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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 09:48

Sinn Féin vote la fin formelle de la guerre civile

Gerry Adams, le leader de Sinn Féin. (REUTERS)

Le parti reconnaît la police nord-irlandaise et entend partager le pouvoir avec les unionistes.

Par Karine LE LOËT - Dublin envoyée spéciale - lundi 29 janvier 2007 - Libération

Hier, 890 délégués du parti républicain Sinn Féin, réunis à Dublin en Ard Fheis (assemblée extraordinaire), ont voté à 90 % en faveur de la reconnaissance de la police nord-irlandaise. Le geste est historique et devrait permettre, si le camp protestant le veut, de mettre fin formellement à la guerre d'Irlande du Nord. Depuis la création de la RUC (Royal Ulster Constabulary), en 1921, le parti avait toujours refusé de reconnaître cette institution, perçue comme le bras armé de l'unionisme.
[...]
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Sinn Féin reconnaît la royal ulster constabulary

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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 09:44
Tout le monde se moquait de moi quand je disais que contrairement à ce qu'on pensait le positionnement de Ségolène Royal ouvrait un boulevard à Bayrou...

Présidentielle - Cette gauche tentée par le vote Bayrou

François Bayrou séduit notamment les orphelins de la deuxième gauche ou les sociaux-démocrates.

Déçus par la campagne de la candidate PS, des proches de DSK et de Fabius manifestent intérêt et soutien pour le patron de l'UDF.

Par Nathalie RAULIN – Libération - lundi 29 janvier 2007

Le promoteur de la révision de la loi Falloux, ex-ministre du gouvernement Balladur y croit. Ne rallie-t-il pas sous sa bannière, un nombre grandissant d'éminences socialistes. Dans son bureau de campagne à deux pas du siège parisien de l'UDF, Marielle de Sarnez, bras droit du candidat centriste, engrange depuis trois mois les marques d'intérêt, voire des offres de service d'encartés du PS. Parmi ces soutiens, il y a des personnalités orphelines de la deuxième gauche, comme l'historien et biographe de Jaurès, Jean-Pierre Rioux, ou encore les sociaux-démocrates dans la mouvance de Dominique Strauss-Kahn, à l'instar de l'ancien membre du cabinet de Pierre Mauroy à Matignon, Jean Peyrelevade. «Le PS, divisé entre partisans de l'intégration européenne et adversaires du capitalisme et de la mondialisation, est hors d'état de gouverner, explique l'ex-patron du Crédit Lyonnais, Ségolène Royal est un voile de modernisme qui dissimule une régression de la gauche. Pour moi, elle est déjà battue.»
[...]
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Le vote Bayrou de gauche

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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 18:05
Georges Frêche a été exclu du Parti socialiste

a commission des conflits du PS, réunie samedi 27 janvier, a décidé d'exclure du parti le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, en raison de ses propos sur le nombre de joueurs noirs en équipe de France.

À la mi-novembre, Georges Frêche avait regretté, devant le conseil de l'agglomération de Montpellier, que l'équipe de France de football compte "9 blacks sur 11" joueurs alors que, selon lui, "la normalité serait qu'il y en ait 3 ou 4".

"Il est apparu aux membres de la commission que, sans conteste, ces propos – au-delà de leur caractérisation pour le droit – ne sont pas compatibles avec les valeurs d'égalité et de respect des Droits humains qui fondent depuis toujours l'engagement du PS et sont contenues dans sa déclaration de principe mais aussi (...) dans les principes constitutionnels de notre république", a souligné le PS dans un communiqué.

Samedi, Georges Frêche, estimant que la décision était "jouée d'avance", ne s'est pas déplacé à Paris pour participer à la réunion, qui a duré près de 4h. Il avait annoncé, avant la réunion de la commission des conflits du parti, qu'il ne souhaitait pas abandonner ses mandats électifs de président de région et président de l'agglomération de Montpellier.

DÉRAPAGES RÉPÉTÉS

Ségolène Royal, qu'il dit soutenir, est ce week-end en déplacement aux Antilles. "S'il n'avait pas dit ce qu'il a dit nous aurions été tous, et lui en particulier, dans une situation plus agréable. Cette situation est très désagréable et le Parti socialiste ne peut pas continuer à avoir dans ces rangs quelqu'un qui tient des propos de telle sorte", a dit samedi à Fort-de-France Patrick Mennucci, directeur adjoint de campagne de Ségolène Royal.

