes des 27 États membres de l’Union européenne et au-delà) est fondée sur ce même triptyque, Liberté, Égalité, Fraternité. Il reste des débats à mener avec nos camarades européens, mais en France avec Ségolène Royal et en Europe avec les socialistes européens c’est à gauche et à gauche seulement que peuvent être défendues et étendues les valeurs de la République française et le dépassement positif de sa nation.

Frédéric FARAVEL
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