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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 17:16
Ca y est ! je l'ai enfin lu le pacte présidentiel...
Mon premier avis général et de me dire que ce pacte ne s'éloigne pas tellement du projet socialiste et qu'il n'y a pas de réelles propositions nouvelles qui se détachent du travail validé par 82% des socialistes en juillet 2006.
Que faut-il en déduire ? Que les débats participatifs n'auraient servi à rien ? Que les gens ne seraient pas des citoyens-experts et qu'on a amusé la galerie ? Non, pour ma part, je crois tout simplement que le travail mené par les socialistes lors des Etats-Généraux du Projet socialiste, et notamment par NPS, était en phase avec les attentes de l'électorat de gauche, et qu'on a beau être un individu militant soit-disant déconnecté des réalités concrètes et ben finalement on est autant citoyens-experts que son voisin.

Je ne passerai pas en revue les 100 mesures que vous retrouverez en cliquant sur le pacte. Globalement, c'est un projet de gauche (y compris sur les salaires) qui peut permettre de discuter avec Bové, Buffet, Voynet et même... Bayrou... Ce qui explique le ton sympathique de Bové au lendemain de Villepinte.
Mais je vais attirer l'attention sur le sinterrogations que me posent certaines propositions.
Mesure 4 : impôt sur les sociétés plus bas si bénéfice réinvesti, plus haut si distribué aux actionnaires... Moi je préférerai qu'on s'en tienne la seule 2e proposition.
Mesure 12 : je ne suis pas convaincu par la mesure qui vise à proposer aux locataires depuis plus de 15 ans de pouvoir acheter leur logement social. je ne suis pas convaincu des capacités à assumer la transformations d'ensembles HLM sociaux en copropriétés.
Mesure 18 : la mesure DSK de prêt de 10 000 € aux jeunes de 18 ans pour leur permettre de construire un projet me laisse sceptique.
Mesure 26 : sur la carte scolaire, le texte entretient un flou qui m'effraie personnellement, mais j'ai souvent tendance à m'emporter.
Mesure 27 : il faut définir quel est ce nouvel adulter en classe.
Mesure 29 : c'est quoi des emplois-parents ?
Mesure 52 : je suis pour les alternatives à la prison mais je reste opposé au fameux encadrement militaire.
Mesure 59 : l'évocation de la simple réforme de la justice du travail après concertation avec les concernés me paraît un peu faible.
Mesure 65 : les agro-carburants sont antiécologiques.
Mesure 68 : une pac mondiale ?????
Mesure 73 : les jurys populaires sont une erreur, nous devrions revaloriser la démocratie représentative.
Mesure 78 : le service civique oui mais obligatoire.
Mesure 81 : il faut aller plus loin, interdire les pub dans les émissions pour jeunes publics et ne financer la TV publique qu'avec de l'argent public.
Mesure 87 : "garantir l'égalité des droits pour les couples de même sexe", cela aurait été plus simple de parler de droit au mariage et à l'adoption.
Mesure 89 : indiquer que les statuts de la BCE devraient pouvoir être révisables par le Parlement européen, comme la Fed aux USA.
Mesure 91 : sur le traité institutionnel j'aurai aimé plus de précision. Là dessus, elle est en retrait du projet socialiste.
Mesure 93 : préserver notre capacité de dissuasion nucléaire oui, mais pourquoi pas entrer dans un processus de communautarisation européenne ?

Dans l'ensemble, pas de quoi effrayer les gardiens de la vieille maison. Le pacte laisse libre la possibilité de députés socialistes déterminés à faire appliquer le projet socialiste : les législatives seront donc importantes.

Frédéric FARAVEL

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 17:10
DERNIÈRE MINUTE 13/02/2007 - 16h51 : Nicolas Sarkozy retire le volet santé mentale du projet de loi sur la prévention de la délinquance
 
Le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, a annoncé, mardi, à l'Assemblée nationale le retrait du volet santé mentale de son projet de loi de prévention de la délinquance. Les psychiatres hospitaliers sont en grève pour obtenir le retrait de cette partie du texte, qui crée, selon eux, un "amalgame inacceptable" entre troubles mentaux et délinquance. (AFP)

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 10:12
Je l'avoue... Dimanche, j'étais au Palais Omnisport de Bercy toute la journée pour assister au tournoi international de judo Paris-Île-de-France.
Je n'ai donc pas assisté aux discours de Villepinte et n'ai toujours pas lu les 100 propositions -débordé que j'étais lundi au boulot- du pacte présidentiel de Ségolène Royal. Je vous promets de vous dire ce que j'en pense dès que j'en aurai opéré une lecture approfondi.
En attendant, il est possible de lire tout ça ici.