Jeudi, Georges Frêche a été condamné à 15 000 € d'amende pour avoir qualifié des harkis de "sous-hommes" le 11 février 2006 lors d'une cérémonie publique, ce qui a été qualifié par la justice d'"injure envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse". Cette affaire lui avait déjà valu une suspension pour 2 ans des instances nationales de son parti.

Agé de 68 ans, Georges Frêche était parmi les fondateurs du PS en 1972 et il a été élu député de ce parti dès 1973. Il a été maire de Montpellier de 1977 à 2004. Ses dérapages verbaux, souvent en rapport avec les communautés immigrées, ont de longue date suscité des polémiques judiciaires et politiques. À propos des émeutes de l'automne 2005, il avait ainsi accusé les policiers de "mettre le feu eux-mêmes aux bagnoles", ce qui lui vaudra un nouveau procès le 22 février.

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 12:33

vendredi 26 janvier 2007 - France Inter - 8h16

Un monde jamais vu

Ce n’est rien, rien qu’un adjectif et une statistique mais qui en disent long sur l’état du monde. Le premier -«idiot» - a été employé, hier, à Davos, par le vice-Président irakien, Adel Abdel Mehdi, pour qualifier l’intervention américaine dans son pays. «Les Irakiens et l’Irak ont été placés sous occupation, ce qui était une décision idiote», a-t-il déclaré alors même qu’il est chiite, membre, donc, d’une communauté martyrisée sous Saddam Hussein et qu’il s’adressait au gratin international du monde des affaires, un public qui n’est pas précisément anti-américain.

Comme si la concision de ce mot ne suffisait pas, Adel Abdel Mehdi a enchaîné en expliquant qu’il était «totalement en faveur de l’entière participation de nos voisins, y compris, a-t-il dit, de la Syrie et de l’Iran, à une table ronde sur l’Irak et sur une vision globale pour toute la région».

Le Forum économique mondial, «les maîtres du monde» comme on dit, vient ainsi d’être informé que le n°2 du régime irakien, d’un régime mis en place par les États-Unis, juge non seulement, et en quels termes, que cette guerre était une erreur mais aussi qu’il faudrait désormais négocier une sortie de crise avec Damas et Téhéran, ce à quoi Georges Bush se refuse.

C’est bien sûr le signe que tout ne va plus au mieux entre la Maison-Blanche et les dirigeants irakiens mais là n’est plus le important. Ce qui frappe le plus dans cette déclaration, c’est que jamais Adel Abdel Mehdi ne se serait permis de tels propos devant un tel public s’il ne considérait pas que les Etats-Unis sont en pleine déconfiture, ne contrôlent plus la situation qu’ils ont créée en Irak et ne maîtrisent plus le Proche-Orient.

Le roi est nu, a-t-il dit et, oui, c’est vrai, Georges Bush aura réussi par cette «idiotie» a profondément réduire le prestige et l’influence des États-Unis qui ne s’en remettront ni facilement ni rapidement.

La statistique maintenant. Patrick Roger la donnait, hier, en ouverture de son journal de 8h mais il faut y revenir. La Chine a connu, l’année dernière, un taux de croissance de 10,7%. Elle devrait atteindre le même niveau en 2007. C’était sa 4ème année consécutive de croissance à 2 chiffres. La Chine ne cesse plus, depuis un quart de siècle, de progresser à pas de géant et, à ce rythme, elle devrait avoir ravi, en 2008, la place de 3ème puissance économique mondiale à l’Allemagne. Non seulement la Chine est devenue un géant économique mais la force de ses armées inquiète toute l’Asie et les États-Unis et son poids politique, logiquement, s’affirme, notamment au Conseil de sécurité où on l’entend et, forcément, l’écoute sur tous les dossiers chauds.

