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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 17:04
États-Unis : l'ambition démocrate à l'épreuve du 110e Congrès

e 110e Congrès de l'histoire des États-Unis se réunit pour la première fois, jeudi 4 janvier à Washington. Le Parti républicain perdra simultanément la majorité au Sénat et à la Chambre des représentants, cela ne lui étant pas arrivé depuis 1954. Nancy Pelosi deviendra la 1ère femme à diriger la Chambre des représentants. Mais après les solennités et le décorum, après l'heure de gloire de Mme Pelosi - outre les concerts et autres réceptions en son honneur, elle célébrera ses origines italo-américaines à l'ambassade d'Italie, puis sa foi catholique et son éducation au Trinity College, son enfance à Baltimore -, les démocrates seront confrontés à la dure réalité politique. Portés par de grandes ambitions et de grands espoirs, il leur sera difficile de tenir leurs promesses.

Mme Pelosi s'est engagée à faire passer au moins 6 mesures clés dans les 100 premières heures de travail législatif. Elles vont de règles strictes encadrant le lobbying à la hausse du salaire minimum en passant par la suppression des aides aux compagnies pétrolières, la baisse des taux des prêts aux étudiants, un financement public plus large de la recherche sur les cellules souches embryonnaires et la mise en place de toutes les mesures suggérées par la commission d'enquête sur le 11-Septembre.

Pour la plupart des experts politiques, il ne faudra pas 100h, mais plusieurs semaines pour y parvenir et encore dans l'hypothèse la plus favorable.

Le problème des démocrates tient à l'étroitesse de leurs majorités. A la Chambre des représentants, avec 233 élus démocrates contre 202 républicains, il leur faudra obtenir un certain niveau de coopération, mais la difficulté vient surtout du Sénat. Les démocrates y disposent en théorie de 51 sièges contre 49. Mais le sénateur Tim Johnson est toujours hospitalisé après une hémorragie cérébrale. En outre, au Sénat, un élu peut bloquer presque indéfiniment une loi - le fameux filibuster ou obstruction parlementaire -, s'il n'y a pas une majorité de 60 sénateurs en sa faveur. Cela signifie que les démocrates devront convaincre une 10ne de républicains de les soutenir pour voter certains textes.

"Je ne pense pas que la situation à Washington ait changé si dramatiquement que nous allions avoir droit à un festival d'amour bipartisan quand les textes seront soumis au vote", prévient l'historien politique Julian Zelizer, de l'université de Boston. "Entre une majorité étroite, une opposition hostile et un président qui ne semble pas vouloir accepter le moindre compromis sur de nombreuses questions, cela va être difficile pour la majorité", ajoute-t-il.

De nombreux démocrates croient pourtant que les républicains ne pourront pas s'opposer à certaines de leurs priorités comme l'environnement, la santé ou la hausse du salaire minimum de 5,15 $ de l'heure à 7,25 en 2 ans. "Ce sera difficile pour les républicains de faire de l'obstruction sur des questions d'une importance vitale pour le peuple américain et de retarder des réformes populaires", met en garde le sénateur Barack Obama, qui est candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2008.

Dans le même temps, de nombreux républicains veulent retrouver les principes conservateurs de discipline budgétaire et de réduction du rôle de l'Etat qu'ils avaient perdus de vue depuis plusieurs années. C'est, d'après eux, une des raisons de leur défaite de novembre. "Notre travail n'est pas de rendre la tâche facile aux démocrates quand nous avons un désaccord philosophique profond", prévient le représentant républicain Jeff Flake.

Enfin, même si les 2 Chambres parviennent à adopter des textes, il faudra ensuite que le président les signe pour qu'ils deviennent des lois. George Bush a laissé entendre qu'il ne s'opposerait pas à l'augmentation du salaire minimum, mais il n'acceptera pas de modifier la loi limitant le financement fédéral des recherches sur les cellules souches embryonnaires. Il y a aussi de fortes chances pour qu'il mette son veto à toute réforme du régime d'assurance-maladie, Medicare, visant notamment à contraindre les laboratoires pharmaceutiques à baisser les prix des médicaments.


Lexique

Congrès. Chargé d'élaborer, de discuter et de voter les lois, il comprend le Sénat (Chambre haute), où siègent 100 sénateurs, et la Chambre des représentants (Chambre basse) 435 députés.