Fred

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 07:58
Barack Obama lance officiellement sa candidature à la Maison Blanche

e sénateur Barack Obama avait annoncé mi-janvier la formation d'un "comité exploratoire", qui lui avait permis de sonder le terrain, il a finalement choisi de faire le grand saut, en annonçant officiellement sa candidature à la Maison Blanche, samedi 10 février.

"Je suis devant vous aujourd'hui pour annoncer ma candidature à la présidence des États-Unis", a-t-il déclaré devant une foule de milliers de partisans à Springfield, dans l'Illinois. "J'admets qu'il y a une certain présomption, une certaine audace, à faire cette annonce. Je sais que je n'ai pas passé beaucoup de temps à connaître les méandres politiques de Washington. Mais j'y ai passé suffisamment de temps pour savoir que la façon de faire de la politique à Washington doit changer", a-t-il souligné.

Alors que ses détracteurs mettent en cause son manque d'expérience, le sénateur a décidé de faire de sa jeunesse (il a 45 ans) un atout. Rappelant à la foule que les États-Unis avaient surmonté de nombreux défis, de la Guerre d'indépendance à la Grande dépression en passant par la Guerre de sécession, il a lancé : "à chaque fois, une nouvelle génération s'est levée et a fait ce qu'il fallait faire. Aujourd'hui, on nous appelle. C'est au tour de notre génération de se lever". Avant de dresser la liste des défis que le pays doit affronter : "une guerre qui n'en finit pas, une dépendance au pétrole qui menace notre avenir, des écoles où trop d'enfants n'apprennent pas et des familles qui ont des difficultés financières alors qu'elles travaillent dur".

M. Obama s'est longuement exprimé sur la guerre en Irak, qu'il a d'ores et déjà placé au cœur de sa campagne. "Il est temps de tourner la page, a-t-il dit, il est temps de commencer à ramener nos soldats à la maison. Faire savoir aux Irakiens que nous ne resterons pas pour toujours dans leur pays est le seul espoir que nous avons d'amener chi'ites et sunnites à la table des négociations".

Son positionnement clair sur l'Irak pourrait lui permettre de rallier nombre de voix au sein du Parti démocrate. Il s'est d'ores et déjà hissé rapidement parmi les favoris, avec John Edwards et Hillary Clinton. Après le lancement officiel de sa candidature, il doit se rendre dans l'Iowa et le New Hampshire, environ 1 an avant la primaire démocrate dans ces 2 États.

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 05:12

2009 : la France hors de l'UE (suite)

Le 1er février, dans un papier intitulé "la France hors de l'UE", j'évoquais le trouble des socialistes français à la lecture d'une interview de Martin Schulz où il considérait que la question de l'appartenance de la France à l'UE serait posée si elle disait une nouvelle fois "Non" à un nouveau compromis institutionnel.

Devant l'émotion des députés européens français, il nous adressait un démenti et le script de ses déclarations. Vérification faite, ce démenti est resté "confidentiel" et n'a pas été adressé à Libération. Un bref échange avec Jean Quatremer, le journaliste m'a confirmé que Martin Schulz a bien prononcé les phrases publiées. Mes excuses donc à Jean Quatremer dont j'ai mis en cause le travail. Mes regrets que derrière cette "gaffe", un tel scenario - la France hors de l'UE - puisse être sérieusement envisagé par Martin Schulz.

Benoît Hamon
député socialiste européen
secrétaire national du PS au projet européen

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 10:20
Point de vue
Chômage, le vrai bilan de la droite, par Martine Aubry
LE MONDE | 09.02.07 | 13h47

vec la droite, à chaque élection, c'est la même histoire qui recommence. De belles paroles dont on sait déjà qu'elles ne seront pas suivies d'actes. Lutter contre "la fracture sociale" (Chirac-Juppé, 1995), s'occuper de la "France d'en bas" (Chirac-Raffarin, 2002), promouvoir la "croissance sociale" (Chirac-Villepin, 2005) : le vocabulaire change, mais la politique menée est toujours la même. Dure pour les plus fragiles, douce pour les plus aisés.