À l’aube de ce siècle, le monde est ainsi fait d’États-Unis lourdement endettés et politiquement décrédibilisés, d’une Chine chaque mois plus incontournable et d’une Europe en panne politique et croissance chétive. Ce monde ne ressemble plus en rien à ce qu’il était depuis un demi millénaire – un monde d’absolue prépondérance occidentale. Nous entrons dans du jamais vu.

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 12:26
une excellente émission qui démontre à quel point l'hégémonie culturelle est la clef du pouvoir, où la destruction de la culture pour être remplacé par une culture de la médiocrité, prépare la prise du pouvoir par les ultra-libéraux en France...
Fred
Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 18h
Du grain à moudre



Ecoutez




émission du mercredi 24 janvier 2007
La droitisation des esprits ?

Pendant longtemps, peut-être depuis sa naissance politique, sur les bancs de l’Assemblée constituante, la droite s’est vécue comme une force politique tout juste capable de freiner des évolutions politiques et sociales qu’elle pensait inéluctables, mais qu’au fond d’elle-même, elle réprouvait. L’égalisation des conditions, la remise en question des hiérarchies sociales.
Pendant des décennies, en France, depuis la libération, la pensée de gauche a exercé une « hégémonie culturelle » sans partage. D’après Eric Dupin, qui vient de publier « A droite toute », nous assisterions, depuis les années 80 du siècle dernier, à un retour du balancier. Après la Grande-Bretagne thatchéro-blairiste et les Etats-Unis, la France serait atteinte, elle aussi, par une vague de conservatisme. Une vague sur laquelle surferait sans complexes le candidat de l’UMP. En effet, les droites françaises traditionnellement divisées entre sensibilités bonapartistes et orléanistes, seraient finalement parvenues à une fusion sous la férule de Nicolas Sarkozy.
Une « alliance de classes » improbable, entre les élites de l’argent, d’une part et des catégories populaires exaspérées par l’insécurité, et aspirant au retour des valeurs traditionnelles, d’autre part, serait lourde d’une espèce de révolution conservatrice. En outre, la gauche aurait commis l’erreur d’accepter le combat sur le terrain choisi par l’adversaire et Ségolène Royal fait, dans son livre un peu figure d’ennemi infiltré.

Invités

Eric Dupin.  Journaliste.

Daniel Lindenberg.  Historien des idées. Professeur à Paris-VIII

Joseph Macé-Scaron.  Directeur adjoint de Marianne. Producteur à France Culture. « Jeux d’épreuves » samedi à 17h.




Daniel Lindenberg
Le rappel à l'ordre : enquête sur les nouveaux réactionnaires
Seuil - 5 novembre 2002

Voir le site

Du procès de 1968 à celui de l'islam en passant par la condamnation d'une école qui brade la culture et d'une " pensée unique " qui bafoue les références nationales, les nouveaux réactionnaires ont plusieurs visages et semblent échapper aux clivages politiques traditionnels. Lointains héritiers des années 30 et de débats que l'on croyait éteints, ils oeuvrent cependant de concert à l'élaboration d'une nouvelle synthèse idéologique de combat à la fois contre la gauche égalitaire et contre la droite libérale. Fondé sur une enquête menée aussi bien dans la presse, les revues intellectuelles, les essais que la littérature romanesque, cet essai tente d'en dresser le portrait et d'en identifier les traits dominants.

- Note de l'éditeur -


Eric Dupin
A droite toute
Fayard - 10 janvier 2007

Voir le site

Analyse l'évolution des partis de droite français, leurs points de vue sur le libéralisme et la mondialisation, leur positionnement par rapport à l'histoire des conservateurs en France, leur inscription dans la dynamique néolibérale contemporaine, etc.



> Blog de Eric Dupin

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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 10:31

Enquête des Renseignements généraux

A la suite des informations précises et circonstanciées publiées par Le Canard Enchainé selon lesquelles le ministère de l’Intérieur a donné ordre aux Renseignements Généraux d’enquêter sur des membres de l’équipe de campagne de Ségolène ROYAL, le Parti socialiste demande au Chef de l’Etat de rappeler les règles élémentaires et de donner toutes les garanties du respect des principes démocratiques.

Ces pratiques dignes des pires campagnes électorales sont inacceptables.

Ces informations révélées confirment la confusion totale des genres entre fonction ministérielle et candidature à l’élection présidentielle.

