Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
Me contacter

en savoir plus

 

Trouve

Gauche Républicaine & Socialiste

2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 15:08
Bon je sais on va me dire que les mots de mon titre sont des propos outranciers, mais honnêtement après des transfuges du FN belge qui veulent appeler leur nouveau parti UMP-Belgique, y a de quoi se poser des questions sur ce qu'inspire notre ministre-candidat-patron des RG à l'extérieur des l'hexagone, et donc in fine sur la portée réelle de son programme... Non ?
Fred


Gianfranco Fini: le préfacier post-fasciste de Sarkozy

TestimonianzaLes mots sont importants, leurs auteurs ne le sont pas moins.

Ainsi, l'auteur choisi pour la préface italienne du dernier livre de Nicolas Sarkozy mérite d'être cité puisqu'il s'agit du leader post-fasciste Gianfranco Fini.

J'avoue mon incrédulité lorsque j'ai reçu la couverture de Testimonianza (Témoignage, en VF, sorti il y a quelques semaines en Italie) de la part d'un ami romain.

Pour ceux qui connaissent peu la politique italienne, Gianfranco Fini dirige l'Alliance Nationale.

Son parti est l'héritier du MSI, parti fasciste italien dont il a conservé le logo : une flamme tricolore, qui a aussi inspiré le Front National en France. Et, comme le FN*, Alliance Nationale, en quête de respectabilité, se définit désormais comme un parti de "centre-droit".

Voir préfacer un livre de candidat à la présidentielle par Fini est inquiétant. La pré-campagne a été marquée par des débats un peu futiles sur l'expression "Sarko Facho"  (notamment après une chanson de Renaud). Aujourd'hui, les contacts du candidat UMP avec les post-fascistes de l'Alliance Nationale méritent de faire partie du débat public.

Mehdi Ouraoui.

* "On dit que Jean-Marie Le Pen est un extrémiste, que c'est l'extrême-droite pour disqualifier son message. C'est faux, je suis un homme de centre-droit [...] Ce n'est pas moi qui me suis déporté vers l'extrême droite, c'est le corps politique français qui s'est déplacé vers la gauche" (Jean-Marie Le Pen, Paris-Match, 4.01.07).

Partager cet article

Repost0
2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 12:03


Borloo signe un chèque en bois de 2 milliards
mercredi 31 janvier 2007

L'AGENCE nationale pour la rénovation urbaine (Anru), créée par Borloo en 2003, est au bord du dépôt de bilan. Lors du comité de direc­tion du 8 janvier, le directeur général, Philippe Van de Maele, a averti ses collaborateurs qu'ils avaient déjà dépassé de 1 mil­liard d'euros les dépenses pré­vues pour les six prochaines an-; nées. Mais les experts de l'Agence estiment que le trou atteint en fait les 2 milliards. Et le directeur général adjoint, Claude Doussier, qui juge la si­tuation ingérable, a profité de la réunion pour présenter sa dé­mission.

Cette quasi-faillite n'a pas empêché Borloo d'ordonner à l'Anru d'engager de nouveaux crédits fantômes. Au diable l'in­tendance : il faut que le mi­nistre de la Cohésion sociale puisse rouler des mécaniques avant la présidentielle. Et annoncer le financement d'in­nombrables nouveaux loge­ments. Sur le papier.

Ainsi, au 15 janvier, l'Agence avait accepté de participer aux travaux de rénovation de 392 quartiers. Mais, d'ici à la fin avril, le total devrait atteindre le nombre de 529. Résultat, en plus des sommes versées par les communes et les sociétés d'HLM, la quote-part de l'Anru frôlera les 12 milliards, alors qu'elle ne dispose que de 9,8 milliards. Et, au total, toutes sources de financement confon­dues, il y en aura pour 35 mil­liards au lieu des 30 annoncés par Borloo.