Veto. Les lois adoptées par le Congrès sont envoyées au président, qui peut les promulguer ou y opposer son veto. S'il promulgue la loi, il peut cependant y ajouter une déclaration annulant certaines dispositions considérées comme anticonstitutionnelles. George Bush est celui qui a fait l'usage le plus extensif de ce type de déclaration, d'après l'Association des avocats américains (ABA).

Mise en accusation. Le Congrès peut lancer une procédure d'impeachment pour mettre en accusation le président. Bill Clinton en fut l'objet de la part de la Chambre des représentants. Cette procédure fut rejetée par le Sénat.

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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 18:13
ENTRETIEN AVEC MICHEL ONFRAY, PHILOSOPHE ET PARTISAN D'UNE CANDIDATURE UNIQUE DE LA GAUCHE ANTILIBÉRALE
"Un vote de conviction est désormais impossible. On peut voter blanc ou Ségolène Royal"
LE MONDE | 29.12.06 | 15h28

a tentative de trouver une candidature unique de la gauche antilibérale vient d'échouer. Vous l'avez soutenue. Quels sont les responsables de cet échec ?

La Ligue communiste révolutionnaire avait donné le ton en affirmant très vite et très tôt qu'elle n'en serait pas, prétextant des différends sur la gestion de la gauche antilibérale en cas de victoire de la gauche libérale. Lutte ouvrière s'est tenue à l'écart, jouant la carte de l'intégrisme révolutionnaire. La direction du Parti communiste, tout à ses tractations d'appareil menées contre la base des militants, a noyauté les comités antilibéraux afin d'obtenir une majorité communiste lors du vote national. José Bové a tergiversé, s'est fait désirer.

Restaient Patrick Braouezec, Yves Salesse et Clémentine Autain qui ont joué collectivement un jeu que les autres jouaient personnellement. Mais sans succès : l'honnêteté ne paie pas. Les responsabilités sont diluées, mais sans conteste, les états majors de la LCR et du PCF en portent la plus grande part. Comme toujours, les militants sont les dindons de la farce.

N'y a-t-il pas eu aussi des problèmes d'ego entre les différents candidats ?

Bien sûr que si. Je n'ai pas assisté aux tractations en coulisses, mais je crains que José Bové ait été le plus fort dans ce genre de jeu... "J'irai bien, je suis prêt, j'y vais, j'y suis, je repartirais bien, je m'en vais, mais je peux revenir si les conditions m'y obligent", etc. Bové représentait un espoir car il cristallisait plus que lui, mais il n'a pas pris en compte cette dimension qui le dépasse. La culture antiautoritaire des antilibéraux a joué contre une solution claire : chacun voulant le leadership secrètement, mais n'osant pas se comporter comme c'est nécessaire. L'union de la gauche antilibérale nécessitait un génie stratégique et tactique qui a manqué.

Vous dénoncez les pratiques du PCF. Pensez-vous qu'il peut changer ?

Je crains que non tant que ses destinées seront entre les mains de gens comme Marie-George Buffet, dont on ne dit pas assez qu'elle faisait partie de l'équipe de Georges Marchais, grand stalinien s'il en fut. Le PCF n'est plus stalinien car Staline n'existe plus. Il ne soutient plus les pays de l'Est car il n'y en a plus.

Mais la déstalinisation de l'appareil reste à mener, ce qu'attendent les anciens communistes, les exclus, les rénovateurs, les sympathisants, les militants, bon nombre d'adhérents qu'on sacrifie toujours sur les autels des états-majors...

Une démarche de ce genre, hors partis à gauche, est-elle vouée à l'échec ?

Jouons la carte hors partis en tablant désormais sur la base des militants et des sympathisants contre les états-majors plus soucieux de politique politicienne afin de faire rentrer l'argent dans les caisses, notamment avec des tractations de circonscriptions réservées d'élus pour le PCF, ou préoccupés de s'assurer le leadership de l'extrême gauche sur l'échiquier politique français pour la LCR.

Ce qui veut dire que, par-delà les partis politiques constitués, un genre de front populaire antilibéral, à même de préparer les échéances électorales futures, des législatives de 2007 à la présidentielle de 2012. C'est possible dans une formule à inventer de coordinations, de rassemblements, de mutualités.

En avril 2007, parmi les candidats de gauche, pour qui allez-vous voter ?