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy, lorsqu'il dit vouloir s'adresser aux classes populaires et cite avec insistance Jaurès et Blum, use des mêmes ficelles que ses prédécesseurs. On ne change pas une recette qui marche : ne pas dire ce que l'on va faire, ne pas faire ce que l'on a dit. Puisque les discours des ténors de l'UMP ne sont que des propositions de campagne sans lendemain, le plus sage pour connaître le vrai projet de la droite est encore de regarder son bilan. Et s'il est un terrain sur lequel l'inventaire doit avoir lieu, c'est bien celui du chômage, priorité des Français.

En 2002, la France avait tous les atouts en main pour marquer des points décisifs contre le chômage. Entre 1997 et 2002, les arrivées sur le marché du travail (les jeunes) dépassaient de 200 000 les départs (les retraités). Désormais, le départ en retraite des générations du baby-boom a changé la donne : les départs et les arrivées sur le marché du travail s'équilibrent.

Là où hier il fallait créer 200 000 emplois par an avant de faire baisser le chômage, celui-ci recule aujourd'hui quasiment dès le premier emploi créé. Autrement dit, si la droite avait créé 2 millions d'emplois comme nous l'avons fait entre 1997 et 2002, nous aurions aujourd'hui un taux de chômage parmi les plus bas d'Europe. Au lieu de cela nous avons eu : un chômage au même niveau qu'il y a 5 ans, là où nous l'avions fait baisser de 900 000 ; des créations d'emplois minimes (60 000 par an depuis 2002 contre 400 000 par an entre 1997 et 2002) ; une croissance molle (1,5% par an depuis 2002, contre 3% entre 1997 et 2002) ; une hausse de la précarité, là où nous avions enclenché la baisse du nombres de personnes touchant le RMI, réduit le temps partiel subi et la pauvreté ; un pouvoir d'achat laminé par les hausses de prix, là où les plus bas salaires avaient eu, en plus de la réduction du temps de travail, l'équivalent de 2 mois de salaire en plus.

Bref : 5 années pour rien. Et encore il ne s'agit là que des résultats affichés par le gouvernement lui-même ! La réalité est plus grave : beaucoup de chômeurs disparaissent des fichiers de l'ANPE sans aller vers l'emploi ; les durées d'indemnisation ont été réduites (de 30 à 23 mois), basculant de nombreux chômeurs sur le RMI (+200 000 depuis 2002) ; et les radiations administratives ont explosé depuis 2002 (+40%), ce qui est une utilisation dévoyée d'un outil pourtant légitime pour sanctionner les chômeurs qui ne recherchent pas réellement du travail.

Peut-on y voir plus clair ? Il suffit d'interroger les Français sur leur situation réelle et non administrative. C'est ce que fait l'Insee à chaque début d'année. Or, de façon stupéfiante, le gouvernement a décidé de ne pas publier cette enquête, qui aboutirait, semble-t-il, à un chômage à 9,1%, là où l'indicateur officiel affiche 8,6%. Notre démocratie exige la transparence de l'information. Nous exigeons la publication des résultats de l'enquête de l'Insee avant les élections. Nous n'avons pas tout réussi entre 1997 et 2002. Mais n'acceptons pas que droite et gauche soient renvoyées dos à dos. L'emploi était notre priorité et nous avons eu des résultats. Nous aurions bénéficié, entend-on dire souvent, d'une meilleure croissance.

C'est faux. La croissance mondiale a été plus importante depuis 2002 (4,3% par an) que lorsque nous étions aux responsabilités (3,4%). Les 3% de croissance de 1997-2002 ne sont pas tombés du ciel ; nous avons su rétablir la confiance, soutenir le pouvoir d'achat des plus modestes, qui sont aussi ceux qui consomment le plus, et multiplier les créations d'emplois (350 000 emplois-jeunes, 500 000 liés aux 35 heures), qui elles-mêmes ont alimenté la consommation et la croissance et en retour l'emploi. C'est ce que les économistes ont appelé un "cercle vertueux" emploi-consommation-croissance-emploi-consommation... Dit autrement, nous avons, avec Lionel Jospin et Dominique Strauss-Kahn, mené ensemble une vraie politique économique, fondée sur l'idée simple et juste que le social n'est pas l'ennemi de l'économie, mais qu'au contraire l'un et l'autre se renforcent mutuellement.