Cassandre modeste

Les mises en garde n'ont pourtant pas manqué. En juillet 2006, les sénateurs UMP Phi­lippe Dallier et Roger Karoutchi (un des lieutenants de Sarkozy) avaient rédigé un rapport au vinaigre. Ils estimaient alors qu'il manquait « 60 millions » dans le budget de l'Anru pour financer les travaux prévus. Six mois plus tard, la machine à promesses s'est emballée, et le gouffre est devenu abyssal...

Pour sortir de ce bourbier, l'Agence a tenté, l'automne der­nier, de refiler une partie de l'addition aux Régions et aux départements. Mais la ficelle était un peu grosse, et les vo­lontaires ne se sont pas préci­pités sur leur carnet de chèques.

Pourtant, Borloo ne se sou­cie guère du naufrage annoncé. Une position très cohérente : les plus gros chantiers ne com­menceront qu'après les élec­tions, et ils dureront jusqu'en 2013. Ce sera donc à ses suc­cesseurs de se débrouiller pour régler la note ou renoncer aux logements promis.

Hervé Uffran


La rénovation urbaine de Borloo ne démarre bien que sur le papier

mercredi 26 juillet 2006

Mais pour les 500 000 logements sociaux promis, on fera les comptes plus tard.

JEAN-LOUIS BORLOO en rê­vait : l'Agence nationale de ré­novation urbaine (l'Anru) devait faire vrombir les bulldozers dans les cités. Et, parole, c'est un franc succès ! Depuis deux ans, les pro­jets pleuvent : 190 quartiers, comptant 250 000 logements à ripoliner, ont déjà décroché une promesse de financement. Pas si bêtes, tous les maires veulent pro­fiter de la cagnotte, y compris dans des contrées moyennement déshéritées... C'est bien joli, mais à ce rythme ébouriffant, pas sûr que la trésorerie de l'Anru suive, avertissent les sénateurs UMP Roger Karoutchi et Philippe Dallier dans un rapport de la mis­sion Ville et Logement.

Le gouvernement, qui s'est courageusement engagé à ver­ser 5 milliards d'euros entre 2004... et 2017, n'a pas eu à

débourser grand-chose pour le mo­ment, les coups de pioche se fai­sant encore rares. Borloo n'a pas le premier rond pour faire face au gros des travaux : de 2007 à 2011 - après les élections, donc, ce qui tombe assez bien ! - les besoins en cash de l'Anru vont connaître un pic himalayesque. Pour l'instant, l'Etat racle les fonds de tiroir. Sur 465 millions d'euros promis en 2006 (trois fois moins que ce qu'il faudra cracher en 2009), une soixantaine de mil­lions manquent toujours à l'appel : « Vos rapporteurs n'ont pas obtenu de réponse satisfai­sante sur l'origine [de ces] 60 mil­lions », explique la mission sé­natoriale. Rassurant...

On rase gratis...

Le risque dont les sénateurs ne pipent mot, en revanche, c'est

que les crédits soient absorbés par les démolitions et manquent au moment où il faudra recons­truire. Quelque 84 000 loge­ments sont déjà en passe d'être rayés de la carte. « La préoccu­pation majeure des habitants, c'est de savoir où ils seront relo­gés. Or les projets sont souvent très flous sur la localisation exacte des reconstructions », cri­tique un membre du Comité d'évaluation et de suivi de l'Anru, une instance composée de représentants associatifs.

En théorie, c'est la règle du 1 pour 1 qui s'applique (un loge­ment reconstruit pour un dé­truit). En pratique aussi,'à condi­tion de tordre un peu les calculs. A Dammarie-les-Lys, par exemple, où 770 logements vé­tustés doivent partir en fumée, le projet validé par l'Anru prévoit de reconstruire 330 appar­tements dans la commune, le reste étant réparti vers les ag­glomérations voisines. Mais, à y regarder de près, le conseil gé­néral de Seine-et-Marne est tombé sur un os : une partie des reconstructions correspond à des travaux déjà prévus et destinés aux mal-logés inscrits depuis des lustres.