Je me vois mal donner ma voix à la candidate de Lutte ouvrière, restée bloquée sur un logiciel des années 1920. Je n'ai pas plus envie de voter pour une LCR plus soucieuse de politique politicienne que de la misère française. Je ne voterai pas pour un PCF dont la direction n'a pas renoncé aux méthodes staliniennes. Un vote de conviction semble désormais impossible.

On peut alors choisir de rester pur et se cantonner à la seule éthique de conviction en votant blanc aux 2 tours. On peut aussi mettre les mains dans le cambouis, composer une éthique de responsabilité : voter blanc au 1er tour et Royal au 2nd ; ou voter utile 2 fois en choisissant Ségolène Royal. Ce qui suppose - ce que je crois - qu'à défaut d'idéal, on compose avec une gauche antilibérale responsable qui pense que la droite de Sarkozy, a fortiori celle de Le Pen, ça n'est pas la même chose que la gauche libérale des socialistes.


Propos recueillis par Sylvia Zappi
Article paru dans l'édition du 30.12.06

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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 15:33
Point de vue
Quelles frontières pour Israël ?, par Zeev Sternhell
LE MONDE | 28.12.06 | 13h30  •  Mis à jour le 28.12.06 | 13h30

'un trait de plume capital, la ministre israélienne de l'éducation, Yuli Tamir, a réussi à remettre au premier rang des préoccupations publiques une question fondamentale qui jamais, au grand jamais, n'aurait dû être laissée de côté : celle qui concerne la validité, la signification et la légitimité de la "ligne verte" (cette ligne de cessez-le-feu qui marquait la séparation entre Israël et la Cisjordanie avant la guerre de 1967). Nul doute qu'il s'agit d'une décision d'ordre idéologique, comme avait été tout autant idéologique la décision d'effacer des livres scolaires toute trace de la ligne de cessez-le-feu de 1949. Certes, une ligne de cessez-le-feu n'a rien de sacré, mais sa transformation en frontière officielle représente la seule et unique base possible pour la fixation de limites définitives à Israël et d'une issue à la guerre avec les Palestiniens et les Etats arabes.

Un Etat a besoin d'une frontière sûre et reconnue, faute de quoi il se condamne à une guerre éternelle. La grande majorité des frontières dont le monde occidental s'est dotée sont des frontières politiques dues le plus souvent au hasard, aux conséquences des guerres et à la nécessité, à un moment donné, de mettre fin aux combats. Ainsi en va-t-il non seulement des frontières entre la Pologne et l'Allemagne, mais aussi du tracé qui sépare la Suisse de l'Italie, la France de tous ses voisins et la Belgique des Pays-Bas. Telle est aussi la règle qui prévaut entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. A l'ouest de l'Europe, les frontières traversent des blocs de populations culturellement, ethniquement et linguistiquement homogènes. Tout artificielles qu'elles soient, il est interdit de les remettre en cause, pour la simple raison qu'elles servent le bien de tous. Là aussi ces territoires ont connu la guerre.

Les colons israéliens soulignent à raison l'absence de fondement historique et de racines de la "ligne verte". Mais l'épée est à double tranchant : si Israël annule la ligne de 1949, à son tour le monde arabe n'est plus lié par elle. Quel est donc l'intérêt qu'a Israël de saper lui-même les fondements d'une légitimité acquise lors de la création de l'Etat-nation juif ? La tâche urgente consiste donc à installer profondément et à renforcer la position de la ligne de cessez-le-feu dans l'esprit des jeunes Israéliens, victimes du lavage de cerveau des gouvernements de droite, afin d'établir, une fois pour toutes, qu'on ne reviendra pas sur les résultats de la guerre d'indépendance. En d'autres termes, cela sous-entend que les Israéliens ne tenteront pas d'étendre leur frontière à l'est, tandis que les Palestiniens renonceront à leur rêve de la repousser à l'ouest.

La conquête du pays jusqu'en 1949 constituait une nécessité vitale et, par conséquent, elle était justifiée dans la mesure où elle visait à concrétiser le droit des juifs à l'indépendance et à l'autodétermination. En revanche, les conquêtes qui ont suivi 1967 sont illégitimes parce qu'elles ne relèvent pas de cette nécessité et ne servent aucun but national essentiel. En eux-mêmes, les droits historiques ne justifient pas que le sang soit versé sans fin. En outre, les Palestiniens ont, eux aussi, un droit historique et naturel à la liberté comme à l'indépendance. Piétiner ces droits-là aboutit à marginaliser Israël dans le monde occidental et à mettre ses intérêts véritables en grave danger. Bien plus que pour la plupart des Etats, le soutien international est en effet indispensable à Israël pour respirer.