La droite elle, depuis 20 ans, ne fait pas de l'économie, mais de l'idéologie. Pour la droite, le travail est toujours trop cher et trop protégé. Le jour de travail sans salaire (lundi de Pentecôte), la suppression des mesures antilicenciement, la baisse des majorations d'heures supplémentaires, les hausses du SMIC cantonnées au minimum, le travail en apprentissage à 14 ans y compris la nuit et, dernier avatar, le licenciement sans motif avec le contrat nouvelle embauche (CNE) : toutes ces mesures prises depuis 2002 procèdent de la même logique libérale de dérégulation du marché du travail, dont l'impact sur l'emploi n'a jamais été établi. Le CNE en est le parfait exemple : 800 000 contrats signés, vraisemblablement aucun effet sur l'emploi, les CNE ayant pris la place de CDD et de CDI. Même le Medef n'en concède que 40 000! Et combien de vies fragilisées par cette précarité extrême ? Sans le mouvement des jeunes du printemps 2006, ils seraient maintenant en CPE, eux qui déjà subissent les stages non rémunérés que le gouvernement n'a rien fait pour empêcher.

Pour la droite, c'est le chômeur qui est responsable du chômage. Pas assez servile, pas assez mobile, pas assez intéressé. Pas assez motivé aussi : quand le candidat de l'UMP dit vouloir "parler à la France qui se lève tôt", ne dit-il pas la même chose que Jean-Pierre Raffarin qui regrettait en 2003 "que la France ait perdu l'habitude de se lever tôt", ou que François Fillon, qui, alors ministre du travail, mettait la défaite de 1939 sur le dos des congés payés de 1936 ? Les Français apprécieront. Mais, sincèrement, penser qu'avec les 35h ils se tournent les pouces est, je crois, méconnaître la réalité de la vie des Français, où dans les couples les 2 travaillent et enchaînent 2 journées, professionnelle et domestique.

Non, la cause du chômage est beaucoup plus simple, c'est le manque d'emplois. Valoriser le travail, n'en déplaise à Nicolas Sarkozy, c'est d'abord en retrouver un à ceux qui n'en ont pas. Et pour créer des emplois, il faut retrouver la croissance par une politique économique, industrielle et monétaire digne de ce nom, qui devra être menée tant en France qu'au niveau européen. Il faut aussi "aller chercher" les emplois de demain, ceux de l'économie de la connaissance, de l'environnement, mais aussi du "mieux-vivre" (santé, culture, sport, solidarité...).

Ne commettons pas l'erreur de penser que, en laissant le marché livré à lui-même, ces emplois-là verront le jour. Le marché est plus que jamais dominé par une vision financière à court terme. Les entreprises doivent retrouver une logique de projets à moyen et long terme et une distribution des profits faisant toute leur place aux salaires et à l'investissement. Nos propositions vont dans ce sens.

Avec notre candidate, Ségolène Royal, nous voulons un vrai débat avec la droite. Un débat dans lequel celle-ci assume ses idées, mais aussi ses actes : le candidat de l'UMP est comptable du bilan des années 2002-2007, dont il a été l'un des principaux acteurs. Nous voulons redonner une vision à la France et l'espoir aux Français : le combat contre le chômage en est une condition.


Martine Aubry, maire de Lille, est secrétaire nationale du Parti socialiste à l'emploi.

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 07:02

A Message From Barack - Video

Watch Barack's statement on his decision to form a Presidential Exploratory Committee.

Learn more about Barack's life, family, and accomplishments.

Download: Low-bandwidth video (Right-click and "Save As")

Read the transcript



Hillary Clinton critiquée pour son absence
de transparence financière

peine déclarée, la candidate à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2008 aux États-Unis, Hillary Clinton, se fait étriller. Cette fois, ce n'est pas sa position sur la guerre en Irak qui est en cause, mais l'absence de transparence financière de sa campagne.

Mardi soir 6 février, la sénatrice a réuni ses sponsors à l'occasion d'une soirée donnée, à son domicile de Washington, en l'honneur de Terry McAuliffe, l'un des "poids lourds" du Parti démocrate sous la présidence de Bill Clinton. Selon la presse, 70 figures de la finance et de l'industrie du spectacle ont assisté à la réception, parmi lesquels le milliardaire de Beverly Hills Haïm Saban, l'avocat d'affaires de Chicago Kevin O'Keefe ou l'investisseur new-yorkais Alan Patricof.