... et on compte double

« On a lancé, il y a trois ans, un projet de 36 nouveaux loge­ments sociaux pour des ménages de la commune, et je découvre qu'ils sont comptés dans le pro­jet Anru, s'étonne ainsi André Aubert, le maire (PS) de Brie-Comte-Robert. Cela signifie-t-il qu'on va m'envoyer des familles de Dammarie ? » Pas de réponse, ni à Dammarie ni à l'Anru... Un

tour de passe-passe isolé ? Rien n'est moins sûr : « J'ai fait la même chose dans la ville dont je suis le maire, aux Pavillons-Sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, pour aider la commune de Sevran », reconnaît même l'un des auteurs du rapport sénatorial, Philippe Dallier, qui ne voit pas où est le problème. « L'important, c'est de construire », dit-il.

Borloo l'avait pourtant juré-craché : la remise à neuf des cités ne devait en rien grignoter la construction de logements so­ciaux supplémentaires (500 000 promis sur cinq ans...), « L'ob­jectif final sera respecté, même s'il y a peut-être, en cours de route, des projets qui s'enchevê­trent », assure-t-on à l'Anru. Les jumelles sont fournies pour y voir clair ?

Isabelle Barré

Partager cet article

Repost0
1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 11:22
LibVendredi denier, passée la stupeur, c'est le mécontentement qui caractérisait les échanges entre  plusieurs membres du secrétariat national du PS à la lecture de l'interview donnée à Libération par Martin Schulz Président du groupe socialiste au Parlement européen.

Dans son édition du 26 janvier le journaliste Jean Quatremer rapportait la réponse suivante à sa question, "si la France vote une deuxième fois "non" en 2009, l'Europe peut-elle continuer sans la France?"

Martin Schulz, «s'il ya un deuxième non après que toute l'Europe a essayé de trouver des compromis avec la France, la question de l’appartenance de la France à l’Union sera posée ».

Plusieurs d'entre nous, parlementaires européens, responsables du PS, avions décidé de rendre publique notre désaccord total avec le fond et la méthode des propos de Martin Schulz. En effet qu'un dirigeant européen de son statut, en outre responsable politique allemand de premier plan, puisse envisager l'Union européenne sans la France, au détour d'une interview de bas de page dans Libé, et ceci au coeur la compagne présidentielle, était à nos yeux, aussi stupéfiant qu'absurde. Il n'y a pas d'Union Européenne possible au sens d'union politique sans la France ou l'Allemagne.

Pourtant, lundi, martin Schulz, anticipant notre  réaction, nous a fait parvenir le rectificatif suivant :

Libération a publié une interview de Martin Schulz dans son édition du 26 janvier 2001 qui lui attribue une citation tronquée qui ne correspond en aucune manière à l'enregistrement sonore. A la question "si la France vote une deuxième fois "non" en 2009, l'Europe peut-elle continuer sans la France?", Martin Schulz a répondu au journaliste : " ....(Si) un gouvernement socialiste mené par Ségolène Royal trouve un accord avec les autres Etats membres en Europe et n'arrive pas à gagner, pour ce compromis, le peuple français, alors il faut donc poser une question: est-ce que le peuple français ne veut plus du gouvernement ou de l'Europe. Si pour la deuxième fois après que le gouvernement de la France a dit oui, le peuple dit non, ce ne sera pas seulement une crise pour l'Europe cela sera une crise pour la France car un gouvernement français qui trouve des compromis avec ses partenaires et ensuite est puni encore une fois pour ça, c'est inimaginable".

Ce rectificatif m'inspire un commentaire. Si la citation publiée dans Libération procède d'un raccourci dont le journaliste est le seul responsable, c'est édifiant. Je ne commenterai pas davantage. Les lecteurs de libération s'en chargent déjà, hélas, en préférant d'autres lectures quotidiennes. Enfin, si je devais exprimer un souhait, ce serait que Martin Schulz publie ce démenti dans les colonnes de Libération, manière de clore cet épisode malheureux.