Depuis sa phase initiale, le mouvement national juif a été guidé par le sentiment que la terre lui brûlait sous les pieds. Afin de sauver ce qui pouvait l'être, il fallait conquérir la terre d'Israël. La construction du foyer national puis l'accession à l'indépendance ont servi ces objectifs de base, et, jusqu'en 1967, il a été démontré qu'on pouvait parfaitement réaliser le programme du sionisme dans le cadre des frontières qui avaient été fixées jusqu'alors.

Point n'était besoin d'aller plus à l'Est : les territoires sont un fardeau pesant, un joug moral, politique et économique qui pèse sur le cou de la société israélienne. Le retrait de Gaza a fait la preuve que tel est l'avis de la majorité des Israéliens : malgré la douleur personnelle qui accompagne l'expulsion de gens hors de leurs maisons, cette majorité a compris que la conquête n'est ni utile ni juste. Quelqu'un comme la ministre de l'éducation sait cela. Dans son domaine de responsabilité, elle agit pour que soient appliqués les principes et la politique pour lesquels elle a été élue. Il serait bon que l'on puisse en dire autant de l'ensemble du gouvernement israélien.


© "Haaretz" Traduit de l'hébreu par Nicolas Weill.

Zeev Sternhell, historien, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem

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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 15:26
our être sûr d'attirer l'attention sur sa candidature, le démocrate John Edwards n'a vu qu'une solution : profiter du ralentissement de l'actualité entre Noël et le Nouvel An. A 2 ans de l'élection présidentielle, il est le 3ème démocrate à faire acte de candidature pour l'investiture du parti (après le gouverneur de l'Iowa, Tom Vilsack, et un représentant marqué à gauche, Dennis Kucinich). Du côté républicain, aucun candidat ne s'est encore déclaré officiellement.

Ancien colistier de John Kerry dans l'élection de 2004 contre George Bush, John Edwards a choisi un endroit symbolique pour annoncer sa candidature, jeudi 28 décembre : le Lower Ninth Ward de la Nouvelle-Orléans, le quartier qui a rappelé au moment du cyclone Katrina, à l'été 2005, l'ampleur des inégalités de la société américaine. Avocat, originaire de Caroline du Nord, M. Edwards entend se présenter comme le candidat anti-pauvreté, l'homme des classes moyennes malmenées par la présidence Bush. Il cultive aussi des contacts dans les milieux syndicaux.

John Edwards parle peu de l'Irak ; non seulement il a voté au Sénat pour la résolution de 2002 autorisant l'invasion de l'Irak sans l'aval de l'ONU mais il a même été l'un des sponsors du texte. 3 ans plus tard, il a fait part de ses regrets dans une tribune publiée par le Washington Post.

Pour les autres présidentiables, l'Irak est, au contraire, devenu le sujet de positionnement principal. Le sénateur Joseph Biden, qui sera en janvier président de la commission des affaires étrangères de la Chambre haute, a lancé mardi une offensive énergique contre le projet qui est prêté au président Bush, dans le cadre de sa nouvelle approche sur l'Irak, d'envoyer 30 000 soldats supplémentaires. "On a déjà cassé l'Irak, a-t-il dit. Et maintenant on va casser l'armée." Selon lui, cet envoi de troupes supplémentaires serait de toute façon insuffisant dans une ville de 6 millions d'habitants comme Bagdad.

M. Biden a prévu de faire venir la secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, et d'autres responsables de l'administration au Sénat à partir du 9 janvier 2007 pour des auditions sur cette question. C'est à peu près à cette date qu'il pourrait annoncer la formation d'un comité exploratoire pour 2008, 1ère étape vers la candidature qui permet de rechercher des soutiens financiers.

7 autres démocrates essaient aussi de se singulariser, face à l'avance prise par les 2 présidentiables les plus connus, les sénateurs Hillary Clinton et Barack Obama. La compétition est d'autant plus animée que les résultats des élections à mi-mandat ont donné le sentiment à la gauche que les démocrates étaient bien partis pour accéder dans 2 ans à la Maison Blanche.