Communiqué de Julien DRAY,
Porte-parole du Parti socialiste

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 11:07
J'avoue que je ne bouderai pas mon plaisir en constatant ce que je considère comme une sortie courageuse, à peu de frais et tout à fait réfléchie de Ségolène Royal sur la souveraineté du Québec.
Car Regardons y de plus près : le Parti Québécois est membre associé de l'Internationale socialiste et il est normal que la candidate socialiste à l'élection présidentielle soutienne son alter-ego québécois venu visiter la France.
Le combat des Péquistes - et André Boisclair typiquement représentatif de sa génération en est une preuve - n'est pas un combat bêtement nationaliste et d'arrière-garde.
Les jeunes leaders du PQ ont plus fait leurs études en Amérique que leurs prédécesseurs qui venaient poursuivre 2nd et 3ème cycle en France ; ils sont accrochés à leur continent et pleinement conscients des enjeux politiques qui les dépassent ; ils sont alter-mondialistes, et souhaitent participer à une véritable intégration continentale qui prennent en compte les intérêts des peuples et pas seulement du libre-échange et des multinationales, en cela ils regardent plus volontiers vers leurs cousins latins et progressistes d'Amériques du sud que chez leurs voisins immédiats conservateurs ou libéraux de la fédération canadienne et des Etats-Unis.
Car les Péquistes sont bien des sociaux-démocrates et c'est pitié de regarder le Canada - qui est régi par une constitution fédérale rejetée par l'ensemble des institutions québécoises (donc quelque part une constitution illégale) -  passer de Charybde en Scylla, de Libéraux en Conservateurs (qui osent se camoufler du terme de "progressistes"). Ainsi Stephen Harper, premier ministre canadien conservateur, est un odieux personnage qui applique une politique d'inféodation à George W. Bush, tant sur la politique étrangère que sur le protocole de Kyoto, et peu m'importe qu'il puisse être choquée par les propos de notre candidate. Qu'il soit Canadien, Français, Américain ou Européen, un conservateur reste un adversaire !
Et son complice, premier ministre dit "libéral" du Québec, Jean Charest, pantin ridicule et lamentable, n'est rien que l'ancien président fédéral du parti de Monsieur Harper, dont la politique depuis 4 ans abime la Belle Province.

Il est temps que les Québécois puissent enfin, et sans ingérence, donner un coup de balais à toute cette clique qui est l'héritière de ceux qui l'ont mise sous état d'urgence et état de guerre en 1970 et se satisfaisait fort bien du statut de société semi colonisée qui s'appliquait au Québec francophone avant l'arrivée au pouvoir de René Levesque et du PQ en 1976.
Sans ingérence, donc ! et la première des ingérences à mettre à bas, c'est celle des trucages électoraux à l'occasion des deux référendums de 1980 et 1995 pour éviter que le Québec puissent proclamer son indépendance, tout cela soutenu par une campagne de peur, financée à millions de dollars par le gouvernement canadien et les multinationales. La dernière fois il a manqué 50 000 voix. La prochaine fois sera la bonne. Ce ne sont pas les déclarations des responsables politiques français qui détournent le vote, mais les magouilleurs d'Ottawa.
Frédéric FARAVEL

Ségolène Royal affiche ses sympathies souverainistes

Christian Rioux – Le Devoir - Édition du mardi 23 janvier 2007 - Correspondant du Devoir à Paris - avec Antoine Robitaille à Québec

Le courant passait hier à Paris entre la candidate socialiste et André Boisclair

Paris - La candidate socialiste à la présidence française, Ségolène Royal, n'a pas caché sa sympathie hier à l'égard de la souveraineté du Québec. Sortant d'un entretien de 15 minutes avec le chef de l'opposition, André Boisclair, elle a déclaré que l'objectif des souverainistes était «conforme aux valeurs qui nous sont communes, c'est-à-dire la souveraineté et la liberté du Québec. Et je pense que le rayonnement du Québec et la place qu'il occupe dans le coeur des Français vont dans ce sens».