Benoît Hamon
Député européen
secrétaire national du PS
au projet européen

Partager cet article

Repost0
1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 10:30
Un vrai débat intéressant qui tord enfin le cou à "travaillez plus pour gagner plus"...


Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 18h
Du grain à moudre


Ecoutez


émission du mardi 30 janvier 2007
Les vrais sujets sont-ils dans la campagne ? 3-Temps libre ou pouvoir d'achat



Yann Algan.  Economiste. Professeur à l'école d''économie de Paris et Université de Marne La Vallée.


Marc Fleurbaey.  Economiste, philosophe, Directeur de recherches au CNRS, Professeur à Paris 5.


Maryse Dumas.  Secrétaire Confédérale de la CGT.


Jean-Louis Caccomo.  Maître de Conférences en Sciences économiques à l'Université de Perpignan.





Jean-Louis Caccomo
La troisième voie : impasse ou espérance
Les Presses Littéraires Editions - 2007

L'année 2007 sera-t-elle une année électorale décisive ou la répétition inlassable d'un scénario trop longtemps rôdé ? Entre les bavards et les braillards, y a-t-il de la place pour une troisième voix ?

Partager cet article

Repost0
1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 10:21
Bon c'est vrai qu'un des invités a été changé au dernier moment, mais quand on s'extrait de la partie de ping-pong entre les deux combattants qui étaient sur le plateau, on trouve encore quelques intérêts à deux ou trois sujets dans ce débat.


Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 18h
Du grain à moudre



Ecoutez

Podcast




émission du mercredi 31 janvier 2007
Les paradoxes du nietzschéisme de gauche


Le nietzschéisme français a connu plusieurs incarnations. II y a eu le nietzschéisme gidien, dans les années 10 et 20, esthète et, bien sur « immoraliste » ; il y a eu ensuite une tendance plus sévère et tragique, avec le « Collège de sociologie », « foyer d’énergie », au centre duquel rayonnait Georges Bataille. Il y a eu un nietzschéisme fasciste, mêlant socialisme sorélien, culte de « l’énergie » et rêves de domination continentale… Un nietzschéisme camusien. Mais le dernier grand moment nietzschéen remonte aux années 60 et 70, et il fut dominé par Michel Foucault. Je passe pour le moment par indulgence sur le cas le plus récent, celui de l’athéologue Michel Onfray, sur lequel on va sans doute s’attarder dans quelques minutes.
Comment semblable lignée d’hommes se réclamant généralement de la gauche – et aux talents divers - a pu se réclamer d’un penseur qui n’a jamais caché le mépris que lui inspirait la démocratie, démocratie en laquelle il voyait la revanche de la plèbe sur les aristocraties naturelles ? Un philosophe qui a poussé l’apologie de la hiérarchie et de la domination jusqu’à avoir proclamé l’esclavage « condition de toute civilisation supérieure » (Par delà le bien et le mal 239) ? Telle est la question que pose aujourd’hui un jeune philosophe marxiste, Aymeric Monville, auquel nous sommes redevables d’une réédition partielle de l’œuvre introuvable de Lukacs, « la destruction de la raison ».
Il faut bien dire que cette question : comment des hommes de gauche peuvent-ils « penser avec Nietzsche », elle avait déjà été posée, et en particulier, en 1991, par un collectif de philosophes, emmené par le duopole Luc Ferry-Alain Renaut. Cela s’appelait « Pourquoi nous ne sommes pas nietzschéens. » Mais pour vous, Aymeric Monville, il s’agissait là d’un anti-nietzschéisme bien-pensant, fruit d’une alliance « d’un droite bégueule et d’une gauche bigote ».
Votre anti-nietzschéisme à vous est d’obédience marxiste, d’un marxisme orthodoxe. Et vous avez tendance à ne voir dans Nietzsche que l’ombre portée des mouvements politiques qui se sont réclamé du philosophe allemand, plusieurs décennies après sa mort. Or, comme l’a écrit Philippe Raynaud, : « si Nietzsche occupe dans l’histoire de la philosophie politique une place singulière, elle vient du caractère extrêmement divers, et parfois franchement désastreux, de sa postérité. » Mussolini surtout, mais aussi Hitler, s’en sont réclamé. A quoi, je vous opposerais personnellement que si le marxisme a été transformé en religion d’Etat par Staline, l’un des plus grands massacreurs de l’histoire moderne, cela n’entraîne pas l’invalidation du marxisme en tant que philosophie.
Un penseur est-il responsable de l’usage qu’on peut éventuellement faire de sa pensée ? On voit qu’au-delà même du cas Nietzsche, nous entendons aborder de bien graves questions…