Le centriste Mark Warner a abandonné. L'étoile montante du Parti démocrate, Barack Obama, opposé à la guerre en Irak, a fait des débuts médiatiques mirobolants et est parti en vacances à Hawaï, terre de son adolescence, pour réfléchir à ses intentions.

Quant à la candidate qui est en tête pour l'instant, Hillary Clinton, elle tient des propos plus incisifs que d'habitude sur la guerre en Irak. Elle a indiqué, elle aussi, être plutôt opposée à l'augmentation des troupes. "Je n'ai pas l'intention de me faire avoir une 2ème fois" par le président Bush, a-t-elle dit.

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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 10:54

Création d'une UMP "pirate" avec des nationalistes belges

Pierre D'Ans ancien leader du parti d'extrême droite belge Front national a lancé l'UMP-B, calqué sur la formation française dirigée par Nicolas Sarkozy mais qui n'en a pas reçu l'aval.

Le logo de l'UMP-B

Le logo de l'UMP-B (DR)

Des Belges souhaitant rassembler la droite classique et les "nationalistes fréquentables" ont créé un parti politique, l'Union pour un mouvement populaire (UMP-B), calqué sur la formation française dirigée par Nicolas Sarkozy mais qui n'en a pas reçu l'aval.
"On ne veut pas nuire à l'UMP et à M. Sarkozy, que nous considérons comme un homme d'exception. Nous voulons, comme M. Sarkozy en France, rassembler toutes les forces de droite en Wallonie", a affirmé mercredi 27 décembre le fondateur de l'UMP-B Pierre D'Ans, dont le site internet appelle à "transcender les anciennes frontières" entre droite classique et droite "nationaliste (mais fréquentable)".
Selon l'association RésistanceS.be, qui se définit comme un "observatoire de l'extrême droite" belge, Pierre D'Ans est "l'ancien leader liégeois" de Force nationale (FNationale), une dissidence du parti d'extrême droite belge Front national (FN).

 

Un coq ou le Manneken-Pis
"Nous avons contacté plusieurs fois l'UMP à Paris depuis 4 mois, a indiqué M. D'Ans, mais ils ne nous ont jamais répondu, alors nous avons foncé. Quant aux Français de l'UMP de Belgique, ils sont tous du MR", le Mouvement réformateur (libéral) dirigé par le ministre belge des Finances, Didier Reynders.
Alexandre Laurent, trésorier de la section belge du parti de Nicolas Sarkozy, a indiqué mercredi à l'AFP avoir reçu de nombreux appels au sujet du "site pirate" de Pierre D'Ans.
A la mi-décembre, "le service juridique de l'UMP les a sommés d'arrêter cette utilisation abusive de notre sigle et de notre logo qui risquait de créer la confusion", a déclaré M. Laurent.
Sur les projets de logos visibles sur le site internet des fondateurs de l'UMP-B, l'arbre figurant au centre du logo du parti français est remplacé par un coq symbolisant la Wallonie, par le Manneken-Pis bruxellois ou par les 9 boules de l'Atomium.

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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 10:41

Des armes livrées au Fatah avec l'aide d'Israël


Après des discussions avec les Etats-Unis, l'Egypte a livré, en coordination avec Israël, une importante quantité d'armes aux forces fidèles au président palestinien Mahmoud Abbas.

 

Ehud Olmert et Mahmoud Abbas

Ehud Olmert et Mahmoud Abbas - (c) Reuters

Un responsable israélien a indiqué jeudi 28 décembre que l'Egypte a livré, en coordination avec Israël, une importante quantité d'armes aux forces du Fatah fidèles au président palestinien modéré Mahmoud Abbas.
Ce responsable a déclaré qu' "en coordination avec Israël, l'Egypte a livré une importante quantité de fusils et de munitions aux forces d'Abbas".
Le quotidien Haaretz a de son côté indiqué qu'"un chargement de 2.000 fusils Kalachnikov AK-47 ainsi que 20.000 chargeurs et deux millions de balles ont été transférés aux groupes armés relevant du Fatah dans la bande de Gaza, en coordination avec l'armée israélienne".
Selon le journal, ce chargement a été transporté par un convoi de 4 camions depuis l'Egypte jusqu'en Israël via le terminal routier de Kerem Shalom (sud de la bande de Gaza), qui a ensuite été escorté jusqu'au terminal de Karni situé plus au nord où des services de sécurité de l'Autorité palestinienne fidèles à M. Abbas les ont réceptionnés.
 