Lire la suite de l'article : Réactions Le Devoir

Ségolène Royal favorable à la souveraineté du Québec

 

Michel Dolbec - Paris - Cyberpresse.ca - lundi 22 janvier 2007
Tout en rappelant qu'elle n'avait jamais mis les pieds au Québec, la candidate à l'élection présidentielle française, Ségolène Royal, a montré lundi une sympathie inattendue pour la «souveraineté et la liberté du Québec».
La socialiste a évoqué le sujet au siège de son parti, rue de Solferino, après un entretien d'une quinzaine de minutes avec le chef péquiste André Boisclair, en visite à Paris.
Après le départ du chef de l'Opposition et de son équipe, attendus à l'Hôtel Matignon pour un rendez-vous avec le premier ministre français, Mme Royal a pris quelques minutes pour s'entretenir avec la presse québécoise.
«Quelles sont vos affinités avec la souveraineté du Québec ?» lui a-t-on demandé.
«Elles sont conformes aux valeurs qui nous sont communes, c'est-à-dire la souveraineté et la liberté du Québec», a-t-elle répondu d'un ton assuré, avant d'ajouter : «je pense que le rayonnement du Québec et la place qu'il occupe dans le cœur des Français vont dans ce sens».

Télécharger la suite de l'article : Réactions cyberpresse.ca

Le chef du Parti québécois à Paris pour consolider les liens de coopération

LE MONDE | 22.01.07 | 15h19  •  Mis à jour le 22.01.07 | 15h19

MONTRÉAL CORRESPONDANTE

ndré Boisclair, chef du Parti québécois (PQ, souverainiste), a commencé, lundi 22 janvier, une visite de 5 jours en France, placée sous le signe de la tradition. Points forts de sa mission, à quelques semaines d'élections provinciales : un entretien, lundi, avec le premier ministre, Dominique de Villepin ; des rencontres avec plusieurs ministres, dont le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy ; au Parti socialiste, avec François Hollande et au Mouvement républicain et citoyen, avec Jean-Pierre Chevènement.

Lire la suite de l'article : BoiclairenFrance

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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 11:19
DOM LOUIS
Je vois bien que je vous embarrasse, et que vous vous passeriez fort aisément de ma venue. à dire vrai, nous nous incommodons étrangement l'un et l'autre; et si vous êtes las de me voir, je suis bien las aussi de vos déportements. Hélas! que nous savons peu ce que nous faisons quand nous ne laissons pas au Ciel le soin des choses qu'il nous faut, quand nous voulons être plus avisés que lui, et que nous venons à l'importuner par nos souhaits aveugles et nos demandes inconsidérées! J'ai souhaité un fils avec des ardeurs nonpareilles; je l'ai demandé sans relâche avec des transports incroyables; et ce fils, que j'obtiens en fatiguant le Ciel de vœux, est le chagrin et le supplice de cette vie même dont je croyais qu'il devait être la joie et la consolation. De quel œil, à votre avis, pensez-vous que je puisse voir cet amas d'actions indignes, dont on a peine, aux yeux du monde, d'adoucir le mauvais visage, cette suite continuelle de méchantes affaires, qui nous réduisent, à toutes heures, à lasser les bontés du Souverain, et qui ont épuisé auprès de lui le mérite de mes services et le crédit de mes amis? Ah! quelle bassesse est la vôtre! Ne rougissez-vous point de mériter si peu votre naissance? êtes-vous en droit, dites-moi, d'en tirer quelque vanité? Et qu'avez-vous fait dans le monde pour être gentilhomme? Croyez-vous qu'il suffise d'en porter le nom et les armes, et que ce nous soit une gloire d'être sorti d'un sang noble lorsque nous vivons en infâmes? Non, non, la naissance n'est rien où la vertu n'est pas. Aussi nous n'avons part à la gloire de nos ancêtres qu'autant que nous nous efforçons de leur ressembler; et cet éclat de leurs actions qu'ils répandent sur nous, nous impose un engagement de leur faire le même honneur, de suivre les pas qu'ils nous tracent, et de ne point dégénérer de leurs vertus, si nous voulons être estimés leurs véritables descendants. Ainsi vous descendez en vain des aïeux dont vous êtes né: ils vous désavouent pour leur sang, et tout ce qu'ils ont fait d'illustre ne vous donne aucun avantage; au contraire, l'éclat n'en rejaillit sur vous qu'à votre déshonneur, et leur gloire est un flambeau qui éclaire aux yeux d'un chacun la honte de vos actions. Apprenez enfin qu'un gentilhomme qui vit mal est un monstre dans la nature, que la vertu est le premier titre de noblesse, que je regarde bien moins au nom qu'on signe qu'aux actions qu'on fait, et que je ferais plus d'état du fils d'un crocheteur qui serait honnête homme, que du fils d'un monarque qui vivrait comme vous.