Raphaël Enthoven.  Philosophe. Producteur à France Culture.


Aymeric Monville.  Traducteur et Directeur d'une collection d'ouvrages marxistes aux Editions Delga.



Raphaël Enthoven
Un jeu d'enfant : la philosophie
Fayard - 2007
 

Le philosophe raconte sa vie en philosophie depuis l'enfance et son compagnonnage avec des philosophes tels que Deleuze, Kant, Jankélévitch, Nietzsche, Leibniz, Spinoza, etc.



Aymeric Monville
Misère du nietzschéisme de gauche : de Georges Bataille à Michel Onfray
Aden éditions - 13 janvier 2007

Ce livre dévoile les ressorts idéologiques qui se dissimulent dans l'oeuvre de Nietzsche. Sa philosophie sert d'arme au sein de la gauche critique pour s'attaquer au matérialisme issu des Lumières et à l'ensemble de la philosophie issue du marxisme et du mouvement ouvrier.


Jean-Pierre Faye
Le vrai Nietzsche : guerre à la guerre
Hermann - avril 1998

L'auteur de Langages totalitaires suit le fil conducteur que trace la rigueur de la philosophie de Nietzsche à l'horizon de l'histoire. On redécouvre un Nietzsche qui rejetait avec véhémence "la folie du Reich" et se déclarait "l'Anti-antisémite".


Jean-Pierre Faye
Nietzsche et Salomé : la philosophie dangereuse
Grasset - mars 2000

Cette étude démontre à quelles circonstances tient l'erreur d'interprétation historique qui fait de Nietzsche le porte-parole d'une idéologie raciste, antisémite, fasciste. Elle restitue aussi l'histoire d'amour qui lie Nietzsche à Lou. Enfin, elle interprète des phénomènes contemporains avec les concepts de Nietzsche : Bosnie, Kosovo, Tchétchénie.
 

Partager cet article

Repost0
31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 16:54
Je ne savais pas que les véritables sociaux-démocrates du Parti Québécois s'étaient organisés en courant, erreur réparée... Je vous invite à aller visiter leur site : www.spqlibre.org

Partager cet article

Repost0
31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 15:08

Quand les RG fichent les voisins du QG de Nicolas Sarkozy

 

Une cellule des Renseignements généraux met sous pression les riverains du siège de campagne du candidat UMP, rue d'Enghien, à Paris. L'équipe de campagne a refusé de commenter.

 

Un extrait du document de la Préfecture de police de Paris, pour le consulter en intégralité, cliquez ici

Un extrait du document de la Préfecture de police de Paris, pour le consulter en intégralité, cliquez ici DR

Début janvier, Nicolas Sarkozy établit son QG de campagne 18 rue d’Enghien, dans le Xème arrondissement de Paris. Le candidat a choisi ce quartier pour s’éloigner des arrondissements chics, les 8ème et 16ème. Dès le premier jour, la rue d’Enghien est mise sous haute surveillance policière. Dans la foulée, tous les habitants des trois immeubles qui font face au QG reçoivent une étrange enveloppe saumon, sans cachet de la Poste.