Les participants se sont engagés à collecter 250 000 $ (environ 194 000 €) chacun pour la candidate d'ici à novembre 2008. Certains se sont fixé l'objectif de 1M$ D'autres ont promis 50 000 $ avant la fin du mois pour gonfler la recette du 1er trimestre, que les candidats doivent rendre publique fin mars. Mme Clinton entend montrer, dès cette première échéance, qu'elle est en tête des soutiens financiers. Elle espère réunir au moins 10M$.

Au lendemain de ce dîner hollywoodien, Mme Clinton a réuni un club plus large de donateurs plus modestes (25 000 $ "seulement") dans un grand hôtel de Washington. En 2006, Mme Clinton a été la candidate au Sénat qui a recueilli le plus d'argent (39,8M$). Elle en a beaucoup redistribué à d'autres candidats démocrates, ce qui lui permet maintenant d'espérer leur soutien. Selon la loi, les donations sont limitées à 2 300 $ par personne par candidat pour les primaires et autant pour l'élection générale. Les "fund-raisers" (collecteurs de fonds) doivent donc organiser un certain nombre de réunions avec des amis ou associés - voire des clients - pour amasser des sommes aussi importantes.

FONDS PUBLICS ET FONDS PRIVÉS

Qui sont les super-contributeurs à la campagne de Mme Clinton ? Contrairement à Barack Obama, l'un de ses rivaux démocrates, ou au républicain John McCain, ou même à George Bush en 2004, la candidate a refusé de s'engager à publier leurs noms. Dans un éditorial, le Washington Post a sévèrement critiqué, jeudi 8 février, cette attitude, estimant que les électeurs "ont toutes les raisons de se méfier de ceux qui voudraient être présidents mais ne veulent pas garantir la transparence sur la manière dont ils vont collecter l'argent leur permettant d'atteindre la Maison Blanche".

Mme Clinton a pris la décision de ne pas solliciter les fonds publics, ce qui permet d'accepter les dons privés. Barack Obama, qui n'est pas dépourvu d'appuis financiers mais qui a lié son nom à un discours de moralisation de la vie publique, a pris une initiative originale. Il souhaiterait pouvoir bénéficier des fonds privés pour les primaires, mais recourir seulement au financement public s'il remporte la nomination du Parti démocrate. Le sénateur doit annoncer sa candidature samedi 10 février dans l'Illinois.

La campagne pour l'élection présidentielle de 2008, très ouverte des 2 côtés, s'annonce déjà comme la plus coûteuse de l'histoire du pays. En 2004, George Bush et John Kerry avaient réuni à eux deux 500M$ en fonds privés. Ils avaient aussi bénéficié, chacun, de 74,6M$ en fonds publics, après avoir été désignés par leur parti.

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 19:50
Moi j'aurais préféré qu'on en reste à l'esprit du projet socialiste de juillet 2006. Je ne demande pas qu'on stabilise les prélèvements en envisageant de les baisser peut-être un jour : cette dernière incise tombe dans le piège du discours néo-libéral ambiant comme quoi il faudrait à tout prix baisser les impôts.
Or au regard des défis qui nous attendent, dette publique, révolution climatique, retraites, politique industrielle, il faut dire clairement que les impôts et la TVA ne pourront pas être baissés.
FRED

"DSK" propose à Ségolène Royal de stabiliser les prélèvements obligatoires
LEMONDE.FR avec Reuters | 09.02.07 | 17h08  •  Mis à jour le 09.02.07 | 17h25

e rapport sur la fiscalité commandé par Ségolène Royal à 3 parlementaires socialistes préconise une stabilisation des prélèvements oligatoires. Objectif : parvenir à une fiscalité "plus juste, au service du développement économique", a déclaré Dominique Strauss-Kahn. Dans cet avis de 15 pages qu'ils ont remis à la candidate jeudi 9 février, l'ancien ministre de l'économie, le député Didier Migaud et le sénateur François Marc expliquent qu'il faut "revenir sur le bouclier fiscal et sur les baisses prévues en 2007".

Le lancement de la campagne présidentielle de Ségolène Royal avait été marqué début janvier par une polémique entre responsables socialistes sur d'éventuelles hausses d'impôts affectant les plus hautes tranches de l'impôt sur le revenu. L'idée avait été avancée par le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, avant d'être recadrée par la candidate, qui avait alors chargé les trois parlementaires d'un rapport global sur la fiscalité.