Après le sommet de samedi à Jérusalem
Ce transfert d'armes a été réalisé après des discussions officielles entre Israël, l'Egypte et les Etats-Unis et a été décidé lors du sommet qui a réuni samedi à Jérusalem le Premier ministre israélien Ehud Olmert et Mahmoud Abbas, a encore précisé Haaretz.
La radio publique israélienne a pour sa part fait état d'une prochaine livraison aux forces de Mahmoud Abbas en Cisjordanie d'armes et de munitions en provenance de Jordanie.

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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 15:56

Rencontre informelle entre Duflot et Hollande

Ce premier entretien entre la nouvelle responsable des Verts et le premier secrétaire du PS avait pour thème les programmes et le calendrier électoral des deux partis.

La nouvelle secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot a rencontré jeudi 21 décembre de manière "informelle" le premier secrétaire du PS François Hollande. La discussion portait notamment sur les programmes et le calendrier électoral des deux partis.
Selon Cécile Duflot, élue à la tête des Verts il y a cinq jours, ce premier entretien avait pour but de "caler les négociations". Elle a affirmé que son parti était prêt à faire des compromis sur les programmes pour autant qu'il y ait des "avancées significatives" et "des engagements sur un calendrier précis".
Les négociations électorales devraient, elles, rependre cette semaine. Les Verts demandent un groupe parlementaire de vingt députés.
La date de fin des tractations entre les deux partis n'a pas été fixée, "mais nous avons un conseil national les 1er et 2 février, il faudra que l'on puisse faire devant les militants le point de l'avancement des discussions", a indiqué Cécile Duflot.

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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 14:32
Il est interdit de désespérer

par Denis Sieffert, directeur de Politis

Il faut en convenir : la chose n’est pas aisée à comprendre. D’ordinaire, la démocratie, c’est une arithmétique. Ce n’est pas que cela, mais c’est d’abord cela. Une minorité qui se plie à une majorité. Or il se trouve que, dans l’aventure des collectifs pour une candidature unitaire de la gauche antilibérale, la démocratie et la règle à calcul ne pouvaient pas faire bon ménage. Pourquoi ? Parce qu’il était admis, dès l’origine de ce rassemblement, qu’il existait en son sein une composante plus importante que les autres. Si tout ce chemin parcouru, tous ces débats, toutes ces résolutions et tous ces amendements, tous ces meetings et tous ces ateliers n’avaient eu pour seul but que de démontrer l’hégémonie numérique du parti communiste, le jeu sans doute n’en aurait pas valu la chandelle. Les dirigeants et les militants qui se repaissent de cette victoire à la Pyrrhus ont découvert la lune. Ils’agissait évidemment de tout autre chose. Il s’agissait de dépasser dans un processus constituant la logique mortifère des cartels. Pour le dire, les initiateurs des collectifs avaient, dès le début, usé d’un mot peu habituel sous ces latitudes politiques : le consensus. Ilfallait que le nom du candidat qui représenterait tous ces mouvements, tous ces courants, toutes ces sensibilités, toutes ces cultures, fasse «consensus». Et il était au moins tacitement admis pour cela que l’heureux promu, pour ne pas dire l’heureux élu, ne pouvait pas être le porte-parole officiel d’un mouvement, et surtout pas du plus important de tous.

D’où cette apparente contradiction entre la démocratie de l’arithmétique et celle du consensus. Ce pouvait être, bien entendu, un communiste. Voire un communiste en vue. Il y avait l’hypothèse Patrick Braouezec, député de Saint-Denis, mais assez indépendant dans sa démarche pour pouvoir réunir sur son nom tous les courants. Il y avait Clémentine Autain, dont l’étiquette d’«apparentée communiste» ressemble déjà à une audacieuse synthèse. Onpoussa même la communistophilie jusqu’à envisager la candidature de l’euro-député Francis Wurtz, qui aurait pourtant du mal à passer pour un dangereux gauchiste, mais qui s’est acquis, par sa pratique au Parlement européen, la sympathie de beaucoup de ses partenaires de gauche. Mais rien n’y fit. Les caciques du parti avaient décidé que ce serait Marie-George Buffet et personne d’autre. Et la preuve qu’ils avaient raison, c’est qu’ils étaient les plus nombreux. Après tout, on ne peut leur reprocher qu’une chose : n’avoir pas dit plus tôt que, quoiqu’il advienne, la candidate officielle du Parti serait... candidate. Et qu’il n’était guère question dans cette affaire que de se compter et d’enfermer dans cette logique des collectifs condamnés à devenir en bout de course de simples comités de soutien. Carc’est ainsi que tout un processus qui avait été pensé pour échapper aux réflexes tribaux a finalement cédé aux réflexes tribaux. Que tout un mouvement qui ne pouvait aboutir que dans le dépassement des patriotismes d’organisations a fini dans l’exaltation des patriotismes d’organisations. Et si le pluriel est ici de mise, c’est qu’il faut bien associer dans ce conformisme politique la LCR au PCF. Chacun selon sa tactique. Pour une fois, ce sont les communistes qui ont fait de l’entrisme.