A l’intérieur, une lettre, datée du 15 janvier (voir document), leur demande de répondre au plus vite à un recensement de sécurité. On leur communique un numéro de téléphone. Au bout du fil, un policier questionne : nom, prénom, date de naissance. Au cours de la conversation, le policier se fait plus précis. Il suggère à son interlocuteur de ne pas recevoir de paparazzi chez lui, évoque avec lui les dangers terroristes, la présence d’un éventuel sniper planqué sur les toits. En quelques minutes, l’habitant de la rue d’Enghien est mis sous pression. Le voilà devenu un riverain fiché par la police.

 

Des riverains choqués

En fait, le fonctionnaire est un agent du service Enquête des Renseignements Généraux de la préfecture de Police de Paris, basé rue aux Ours, dans le 3ème arrondissement. Cette cellule des RG enquête généralement sur les mariages blancs, les candidatures pour les postes particulièrement signalés. Sa mission : fouiller le passé de certains citoyens pour le compte de l’administration. Des riverains sont choqués par la méthode. Quand ils téléphonent au numéro indiqué, leur interlocuteur ne leur précise pas qu’il travaille pour les RG, mais il les soumet à un interrogatoire qui leur fait comprendre qu’ils font désormais partie d’un périmètre de haute sécurité et que tous leurs faits et gestes risquent d’être surveillés. "C’est intolérable, raconte une jeune femme du quartier. Nous avons le sentiment d’être dans la Cité Interdite, mais surtout d’être sous le contrôle d’un Big Brother qui s’appelle Nicolas Sarkozy".

 

"Une annexe du ministère"

Pour la préfecture de Paris, il n’y a rien d’illégal dans cette activité. Est-ce si sûr ? Des habitants fichés par la police pour le seul motif d’être logés près du siège du candidat UMP. Alors qu’aucun autre prétendant à l’Elysée n’a bénéficié de ce "régime de faveur". Au siège de Ségolène Royal et de François Bayrou, on réfute toute enquête sur les voisins effectuée par la police. Pour qui alors travaillent ces fonctionnaires des RG ? Pour le candidat Sarkozy ou pour le locataire de la place Beauvau ? Devant sa porte, une habitante ironise : "C’est une annexe du ministère de l’Intérieur, ici". De son côté, Maître Jean-Pierre Mignard, avocat du couple Hollande-Royal, a décidé de passer à l’offensive: "Cette fois, nous sommes face à une entreprise de fichage systématique de citoyens à des fins personnelles, s’insurge-t-il. C’est presque plus grave que l'affaire Rebelle. Je saisis dès maintenant le président le président de la CNIL, Alex Turk, pour qu’il demande à la DCRG (Direction Centrale des renseignements Généraux), de lui transmettre tous les documents qui ont trait à toutes ces affaires Il faut que les citoyens sachent ce qu’on leur prépare…."

 
"Voyez avec la préfecture de police"
A la suite de la parution de l'article sur nouvelobs.com, l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy a refusé de commenter mercredi ces informations, renvoyant à la préfecture de police.
"Voyez avec la préfecture de police de Paris, nous, on ne s'occupe pas de çà", a indiqué l'entourage du candidat, refusant de dire si la démarche policière lui paraissait justifiée ou excessive. "Voyez avec la préfecture de police quelles sont les mesures mises en oeuvre quand il y a un autre candidat dans un autre quartier", a-t-on indiqué.

Léna Mauger
(cet article est publié dans le Nouvel Observateur daté du jeudi 1er février 2007)

Partager cet article

Repost0
31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 14:58
Ecoutez l’emission. | 29 janvier 2007
ligne
Benoît Hamon - BFM

Si le lecteur ne s’affiche pas, vérifiez que vous possedez le plugin flash player sur votre navigateur. Pour l’obtenir gratuitement cliquez ici

Ce fichier n’est pas sous licence Creative commons.