Le rappport reprend l'idée consistant à favoriser fiscalement les entreprises embauchant en contrat à durée indéterminée (CDI) plutôt qu'en CDD, et celles qui investissent plutôt que de distribuer des dividendes. "Peut-être que (...) si les choses se passent bien, au bout de quelques années on pourra entraîner des baisses d'impôt. Mais au démarrage, faire une promesse comme [Nicolas Sarkozy] l'a faite en disant qu'on va baisser de 4 points le taux de prélèvements obligatoires, c'est de la démagogie pure", a estimé Dominique Strauss-Kahn.

UN IMPÔT JOHNNY ?

En cumulant les baisses d'impôt et les hausses de CSG depuis cinq ans, "on s'aperçoit (...) qu'à peu près 99% des Français ont payé plus, impôts et CSG réunis, et 1% [y] ont gagné. Cela n'est pas juste. (...) Ce que nous préconisons, c'est de revenir sur ce dont ce 1% tout en haut de la hiérarchie [a bénéficié]", a précisé l'ancien ministre.

Dans leur rapport, les trois parlementaires veulent que l'on passe des "beaux discours" aux actes en matière de fiscalité écologique, en mettant en place une "taxe carbone". Pour faire baisser la taxe d'habitation, ils souhaitent un "véritable équilibre" entre communes pauvres et communes riches.

Quelques semaines après les interrogations suscitées par l'exil fiscal de personnalités, Johnny Hallyday en tête, ils ont imaginé une "contribution citoyenne" payée par les Français installés hors de France en fonction de leurs revenus. Cette contribution vise "ceux qui se disent Français mais finalement [qui] n'ont plus de français que le nom parce qu'ils quittent le pays et qu'ils quittent l'ensemble de la vie collective", a souligné Dominique Strauss-Kahn.

Un "impôt Johnny ?" Il ne faut "pas personnaliser comme ça", a relativisé Didier Migaud, mais la mesure peut "viser effectivement les gens qui délocalisent ou se délocalisent".

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 10:51
Je ne résiste pas à mettre en ligne cette tribune publiée dans Le Monde, sur le mouvement rattachiste wallon.
Fred

 
Point de vue
Le rattachement à la France, espoir de la Wallonie,
par Paul-Henry Gendebien
LE MONDE | 08.02.07 | 14h16 • Mis à jour le 08.02.07 | 14h16

éculaire et récurrent, le mal-être existentiel de la Belgique pourrait s'accentuer à l'approche du scrutin législatif du printemps. La question belge, c'est aujourd'hui l'échec d'un fédéralisme qui a déçu, où l'on voit une majorité flamande préparer l'indépendance de sa région tandis que la minorité wallonne compte vainement sur l'intervention d'une monarchie sans réels pouvoirs pour empêcher la dislocation de l'État.

La vraie-fausse fiction diffusée récemment par la télévision francophone a créé un traumatisme chez les Wallons : refoulée dans les zones obscures de l'inconscient collectif, la partition tant redoutée de la Belgique devenait plausible. L'illusion faisait place à la brutale réalité : à coups de boutoir répétés, le nationalisme flamand pourrait bien finir par avoir raison de l'État belge. C'est un fait : la pensée séparatiste s'est incrustée au coeur de la plupart des partis flamands, au-delà du puissant et inquiétant Vlaams Belang. Pour eux, l'objectif n'est autre que l'émergence d'un nouvel État en Europe, et dans l'immédiat la remise en question de la fonction royale.

Les chancelleries européennes feraient bien de s'en aviser. La conférence institutionnelle qui suivra les prochaines élections pourrait porter une atteinte supplémentaire à la substance régalienne de ce qui subsiste d'État central. La Flandre exige la scission des politiques économiques et sociales, de la fiscalité des entreprises, de la justice... Le démembrement commencé il y a plus de 30 ans s'achèverait par une séparation de velours à la façon tchécoslovaque. Dans ce cas, l'avènement d'une République de Flandre ne fera pas l'ombre d'un doute.