Dom Juan ou le festin de pierre de Molière

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 21:00
Bravo Liem ! À méditer...


"La moitié des salariés gagne moins de 1 450 euros"
Entretien avec Liêm Hoang-Ngoc, Libération du 15/01/07 | 17 janvier 2007

ligne

IMPOTS. Liêm Hoang-Ngoc, économiste membre du PS, défend une politique fiscale de redistribution

Par François WENZ-DUMAS

Universitaire et chercheur à l’université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne, l’économiste Liêm Hoang-Ngoc, membre du PS et proche d’Henri Emmanuelli, s’insurge contre les idées reçues en matière fiscale. Il vient de publier chez Grasset Vive l’impôt .

Pensez-vous, comme François Hollande, que la gauche, si elle revient au pouvoir, devra abroger les réformes fiscales de la droite ?

C’est la moindre des choses. Le Parti socialiste, dans son programme, propose d’instaurer un impôt sur le revenu universel qui fusionne la CSG et l’actuel impôt sur le revenu. L’idée est d’avoir comme la CSG une assiette plus large assortie d’une réelle progressivité. C’est à l’opposé de ce qu’a fait la droite, qui a diminué la progressivité en réduisant le nombre de tranches, et accordé aux plus hauts revenus des allégements ciblés.

Le seuil de 4 000 euros de salaire net évoqué par le premier secrétaire du PS ne risque-t-il pas de toucher les classes moyennes ?

Un salarié français sur deux gagne moins de 1 450 euros net par mois : c’est cela la réalité. La polémique de ces derniers jours est fondée sur la confusion entretenue par la droite entre salaire net, revenu imposable et foyer fiscal. François Hollande aurait peut-être dû parler de revenu net imposable par part, ce qui aurait clairement mis la barre à 10 000 euros de revenu déclaré pour un couple sans enfant. A ce niveau, il devient difficile de parler de classe moyenne. Il s’agit des 200 000 à 300 000 foyers fiscaux du haut de l’échelle qui, depuis cinq ans, ont bénéficié des principaux allégements. Sait-on que le fameux bouclier fiscal profite en théorie à 93 000 contribuables a priori aisés, mais parmi eux essentiellement aux plus fortunés ? Les 16 000 qui paient l’ISF se partageront 350 millions d’exonération alors que les 77 000 qui ne paient pas l’impôt sur la fortune auront 50 millions d’allégement.

Mais à trop taxer les hauts revenus, ne risque-t-on pas de « tuer l’impôt » et d’inciter les plus riches à s’expatrier ?

C’est l’argument que répètent les libéraux et néoconservateurs : trop d’impôt tuerait l’impôt. Johnny Hallyday part en Suisse. Un riche quitterait tous les jours la France pour ne pas payer l’ISF ! Que pèsent les 365 personnes qui quittent la République rapportées à tous ceux qui viennent chaque année en France participer à la création de richesse ? Le président de la République veut baisser le taux de l’impôt sur les sociétés (IS),qu’il juge trop élevé. Or, il a rapporté 48 milliards d’euros en 2004 et 56 milliards d’euros en 2006 : on ne peut pas dire que son taux de 33 % ait nui à son rendement ! Et une baisse du taux n’aurait aucun effet sur l’investissement : elle irait grossir les dividendes, en réduisant d’autant les recettes de l’Etat. Même chose pour les allégements de l’impôt sur le revenu consentis sur les tranches les plus élevés : le supplément de pouvoir d’achat dont bénéficient les foyers les plus aisés vont vers l’immobilier et l’épargne. Socialement et fiscalement, ces allégements ne se justifient pas. Economiquement, ils sont aberrants.