Partager cet article

Repost0
31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 11:49
La campagne présidentielle entamée sérieusement depuis la désignation de Ségolène ROYAL, par 60% des adhérents du Parti socialiste, comme candidate socialiste à l'élection présidentielle d'avril et mai 2007, a naturellement posé un voile médiatique et partisan sur l'expression des sensibilités de la gauche du Parti.
Pour quelques semaines, voire quelques mois (jusqu'à la conclusion des élections législatives en juin), il ne sera pas possible de passer par-dessus l'expression de la candidate qui - même si elle doit sans doute affiner son discours - doit absolument primer sur toutes les autres afin de convaincre les électeurs français de la choisir elle au premier tour puis au second pour porter les couleurs de l'espoir face à une droite réactionnaire et une extrême droite confusionniste.

Dans cette affaire, les militants et les responsables de NPS doivent apporter leur pierre à l'édifice, aider la candidate dans son travail de labour de la France électorale, apporter tout leur poids et leurs idées dans les débats participatifs, car il n'y a pas de raison qu'ils soient moins citoyens-experts que les autres...
Et je trouve que dans cet exercice chacun dans leur domaine, Benoît Hamon et Henri Emmanuelli tiennent bien leur rôle, animés par une ligne directrice claire : avant tout faire gagner notre camp.

Pour le reste, soyons honnêtes, la situation n'est pas aisée. NPS en tant que courant s'est divisé. Déjà blessé par la défection d'Arnaud Montebourg aux lendemains du congrès du Mans, le courant n'a pas pu s'entendre sur le choix d'un candidat qui porterait mieux que les autres les orientations que nous défendons depuis l'automne 2002.
Les règles que nous avions fixées en juin 2006 sur un devoir de responsabilité et de "chasteté" médiatique dans l'expression des préférences électives des uns et des autres, ont été brisées au milieu de l'été par Vincent Peillon ; l'exercice difficile de remontée à contre-courant à Saint-Nazaire n'a pas pu rattrapper les coups partis, présentant le courant comme divisé entre la majorité des élus locaux d'un côté pour Ségolène Royal et la majorité des cadres fédéraux et des militants de l'autre qui choisissaient soit Laurent Fabius soit de ne pas se prononcer.
NPS - courant fondé en partie sur la non personnalisation de la vie politique et le refus des institutions de la Vème république - n'était évidemment pas préparé à affronter un débat et un choix personnalisé à l'extrême...
La suite n'a rien arrangé ; bien que ne venant plus en direction nationale, les amis de Vincent Peillon ont tenté d'expliquer que Benoît Hamon et Henri Emmanuelli refusaient de réunir le courant, alors que c'est eux pour le coup tiennent encore le mince filet qui sert à nous lier tous ensemble. S'en suit désormais des accusations relayées dans les fédérations par des camarades mal informés de vol de fichiers... ambiance !

Alors ? NPS est mort, vive autre chose ?

Je ne le crois pas. Et pourtant des forces sont d'ores et déjà à l'oeuvre pour expliquer ici ou là, que sans renier nos convictions et les orientations cohérentes et originales que nous avons élaboré depuis plus de 4 ans, nous pourrions bientôt travailler avec d'autres dont nous ne partageons pas la moindre analyse politique, mais que cela pourrait faire progresser nos idées.
Passe encore que certains aient bousculé toutes les règles de bonne conduite internes qu'ils avaient eux-mêmes fixées pour choisir une candidate dont ils ne partageaient sans doute pas les propositions mais qui leur paressaient la mieux à même de mener les socialistes à la victoire ; cette analyse peut s'entendre, les rocardiens n'ont pas cessé d'être de bons socialistes quand ils ont dû faire campagne pour François Mitterrand en 1981 et 1988 alors qu'on sait très bien qu'ils ne partageaient pas les analyses...
Mais il devient difficile d'entendre dans la bouche de certains de nos camarades qui avaient défendu les mêmes orientations que nous - avec parfois plus de virulence - retourner leurs vestes par exemple sur les institutions et les quotas d'immigration.
Alors je le dis : il n'est pas possible que nous noyions NPS dans un rassemblement avec des idées accomodées pour un grand courant de la présidente avec François Rebsamen qui nous explique qu'il faut adapter le PS à la Vème République et Julien Dray qu'il faut mettre en place des quotas d'immigration...