Mais essayons de voir un peu plus haut, et un peu plus loin. Si tant de militants se sont engagés avec ferveur dans ce mouvement pour une candidature unitaire, ce n’est sûrement pas par passion pour le régime présidentiel, ni par béate admiration pour les institutions de la Ve République, c’est évidemment en conscience d’un autre enjeu. L’objectif était d’inventer une force de gauche nouvelle, résistant aux agressions du néolibéralisme. De donner forme et continuité à ce qui s’est exprimé lors de la campagne référendaire de mai 2005. D’offrir une représentation à une partie de l’opinion qui ne se reconnaît pas, ou plus, dans le parti socialiste, et qui ne peut s’identifier à aucun des groupes ou groupuscules qui se concurrencent sur ce territoire politique en jachère qu’on appelle «la gauche de la gauche». Et,pour cela, d’opérer une synthèse entre plusieurs cultures. C’est une occasion ratée. Mais les collectifs ont tout de même un formidable acquis. Ils ont converti une tradition protestataire en propositions et en programme. Ils ont réussi le plus difficile et échoué sur le dérisoire. Il faut espérer que ce qui s’est construit ces derniers mois ne sera pas perdu, et reversé au profit du mouvement social, notamment. Mais pas seulement. L’enjeu est si impératif, et l’offre politique actuelle si peu conforme aux demandes de l’opinion, qu’il est interdit de désespérer.

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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 14:24
Pour le président de la région flamande, "le terreau du séparatisme, c'est l'immobilisme"
 

e faux journal télévisé de la RTBF, diffusé mercredi 13 décembre et qui annonçait la fin de l'Etat belge après une sécession flamande, n'a pas fini de faire ressentir ses effets. Une semaine après le canular, jugé salutaire par beaucoup, les dirigeants des 4 partis de gouvernement du sud de la Belgique (socialiste, libéral, chrétien-démocrate et écologiste) se sont réunis, à Bruxelles, pour tenter d'ébaucher un "front commun" face aux formations politiques flamandes.

Il semble, en effet, entendu que les prochaines élections législatives - prévues en mai ou juin 2007 - seront précédées, et suivies, d'une âpre discussion sur une nouvelle réforme de l'Etat. A des degrés divers, les leaders flamands réclament de nouveaux transferts de compétences aux régions afin que la Flandre puisse mener une politique plus autonome dans le domaine de l'emploi, de la santé, voire des télécommunications ou de la justice.

Les 4 partis francophones se disent, eux, partisans d'un statu quo, craignant que l'Etat fédéral ne soit bientôt réduit à une coquille vide et que l'unité nationale soit mise à mal par un début de démantèlement de la Sécurité sociale.

La réunion des présidents francophones, convoquée alors que le climat est très tendu entre socialistes et libéraux - alliés au sein du gouvernement fédéral, adversaires en Wallonie -, a été présentée comme une simple "réunion de travail". Elle a confirmé qu'ils étaient au moins d'accord sur une formule : "nous ne sommes demandeurs de rien sur le plan institutionnel", ont-ils répété. Ils contestent toutefois l'expression de "front du refus", se disant ouverts au dialogue avec les Flamands, à condition que ne soient pas remises en question l'unité du pays et la défense des francophones.

Quelques heures plus tard, Yves Leterme, le président chrétien démocrate de la région flamande, titillé par l'extrême droite xénophobe qui lui reprochait la "mollesse" de ses réactions face aux "caricatures" de la RTBF, a répondu aux leaders wallons. "Le véritable terreau du séparatisme, c'est l'immobilisme de ces dernières années sur le plan de la réforme de l'Etat ; si une telle situation se poursuit, cela engendrera effectivement le chaos", a déclaré M. Leterme, ajoutant : "Je ne veux pas la fin de la Belgique."