Ne se focalise-t-on pas sur l’impôt sur le revenu, qui ne représente que 17 % des ressources fiscales ?

Effectivement, et il n’est payé que par un contribuable sur deux. Le plus injuste des impôts est la TVA, qui représente 51 % des recettes publiques hors Sécurité sociale, et que le pauvre paie au premier centime dès qu’il accède à la consommation. L’un des grands rêves des néoconservateurs en matière de réforme fiscale est de réduire l’impôt sur le revenu à un prélèvement à taux unique comme la CSG et de reporter le manque à gagner sur la TVA. Ce serait une absurdité économique, puisqu’une hausse de TVA pèserait sur la croissance et les prix. Mais les libéraux ne sont pas à cela près dès lors qu’il s’agit de démanteler un impôt sur le revenu dont ils refusent la fonction redistributive et solidaire.


Vive l’impôt !
Essai de Liêm Hoang-Ngoc, Editions Grasset - Janvier 2007

ligne

  Deux siècles après la restauration de 1815, les conquêtes de la Révolution française semblent de nouveau en cause. Thermidor économique, la parenthèse libérale ouverte par la gauche en 1983 inaugura une période de transition qui permet désormais au parti de la droite bonapartiste de solder son passé gaulliste. Epousant au grand jour les thèses néolibérales anglosaxonnes, cette même droite, Nicolas Sarkozy en tête, peut afficher sans honte son visage néoconservateur. lire

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 17:53
Hillary Clinton représente la frange la plus opportuniste du centre droit démocrate, mais il est clair que la campagne présidentielle démocrate aura besoin d'elle malgré son vote sur l'Irak et malgré la détestation qu'elle suscite dans tout le sud. Alors question : un ticket Obama-Clinton dans l'un ou l'autre sens peut-il gagner avec le handicap qu'aucun d'eux ne représente le sud, indispensable à la victoire ? Un ticket Clinton-Edwards (dans ce sens) peut-il rassembler les Libéraux américains malgré leur vote de soutien à la guerre de Bush, avec la détestation de l'une et le manque de précision de l'autre ? Finalement n'est-il pas préférable de défendre un ticket Obama-Edwards (dans ce sens), sachant que les finances sont plus dans le camp Clinton ?

Frédéric Faravel

Hillary Clinton se lance dans la course à la Maison Blanche
LEMONDE.FR avec AFP | 20.01.07 | 15h57  •  Mis à jour le 20.01.07 | 16h30

'y vais, et j'y vais pour gagner", a déclaré Hillary Clinton sur son site internet, samedi 20 janvier. Aujourd'hui, j'annonce que je vais former un comité exploratoire pour la course à la présidence" . La sénatrice de New York et ex-Première dame des États-Unis, âgée de 59 ans, a ainsi officialisé sa candidature qui ne faisait de doute pour personne.

Une vidéo accessible depuis la page d'accueil de son site la montre, décontractée, assise sur un canapé dans un intérieur bourgeois."Je crois que le changement arrive le 4 novembre 2008", affirme-t-elle, avec à l'arrière plan une photo de son époux Bill Clinton, président des États-Unis de 1993 à 2001. "C'est une très importante élection avec de grandes questions à la clé. Comment allons-nous mettre fin honorablement à la guerre en Irak ? Comment allons-nous garantir que chaque Américain ait accès à un système de santé viable ?", questionne-t-elle.  Elle promet qu'en tant que sénatrice elle passera "2 ans à faire tout ce qui est (son) pouvoir pour limiter les dégâts que George W. Bush peut faire". "Mais seulement un nouveau président sera capable de réparer les erreurs de Bush et de restorer l'espoir et l'optimisme", ajoute-t-elle.

La sénatrice de New York depuis 2000, confortablement réélue en novembre, annonce également une série de dialogues vidéo sur internet avec les électeurs à partir de lundi.

Hillary Clinton, qui prépare le public américain à sa course à la Maison Blanche depuis son élection en tant que sénatrice il y a 6 ans, est considérée comme la candidate la plus sérieuse dans le camp démocrate. Elle trouvera toutefois sur sa route à l'intrônisation par son parti, le charismatique sénateur Barack Obama, étoile montante des démocrates, qui a annoncé sa candidature mardi.

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