La Wallonie en revanche n'a pas les moyens économiques d'une éventuelle indépendance. Quand bien même en disposerait-elle, encore lui faudrait-il un projet collectif et national consistant. Or elle n'a ni l'envie ni la volonté de le forger. Peuple sans État et dépourvu d'identité nationale distincte, les Wallons furent absorbés après 1830 dans un magma belge qui occulta leur véritable identité, française de toute évidence. Celle-ci n'est pas le fruit d'un quelconque déterminisme nationaliste ou ethno-culturel, mais doit s'entendre comme une libre adhésion aux principes de la démocratie sociale et républicaine.

Dès lors la question est posée, et elle n'est pas absurde : les Wallons (et le cas échéant les Bruxellois avec eux) ne seront-ils pas tentés de se tourner vers la France ? La nécessité de bannir tout risque d'instabilité au coeur de l'Europe, le besoin de partager une part du rayonnement que la France porte encore dans le monde, toutes ces aspirations pourraient les conduire dans cette direction. Ce choix, ils le feraient soit au lendemain de la partition, soit après une phase transitoire de gestion des affaires courantes et d'incertitude.

La France ne devrait pas considérer avec effroi l'hypothèse d'un élargissement à la Wallonie. Dans l'immédiat subsiste la règle classique de la non-ingérence combinée avec celle de la non-indifférence. Au-delà de celle-ci, c'est la solidarité de la République qui serait sollicitée à l'égard d'un peuple de plus de 4 millions d'habitants de langue française.

UNE COMMUNAUTÉ DE DESTIN

La République ne compromet en rien l'avenir de l'Europe lorsqu'elle est actrice de ses propres idéaux et soucieuse de ses intérêts légitimes, participant ainsi à une nouvelle dynamique européenne qui présuppose la conjonction d'une Allemagne forte et d'une France forte.

Naguère la communauté internationale et Paris avaient consenti loyalement à la réunification allemande. Demain, une manière de "réunification française" qui organiserait une communauté de destin franco-wallonne ne devrait heurter aucun intérêt en Europe, surtout si elle est bien préparée et expliquée. Il n'est pas trop tôt pour entamer la réflexion sur la question belge. Les voisins de la Belgique seront naturellement aux premières loges. Il s'agira aussi d'éviter que l'Europe assiste, impuissante, à des événements dont le cours et le sens lui échapperaient.

Notre audace est de nous adresser ici à ceux qui s'apprêtent à prendre en charge le gouvernement de la France : qu'ils sachent qu'un nombre croissant de Wallons tournent de plus en plus leurs regards vers eux, des Wallons animés par une certaine idée de la France et de la démocratie, et mus par une grande espérance.

 


Paul-Henry Gendebien, ancien député belge et européen, est président du Rassemblement Wallonie-France.
Article paru dans l'édition du 09.02.07

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 17:57

À droite toute

En librairie à partir d'aujourd'hui, mon livre sur la droitisation des sociétés occidentales (le phénomène se repère aussi en lisant les commentaires sur ce blog - c'est d'ailleurs un des éléments à l'origine de ce travail ;-) Ci-dessous la quatrième de couverture. Vous pouvez aussi lire la table des matières et l'introduction.

Et si la France de 2007 était à droite comme rarement dans son histoire ? Le sens de l’histoire s’est retourné. La droite ne se bat plus dos au mur face à un progressisme conquérant. Portée par le dogme libéral et la vague de la mondialisation, elle cherche à remodeler la société. Nicolas Sarkozy incarne cette nouvelle droite française, post-nationale et débarrassée de ses anciens complexes. La force du candidat de l’UMP est de se situer au croisement des trois traditions de la droite distinguées par l’historien René Rémond. Sarkozy est «orléaniste» par ses convictions libérales, «bonapartiste» par son autoritarisme et «réactionnaire» dans son approche de la société.
Ce livre analyse les différentes facettes de cette mutation de la droite française en la comparant aux évolutions internationales. Aux États-Unis comme en France, les conservateurs réussissent à séduire une large partie des couches populaires en exploitant le besoin d’autorité stimulé par l’instabilité économique. L’acceptation des inégalités sociales, compensée par un discours hypocrite sur le mérite individuel, traverse l’ensemble du monde occidental. L’idéologie de droite s’appuie encore sur l’hyper-individualisme contemporain. Elle impressionne jusqu’à ses adversaires historiques. La percée de Ségolène Royal s’inscrit dans le mouvement de droitisation des gauches dans les pays riches et vieillissants.

Éric Dupin

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