Alors que l'opinion - et les partis eux-mêmes, souvent - réclame qu'on en revienne à "l'essentiel", à savoir l'économie, l'emploi, ou l'environnement, il semble que la campagne électorale se concentrera donc, une fois de plus, sur les thèmes institutionnels. "Leterme et Di Rupo (le président du PS francophone) sont obligés de transformer la réforme de l'Etat en enjeu du scrutin : un radicalement pour, un radicalement contre, même s'ils savent qu'après les élections ils ne pourront rien faire d'autre que se parler. A moins que le scénario de la RTBF devienne la réalité"De Morgen. écrivait, mercredi 20 décembre, le quotidien

Un autre homme compte tirer parti de la situation : Guy Verhofstadt, premier ministre fédéral, a dénoncé, mercredi, ces "petits jeux électoraux". Appelant au bon sens et à la négociation, le chef des libéraux flamands - parti en perte de vitesse - va s'appuyer sur l'opinion publique pour s'incarner en arbitre impartial et tenter de prolonger son bail à la tête du gouvernement.

 

LES DIVISIONS

LA POPULATION :

la région flamande compte 6,1 millions d'habitants.

La Wallonie en dénombre 3,4 millions.

Et la région bilingue de Bruxelles-Capitale affiche 1 million d'habitants.

LA "FRONTIÈRE LINGUISTIQUE"

qui sépare la Belgique de l'ouest à l'est a été entérinée par des lois de 1962 et 1963 qui ont instauré l'unilinguisme en Flandre et en Wallonie, le bilinguisme à Bruxelles. Cette homogénéisation s'est parfois opérée par le transfert de certaines communes ou quartiers d'une région à l'autre. La législation a consacré des "facilités linguistiques" pour des communes de la frontière, dont six de la périphérie de Bruxelles dotées de fortes minorités, voire de majorités, francophones.

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 17:22
Divisés, les sociaux-démocrates suédois cherchent un nouveau dirigeant

3 mois après leur défaite aux législatives, les sociaux-démocrates suédois se cherchent un nouveau patron. En septembre, l'ex-premier ministre Göran Persson avait annoncé qu'il quittait la politique après 10 ans passés à la tête du parti et du gouvernement. Mais le choix s'avère difficile tant les successeurs potentiels font preuve de prudence.

La semaine dernière, les différents organes nationaux et régionaux du parti ont été consultés. Aucun nom n'est officiellement sorti. Mais, depuis des semaines, déclarations et dénégations se succèdent. Jusqu'à présent, les spéculations ont bien plus porté sur les personnes que sur la politique, même si l'on sait que d'ici au congrès de mars 2007, qui entérinera le choix du futur responsable du parti, la gauche et la droite du parti vont s'opposer. Les premiers veulent abandonner la discipline budgétaire, tandis que les autres sont prêts à revoir le droit du travail.

Mais tous semblent souhaiter une femme. La plus populaire est aussi la moins probable : Margot Wallström, vice-présidente de la Commission européenne, répète qu'elle souhaite aller au bout de son mandat de commissaire chargée de la communication en 2009.

Certains remarquent qu'elle est sans doute trop pro-européenne pour être capable de rassembler un parti profondément divisé sur l'Europe. Mme Wallström a beau dire qu'elle ne veut pas du poste, personne en Suède ne semble vouloir la croire. Ses nombreux partisans citent Göran Persson qui, en 1996, avait dit non plusieurs fois pour finalement dire oui. Et telle semble être la stratégie en vogue chez les sociaux-démocrates. Carin Jämtin, ex-ministre de la coopération, très en vue également, et plus à gauche, a également refusé cet honneur, arguant qu'elle souhaitait se consacrer à la reprise de la mairie de Stockholm. Même discrétion de la part de Mona Sahlin. Vice-première ministre en 1995, elle avait eu le malheur de dire qu'elle était intéressée par le poste. Les traditionalistes du parti, qui appréciaient peu sa liberté, avaient alors fait front. Puis elle avait dû démissionner en novembre de la même année de ses fonctions ministérielles pour avoir utilisé la carte de crédit du gouvernement pour des achats personnels. D'autres femmes sont en lice, comme la présidente de LO, la puissante confédération syndicale, et même quelques hommes comme Pär Nuder, ancien bras droit de M. Persson.

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