NPS doit rassembler autour de lui et non pas se fondre. Rassembler d'abord les morceaux épars des divisions issues du congrès du Mans ; il faudra nous retrouver avec Mickaël Moglia, avec Gérard Filoche... Rassembler au-delà, car nous portons avec nous un réelle cohérence,avec la gauche du Parti, aubrystes, fabiusiens, vidaliestes, etc... Certains me diront il n'est pas le temps encore de penser au prochain congrès... Mais camarades, tous les autres y pensent et en général pour transformer le parti en club de supporters sociaux-libéraux.
Alors la première étape, c'est faire élire Ségolène Royal ; et la seconde construire une force qui permette d'influence l'application d'un programme de gauche en faisant élire le maximum de députés socialistes proches de nos valeurs et en constituant dans le Parti une force qui imposera une nouvelle relation entre l'exécutif élyséen et le parti majoritaire. C'est la seule manière de pouvoir maintenir vivant un vrai parti social-démocrate en France, capable de porter une vision alternative de la construction européenne et de la mondialisation.

Frédéric FARAVEL

Partager cet article

Repost0
30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 17:15
L'Assemblée d'Irlande du Nord est dissoute

Des élections devraient conduire à un partage du pouvoir dans la province, après la reconnaissance de la police nord-irlandaise par le Sinn Féin.

 

Le leader du Sinn Féin, Gerry Adams

Le leader du Sinn Féin, Gerry Adams

(Reuters)
La Grande-Bretagne a dissout l'Assemblée d'Irlande du Nord sur le coup de 0h, mardi 30 janvier, ouvrant la voie à de nouvelles élections pour tenter de parvenir à un partage du pouvoir dans la province, objectif prévu par l'accord de paix pour l'Ulster mais qui a longtemps paru distant.
La dissolution officielle de l'assemblée, composée de 108 parlementaires, permettra aux protestants et aux catholiques de partir en campagne pour tenter de renforcer leur influence aux élections prévues le 7 mars. La dernière législature, élue en 2003, n'est jamais parvenue à s'accorder sur la formation d'un gouvernement bi-confessionnel.

Date butoir du 26 mars

Les gouvernements britannique et irlandais souhaitent voir un tel gouvernement émerger une semaine après les élections, et asseoir son autorité sur la plupart des ministères avant la date butoir du 26 mars fixée par Londres.
La date de l'élection devrait être confirmée par les Premier ministres britannique Tony Blair et irlandais Bertie Ahern lors d'une rencontre entre les deux dirigeants mardi après-midi à Londres. Ils devraient également dévoiler un rapport d'experts détaillant les engagements de plus en plus importants de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) pour une coexistence pacifique. L'IRA a renoncé aux armes en 2005, et le rapport devrait montrer que ses membres ont effectivement abandonné progressivement ses activités criminelles depuis.

Partage du pouvoir

Un autre développement qui a fortement augmenté les chances d'arriver à un partage du pouvoir entre protestants et catholiques est la reconnaissance par le Sinn Féin, dimanche, de la police nord-irlandaise, tournant ainsi la page de décennies d'hostilité ouverte aux forces de l'ordre majoritairement protestantes de la province. Le Sinn Féin est considéré comme la vitrine politique de l'IRA. (AP)

L'idéal serait que les deux partis nationaliste (social-democratic and labour party) et républicain (Sinn Féin) fassent cause commune et présentent des listes unies ; devenant par la même occasion le premier parti de la province, ils hériteraient de la charge de chef du gouvernement local...
Frédéric FARAVEL

Partager cet article

Repost0